Le Jackie O. De Gucci, Le Sac De L’Elegance 60’s

Il s’appelait Constance, jusqu’à l’intervention divinement mode de Jackie O.

Jackie O Et La Maison Gucci

1958. La maison Gucci édite un sac fait pour s’encastrer avec grâce sous l’épaule. Unisexe et coupé dans un cuir malléable — il s’appelle le Constance. Et il a clairement tout de la grammaire Gucci: bande vert-rouge-vert, le double G de Guccio Gucci , et la toile Diamantissima.

L’Histoire Du Sac Jackie

A la fois glamour et pratique, nomade et élégante, la pièce plait mais ne parvient à provoquer ce fameux désir souverain. Enfin, jusqu’à ce jour de 1964 où une certaine Jackie O. pousse la porte d’une boutique Gucci.
La première dame la plus mode de la galaxie tombe sous son charme — elle fait l’acquisition non pas de deux ou trois modèles. Jackie O. ressort de la boutique avec six sacs Constance!

Très vite, il est de toutes ses sorties. Des rues de New York en passant par ses idylles à Capri, le sac Gucci complète son allure déjà fortement marquée par ce chic quasi désinvolte.

L’air de rien, Jackie O. vient en fait de faire entrer un sac dans la légende. Cette même année, Gucci lui rend hommage et renomme le sac Jackie.

Dès lors, nombre de personnalités emboîtent le pas de la first lady. Hommes ou femmes, Britt Ekland ou Peter Sellers, Samuel Beckett ou Barbra Streisand. Tous sont photographiés le sac Jackie à l’épaule!

Le Sac Jackie Gucci, L’Occasion De L’Allure

Et l’arrivée d’un Tom Ford à la tête de la création Gucci en 1998 ne change rien à l’aura de l’icône — le texan le revampe, les ventes explosent! Des matières et couleurs explosives embrasent fougueusement les clés de la grammaire Gucci.

En 2009, c’est au tour de Frida Giannini de le réinventer. Elle l’agrandit, y ajoute des pompoms et, jouant avec la matière fétiche de Guccio, aka le bambou, scelle sa fermeture d’un fermoir bambou. Terriblement chic!

Le tourbillon Alessandro Michele ne fait qu’ajouter à l’attrait du Jackie. Jouant avec un charme fou de la grammaire Gucci, le génie Michele y ajoute des têtes de tigres, des papillons, joue de la paille et d’ornements miroirs…

Jusqu’à confondre le Jackie avec les traits propres au sac Dionysus. Oui, c’est dans ces fulgurances d’extrême créativité que l’on reconnait les vraies icônes de la mode — celles capables d’épouser leur époque avec chic et détachement. Très Jackie finalement.

Le Sac Le Plus Désiré Au Monde, Le Kelly Hermès

Le Kelly Hermès, c’est ce sac simple et impeccable, devenu iconique au bras de la Princesse Grace Kelly.

L’Histoire Du Kelly Hermès

1892. Robert Dumas-Hermès imagine, à partir d’une sacoche de cavalier, le sac Haut à Courroies, ancêtre le plus célèbre des sacs à main pour dames. Réalisé à des fins purement pratiques, l’homme le destine à une utilisation fonctionnelle.

Son but: transporter les bottes et la selle des cavaliers. Prévu à cet effet donc, le sac possède une esthétique simple, épurée et architecturée. Une forme trapézoïdale ne comportant qu’une fermeture à deux courroies, et un petit fermoir-cadenas.

1935, la maison Hermès décide d’en faire une version absolument féminine, et résolument plus urbaine. L’idée est là encore de s’adapter aux besoins de l’époque. Pour les dames donc, Hermès imagine un sac de voyage. Pour cela, le premier sac  à courroies prend une dimension plus petite.

Pour le confectionner, un seul et unique ouvrier façonne chacun sac, tout au long des étapes de sa réalisation.

