Le Mocassin A Mors De Gucci

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1953 est une année truffée d’événements pour la très célèbre maison Gucci. Peu de temps avant le décès de son fondateur, Gucci décide d’introduire le mors comme motif sur les modèles masculins de mocassins.

Mais pourquoi donc le mors ? Cet attribut équestre, aidant à guider un cheval, rejoint les trois autres symboles de la griffe (le logo GG, la rayure Gucci et le bambou). Depuis cette date, la marque en a fait une icône incontestable, présente dans les collections joaillerie, bagagerie, maroquinerie… Et plébiscités par le 7e art de l’époque, véritable fer de lance de Gucci. Manifestement et durant cet ère, la marque Italienne tient à sa botte des acteurs du grand Hollywood et de sa Cinecittà natale, telles que John Wayne, Clark Gable ou Fred Astaire.

Jalouses, les femmes durent attendre 18 ans avant de pouvoir s’en procurer. En effet, en 1968, Gucci créée un premier modèle féminin. Scandé pour des silhouettes à la Lauren Bacall, cette pièce sera un véritable succès et ces «talons plats» feront le confort de ces dames. A l’heure où la femme revendique ses droits et emprunte au vestiaire masculin (rappelons nous du smoking féminin d’Yves Saint Laurent en 1966), Gucci matérialise une assimilation parfaite de l’apparence physique masculine.

Aujourd’hui, son tour-de-force est sans conteste. En 1962, l’un des plus grands musées réclame son entrée dans la collection permanente. Le Metropolitan Museum of Art abrite toujours 4 paires masculines et 3 paires féminines. Plus que jamais, le mocassin à mors est d’actualité.

Roland-Garros et J.M. Weston : le Moc’ pour Célébration

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Cette édition du tournoi de Rolland-Garros est un brin spéciale – lancée en 1987, la Griffe éponyme de la compétition célèbre en effet ses trente ans. Et, à défaut de les célébrer sur le court, c’est en s’associant à la mythique maison J.M. Weston que la Griffe Roland-Garros a choisi d’honorer ce style Français tout à la fois chic, précis, puissant mais au détachement légendaire. Ainsi, les deux maisons Françaises se rejoignent-elles autour des valeurs fondamentales de Roland-Garros – Elégance, Héritage, Performance et Emotion. Depuis près de 125 ans, la manufacture J.M. Weston s’attache en effet à chausser les hommes comme les femmes avec ce brin de distinction ancré dans des souliers de belle facture, issus d’un savoir-faire traditionnel.

Rolland-Garros et J.M. Weston se comprennent ainsi comme deux symboles de l’art de vivre à la Française, et c’est sans tapage que les deux maisons éditent une collection de souliers Moc’ Weston – trois modèles se plaçant en dignes héritiers de l’emblématique mocassin 180. Assumé et libre, le soulier emprunte naturellement ses couleurs à l’environnement du tournoi : la couleur ocre de la terre battue, le bleu du ciel et le blanc des lignes des courts de tennis s’unissent donc pour habiller trois version du Moc’ Weston – idéal pour la saison à venir !

Deux pour homme, un pour femme donc, les trois Moc’ Weston se présentent ici sans leurs contreforts intérieurs ; confectionnés avec des peaux rigoureusement choisies pour leur souplesse et leur maintien, on peut lire sur les coutures et les teintures les contrastes des mythiques courts de Rolland-Garros. Mais c’est bel et bien dans les mythiques ateliers de Limoges, occupés par J.M. Weston depuis 1891, que se réalise le montage de la chaussure… Et, si le résultat est esthétiquement l’alliance parfaite de ces deux maisons Françaises, l’élégance qui s’en dégage est elle directement liée au soin et au perfectionnement dont font preuves ces deux institutions.

Le Mocassin Héritage Gucci Printemps-Été 2016

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Inspiré par la nature et ses faits, Alessandro Michele livre une collection tout en excentricité contrôlée. Sa vision de l’héritage Gucci, Alessandro Michele la déploie dans une imagination, dans une poésie qui s’éprend de n’avoir pour autre jugement que l’esthétique seventies ; une émotion toute savante et sans prétention. Il est vrai que les femmes Gucci ressemblent cette fois-ci plus à des filles conscientes de leur quotient sensuel que de leur portée sexuelle : c’est au gré d’un vocabulaire stylistique riche qu’il signe une silhouette citadine et appliquée. Et c’est ainsi qu’avec un brin d’insolence rétro, l’iconique mocassin à mors se réinvente sur les bases du chic Gucci.

Il faut dire qu’Alessandro Michele sait y faire : à la tête des accessoires depuis 2002, il a su se faire l’expert du cuir et du style de la maison. Mais cette fois, il impose le raffinement kitsch de sa signature. Un stylisme audacieux qui l’amène à imaginer pour le Printemps/Eté 2016 le néo-mocassin Gucci. Reprenant l’emblème du mors de la griffe, qu’il appose avec grâce sur un demi-mocassin, le voilà qui élève le soulier au rang de must-have absolu. Embellie d’une sagesse particulière, Alessandro Michele parvient à le faire entrer dans une contemporanéité bien choisie.

