L’Aston Martin V12 Vanquish, Super Sportive de Luxe

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2001 — Salon international de l’automobile de Genève. Aston Martin surprend public et critique en introduisant une voiture hors norme. La voiture la plus chère et la plus puissante de son histoire. Baptisée Aston Martin V12 Vanquish, le bolide emprunte à la victorieuse DBS un châssis monocoque en aluminium. Mais la comparaison s’arrête ici — au coeur de l’exploit, un moteur à 12 cylindres, d’une puissance de 460 chevaux ! Capable d’atteindre une vitesse maximale de 320 km/h, l’Aston Martin V12 est une super sportive taillée pour filer la barre des 100 km/h en moins de 5 secondes… Mais à l’intérieur, la GT n’en oublie pas tout le raffinement qui fit sa réputation ! 

 

À la fois luxueuse et sportive, le design, signé Ian Callum, déploie une console centrale traversante, habillée de carbone dans un habitacle plein cuir. L’iconique instrumentation inversée ajoute ici une splendeur à l’artisanat déjà remarquable. Peu étonnant ainsi de voir l’héroïne Lara Croft rouler en Aston Martin Vanquish dans le Tomb Raider de Simon West. Un an plus tard, en 2002, c’est James Bond qui, dans ‘Meurs un autre jour’, vaincra Gustav Graves au volant d’une Vanquish qui jamais n’aura aussi bien porté son nom. Mais en 2004, au Mondial de l’automobile de Paris, c’est dans sa version ’S’ que la sculpturale Anglaise affiche son comportement le plus affûté ! Conciliant une belle agilité et un timbre splendide, l’une des dernières représentantes de l’automobile ancestrale se moque de l’époque et fait vrombir un moteur de 600 chevaux.

 

Si en 2013, l’Aston Martin Vanquish V12 reçoit le trophée de ‘Plus Belle Supercar de l’année’, l’arrivée d’Andy Palmer à la tête de l’écurie ne va pas tarder à accélérer les choses. Car 2018, la V12 Vanquish promet encore plus de puissance. On parle d’un moteur avoisinant les 700 chevaux (!!!) Une plateforme en aluminium reprenant celle de la DB11, mais raccourcie de 284 mm dont 110 mm au niveau de l’empattement — la Vanquish à venir distillera tout du caractère éminemment attrayant d’une Aston ! Et, à en croire, Marek Reichmann, designer en chef d’Aston Martin : « Vanquish est un nom très spécial et nous avons des voitures très spéciales qui arrivent. » Affaire à suivre donc…

 

La Vanquish d’Aston Martin, Quelques Dates Clés

2018 : L’Aston Martin Vanquish de James Bond est vendue aux enchères.

2014 : La Vanquish profite d’une nouvelle version fin 2014, la Vanquish 2015.

2013 : La Vanquish joue dans la série télévisé « Devious Maids ».

2013 : L’Aston Martin Vanquish reçoit le trophée de « Plus belle supercar » de l’année. 

2012 : La Deuxième génération de Vanquish est dévoilée à Londres.

2009 : Robert Pattinson est au volant d’une Aston Martin Vanquish dans la saga Twilight.

2008 : Pierce Brosnan acquière une Aston Martin Vanquish.

2007 : L’Aston Martin Vanquish apparaît dans le clip « Same Girl » de R.Kelly et Usher.

2007 : Le Dernier exemplaire de la Vanquish S est sorti de l’usine de Newport Pagnell.

2006 : Le jeux vidéo « Test Drive Unlimites » propose la Vanquish d’Aston Martin.

2004 : La Vanquish d’Aston Martin est présente dans le jeu vidéo « James Bond 007 : Quitte ou Double ».

2004 : L’Aston Martin Vanquish S est présentée lors du Mondial de l’automobile de Paris. 

2002 : James Bond est au volant de la Vanquish dans « Meurs un autre jour ».

2001 : La Vanquish apparaît dans le clip Let You Go de ATB.

2001 : Lara Croft roule en Aston Martin Vanquish dans Tomb Raider de Simon West.

2001 : L’Aston Martin V12 Vanquish est présentée pour la première fois au Salon international de l’automobile de Genève.