1956: le sac devient célèbre. Comment? Aux côtés de son époux le Prince Rainier III de Monaco, Grace Kelly, princesse de Monaco, est photographiée lors d’une descente d’avion devenue mythique.

La photo finit en couverture du magazine Life. On y voit la princesse plaquer sur son ventre à peine arrondi ce sac à dépêches… Elle y dissimule en fait un début de grossesse. Pas encore officielle. Un ventre arrondi de Princesse future maman occulté derrière un sac… Il n’en faut pas plus pour créer l’évènement.

Et Hermès, marque familiale discrète et majestueuse, semble en certifier le raffinement.

Le Premier It-Bag De l’Histoire?

En 1977, le sellier rebaptise le sac de voyage du nom de la princesse. Les frères Dumas-Hermès le nomment le « Kelly ».

S’il était rigide à ses débuts, il adopte bien vite un aspect plus casual avec l’arrivée d’un cuir très souple – le veau Gulliver. Cousu à l’envers et retourné comme un gant, c’est une nouvelle allure, plus moderne et décontractée, qui accompagne dès lors les femmes.

Un Kelly Hermès, c’est une mode classique, noble et généreuse, à l’image de la princesse.

Aujourd’hui, le sac se taille dans les matières les plus luxueuses… En autruche ou en crocodile, le cuir n’en reste pas moins la matière de prédilection.

Maintes couleurs et une vingtaine de matières… Huit tailles, lesquelles varient de 15 à 50 cm de largeur. Évoluant en même temps que des générations de femmes, il les accompagne à toute heure et dans toute les situations.

Version sport ou version ville, son habillage du soir, avec cadenas à bijoux en or et diamants… Il est l’emblème d’un luxe à la Française. Versatile et absolument parfait.

En 2004, pour son premier défilé réalisé pour la maison du 24 Rue du Faubourg Saint-Honoré, Jean Paul Gaultier le revisite pour la première fois. C’est que le sellier s’attache à faire des objets qui traversent le temps en fonction des besoins, et non des objets de musée.

Le résultat de cette première conversion par Jean Paul Gaultier? Le Shoulder Kelly, tout en longueur, à porter sous le bras. Une icône de la mode qui, en version classique ou plus contemporaine, constitue assurément le sac ultime.

Posséder un Kelly, c’est posséder un mythe. C’est tenir la beauté fraîche et l’élégance distinguée par la main. C’est posséder un bout de la grâce de la Princesse qui lui donna son nom.

Le Birkin Hermès, Ce Sac Qui Vaut Plus Que L’Or

1981. Jane Birkin, alors jeune maman de Lou Doillon, fait la rencontre du président de la maison Hermès, Jean-Louis Dumas, lors d’un vol Paris-Londres…

Le Birkin, La Rencontre Parfaite

La rencontre s’est passée à dix mille mètres d’altitude — dans un avion reliant Londres à Paris. Jane Birkin est alors une jeune maman un brin débordée. Si elle plus tard elle racontera plusieurs versions de la rencontre qui mena à la création du Birkin, la trame reste la même: aucun sac n’est adapté à ses besoins. Agenda, biberons, effets personnels…

« J’étais dans un avion entre Londres et Paris dans les années 80 et j’étais assise, sans le savoir, à côté de Jean-Louis Dumas, le président d’Hermès. Mon agenda Hermès était si chargé que tout est tombé. Il m’a dit que je ferais mieux de mettre mes effets personnels dans des poches fermées. Je lui ai répondu : ‘Si Hermès mettait des poches…’ il a répliqué ‘Je suis M. Hermès et je vais mettre des poches pour vous’. Un mois plus tard, il m’a fait envoyer un sac et m’a demandé s’il pouvait l’appeler le Birkin. »

Jean-Louis Dumas lui a dessiné un sac inspiré du premier sac Hermès à haut courroies, souple et profond, estampillé des caractéristiques de la maison pour laquelle il opère… Cale astiquée, cadenas (LINK), et couture sellier (LINK). Le Birkin était né. Chic et pratique.