Le Mocassin Héritage Gucci Printemps-Été 2016

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Inspiré par la nature et ses faits, Alessandro Michele livre une collection tout en excentricité contrôlée. Sa vision de l’héritage Gucci, Michele la déploie dans une imagination, dans une poésie qui s’éprend de n’avoir pour autre jugement que l’esthétique seventies ; une émotion toute savante et sans prétention. Il est vrai que les femmes Gucci ressemblent cette fois-ci plus à des filles conscientes de leur quotient sensuel que de leur portée sexuelle : c’est au gré d’un vocabulaire stylistique riche qu’il signe une silhouette citadine et appliquée. Et c’est ainsi qu’avec un brin d’insolence rétro, l’iconique mocassin à mors se réinvente sur les bases du chic Gucci.

Il faut dire qu’Alessandro Michele sait y faire : à la tête des accessoires depuis 2002, il a su se faire l’expert du cuir et du style de la maison. Mais cette fois, il impose le raffinement kitsch de sa signature. Un stylisme audacieux qui l’amène à imaginer pour le Printemps/Eté 2016 le néo-mocassin Gucci. Reprenant l’emblème du mors de la griffe, qu’il appose avec grâce sur un demi-mocassin, le voilà qui élève le soulier au rang de must-have absolu. Embellie d’une sagesse particulière, Alessandro Michele parvient à le faire entrer dans une contemporanéité bien choisie.

Le Mocassin 180, l’Essence Culturelle J.M. Weston

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Le mocassin « 180 » à la forme inchangée depuis sa création en 1946, toujours produit selon des processus de fabrication datant de 1946 dans les ateliers originels de Limoges, reste et demeurera probablement encore longtemps le modèle emblématique de la maison Weston. Avec sa forme caractéristique, son style très parisien et son histoire aux multiples facettes, le mocassin emblématique qui représente à lui seul 18% de la production totale du luxueux facteur de chaussures français, traverse les années, intemporel, sans une trace dans le cuir de sa semelle. Aujourd’hui, pour l’ouverture d’une nouvelle boutique rue Saint-Honoré, le « 180 » garde sa forme originelle mais se pare de nouveaux coloris, du noir secondé par un bleu océan, de quoi s’offrir une petite cure de jouvence.

Le « 180 », c’est avant tout l’histoire d’un savoir-faire. Pour voir naître un seul modèle, ce sont près de 150 opérations de prises en main qui sont nécessaires pour près de 2 mois de façonnage, de la découpe de peau jusqu’au montage, en passant par la piqûre de la tige, et la découpe de la semelle. Ce mocassin culte à la prestance affirmée conjugue avec brio la décontraction et le sérieux. Pour cela, quelque deux cents formes ont été usitées pour sa mise au point, le tout dans la plus grande attention de la tradition bottière. A Limoges, comme l’écrit l’écrivain Didier van Cauwelaert dans un livre dédié à Weston « La tradition demeure », du cambrage aux coutures, du ponçage à la peinture, tout est fait de manière manuelle mis à part la coupe du cuir qui est aujourd’hui automatisée.

Aujourd’hui entré dans les incontournables mythiques du bottier du boulevard Courcelles, le modèle « 180 » se distingue non seulement par l’héritage technique de sa confection que par son histoire atypique. A Paris, quelques temps avant « les événements » de mai 1968, devant le drugstore des Champs-Elysées, les jeunes issus de la bourgeoisie du 16ème arrondissement, les « Nappy » (Neuilly Auteuil Passy) se prennent pour des voyous dans la combinaison vestimentaire parfaite : une paire de Ray-Ban, un jean Levi’s allongé d’une paire de « moc » « 180 » Weston rebaptisés « Janson-de-Sailly », comme le lycée de ces jeunes de familles aisées. Le « 180 » de chez Weston fût fortement démocratisé par ces jeunes appelés aujourd’hui les rebelles de la bande du drugstore des Champs Elysées, encore aujourd’hui le Drugstore Publicis. Ainsi, le mocassin « 180 » de chez J.M. Weston perdure, intemporel, à la fois par sa confection prestigieuse que par les codes propres à la maison et à ce modèle, une aristocratie quelque peu rock’n’roll mais soucieuse d’un certain prestige, prestige que Weston, n’a jamais oublié.