L’Aston Martin DB5 : Faire Table Rase du Passé

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Lorsque l’industriel David Brown reprend la direction d’Aston Martin en 1947, l’homme imagine un logo à la hauteur de l’épopée de cette écurie. Placées au coeur d’une paire d’ailes déployées pareille à la mythologie égyptienne, les initiales DB viennent souligner la renaissance d’un phoenix. Nombre d’Aston Matin ont en effet fini embouties, ou pire détruites, lors de circuits précédents. Et cette fois, David Brown est bien décidé à ne laisser que prestige et exception dans le souvenir du monde entier. Pour ce faire, il confie à John Wyer la tenue du projet DB5. L’ambition est simple : faire table rase du passé pour introduire une nouvelle voiture tout à la fois puissante et créative ! 

 

L’homme fait alors appel au maître de la carrosserie italienne, Carrozzeria Touring, afin de réaliser une carrosserie hautement stylisée. L’associé de longue date de Ferrari pense ici une caisse en aluminum riche de son procédé ‘Superleggera’… Déjà présents sur les DB4 Vantage et GTC, des phares sphériques soulignent le galbe tout en sensualité de la DB5. Calandre en T retourné et flèche chromée sur les flancs, la caractéristique esthétique Aston Martin est née. Et pas question de réduire la puissance du moteur. Dans cette robe en finesse et élégance vient ainsi se nicher une mécanique imposante ; un six-cylindres en ligne de 4 litres. Editée en 1963, la voiture semble alors idéalement taillée pour une icône en devenir…

 

Albert Broccoli et Harry Saltzman sont en effet sur le point d’adapter au cinéma le James Bond de Ian Fleming. Dans son ouvrage, le Britannique parle déjà d’une Aston Martin DB3 — mais eux désirent une version plus moderne, plus espiègle ! Après négociations, Aston Martin accepte de leur confier la toute première DB5 jamais produite. D’abord teinte en rouge, c’est par la suite dans une version Silver Birch que Broccoli et Saltzman signent la voiture iconique de James Bond dans Goldfinger. Entre les mains du directeur artistique, Ken Adam, et du génie des effets spéciaux John Stear, l’Aston Martin devient la mythique James Bond DB5 — 13 gadgets et un siège éjectable ! En 2018, le mythe est tel que l’annonce du fabricant de produire 25 modèles du bolide aux sept James Bond n’a pas fini d’attiser les foules…

 

 

La DB5 de Aston Martin, Quelques Dates Clés

2018 : L’Aston Martin DB5 du film GoldenEye de James Bond est à vendre.

2018 : L’Aston Martin de James Bond est bientôt disponible en Lego.

2018 : L’Aston Martin DB5 de James Bond est mise aux enchères pour près de 3 millions.

2017 : L’Aston Martin DB5 de James Bond est exposée à Rétromibile.

2017 : La DB5 de 007 est exposée au musée de l’automobile de Beaulieu.

2017 : La DB5 de Paul McCartney est vendue aux enchères.

2017 : L’Aston Martin DB5 de James Bond débarque à Paris.

2016 : L’exposition « James Bond 007 » expose les voitures de James Bond.

2012 : La DB5 apparaît dans Skyfall.

2006 : La DB5 apparaît dans Casino Royale.

1997 : La DB5 apparaît dans Never Dies.

1995 : La DB5 apparaît dans GoldenEye.

1966 : Un modèle réduit, de la taille d’une voiture à pédales, a été offert aux enfants de la reine Elisabeth II.

1965 : Le couturier Ralph Lauren s’offre une Aston Martin DB5. 

1965 : La DB5 apparaît dans Thunderball

1964 : La DB5 apparaît dans Golfinger.

1963 : L’Aston Martin DB5 est créée.

