Quand le 2.55 est devenu le Timeless Classic

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Signature incontestable de l’esprit et du style Chanel, le sac 2.55 est né de la volonté de Gabrielle de libérer un peu plus les mouvements de la femme. Et cette fois, ce sont les mains qu’elle rend libres de faire ce qu’elle désire. Toujours encombrée par ses sacs portés main, les voilà allégées et, cette révolution prend le nom de sa date… Le sac 2.55 est en effet né en Février 1955. Très vite, la pièce devient un objet (de) culte pour de nombreuses femmes. Jackie Kennedy et Elisabeth Taylor l’arborent tous les jours. Mais à la mort de la fondatrice de Chanel, la maison tombe en désuétude. Il faut attendre 1983 et l’arrivée de Karl Lagerfeld pour que la belle endormie retrouve toute sa pertinence.

            Les années qui suivent sont véritablement celles de la transformation de la maison – Chanel est comme mise au pas de son époque. Mieux, avec Lagerfeld, la maison bientôt se fait prescriptrice de tendances. Et notamment à l’heure des logos. Le nouveau directeur artistique frappe fort et, rapidement, le monde de la mode et les néophytes perçoivent chaque pièce Chanel comme le graal absolu. Exemple le plus probant, la réinterprétation du mythique sac 2.55 qui devient le Timeless Classic. Comment ? En troquant son fermoir « Mademoiselle » pour un logo double « C » entrelacé, nouveau signe de ralliement des aficionados de la maison de la rue Cambon. La pièce pratique est alors sur le point de devenir l’icône d’une nouvelle ère.

             Dans sa nouvelle jeunesse, la chaine se modifie aussi et arbore une lanière en cuir tressé. Tel un sceau sur un bijou, les doubles C sont coulés en plaqué or 3 microns – une fermeture des plus précieuses qui renferme une série de sept poches. Une pour y glisser son rouge à lèvres, une autre sur le revers du rabat, faite pour protéger les moindres secrets de celle qui considère désormais leur sac comme indissociable de leur personne… À l’intérieur, la couleur Burgundy signe l’ultime héritage de la pionnière Chanel, puisque cette teinte est celle des uniformes du couvent où Gabrielle fut élevée. Ainsi, le Timeless Classic est venu renforcer la tradition du 2.55, avant de devenir un véritable succès international !

 

Le Sac Accordéon, signé Chanel

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Le Sac Accordéon, de Chanel, ou quand l’élégance du matelassé 2.55 épouse les soufflets de l’instrument traditionnel de la ville d’Hambourg… Oui, le défilé Chanel Métiers d’Art s’est tenu dans la ville portuaire Allemande, là où Karl Otto Lagerfeld est né. Plus de six décennies plus tard, il y fait un retour triomphal. Et c’est bien la grande époque de sa ville natale que le directeur artistique célèbre ici autour d’une collection composée comme une odyssée. En occupant, le temps d’un défilé, l’immense Philharmonie d’Hambourg, dont l’architecture surréelle distille un onirisme certain, Karl Lagerfeld semble avoir articuler la jonction de divers espaces temps.

La collection Chanel Métiers d’Art présentait en effet des silhouettes comme des personnages, tantôt d’hier et d’aujourd’hui mais surtout d’ici. Pourtant, les gimmicks navy et hautement symboliques du Hambourg d’antan, peuplé de marins notamment, se déclinent ici dans la pure veine Chanel – celle doublée des savoir-faire exceptionnels que comptent la France. Et c’est ainsi que les prouesses modes du Chanel d’aujourd’huiont donné vie à un sac aussi drôle que fascinant : le sac Accordéon, articulé autour de deux bandoulières en chaîne dorée. L’instrument traditionnel local épouse ainsi le matelassé et la distinction du mythique 2.55 – c’est chic, tout bonnement.

Au milieu d’un concert philharmonique, les ateliers, à présent sous la coupe Chanel, ont une nouvelle fois démontré leur capacité à s’intégrer dans notre modernité – un temps qui, parfois, oscille habillement entre respect des traditions et volonté de légèreté, d’espièglerie. L’occasion d’introduire une pièce, le sac Accordéon qui, s’il incarne l’animation qui régnait à Hambourg dans les années 60, a surtout l’avantage d’être aussi improbable que désirable !