Tod’s & Scott Schuman Shoot Le Mocassin Marlin

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La maison Tod’s présente aujourd’hui un nouveau concept : après le lancement du second volet de Dots of Life, la maison italienne présente un projet centré autour de son icône : le mocassin. Mais cette fois, c’est au tout aussi iconique photographe de street style Scott Schuman – the Sartorialist – que Tod’s s’est tourné. Quand il a commencé, Scott Schuman tentait « de définir le Style ». En le cherchant là où tout le monde le cherche, de Lagerfeld à Armani en passant par Monsieur Yves Saint Laurent : dans la rue. De fait, Scott s’est plu à immortaliser designers, journalistes de mode, entrepreneurs ou étudiants branchés tous chaussés de l’un des modèles phare de la collection été : les mocassins Marlin.

            De Paris à Milan en passant par New-York, Tod’s met sous lumière moderne un modèle initialement lancé dans les années 80. Caractérisé par sa fameuse semelle en gomme blanche, le soulier est idéal pour une promenade en bateau ou en ville. Mocassin léger et charismatique, sa semelle allie caoutchouc et matières nobles – fruit de la maestria des artisans Tod’s qui ont innové en lui appliquant les techniques de fabrication utilisées pour les gants… Le Marlin fut ainsi choisi par Scott pour illustrer la mode, ou plutôt sa vision du style. Au fil de clichés aux impressions variées, l’œil attentif de Scott Schumann a su capturer le style unique et versatile de chaque individu chaussé du Marlin. Une série mode délicieuse et racée, à parcourir sur le site de la maison Tod’s.

Le Mocassin Plateforme de Tod’s Automne-Hiver 2015-2016

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Alessandra Facchinetti inaugure pour l’automne-hiver 2015/2016 une collection étoffée, et plus élaborée en faisant le choix d’introduire la maison Tod’s vers de nouveaux mondes. Le designer s’inspire cette fois-ci du mouvement Memphis – un influent courant artistique Italien des années 80 – et, comme le scandaient ses adhérents, Facchinetti aime diviser les volumes en différents types de surfaces, fragmentant l’apparence de ses pièces par les textures, les matières et les couleurs. Plus que jamais ancrée dans la modernité, Alessandra Facchinetti mêle élégamment attitude sportive et silhouette luxueuse. Mais rien de tout cela ne se contente de l’évidence : loin du minimalisme, la collection présentée demeure fraîche, charmante et sophistiquée.

Subtil et recherché, le nouveau Gommino progresse vers un style innovant. A dire vrai, l’icône réitère ici l’écho cosmopolite de la rencontre entre sport et sophistication ; une pièce qui, aujourd’hui, s’empourpre d’un bordeaux profond et poli au possible. Plus masculin, plus robuste aussi, le mocassin plateforme se coupe dans une formule plus décalée, inaugurant ainsi un nouveau graphisme dans sa composition, ou quand la semelle de gomme à picots se fait crantée.

Tod’s Lance « Dots of Life », Plateforme Digitale du Gommino

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En s’associant avec des blogueurs et des personnalités du web, à l’instar de Denni Elias, Chiara Ferragni et Helena Bordon, la maison Tod’s nourrit un projet, celui de permettre aux internautes de suivre pas à pas le fameux mocassin à picots. Une façon de partager les mille et une possibilités de l’arborer, voyant qu’à chaque pied correspond son style de picots.

Sur « Dots of Life », les aficionados du Gommino seront ainsi en mesure de télécharger, pour partager, leur plus beau look et, illustrer par là même l’infinité des possibilités d’une icône. Au fil des mois, la plate-forme sera mise à jour au gré de collaborations spéciales avec des photographes, des trend-setteurs, des artistes et des amis de la marque. Enfin, tous les jours, Tod’s sélectionnera parmi tous les styles l’image qui incarnera la quintessence de son mythique mocassin.

Le Gommino Tod’s Printemps/Été 2014

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Depuis qu’il ont été créés, la marque n’hésite pas à innover et à revisiter ses mocassins. Qu’il soit fait en cuir noir ou entièrement rebrodé de perles métallisées argent ou en python, le « Gommino » se décline tant dans des tons classiques que dans les teintes les plus hallucinées. Un renouvellement perpétuel qui rappelle que la maison Tod’s est aussi intemporelle que l’est son élégance. Et cet été, le mocassin « Gommino » revient plus coloré que jamais.

En fait, le célèbre mocassin à picots se refait une beauté ! Tod’s lance une édition limitée pour les saisons printemps/été 2014 et, le résultat est élégant. Orné d’une petite chaine de métal or, le soulier cette fois se pare d’une peau en cuir verni. Puisant son inspiration parmi les couleurs des lieux en vogue sur la Méditerranée, le Gommino s’amuse en rayures blanc et vert pour Capri, blanc et rouge pour Saint-Tropez ou, blanc et bleu pour Porto Cervo. Mieux : sur la semelle intérieure est gravée le nom des villes à emprunter. Un modèle renouvelant l’inspiration du soulier, à l’image de la maison Tod’s qui ne cesse d’étonner au fil des années.