L’Aston Martin DB3, Bolide de Course

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Au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, David Brown, récent acquéreur de l’écurie Aston Martin, commissionne le plus célèbre des ingénieurs pour la confection de sa nouvelle voiture. Eberan von Eberhorst, connu d’avant-guerre pour son travail chez Auto Union, est ainsi chargé de réaliser une voiture de course à partir de la DB2. Motorisée par le 2,6 litres de la DB2 Vantage, gavée de 133 chevaux, atteint un poids considérable. En cette même année 1950, la voiture baptisée DB3 reçoit un 2,9 litres de 163 chevaux. Ainsi lancé sur les pistes, le modèle sport entièrement découvert ne tarde à décevoir… 

 

Lourde et sous-motorisée, la voiture prend à Silverstone en 1952, la deuxième, troisième et quatrième places. Incapable de réaliser le souhait de David Brown, Aston Martin reste loin derrière les Jaguar Type C.  Lors des 24 Heures du Mans, quelques mois plus tard, c’est la déconvenue ; les trois voitures abandonnent la partie. Mais à Goodwood, cette même année, une heure avant la fin de la première course britannique tenue de nuit, la DB3 s’impose avec, au volant, Peter Collins et Pat Griffith. Ce n’est malheureusement pas assez pour convaincre David Brown qui met l’ingénieur A.G. Watson sur le coup d’un nouveau bolide ! Il en est convaincu, Aston Martin a tout pour rafler la mise. 

 

À la fin 1952, l’ingénieur A.G. Watson allège donc la DB3 de 75 kilos — mieux, il lui offre un châssis à l’empattement réduit en aluminium dessiné par Frank Freely. Endurante, gracieuse, et si bien proportionnée avec ses échancrures pratiquées dans les passages de roues avant, la DB3 s’adjoint de l’initial ’S’. Prête à courir, la DB3 S ne rate pas sa promesse. Sur les 35 courses où elle est engagée, elle glane quinze premières places et treize deuxièmes places, notamment en 1958 sur les très convoitées 24 Heures du Mans ! Il n’en faut pas plus à James Bond pour la choisir — devenue dès lors voiture officielle du plus élégant des espions, l’Aston Martin DB3 entre dans la légende. 

 

La DB3 de Aston Martin, Quelques Dates Clés

2018 La DB d’Aston Martin fête ses 70 ans.

2017 : L’exposition de la DB3S a lieu à Rétromobile.

2016 : Une Aston Martin DBS3 aux Bonhams est vendue aux enchères.

1959 : James Bond conduit une Aston Martin DB3.

1958 : La DB3 occupe la deuxième place aux 24 Heures du Mans.

1957 : La DB3 obtient la victoire de catégorie S 3.0 aux 24 Heures du Mans.

1956 : La DB3 obtient la victoire de catégorie S 3.0 et deuxième place aux 24 Heures du Mans.

1955 : La DB3 obtient la victoire de catégorie S 3.0 et deuxième place aux 24 Heures du Mans

1955 : La DB3 obtient la victoire au National Oulton Park catégorie S 3.5.

1955 : L’Aston Martin DB3S est créée.

1953 : La DB3 obtient la victoire au National Silverstone catégorie S 3.0.

1953 : La DB3 occupe la deuxième place des Coupes de Printemps a Montlhéry.

1952 : La DB3 occupe la deuxième et troisième place du Silverstone International

1952 : La DB3 obtient la victoire aux 9 Heures de Goodwood.

1951 : L’Aston Martin DB3 est créée.

L’Aston Martin V8 Vantage, Première Supercar Britannique

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1913. Lionel Martin, passionné de mécanique et pilote automobile, crée la surprise lorsqu’il remporte la course de côte d’Aston Clinton — avec sa « Coat Scuttle », 115 km/h au compteur. Au volant de sa Singer élaborée pour cette compétition, l’homme prend alors la décision de baptiser toutes ses futures voitures d’une appellation tout en symbole. ‘Aston’ pour la course, Martin en son propre nom. Mais les deux guerres consécutives vont mettre à mal l’entreprise de Lionel Martin… En 1947, c’est David Brown qui acquiert l’écurie Aston Martin. Ce dévot des circuits relance ainsi la légende — ses premières victoires aux 24 Heures du Mans, aux 24 Heures de Spa, et au championnat du monde des voitures de sport attestent d’une efficacité retrouvée !