Dior Lady Art, la Seconde Collection

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C’est en novembre 2016, à Art Basel Miami, que la maison Dior introduisait le projet Lady Art – le plot : un sac iconique, intronisé par la princesse Lady Diana lors d’une visite à Paris, revisité par des artistes de renom. Les beaux-arts sont depuis longtemps au cœur de la création Dior – déjà du temps de Monsieur, nombre de ses amis comptaient pour être les artistes les plus influents de leur temps. Des noms comme ceux de Max Ernst, Alexander Calder, Alberto Giacometti et Pablo Picasso furent en effet exposés dans la galerie de Christian Dior. C’est cet héritage que retravaille aujourd’hui Maria Grazia Chiuri ; on se souvient notamment de sa collection Printemps/Eté 2018 qui mettait en vedette l’artiste Niki de Saint Phalle. 

Cette fois, pour Dior Lady Art #2, la maison s’associe à dix artistes contemporains venant du monde entier, et notamment de Grande Bretagne et des Etats-Unis. Des artistes qui sont des figures contemporaines dans l’art, tels Friedrich Kunath, Jamilla Okubo, et Spencer Sweeney. Ce-dernier justement transforme le Lady Dior en œuvre kaléidoscopique à travers sa matière de prédilection, les facettes miroir d’argent. Après plus de 60 tentatives, l’artiste, basé à Seoul, parvient à mettre au point un Lady Dior éblouissant et hautement captivant. Une exubérance qui sied si bien à la magnanimité des lignes du sac. 

Autre sac à retenir, celui de David Wiseman qui achève d’étonner avec ses fleurs perforées sur du veau métallisé  : « Mes sculptures en céramiques, en bronze, en argile commencent toujours par un dessin. J’imagine ensuite comment les différents éléments, souvent inspirés, par la nature s’assemblent. J’ai suivi le même processus pour ce sac. J’ai d’abord imaginé un motif floral que le travail sur le cuir perforé permet de révéler. » Enfin, la pièce la plus hypnotique, peut être, est celle de Friedrich Kunath – un arc en ciel aux couleurs du coucher de soleil Hollywoodien : « Je suis né en Allemagne de l’Est et je travaille à Los Angeles. J’aime explorer le tiraillement entre tristesse et optimisme. Ici, j’ai voulu évoquer le graphisme d’une serviette de plage de Venice Beach avec l’idée d’une journée d’hiver parisienne mélancolique. L’arc-en-ciel est un clin d’oeil à mes peintures. » Ceci donne vie à un Lady Dior en velours imprimé en relief et nuage en cuir d’agneau… Des pièces d’exception à découvrir dès à présent.  

Le Pop-Up du Faubourg Saint Honoré de Tod’s Honore Le Sac Sella

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Le Sella de Tod’s incarne à merveille la philosophie, l’ADN et l’esthétique tant adorés et défendus par la maison de Diego Della Valle : la distinction mesurée mais décomplexée. Lignes graphiques et tenue minimale, le voici tout droit produit pour une féminité active et sportive. Et le Sella a un secret ; son allure multiple et changeante – le Sella dans sa nouvelle version se pense comme l’élément clé d’une tenue. Mini, petit ou grand, la pièce Tod’s se décline dans une multitude de teintes, dans un cuir lisse avec double anse, charme anneaux et porte-clefs, fermeture à glissière, bords en cuir verni, bandoulière amovible, et poches plaquées ! Du Chic et de l’intemporel, le Sella est évidemment le fruit d’un savoir-faire 100% Made in Italy.

Le 2 octobre dernier, Tod’s inaugurait aussi son nouveau Pop-Up dédié au sac – dans sa boutique du Faubourg St Honoré, le must have de la saison se coulait d’ailleurs dans un set up à son image. Le sac en cuir effet poulain s’inspire en effet des techniques de fabrication des maîtres selliers ; et c’est tout naturellement que l’on retrouve la dynamique des montures ici exposée. Des chevaux au galop, interprètes du luxe et de la liberté, dénotent ainsi de la fougue stylistique du Tod’s Sella Bag.

