Le Bleu Tiffany, Couleur de l’Amour

Alors que LVMH vient d’acquérir la mythique maison Tiffany’s pour 14,7 milliard d’euros, retour sur la couleur lapsus évocatrice de la galaxie: le bleu Tiffany’s, ou la teinte adorée.

Depuis sa fondation en 1845, Tiffany & Co. a défini les canons de l’élégance, célébré les plus belles romances, scellé les amours les plus sincères au gré d’atours éminemment sophistiqués. Et c’est au cœur d’une boîte d’un bleu devenu mythique que viennent se nicher ces bijoux hautement désirables. Partout dans le monde, la boîte bleue Tiffany est devenue une référence – un signe qui fait, littéralement, chavirer le cœur. « Je crois qu’il y avait d’abord la volonté de symboliser cette idée d’optimisme, d’énergie et de l’amour new-yorkais. Il a été prouvé d’ailleurs, par des études scientifiques et tout à fait sérieuses, que quand vous exposiez des femmes et des hommes à cette boîte bleue, le cœur battait plus vite de 20%. Ce qui est stupéfiant ! » soulignait l’ancien directeur général de la maison, Frédéric Cumenal, en 2014.

Sélectionnée par le fondateur Charles Lewis Tiffany pour la couverture du tout premier Blue Book – l’exquise collection de bijoux artisanaux de la maison – la couleur s’est ainsi mue en signe universel de luxe et de volupté… Une teinte qui évoque l’évasion, le calme et la fraîcheur du milieu aquatique ; le bleu Tiffany est bien tout cela à la fois. En 1906 déjà, le New York Sun rapportait : « Tiffany possède, dans son magasin, une chose qu’il refusera de vous vendre, qu’importe la somme d’argent que vous pourrez lui proposer. Cette chose, et il insistera pour vous l’offrir, est une de ses boîtes. »

Aujourd’hui encore, la simple vue d’une de ces boîtes éveillent en tout un chacun l’émotion d’un grand cadeau. A travers ce bleu éminemment compliqué à obtenir, Tiffany & Co. capture en réalité les rêves ambitieux d’un monde désireux de légendes. Un monde où la parure et les atours comblent de merveilles les clients avides de charme et de magie. Oui, la boîte bleue Tiffany renferme bien plus qu’un trésor – elle signe l’excellence des maîtres-artisans de la maison, en même temps que l’amour éternel de l’homme pour le beau !

Le Tiffany Blue, Quelques Dates Clés

Les années passent mais la maison Tiffany’s continue d’être porteuse de promesses et de rêves à travers son légendaire Tiffany Blue.

2018 : Pour sa campagne de printemps, la maison Tiffany’s présente le modèle Elle Fanning sortant d’un monde en noir et blanc pour plonger dans un monde couvert de bleu.

2018 : Une nouvelle montre au fond bleu, The Tiffany Micro Watch, est mise en vente. 

2018 : A l’occasion du Greenhouse Project, Marilyn Minter réalise une maison remplie de bijoux en argent Tiffany’s sur lesquels reflète la couleur bleue.

2017 : La campagne de Noël, A Tiffany Christmas, met de nouveau en avant la petite boîte bleue.

2017 : Lors de la passation présidentielle, Mélania Trump offre à Michelle Obama un produit Tiffany, reconnaissable par cette boîte bleue.

2017 : Au quatrième étage de son flagship newyorkais, Tiffany’s offre son Blue Box Cafe.

2017 : Tiffany’s édite un nouveau Blue Book.

2016 : Après édition du Blue Book annuel, un Blue Book Gala est organisé. 

2015 : Le nouveau Blue Book est remarquable de par le spectaculaire Turquoise Necklace.

2015 : La campagne de Noël Joy comes out from the Blue met en avant la boîte bleue.

2014 : La maison Tiffany & Co dépose un brevet sur la célèbre boîte bleue. 

2014 : Une nouvelle boutique Tiffany & Co aux devantures bleues ouvre sur les Champs Elysées.

2014 Valeria Garcia réalise la campagne de Noël mettant de nouveau le Blue Tiffany en valeur.

2013 : Une troisième édition du Blue Book est éditée, présente plusieurs pièces de couleur du Tiffany Blue et est l’occasion d’un Gala.

2013 : A l’occasion de sa campagne de Noël, A Very Tiffany Holiday, la maison met une nouvelle fois en valeur la boîte bleue, mais cette fois si revisitée par un ruban rouge.

2013 : Le Rockafellar Center s’éclaire en bleu pour le Blue Book Ball et une boîte bleue Tiffany géante est explosée devant.

2013 : A l’occasion de son 175ème anniversaire, la maison réalise une bague sertie d’un diamant bleu-vert de 2,51 carats.

2011 : Dans sa campagne de Noël, Blue is the color of dream, Tiffany’s met uniquement en avant sa jolie boîte bleue.

2010 : La campagne de Noël,  Have yourself a Merry little Christmas, Tiffany’s met tout particulièrement en avant sa jolie boîte bleue. 