 

Avril 1972. En plein coeur de la crise pétrolière, David Brown offre aussi à la Grande Bretagne sa toute première ‘Supercar’. Baptisé Aston Martin V8, l’engin surpuissant figure très vite en voiture de rêve. Mais le talent du motoriste Tadek Marek cherche à ramener l’écurie au rang des meilleurs constructeurs européens. Après avoir étudié nombre d’options, c’est la ‘V8 Vantage’ qui semble la mieux disposée à remplir cette mission. Produite en 1977, la Vantage tire le moteur à sa puissance maximale ; 6 secondes pour passer de 0 à 100 Km/h ! 

 

À l’oeil et à l’oreille, la V8 Vantage a tout d’une voiture exceptionnelle. Plus agressive, ses éléments aérodynamiques, sa grille de calandre pleine puis l’aileron ajouté sur le coffre font d’elle une élégante adjointe d’une énergie bestiale. À l’intérieur, tout devient luxueux — cuir et plaquage de bois, la Vantage se coule dans une veine très British. Jusqu’en 1989, elle est d’ailleurs la seule Anglaise capable de rivaliser au club des Supercars. Alors, lorsque le nouveau millénaire amène avec lui une charge d’innovations, Aston Martin présente une V8 Vantage aux phares globuleux ; racée et éminemment bien dessinée ! En 2010, sa version Roadster accompagne un super héros très spécial, puisque c’est dans le film Iron Man 2 qu’on aperçoit le bijou d’Aston Martin. Une voiture iconique que Sir Elton John a pris soin d’acquérir dans sa version 1997… 420 chevaux sous le capot ! 

 

La V8 Vantage de Aston Martin, Quelques Dates Clés

2018 : L’Aston Martin d’Elton John, une Aston Martin V8 Vantage de 1997, est à vendre.

2017 : L’exposition Aston Martin à Rétromobile a lieu.

2017 : L’Aston V8 Vantage GT8 fait ses débuts aux 12 Heures de Bathurst.

2016 : Aston Martin lance une édition spéciale de sa V8 Vantage appelée GT8.

2011 : L’Aston Martin V8 Vantage Roadster joue aux côtés de la plus classique Aston Martin V8 Vantage dans le clip de Rick Ross en featuring avec Drake et Chrisette Michele appelé « Aston Martin ».

2011 : Halle Berry, l’actrice de Catwoman, acquière une V8 Vantage.

2010 : L’Aston Martin V8 Vantage Roadster joue dans Iron Man 2.

2008 : L’Aston Martin V8 Vantage joue dans « The Mentalist ».

2007 : Une édition spéciale de l’Aston Martin V8 Vantage N400 est créée.

2007 : La version décapotable de la V8 Vantage appelée « V8 Vantage Roadster » est créée.

2005 : La V8 Vantage par Aston Martin est créée.

La Rolls-Royce Silver Shadow, Icône Démocrate

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La démocratisation grandissante des sociétés au tournant des années 1960 amène Rolls-Royce à penser une voiture de prestige loin de la tradition aristocratique. Sortant ainsi des écuries royales, la Silver Shadow repense le rapport du luxe à la démocratie – commercialisée de 1965 à 1980, avec un prix pour la première fois inférieur à 100 000 francs, elle fut la Rolls-Royce la plus vendue de l’histoire. Dix ans de recherche, de mise au point et de conception furent nécessaires à une telle révolution. Sans rogner sur la qualité ou la superbe des voitures estampées du Spirit of Ecstasy, la Silver Shadow a ouvert Rolls-Royce à une nouvelle clientèle. Plus jeune, plus ouverte, et surtout en phase avec l’époque ! 

Il faut dire qu’avec sa silhouette saillante et un brin moins robuste, la Silver Shadow capture l’air du temps – la ligne ponton, déjà adoptée par les autres fabricants, trouve ici un écho particulier dans l’exécution Rolls-Royce. Symbolisée par une ceinture de caisse rectiligne, la voiture abandonne l’affectation du protocole britannique. C’est que la Silver Shadow fut conçue pour être conduite par son propriétaire – et non par un chauffeur ! Ainsi affûtée dans une affriolante sobriété, la Shadow révèle, dans un équilibre rare, une élégance toute en noblesse. C’est peut-être elle, la ‘meilleure voiture au monde’ tant souhaitée par Charles Rolls et Federick Royce… Une berline à quatre places taillée autour de la signature Rolls’, un long et imposant capot.