Dès sa première édition, en 1984, le sac « Birkin » Hermès déchaîne les passions. Le succès est immédiat. D’une rencontre fortuite est ainsi née un sac iconique. Un sac comme un chef d’œuvre artisanal.

Comment Est Fait Le Birkin?

Cette pièce, coupée dans les peaux les plus précieuses est fabriquée à la main — réalisée de bout en bout par un même artisan. Près de 48 heures d’un travail minutieux…

Pendant des semaines, l’artisan Hermès appose sa signature comme un gage d’unicité. Chaque Birkin est bien une pièce unique. Composé d’un rabat, le sac se tient grâce à deux anses rigides. L’intérieur est compartimenté d’une grande poche plaquée et d’une poche munie d’une fermeture éclair. Grand, élégant, pratique.

Face à ce procédé de fabrication d’une infime minutie, un système de liste d’attente a du être mis en place; il perdurera jusqu’en 2011. Car le succès du modèle est tel qu’il a fallu multiplier les ateliers de fabrication.

Au gré des saisons, au gré des inspirations, l’allure du Birkin a sans cesse changé pour se parer de cuir lisse, de crocodile, de velours ou d’autruche… Dans une dizaine de tons unis, ou multicolores.

5 tailles en sont désormais proposées: 25 cm, 30 cm, 35 cm, 40 cm ou 45 cm.
Un sac de dame à la décontraction suprême… Le Birkin réédité, réinterprété, recréé, il n’en demeure pas moins un sac à la cotte exponentielle.

Et parce qu’il brille d’une perfection incroyable, signe de la maison Hermès, nul besoin d’en faire la publicité — le sac est un object d’exception.

Il n’y a qu’à voir les dernières enchères — la valeur des sacs Birkin a augmenté de 500%… Le plus cher jamais vendu?

1,9 millions de dollars pour le Crocodile Gold Birkin Bag. De quoi en faire un investissement plus lucratif que l’or.

Le Sac De La Saison? Le Daria Par Chloé

Natacha Ramsay-Levi a distillé l’élégance très décontractée de Chloé dans un sac à l’image de la maison — iconique et franchement désirable. Il s’appelle Daria.

Le Sac De La Saison Est Un Chloé

Et la maison n’en finit pas de produire des pièces à la fois simples et hyper-stylisées. Dernier fait en date donc, le sac Daria. En franche ligne avec la collection Printemps/Eté 2020 — tout en subtilité et rigueur d’un tailoring aérien, oui, très Chloé — on retrouve donc aux bras des filles Chloé ce petit dernier.

Exquis et rigoureux, le Daria propose un volume généreux dans un format plutôt compact. Un idéal de la vie de tous les jours, mais la vie d’une fille Chloé. Sans chichi et avec beaucoup de régal, le Daria flotte aux bras de ces nymphes 3.0, éminemment féminines mais outrageusement indépendantes ! Et c’est bien ça l’équation de la femme Chloé. Une femme sophistiquée et bohème, délicate et sérieuse, romantique et boyish en même temps.

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La Parisienne Chloé A Le Chic De L’Effortless

Car si elle est apprêtée, cette même fille Chloé n’en fait jamais trop. L’essence de cette Parisienne se lit ainsi dans un sac costaux mais très raffiné. Du blanc éclatant au beige iconique en passant par un cuir teinté noisette, à patine antique, le Daria joue d’un ouvert-fermé des plus inspirés.

Laissant entrevoir une toile intérieure tout en renfermant l’essentiel, il se complète d’une poignet en tresse qui dit beaucoup de l’architecture-nature de la maison Chloé. Et pour ne rien enlever au nouvel objet du désir, il distille le charme des sacs parfaits de jour, comme de nuit. Disponible en boutique dès le 15 Février 2020; il sait aussi se faire attendre.