En veau poney coloré ou en matelassé tricolore graphique, les lignes déjà distinctives du Sella ouvrent ici un chapitre de plus dans l’élégance intemporelle doucement bâtie par Tod’s. Et pour incarner le chic et la classe du Sella, la maison avait invité muses, égéries et célébrités pour un cocktails très exclusif. Naomi Campbell, Isabelle Adjani, Zanita Whittington, Chriselle Lim, Danielle Bernestein, Derek Blasberg, Giovanna Battaglia ou encore Inès de la Fressange – toutes les élégantes répondaient présentes, un Sella au bras !

L’Enchère de l’Année : le Birkin Himalaya Niloticus Crocodile Diamond

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S’il nous apparaît aujourd’hui comme le classique des classiques, ce n’est qu’en 1984 que la manufacture Hermès imagine le sac Birkin. Tout commence dans un avion reliant Londres à Paris. A bord, Jane Birkin raconte : « Mon agenda Hermès était si chargé que tout est tombé. Il m’a dit que je ferais mieux de mettre mes effets personnels dans des poches fermées. Je lui ai répondu : ‘Si Hermès mettait des poches…’ il a répliqué ‘Je suis Monsieur Hermès et je vais mettre des poches pour vous’ » – c’est ainsi que s’amorce l’une des plus belles collaborations de l’histoire de la mode. Et c’est bel et bien Jane qui en dessine les lignes. Un mois plus tard, Jean-Louis Dumas lui fait envoyer la pièce en lui demandant s’il pouvait la baptiser de son nom.

Ainsi, lorsqu’en 2015, le scandale des peaux exotiques utilisées dans l’industrie rebat une nouvelle fois les cartes de l’opinion, Jane Birkin exige que son nom ne soit plus lié au sac. En dénonçant ainsi des « pratiques d’abattage cruelles » pour les animaux, Birkin convainc en réalité Hermès de prendre des dispositions satisfaisantes pour changer la donne – ni une, ni deux, les deux parties se réconcilient. Il apparaît évident à présent que le sac Birkin qui s’est envolé aux enchères Christie’s de Hong-Kong le 31 mai dernier est bien plus qu’une pièce d’exception.

Et pour cause, ce modèle ne fut que très peu produit – il s’en crée chaque année un ou deux exemplaires, seulement. Et aujourd’hui, Hermès parle même d’en stopper définitivement la production, « ce qui peut expliquer en partie l’augmentation de sa cote cette saison » a déclaré Matthew Rubinger, chef du département sacs et accessoires à l’international chez Christie’s. Le sac Himalaya Niloticus Crocodile Diamond Birkin 30 est ainsi réalisé en peau de crocodile ; incrusté de diamants, ses finitions sont aussi faites d’or… L’un des sacs de luxe les plus convoités au monde, selon Christie’s, fut ainsi adjugé à 338 000 euros auprès d’un enchérisseur anonyme.

 

Le Bamboo, un Code Iconique de la Maison Gucci

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C’est à la fin de la Seconde guerre mondiale, au cours de l’année 1947 très exactement, alors que l’Italie, en pleine époque fasciste, fait face à une forte pénurie de matériaux en provenance de l’étranger, que Guccio Gucci se voit forcé d’expérimenter de nouvelles solutions.  Pour fabriquer les poignées de ses sacs à main, mais aussi et surtout pour remplacer le cuir, l’homme doit se tourner vers des matériaux insolites dans l’univers du luxe, tel le chanvre, le lin ou le jute… Mais c’est le bambou et le brunissage du rotin qui fut l’une des innovations les plus subtiles des artisans de la maison. Le premier sac bambou naît ainsi comme un exemple ingénieux du proverbe qui veut que nécessité soit mère d’invention… Le Bambou est ainsi devenu la première griffe de nombreux produits emblématiques de Gucci, sacré code iconique de la maison, à l’instar du motif floral et du double GG.

Péché mignon des têtes couronnées et des célébrités, le sac à l’anse brunie gagne rapidement la faveur des élégantes. Le sac bambou s’impose alors comme un must have de l’époque : Grace Kelly, la reine Frederica de Grèce, Elizabeth Taylor et Deborah Kerr le portent. Aujourd’hui, le Bamboo Bag est prisé par les célébrissimes chanteuses Jennifer Lopez et Beyoncé. Il faut dire que le sac allie à merveille innovation et savoir-faire, épousant l’air du temps, à l’instar du Bamboo Shopper Bag. On retrouvait il y a peu dans le défilé Pre-Fall 2017 de la maison deux versions nouvelles de l’iconique sac à main : le Dionysus et le Queen Margaret. 