En son cœur, le moteur de sa devancière, la Silver Wraith : un V8 de 6,2 litres à course courte et vilebrequin monté sur cinq paliers. Rolls-Royce fidèle à la tradition consistant à ne pas communiquer sur la puissance de ses moteurs, on estime ce V8 capable de propulser la voiture à la paisible valeur de 200 chevaux. De quoi laisser filer dans le vent les ailes de l’iconique Vénus d’argent sculptée par Charles Sykes en 1911… 

La Silver Ghost Rolls Royce, Icône Originelle

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Lorsque Charles Rolls et Henri Royce fondent Rolls-Royce en 1904, ils souhaitent avant tout et pour tout réaliser la meilleure voiture au monde en poussant le luxe dans les moindres détails. Mais tout reste à faire pour ces deux visionnaires, et notamment détrôner les pionniers de l’automobile. C’est ainsi qu’en 1906, Rolls-Royce présente au London Motor Show une voiture pareille à nulle autre – la Rolls-Royce Silver Ghost. Henri Royce la considère déjà comme l’oeuvre de sa vie ; il le sait, elle possède toutes les qualités nécessaires à une grande voiture ! Et il ne s’y trompe guère : la presse s’affole, le public s’extasie : la Rolls-Royce 40/50 HP semble fendre l’espace à la manière d’un fantôme, dans un silence saisissant. La couleur argent de son châssis et ses accessoires lui valent son surnom – la Rolls-Royce Silver Ghost entre dans la légende mais c’est sa performance qui la fait entrer dans l’histoire.

 

Après avoir établi un record d’endurance sur une distance de 23 127 kilomètres, un exploit sans précédent, la Rolls-Royce Silver Ghost acquière sa réputation. Raflant à Mercedes le titre de « Meilleure voiture du monde » Rolls-Royce sonne désormais comme l’élite du constructeur automobile ; et ce, au niveau planétaire. Mais à voiture exceptionnelle, clientèle exceptionnelle. La Silver Ghost se destine ainsi aux rois, empereurs, aristocrates et autres milliardaires. Chose intéressante, le Roi Léopold II de Belgique est le premier à l’acquérir ; chose amusante Lénine, à la tête de la Révolution communiste de Russie en 1917, choisit de rouler en Silver Ghost, comme le Tsar Nicolas II avant lui.

 

En dix-huit années, la Silver Ghost fut produite à 7 800 unités. Remplacé en 1925 par la Phantom I, le modèle originel, appartenant toujours à Rolls-Royce, est en parfait état de fonctionnement, malgré ses 920 000 km au compteur. En 2018, la maison rend ainsi hommage à la voiture qui lui vaut d’être, aujourd’hui encore, considérée comme l’épitomé du style, du savoir-faire et du luxe. Avec la Silver Ghost Collection, Rolls-Royce célèbre la voiture qui défia l’impossible autour de détails faisant écho à son passé. À l’intérieur, l’habitacle garni de cuir Forest Green imite le coloris vert des sièges de la version de 1907. À l’extérieur, un gris sidérant rappelle qu’il s’agit toujours de l’une des voitures les plus abouties de l’histoire ! Une légende en version contemporaine dont la production se limite à 35 voitures.

La Légende Phantom par Rolls-Royce

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Alors que la technologie automobile n’en est qu’à ses balbutiements, l’ingénieur autodidacte Frederick Henri Royce se prend à rêver d’un engin capable de concurrencer train et chevaux. Il en est persuadé : la voiture peut être un moyen de transport performant et accommodant. Mais lorsqu’il rencontre l’aristocrate Britannique Charles Rolls, pionnier de l’aviation et de la course automobile, l’homme en devient convaincu. Ensemble, ils fusionnent talents et situations dans le but de concevoir une voiture efficace, luxueuse et inaltérable – selon leurs propres standards de qualité, très élevés ! Lorsqu’en 1925 Rolls-Royce conçoit les modèles de la catégorie ‘Phantom’, les voitures estampillées du ‘Spirit of Ectasy’ sont déjà reconnues comme étant les meilleures au monde.