Les Ventes Prestige Art Curial En Janvier A Monte-Carlo

La mise à l’encan des icônes les plus rares du luxe et de la mode aura lieu les 14, 15 et 16 janvier, à Monaco. Objets du désir en vue !

« Un bijoux rarissime bijoux de Lalique symbolisera l’exigence et la qualité qui ont présidé à la sélection des 600 , 700 pièces de joaillerie proposées dans cette nouvelle cession de vente » déclare François Tajan, président délégué d’Artcurial. Et il est vrai que ces nouvelles ventes de prestige organisées par la célèbre maison ont de quoi affoler les compteurs d’icônes. Non seulement les ventes de prestige Art Curial attirent bien souvent les collectionneurs les plus vifs, mais elles jouissent surtout d’une réputation à toute épreuve. Nombre des pièces mythiques de la mode et du luxe y ont souvent été mises à l’encan.

Ces ventes de janvier rassembleront ainsi les créations fortes des joailliers et horlogers de la Place Vendôme, aux côtés des versions folles et funky des mythiques Kelly et Birkin — Hermès Winter Collection. Parmi les montres proposées, on retient tout particulièrement une Rolex Padellone, réf 8171 — la première montre équipée d’un calendrier, imaginée dans les années 50.

« Une sélection de garde-temps du 18ème siècle à nos jours, dont un important ensemble de montres émaillées et techniques pour le marché chinois, issu d’une collection privée, saura attirer les plus grands connaisseurs, sans oublier la dynamique des montres vintage dont Patek Philippe, Rolex et Audemars Piguet » précise Marie Sanna-Legrand, la directrice horlogerie de collection.

Côté joyaux, les gemmes sont mises à l’honneur cette saison… Diamants bleu-vert, vert- jaune, rose, rubis, saphirs, émeraudes, spinelle… Ce sont les noms les plus iconiques de la Place Vendôme qui se retrouveront sous le marteau. Cartier, Boucheron, Van Cleef & Arpels mais aussi des bijoux d’artistes signés César ou Arman ! La pièce la plus recherchée demeure cependant cette plaque de cou Lalique, sertie d’opale — estimation? Entre 150 000 – 200 000€.

Les 14, 15 et 16 janvier, les versions loufoques mais exquises des Birkin et Kelly d’Hermès attireront aussi la foule. Il faut dire que les audaces magnifient terriblement ces icônes de la maroquinerie. Le Kelly retourné 32 en Taurillon Clémence Bleu Thalassa, Indigo, Bleu Jean et Étoupe… Ou le Birkin 35 en crocodile d’estuaire Braise… Autant de pièces à acquérir, sinon visiter lors des expositions Art Curial. A Paris, celle-ci se tiendra les 19 et 20 Décembre. Puis les pièces s’envoleront pour les salons de l’Hôtel Hermitage Monte-Carlo, pour être exposées du 12 au 14 janvier, avant leur mise en vente très attendue.

La Malle Louis Vuitton, L’Icône Idéale Car Versatile

Commandes sur-mesure et innovations follement pratiques — la malle Louis Vuitton dépasse les attentes pour réaliser les rêves les plus fous. Depuis 1854.

L’histoire de Louis Vuitton est incontestablement liée à celle de l’essor des transports au tournant du XXème siècle. C’est que le jeune Louis Vuitton avait l’oeil, et le bon. Lors de son apprentissage, le fondateur de la maison la plus luxueuse de la galaxie a su observer les bouleversements de son époque. En 1854, exit les malles bombées, Louis Vuitton innove et invente une malle plate, pratique et idéale à empiler dans les bateaux, les voitures naissantes et les trains. Mais pas n’importe lequel. Les voyages en Orient Express connaissent alors leur apogée.

Les maharadjahs et les rois d’Orient deviennent alors les ambassadeurs non-officiels de la maison Vuitton. Mais la fin du XIXème siècle et l’orée du XXème siècle sont aussi et surtout celles des grandes explorations — archéologues et aventuriers ne tardent à passer des commandes spéciales à la maison. Qui les relève avec brio !