Cependant, le bambou n’est plus cantonné au sac éponyme. Son éclectisme en fait un élément puissant, autant en terme d’esthétique que de caractère. Des chaussures aux bijoux, le bambou devient un incontournable de la griffe. Et aujourd’hui encore, le vestiaire haut en style et en couleurs d’Alessandro Michele pour la maison Florentine ne passe sans une nouvelle adaptation de cette griffe iconique, comme lors des défilés Printemps-Eté 2016 et 2017. Des escarpins Gucci en cuir noir avec bout de bambou ancré sur le talon jusqu’aux inévitables sacs, sacoches de docteur et sac dames aux fermoirs bambou – tout l’univers de Gucci semble a jamais lié à cette matière aussi subtile que détonnante. Sous l’ère Michele, le Bambou s’ancre un peu plus dans la modernité sur un ensemble de bijoux, ou sur des garde-temps qui, une fois de plus, portent parfaitement leur nom !

Le Sac Kelly d’Hermès

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1956, lors d’une sortie publique, à peine le pied posé hors de sa voiture, la princesse Grace de Monaco doit protéger sa grossesse débutante des flash avides des paparazzis – et c’est grâce à un sac Hermès qu’elle parvient à le faire. Très vite, la photo voyage aux quatre coins du monde et, ce qui n’était qu’une petite histoire devient le mythe d’une des pièces mode les plus convoitées au monde. Vingt and plus tard, le « petit sac à courroies » prend alors le nom de la princesse, scellant à jamais un destin commun. Aujourd’hui encore on retrouve dans la description de la pièce faite par la maison Hermès un clin d’oeil à l’évènement: «  Vous attendez un heureux événement et vous ne souhaitez pas encore en ébruiter la nouvelle ? Ce sac est conçu pour dissimuler votre embonpoint avec une élégance toute princière. »

La ligne intemporelle et le style épuré du Kelly ont ainsi traversé des générations sans ne rien perdre de leur évidence. Au fur et mesure des années, le sac s’est diversifié, et aujourd’hui, il se présente en cinq tailles différentes – du mini Kelly au “40 centimètres“. Les façons de le porter sont multiples : flottant nonchalamment au bout de sa bandoulière, ou porté à la main, il permet ainsi de protéger sa hanse de la chaleur des paumes grâce à ses iconiques twilly, des bandes de soie… Dernière déclinaison, le Kelly en pochette permet de dégager le mouvement pour mieux accompagner lors d’un cocktail. Avec sa forme baguette et ses deux sanglons rappelant le dessin d’origine, le Kelly Cut ancre un peu plus le modèle comme un complice idéal, comme le partenaire d’une vie. Mieux, les combinaisons en terme de matières et de coloris sont infinies. Le sac iconique taquine ainsi l’imaginaire créatif des ateliers Hermès et suscite des demandes extravagantes de la part des clientes… Paré de plumes, de peaux exotiques, de pierres précieuses ou de cuir Hermès Barénia, les rêves n’ont pour limite que l’imagination tant le savoir-faire exceptionnel des ateliers Hermès permet de réaliser n’importe quelle commande !

Et, parce que la sélection des matières dans les ateliers de peausserie est exigeante, près de deux ans sont nécessaires pour obtenir une pièce Kelly Hermès. L’assemblage, lui, s’étend sur quinze heures – quinze heures durant lesquelles chacune des pièces est cousue au point sellier sur l’envers, griffe emblématique de la maison, puis retournée afin de rendre les coutures invisibles. De la découpe à la finition du sac, la pièce fait finalement l’objet de l’attention d’un seul et unique artisan qui appose d’ailleurs ses initiales au coté du zip H de la poche intérieure… Comme la signature d’un artiste reconnaissant son œuvre. Le Kelly est et restera un mythe de la maison Hermès ; un mythe qui perdure tant les stars aujourd’hui encore ont su développé de nouvelles esthétiques autour d’une pièce phare… Des sœurs Olsen à Pharell Williams en passant par Victoria Beckam, preuve s’il en est de son caractère multiple et iconique.