 

Modèle convoité aux quatre coins du monde, la Rolls-Royce new Phantom, rebaptisée Phantom I, est produite entre 1925 et 1929. Une automobile d’exception dont la rigueur, le sens du détail et les prouesses techniques figurent aujourd’hui encore pour référence absolue. La pièce respecte en tout point le principe édicté par Henry Royce ; selon lequel il faut « chercher la perfection en tout. » Et c’est en ce sens que la série Phantom déploie toute la finesse des grandes icônes du luxe. Il y a d’abord la grâce incroyable avec laquelle elle se déplace ; l’incroyable silence de son moteur… Un moteur à soupapes en tête de six cylindres avec poussoirs qui permet aussi l’absence totale de vibrations. Puis vient tout le raffinement de sa composition intérieure – une noblesse paroxysmique qui se retrouve dans l’équipement et l’habillage de cette voiture hors norme. Sanctuaire de tranquillité, la Phantom joue à la perfection son rôle d’icône pour les icônes.

 

Et celle qui lui succède, la Phantom IV, est la plus exclusive de toute la série. Se destinant aux têtes couronnées et aux chefs d’état, rien ne semble porter atteinte au plaisir ! Fabriquée à 18 exemplaires, entre 1946 et 1956, elle figure la pure expression du savoir-faire Rolls-Royce – son pinacle même ! Dotée du moteur V8 de la Silver Cloud, d’abord de 6,2 litres, puis de 6,7 litres, cette voiture fut produite en exclusivité pour la noblesse britannique. En 2018, c’est dans une Rolls-Royce Phantom IV, sortie de l’usine le 6 juillet 1950, que Meghan Markle s’est rendue à la Chapelle Saint-Georges du château de Windsor lors du Royal Wedding. Une distinction sans égale fruit de l’architecte d’une élégance éternelle. 

La Ferrari Daytona, un Charme Iconique

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1968. Le Salon de l’automobile de Paris accueille une voiture peu conventionnelle — une Ferrari aux allures de fauve prêt à bondir. Un an auparavant, la Ferrari 365 GTB/4 offrait à l’écurie sa revanche sur son concurrent Ford : une victoire aux 24 heures de Daytona, en devançant les Ford GT40. Les médias de l’époque s’emballent. Surnommée ‘Daytona’, la Ferrari 365 GTB/4, chef d’oeuvre de Pininfarina, avait en effet de quoi attirer toute l’attention. Une partie avant longue et pointue, un capot avant sans fin et un habitacle ramassé — l’élégance seule définit son allure. Classique absolu du design GT d’après guerre, la Daytona distille tout d’un charme d’époque ; le fastback à queue ‘Kamm’ capturant l’attrait du détail bien pensé ! 

 

Mais par delà son physique, c’est la puissance mise au coeur de la voiture qui bouscule encore un peu plus les normes. Pour faire honneur au luxe raffiné et moderne du studio Pininfarina, Enzo Ferrari décida d’élaborer un moteur V12 de 4,4 l tout spécial — propulsé par six carburateurs double corps Weber 40 mm, le moteur distille 352 chevaux pour atteindre près de 300 km/h. Mieux, sa boîte de vitesses montée à l’arrière permet un équilibre idéal et, de fait, une expérience de conduite unique. Mais la machine pensée pour la route devient très vite un objet de convoitise. Et c’est sur les circuits du monde entier que le bolide confirme son attrait ! 

 

Le succès de la Daytona en compétition est tel qu’en 1972, les Ferrari 365 GTB/4 se placent aux 5 premières places de leur catégories lors des 24 heures du Mans. En 2018, lors de la célébration de ses cinquante ans organisée par le Concours d’Elégance d’Amelia Island, Bill Warner, son président, revenait sur cette légende : « La Daytona est la dernière des véritables Ferrari ‘Enzo’ créées avant l‘influence des Fiats à Maranello en 1969. Le hurlement de cet énorme V12 devrait faire partie de l’hymne national Italien. La grande Daytona est une voiture, un nom et un héritage qui mérite d’être célébré en grand style. » Une Ferrari mythique et rare qui, avec un peu plus de 1 200 exemplaires, est aujourd’hui cotée à près d’un million d’euros.