En 1868, Louis Vuitton créé la malle Lit pour l’exposition Universelle de Paris. Peu de temps après, l’explorateur Pierre Savorgant de Brazza la rend iconique. En 1872, c’est le sultan de de l’Empire Ottoman Abdulhamid II qui commande à la maison une malle pour ses petits dessous… En 1886, Georges Vuitton révolutionne un peu plus le confort des voyages en inventant la serrure incrochetable. Les malles de voyage Vuitton deviennent de véritables coffres à trésors.

Paul Poiret tombe sous le charme, et fait fabriquer des malles autant pour ses pièces que pour son usage personnel… Jeanne Lanvin fait de même pour son nécessaire de toilette. Le mode de la mode embrasse l’innovation mais en 1911, l’explorateur Albert Kahn renoue avec sa dimension aventurière.

Il commande chez Louis Vuitton des malles de voyage pour transporter son matériel photo, vidéo et ses effets personnels. Grâce à ces malles, il a pu réaliser et rapporter en Europe le plus grand rassemblement d’autochromes, sur plaque en verre consacré à la diversité des peuples et des cultures… En provenance des cinq continents et de plus de 60 pays !

L’âme voyageuse d’Ernest Hemingway trouva aussi dans la malle Louis Vuitton le compagnon idéal à… ses rêveries. Correspondant étranger installé à Paris au milieu des années 20, il commande auprès du malletier une version arrangée de ses malles-bibliothèques. Il y loge non seulement des livres, mais aussi une machine à écrire. Cette malle le suivra toute sa vie, avant de disparaître. Retrouvée dans les sous-sols du Ritz, elle contenait le manuscrit perdu de Paris est une fête — son chef d’œuvre posthume !

Peu étonnant ainsi de savoir que des peintres de la trempe de Matisse et Picabia ont fait confiance à Louis Vuitton pour réaliser des malles à tableaux. Gage de sécurité éternelle — aussi chic que pratique ! Un héritage qui trouve aujourd’hui un écho un brin plus espiègle dans l’oeuvre de Nicolas Ghesquière. Lui qui, en 2019, imagine la mini-malle pour Apple AirPods. A chaque époque ses envies et priorités. Louis Vuitton n’est là que pour les réaliser.

Le Sac Bowling de Prada, Le Retour d’Une Icône

Le retour en grâce d’une pièce clé du vestiaire ‘Sincère Chic’ de Prada — vue pour la première fois en 1999.

L’anticonformisme de Miuccia Prada a souvent donné lieu aux pièces les plus désirables de la mode des ces trente dernières années. Après le retour du Pocono, la maison Italienne a surpris le monde de la mode lors de son défilé Croisière 2020, avec son dernier remake en date — l’iconique sac Bowling.

Septembre 1999, Prada est la figure de proue d’un nouveau vocabulaire luxe: la jolie laide, une silhouette toute faite de mélanges décomplexés et franchement désirables, trouve son point d’orgue avec la collection du Printemps/Eté 2000. Baptisée ‘Sincere Chic’, le défilé fait la part belle aux codes depuis devenus iconiques de Prada. En vedette, un sac aussi inattendu que bien galbé — le sac Bowling.

C’est un hit, instantané. Les magasins Prada doivent mettre en place des listes d’attente, tant la demande pour le sac Bowling est forte . Réédité cette année pour sa vingtième année, le it-bag a aussi été repensé.
En color block dans sa version la plus pop, le sac Bowling a toutefois conservé ce cuir à l’aspect soyeux, véritable savoir-faire de la maison Prada. Une nouvelle vision de l’icône, raffinée et extrêmement cool !

Le Brégançon de Moreau, Icône du Beau d’Antan

Remonter le fil d’une icône revient souvent à filer celui de l’histoire — le sac Brégançon de la maison Moreau tient de ces pièces hautement symboliques. Entre nouveauté et souvenir historique.