 

Le sac Kelly de Hermès en Quelques Dates

2018 : Dans la nouvelle collection, Hermès étend pleinement le concept de sac Kelly multicolore.

12 décembre 2017 : La maison Christie’s met aux enchères le sac Kelly 20 Himalaya Crocodile Niloticus estimé entre 60 000 et 80 000€, et devient ainsi le sac le plus cher d’Europe.

16 novembre 2017 : Publication de l’article d’Alexandre Marain, disant que le 12 décembre prendrait place la vente aux enchères de sacs Chanel et Hermès dont le Kelly croco, estimé entre 60000€ et 80000€.

2016 : Le sac Kelly est vendu (en général) entre 10 000 et 12 000€.

2015 : Hermès propose l’édition limitée Grizzly.

1er juin 2015 : Le Kelly le plus cher du monde a été vendu pour 132 000€.

12 novembre 2015 : Publication du livre Guide et codes des sacs Hermès, écrit pas Geneviève Fontan.

2014 : Hermès lance le Kelly imprimé, qui présente un portrait de Grace Kelly datant de 1954.

22 juillet 2014 : Un sac Kelly en crocodile et or blanc orné de diamants a été vendu aux enchères pour 76.200 €, ainsi que le sac Kelly sérigraphié de Grace Kelly pour 73.700 €.

2013 : Les couleurs sont les protagonistes, de l’édition limitée Arlequin.

21 mai 2013 : Lors de la vente Hermès Vintage, un Kelly en crocodile Porosus vert émeraude, estimé entre 6 000 et 8 000€ a trouvé acquéreur à 13 000€. 

11 juillet 2012 : L’actrice américaine Kelly Rutherford porte un sac Kelly Hermès sur le tapis rouge de « Farewell, my Queen » à New York.

2011 : C’est le tour de l’édition limitée Mykonos.

12 mai 2011 : Un sac Kelly en cuir de crocodile rouge datant de 1996 a été vendu aux enchères 54 000€ alors qu’il était estimé entre 12 000€ et 14 000€.

2011 : Le sac « Kelly picnic » est commercialisé.

2010s : Alors qu’avant le sac Kelly était le sac de la Princesse, maintenant les célébrités le choisissent comment objet culte. C’est la saison des fans du sac Birkin contre les fans du sac Kelly.

2010 : Le sac “Kelly Relax” est commercialisé.

2010 : Hermès lance une version pochette du sac Kelly.

20 mars 2010 : Publication d’un article à propos du style de Kelly Rutherfod, portant un sac Kelly beige.

2010 : Le sac Kelly est protagoniste au musée Victoria and Albert de Londres pendant une grande exposition dédiée à la Princesse Grace de Monaco.

2009 : Il est temps de l’édition limitée du sac Kelly en peau Doblis.

2008 – 2009 :  Lily Van Der Woodsen porte souvent un sac Kelly noir dans la saison 2 de Gossip Girl.

2008 : Le sac Kelly est orné d’une bandoulière et d’un foulard sur la poignée.

2008 : Le sac “Kelly Longue” est commercialisé.

2008 : Le sac “So Kelly” est commercialisé.

2008 : Le sac “Kelly Cut” est commercialisé.

2007 : Jean Paul Gaultier crée le sac “Kelly Flat« .

2007 : Le sac “Kelly Jypsiere” est commercialisé.

2006 : Le sac “Kelly Lakis” est commercialisé.

2005 : Hermès joue avec ironie à travers l’édition limitée Teddy bear.

2005 : Pour la première fois la Kelly est vraiment multicolore avec l’édition limitée Multicolore.

2004 – 2014 : Le prix moyen du Kelly a augmenté de 250% aux enchères.

2004 & 2006 : Jean Paul Gaultier développe la ligne Kelly et imagine des petits sacs : la mini pochette Kelly et le Kelly long.

2004 : Jean Paul Gaultier revisite le sac Kelly en créant le sac “Shoulder Kelly”.

2003 : Le sac Kelly apparaît dans Le Divorce. La maison Hermès a loué le sac à 10000€ au réalisateur James Ivory.