 

Ferrari 365 GTB4, Quelques Dates Clés

 

2018 : Une Ferrari 365 GTB4 est estimée à plus de 7 millions d’euros aux enchères.

2018 : Ferrari contre le cancer soufflent les 50 ans d’un modèle mythique : la 365 GTB/4.

2017 : Une Ferrari 365 GTB/4 Daytona de 1969 découverte dans une grange au Japon est mise aux enchères chez Sotheby’s.

2017 : La Ferrari d’Elton John, estimée à 600 000 euros, est vendue aux enchères.

1997 : La Ferrari 365 GTB4 fait son apparition dans « La vérité si je mens ! ».

1973 : Ferrari arrête la production de la Ferrari GTB4.

1972 : Ferrari produit une deuxième série qui propose des carrosseries en acier avec le capot, le coffre et les portes en aluminium des routières.

1972 : La Ferrari 365 GTB4 remporte les cinq premières places de sa catégorie lors des 24 heures du Mans, et répéte l’exploit en 1973, 1974 et 1979. 

1972 : Elton John s’offre une Ferrari 365 GTB4.

1969 : Une version Spider, la 365 GTS4 a été annoncée au Salon de Francfort. 

1968 : Ferrari dévoile au salon de Paris sa nouvelle GT : la 365 GTB/4

1967 : Ferrari réalise un triplé aux 24 Heures de Daytona. Le premier prototype de la 365 GTB/4  » Daytona  » tourne sur l’autodrome de Modène. 

1966 : Les premières études de style démarrent chez Sergio Pininfarina. L’avant s’inspire encore de la Ferrari 275 GTB.

La Ferrari 458, Merveille d’une Epoque

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« Synthèse de créativité, passion, style et innovation technologique. » C’est par ces mots que l’écurie de prestige introduisait en 2009 son nouveau bolide. Il faut dire que la Ferrari 458 a tout de la merveille d’une époque — à commencer par ce qui l’habite, son moteur V8 atmosphérique. Dans la famille Maranello, la nouvelle venue peut se targuer d’une puissance spécifique et incomparable. En seulement 3,4 secondes, son moteur permet à la Ferrari 458 d’abattre le 0 à 100 km/h. Mieux, sa vitesse de pointe de 321 km/h la propulse largement en avance de toute concurrence. Et ce n’est pas faux de le dire ; cette valeur, élevée pour un atmosphérique, provient justement de son moteur V8 4.5 litres installé en position centrale — près de 550 chevaux sous le capot ! Prouesse technologique, la Ferrari 458 émerveille aussi par son design. Un chef d’oeuvre évidemment signé du studio Pininfarina… 

 

Fortement influencée par l’aérodynamique, la Ferrari 458 illustre tout du tournant design du nouveau millénaire. De la simplicité des lignes extérieures se dégage ainsi deux lames déformables qui, comme des ailes à l’avant du capot, forment des sillons venant laisser l’air librement circuler… L’aileron arrière, lui, confère au bijou une allure de travail d’orfèvre 2.0. Oui, le design de la 458 Italia relève d’une époque toute nouvelle. C’est que la maison au cheval cabré souhaitait voir les différents éléments aérodynamiques complètement intégrés à la carrosserie. Un souhait complété par l’intervention du septuple champion de monde de Formule 1, Michael Schumacher. 

 

C’est l’influence du champion allemand qui guida Ferrari vers la réalisation d’une voiture au diapason des exigences de F1. Sur le tableau de bord, les réglages en suspensions et mode « Soft » en action émanent directement de l’apport de Schumacher ! Peu étonnant ainsi que l’engin ait remporté le prix du « Meilleur moteur à rendement élevé » à l’International Engine of the Year, et ce durant deux années consécutive… Et le fait de voir sa production stoppée en 2015 a littéralement érigé la Ferrari 458 au firmament des objets du désir — une icône imbattable devenue un mythe de l’automobile de luxe !   