Si le Brégançon de Moreau tiendra bientôt une place de choix dans les vestiaires contemporains, c’est qu’il a tout du sac plus-que-parfait. Versatile au possible, tant son allure passe allègrement d’une pop urbaine au luxe extrême, il a tout — mais surtout, il a une histoire. Et comme nombre d’icônes de la mode, celle-ci tient d’une rencontre pourvue au hasard.

2011. Fedor Georges Savchenko accompagne sa soeur chiner pour un client le meuble manquant à l’accomplissement de son appartement… Au coeur des Puces de Saint Ouen, là où tout un chacun fantasme de découvrir le trésor tombé en désuétude, voici que Fedor Georges Savchenko, lui, tombe en pâmoison devant une malle à la magnificence très singulière. Robuste et raffinée. Pratique et racée. Rien n’indique sa provenance sinon une étiquette teintée d’un bleu lumineux: ’Robert Bellanger, Fort de Brégançon’.

Epris de culture Française, et fasciné par son savoir-faire, c’est avec passion que Fedor Georges Savchenko se donne pour mission de retracer l’histoire de cette pièce hors du temps. Et quelle histoire ! Monsieur Moreau exerçait auprès du maître tabletier et ébéniste Martin-Guillaume Biennais, fournisseur officiel de l’empereur Napoléon 1er. Ceci avant que Biennais ne lui cède sa maison qui, avec le temps, devint maison Moreau. Au 283 rue Saint-Honoré, la grande bourgeoisie d’antan, flânant aux abords des Tuileries, ne tarde à remarquer ces malles robustes et inspirées — en plein boom industriel, le tourisme balbutie certes, mais chez Moreau, les familles déjà se pressent pour acquérir tout le nécessaire à la réalisation de leur ‘grand tour’. D’une élégance folle, les malles Moreau l’étaient et, c’est ce même motif inspiré de la vannerie, décalquant l’entrelacement de panier en osier, qui sauta aux yeux de Fedor Georges Savchenko.

« C’était un dessin à la fois simple mais subtil, méconnu et complètement oublié ! Je me suis mis en quête de reproduire ce motif tout en conservant la rareté de ce savoir-faire. Aujourd’hui le motif signature de la Maison est reproduit grâce deux techniques traditionnelles qui sont : l’impression par sérigraphie qui utilise une application de peinture semi-manuelle et le tissage Jacquard. »

Ainsi accompagné par le groupe OLG dès 2016, Fedor Georges Savchenko réveille la maison Moreau avec l’ambition de raviver son savoir-faire d’exception. C’est chose faite en 2011, lorsque Fedor Georges Savchenko se met en tête de créer le cabas parfait. Sans genre ni réserve. Le résultat ? Le Brégançon.

« Pour moi, c’est le sac idéal et je le porte chaque jour. Le Brégançon est avant tout intemporel, fonctionnel et léger. Il est conçu pour résister au quotidien, aux voyages, au temps qui passe… C’est un objet artisanal fabriqué avec les meilleurs peaux de veaux et taurillons français. »

Une tenue parfaite qui s’emboîte avec joie sous le bras. Réversible et pliable. Une doublure reprenant le bleu ardent de l’étiquette d’origine. Un cuir exquis et travaillé pareil depuis 5 siècles. Un cuir Moreau sérigraphié qui reste en mémoire. Le Taurillon pour compléter un cuir à l’aspect grainé… Des poignées rétractables, clin d’oeil délicieux et pratique aux malles ‘Diligence’. C’est toutefois dans cette couture dite ‘bourrelier’ qu’on lit tout l’héritage de Moreau Paris — une couture réalisée à la main avec un fil naturel ciré, épais et extrêmement résistant. Une technique déjà utilisée par les selliers de la fin du XIXème siècle…  Pour le montage des malles ! Puis vient ce nom. Le Brégançon. Nom qui scelle à jamais cette première création Moreau à celui qui lui a permis de traverser l’histoire.