2002 : Hermès propose la version très colorée du sac Kelly Vibrato.

2000 : Jean-Louis Dumas crée le “Sac Quelle Idole.”

1999 : Hermès lance la Kelly en peau d’autruche.

1996 : Une édition spéciale du sac Kelly est commercialisée, le “Kelly Plastic”.

1995 : Le sac Kelly est commercialisé au prix de 3500€.

1995 : Le “Kelly Ado” est commercialisé afin d’attirer une clientèle plus jeune.

1994 : La maison Hermès reçoit un Oscar pour ses boîtes orange, qui sont utilisées pour emballer les sacs à mains Kelly.

1981 : Hermès lance l’édition limitée Kelly Cavalcadour.

1980 – 1990 : Hermès présente une double version de la Kelly: une plus douce et une autre plus rigide, la Retourne et la Sellier, qui seront les modèles type pour les décennies suivant.

1980 – Aujourd’hui : Deux fois par an Hermès permet à quelques clients dans le monde entier de personnaliser matériaux et couleurs de leurs sacs Kelly, grâce à la Commande Spéciale. Ces sacs Kelly uniques sont marqués d’un fer à cheval.

1977 : La Maison Hermès décide de changer officiellement le nom du “Sac de voyage à courroie” pour “Sac Kelly.”

1977 : Le sac est réalisé en peau Togo.

1968 : Le sac “Mini Kelly” est commercialisé.

1950s : Les femmes du monde, et clientes Hermès commencent à appeler ce sac le « Kelly bag« .

1956 : L’actrice/princesse de Monaco, Grace Kelly, est photographiée avec le sac Hermès pour la première fois. La photo a été publiée sur le magazine Life et a fait le tour du monde.

1954 : Alfred Hitchcock demande à sa couturière d’aller acheter des accessoires chez Hermès pour son film La Main au Collet.

1935 : Robert Dumas crée un sac à main pour femme plus petit que le « Torpedo ». Le sac à main est commercialisé sous le nom de “Sac de voyage à courroies, pour femme.”

1930 : Robert Dumas redessine le sac Kelly comme un spacieux sac de voyage, appelé « Sac à dépêches ».

1923 : Emile-Maurice et Ettore Bugatti créent le “Torpedo”, un sac simple conçu pour être posé dans une portière de voiture. Il servira d’inspiration au « Kelly ».

1920 : La maison Hermès devient une marque de luxe en maroquinerie.

1892 : Premier prototype du sac Kelly. Grand sac en cuir utilisé pour porter les bottes et la selle d’un cavalier : le « sac à courroies ».

Jeff Koons X Louis Vuitton: Art masterpieces Speedy, Keepall, Neverfull Handbags

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Pour sa nouvelle collection déjà iconique, la malletier Vuitton signe sa première collaboration exclusive : en jouant des codes de la copie conforme, il pousse à s’interroger sur l’appréciation des choses en dehors de notre temps… Et, en décalquant purement mais tout sauf simplement les toiles des plus grands peintres de l’histoire d’une humanité qui nous est commune, la maison édite des pièces au summum du pêché. L’idée est née à partir d’une  série  de Jeff Koons, Gazing Ball, exposée au Guggenheim de Bilbao, Espagne. La collection de maroquinerie Louis Vuitton fut ainsi composée en décalquant sur des sacs iconiques de la maison, cinq toiles de maîtres composant les reproductions de la série de Jeff Koons. Du Keepall au Speedy en passant par de sublimes sacs à dos, ce sont bel et bien les œuvres des artistes de l’humanité qui se retrouvent apposés sur les mythiques cuirs Vuitton.

A travers cette collaboration, les grandes pièces de l’art se font prêt-à-porter et, finalement, sortent peut-être des musées. Après tout, « les nouveaux mécènes de l’art – comme le confirme Koons dans l’interview qui accompagne le lancement – aiment à porter l’art en réflexion afin d’en célébrer toute l’humanité ». C’est par exemple La Gimblette de Fragonnard qui épouse ici les courbes d’un Keepall ; une toile fantastique de Van Gogh, Champ de Blé Avec Cyprès qui éveille de ses couleurs et de sa rêverie toute la force esthétique des sacs Louis Vuitton. Ainsi, la rencontre de deux maîtres, l’un en terme de cuirs et de style, le second en terme de modernité, ne pouvait que donner naissance à des pièces déjà d’exception, à l’instar du sac Neverfull !