 

La Ferrari 458, Quelques Dates Clés

 

2016 : Un modèle unique a été fabriqué à la demande d’un riche client britannique : la 458 MM Spéciale

2014 : La Ferrari 458 participe au 84ème Salon international de l’Auto de Genève

2014 : Une Ferrari 458 Speciale est vendue à un amateur pour 900 000 dollars lors d’une vente aux enchères au profit d’une association caritative.

2013 : La Ferrari 458 est créée.

2013 : La Ferrari 458 est présentée ay Salon de Francfort.

La Ferrari 250 GT California Spyder

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Si la Ferrari 250 GT California Spyder fut considérée par le passionné Gilles Bonnafous comme étant « assurément l’une des plus belles Ferrari et l’un des plus beaux cabriolets de l’histoire de l’automobile » c’est que ce bijou de puissance et de design distille tout du luxe italien. L’histoire d’une telle icône s’esquisse lorsqu’au tournant des années 1950, deux importants concessionnaires américains, Jon von Neumann et Luigi Chinetti, tentent de convaincre l’écurie Ferrari de produire un cabriolet résolument sportif. C’est que les décapotables qui commencent à fleurir sur le bitume californien manquent d’un certain raffinement. Après nombre de démonstrations visant à prouver l’existence d’un tel marché, Pinin Farina finit par s’associer au carrossier Carrozzeria Scaglietti pour créer une sportive à destination de la Californie !

 

La 250 GT California Spyder est conçue comme le cabriolet idéal pour cette clientèle : design sportif et performances de voiture de course ; le luxe italien niché dans des détails très soignés… En 1959, la voiture gagne sa réputation de petit bolide lorsqu’elle parvient à briller à la cinquième place des 24 Heures du Mans, dans sa version allégée. Aux mains des pilotes Bob Grossman et Fernand Tavano, la 250 GT California Spyder entre dans l’histoire de la course automobile ! Entre 1957 et 1962, Ferrari prend soin de limiter la production de la pièce — l’objet doit être désiré. Une centaine de 250 GT California furent créées à destination de la Californie. Et, tandis que la région s’éprend de la performance façon Ferrari, le cinéma, lui, se charge de faire de la Spyder une légende. 

 

1986, vedette du film La Folle Journée de Ferris Bueller, la 250 GT California Spyder devient la Ferrari la plus appréciée de l’histoire. C’est que la noblesse de son V12 3.0 de 240 chevaux ne laisse personne indifférent… Ni l’auditoire, ni les chanceux qui l’ont testée. Une vitesse linéaire grâce à un alésage supérieur à la course ; le centre de gravité de la Ferrari vient se placer bas de façon à offrir une puissance incroyable pour l’époque. 100 chevaux au litre, l’icône est aussi fiable qu’endurante, aussi stylisée que recherchée. D’ailleurs, le 5 février 2015, l’un des modèles Ferrari 250 GT California Spyder ayant appartenu à Alain Delon s’est envolé pour la somme de 16.3 millions d’euros — jamais aucune autre voiture n’avait suscité une telle enchère !

 

La Ferrari 250 GT California Spyder, Quelques Dates Clés

 

2017 : Une Ferrari 250 GT California Spyder est vendue à 18 millions de dollars.

2008 : Prix record : pour La Ferrari 250 California Spyder remporte un nouveau record en étant vendue au prix de 7 millions d’euros.

1961 : La Ferrari 250 GT California Spyder est mise aux enchères avec record du prix de vente : 11 millions $ (7,04 millions d’euros). 

1960 : Lors du salon de l’automobile de Genève, le constructeur effectue une modification du châssis de la voiture pour améliorer les performances de l’automobile et notamment la vitesse de passage en courbe. 

1959 à 1960 : La Ferrari 250 GT California remporte la Victoire dans de nombreuses courses américaines.

1959 : La Ferrari 250 GT California Spyder remporte la 5ème place au classement général du Mans avec au volant le pilote américain Bob Grossman. 

1957 : La Ferrari 250 GT California Spyder est créée.