Ce, puisque la malle chinée à Saint Ouen appartenait à Robert Bellanger ; homme du monde et dernier locataire privé du Fort de Brégançon, aujourd’hui résidence d’été des présidents de la République Française. Et si l’histoire se répète à l’infini, c’est une nouvelle fois à l’ombre de la présidence que le Brégançon expose l’intemporalité de son esthétique traditionnelle, et sa douce créativité. Car c’est au 49 rue du Faubourg Saint-Honoré, à deux pas de l’Elysée, que la maison Moreau est désormais installée. La pertinence des icônes se lit, peut être, dans ce lien permanent entre héritage et disruption.


Le Saddle, Le Diorama Et Le Lady Dior Se Parent De Noir

Les icônes de la maison Dior se trempent d’une teinte dramatique — un fini noir ultra mat éminemment chic!

Chez Dior, on poursuit le dialogue entre héritage et esprit de nouveauté. Cette fois, ce sont les sacs iconiques de la maison qui se parent d’un fini inédit — si noir, si mat, si fascinant! Le Lady Dior, d’abord. Pièce changée en it absolu au bras de la Princesse Diana lors de sa visite en France de 1995, le voici qui se pare d’un noir captivant — ses lignes graphiques, son porté couture, ses surpiqûres cannage bref, les codes chers à Monsieur trouvent dans ce fini noir ultra mat une résonance toute Hitchcockienne. Tellement glamour, façon Marlène Dietrich dans le Grand Alibi, pour lequel Christian Dior réalisait les costumes…

Le Saddle ensuite. Inspiré à John Galliano par le monde équestre en 1999, il fut l’icône de toute une génération. Dans ce fini, le voici qui semble purement atemporel! Vient ensuite le sac Diorama… Lui qui captive depuis le Printemps/Eté 2015 avec son mélange des genres trouve ici une allure radicalement contemporaine. Trois icônes Dior ainsi sublimées. Réinventées. Tout simplement uniques!

Le 30 Montaigne, Nouvel Icône Dior

C’est l’histoire d’une adresse devenue du jour au lendemain l’épicentre mondial de la Haute Couture — aujourd’hui, le 30 Montaigne devient un sac.

Quel Sac Dior Choisir? Celui Qui Raconte Tout

Le 16 décembre 1946, quelques mois avant la révolution du New Look, le superstitieux qu’est Christian Dior choisit le 30 de l’avenue Montaigne pour installer ses ateliers. Il confie alors la décoration du lieu à Victor Grandpierre — les mots d’ordre: sobriété et élégance. L’idée: permettre aux seuls dessins et silhouettes de Christian Dior d’enthousiasmer l’oeil et les dames.  « Un bureau de rêve et un refuge pour des choses merveilleuses. » C’est ainsi que le fondateur de l’une des maisons ayant fait la renommée de la Haute Couture Parisienne après la Seconde Guerre Mondiale, aimait à définir ses ateliers du 30 Avenue Montaigne.

Maria Grazia Chuiri Et l’Héritage Dior

Et l’on connait la fascination de Maria Grazia Chuiri pour les codes et l’histoire de la maison Dior. Ainsi en Février dernier, en même temps qu’elle introduisait au monde la collection Automne/hiver 2020, l’actuelle directrice artistique a saisi l’occasion pour en célébrer l’antre même. L’hôtel particulier du 30 Avenue Montaigne avait en effet inspiré à Monsieur plus d’une signatures — des chaises à dossier médaillon aux cannages en passant par le gris Trianon et la toile de Jouy. Voici que le sac 30 Montaigne honore l’âme de la maison Dior. Floqué des initiales CD, le sac repend l’allure sobre mais graphique de la couture Dior. Un sac idéal tantôt habillé de la mythique toile Dior Oblique, ou de bleu et de bordeaux — tout fait du luxe discret si cher à la maison léguée par Monsieur!