Mais Koons est aussi un artiste, et il n’est de meilleure façon pour lui que celle de poursuivre son exploration des émotions en composant ici des pièces d’art à partir de l’idée de connecter émotionnellement la personne et le sacré d’une telle œuvre. Recontextualisée, il est vrai que La Chasse Au Tigre de Rubens apporte aux sacs Louis Vuitton toute la dimension artistique à ces objets qui le sont tout bonnement. Le mieux est peut-être de les voir à la manière de la Gazing Ball de Koons. La sphère bleue est en effet à l’image de l’univers. « Un symbole de générosité qui reflète tout à 360° et vous dit où vous êtes dans l’espace et dans le temps. Je ne l’ai pas utilisé sur les sacs car le Monogramme scintillant et les lettres éclatantes du nom des peintres suffisaient à établir cette connexion avec l’extérieur », explique l’artiste. En parlant de connexion justement, c’est lors d’un dîner très privé organisé dans la salle de La Joconde du Louvre que les œuvres de Koons et Louis Vuitton furent introduites. Parmi les invités, l’on comptait surtout les égéries de la maison, de la sublime Catherine Deneuve à Michelle Williams en passant par Cate Blanchett et Nicolas Ghesquière… Toute la collection est disponible dans les boutiques Louis Vuitton, dès le 28 Avril prochain.

 

 

 

Le Sella, It-Bag Tod’s du Printemps-Eté 2017

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Dans le simple, on trouve le sublime alors que la maison Tod’s imagine et procède à la création du Sella – une pièce dont les courbes ne sont évidemment pas sans rappeler celles de la selle des montures équestres, tandis que les détails reprennent non sans le décalquer l’aspect des pièces métalliques façon mors. 

Faux airs BCBG dont seul Tod’s a le secret, allure multiple et changeante, le Sella se pense comme l’élément clé d’une tenue. Mini, petit ou grand, ce modèle se décline dans une multitude de teintes, dans un cuir lisse avec double anse, charme anneau porte-clefs, fermeture à glissière, bords en cuir verni, bandoulière amovible, et poches plaquées ! 

Chic et intemporel, fruit d’un savoir-faire 100% Made in Italy, le Tod’s Sella a bien évidemment déjà été vu aux bras des belles de la fashion sphère, de Naomi Campbell, Alessandra Ambrosio, Barbara Palvin, Jourdan Dunn, Poppy Delevigne, en passant par Liu Wen, Elsa Zylberstein, Miss Univers et Mariacarla Boscono ! 

L’Iconique Basket Hogan Se Pare de Cœurs pour la Saint Valentin

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Hogan est reconnue comme étant la première chaussure appartenant à la catégorie casual luxury – une basket au confort absolu qui mêle, pour la première fois donc, des matériaux inhabituels pour le genre. Née en 1986, le tout premier soulier Hogan fait ainsi déjà beaucoup de bruit lors de sa sortie. Des lignes inspirées de l’univers du cricket, une semelle qui s’adapte et un style caméléon : la basket convient tout le temps à tout le monde. Days-off ou virées inopinées, la Hogan devient très rapidement la pièce idéale pour toute une génération.

Basket en toile avec ses huit oeillets métalliques et sa semelle contrastante, voilà qu’aujourd’hui l’esthétique originale est mis au contact de la tradition, puisque c’est dans une version toute ponctuée de cœurs qu’Hogan devient un cadeau idéal de cette Saint Valentin. Une version inédite des mythiques sneakers donc. Appliqués sur la sneaker iconique Hogan Rebel, dans sa version Running slip-on en tissu bouclé, les symboles de l’amour évanescent viennent aussi s’acoquiner sur la Mini-Clutch. En cuir noir, les détails contrastés en vernis vermeille, Hogan signe ici une mini-collection des plus désirables ! Une édition spéciale Saint-Valentin 2017 disponible en exclusivité dans toutes les boutiques Hogan du monde – et ce, dès maintenant.