2009 : La campagne de Noël, Give voice to your heart, valorise la célèbre boîte bleue.

2002 : Dans le film Sweet Home Alabama, Patrick Demsey fait la plus romantique des demandes en mariage à Reese Witherspoon dans une boutique Tiffany’s au milieu de boîtes bleues. 

1961 : Tiffany & Co sort un guide sur l’étiquette arborant sur sa couverture le fameux bleu.

1906 : Charles Lewis Tiffany déclare que tout produit Tiffany ne peut être vendu sans sa boîte bleue et que réciproquement toute boîte bleue Tiffany ne peut être obtenue qu’avec l’achat d’un bijou Tiffany.

1897 : Une deuxième édition du Blue Book est éditée. 

1889 : Lors de l’exposition universelle à Paris, un pavillon Tiffany paré de bleu est monté.

1845 : Un étui, un sac, une pochette vient compléter le packaging.

1845 : Charles Lewis Tiffany choisit de déposer le Blue Tiffany auprès de Pantone

1845 Une première édition du Blue Book est publiée.

1837 : Les premiers bijoux Tiffany étaient d’ores et déjà vendue dans une petite boîte bleue.

Charles Lewis Tiffany, le Setting et l’Icône Romantique

Alors que LVMH vient d’acquérir la mythique maison Tiffany’s pour 14,7 milliard d’euros, retour sur l’icône absolu du joaillier le plus populaire au monde !

L’histoire du joaillier Tiffany’s & Co s’écrit au milieu du XIXe siècle ; lorsque Charles Lewis Tiffany emprunte 1000 $ à son père pour ouvrir une petite papeterie et un magasin de fantaisie dans le centre de Manhattan. Très vite, la boutique devient le passage obligé des élégantes à la recherche d’atours un brin plus discrets. Il faut dire que la mode est alors à l’opulence victorienne et, sur les bijoux, cela se traduit par des pierres immenses montées sur des bagues encore un peu plus dimensionnées. 

L’attrait de la boutique Tiffany se niche dans l’approche différente de Charles Lewis – l’homme aime utiliser du métal pur à 92%, en même temps qu’il sillonne le monde et les expositions à la recherche des pierres les plus précieuses. Le joaillier qu’il est coupe ainsi les diamants et autres rubis selon leur brillance plutôt que le poids des carats. C’est ainsi qu’en 1867, il reçut une reconnaissance internationale en remportant le grand prix de l’artisanat d’argent à l’Exposition Universelle de Paris. Mais l’histoire du Setting, icône absolue du répertoire Tiffany’s & Co, apparaît une vingtaine d’années plus tard.

En 1886 donc, la mode des bijoux est encore et toujours celle de l’époque victorienne – lourdes décorations et gravures viennent presque étouffer l’éclat des pierres. Charles Lewis Tiffany aimerait justement changer l’équation. Ce qu’il recherche, c’est un moyen discret de laisser ses trésors briller sans faille – Charles Lewis Tiffany veut que la pierre et la seule pierre émerveille le monde ! Il imagine alors le Setting ; un anneau qui élève la pierre ; six broches qui viennent la soulever pour en maximiser le feu et l’éclat. Avec le minimum de métal possible, le fondateur de Tiffany’s & Co parvient à mettre en valeur la pierre. Mieux, le diamant ici s’élève comme s’il flottait au-dessus du métal… Le Setting est né, et sa légende ne tarde à s’ancrer dans l’imaginaire collectif.

Le Setting devient l’atour idéal pour être offert comme alliance, tant le bijou révèle et capture tout l’éclat du diamant pur. L’innovation de Charles Lewis Tiffany tient ainsi en ce qu’il parvient à concevoir une bague de fiançailles devenue le symbole absolu de l’amour et de l’engagement – une bague simple qui ne cache rien, ne laissant apparaître et briller que la nature sublime de la pierre. Et en 2016, la pièce n’a rien perdu de sa grandeur. L’occasion de son 130e anniversaire est pour Tiffany celle d’honorer toute sa pertinence. Tout au long de son histoire, le Tiffany Setting a en effet su maintenir et embellir son design original : un diamant taille brillant piqué et relevé par six griffes en platine. Rien de plus, rien de moins pour une bague érigée en figure de l’amour immuable.

Le Tiffany Setting en quelques dates clés :

Incontournable bague de fiançailles, le Tiffany Setting est devenu le témoin d’un amour éternel.

2017 : Jennifer Lawrence portait une version revisitée du classique Tiffany setting lors de l’événement Mostra à Venise.

2017 : Ophélie Guillermand pose pour la campagne “Will you ?” de Tiffany & Co avec le Tiffany Setting.

2017 : Le Tiffany Setting est au cœur d’une nouvelle campagne publicitaire, « Believe in Love« .

2016 : La campagne « I will » met en avant le savoir-faire des artisans en plein travail de montage sur le Tiffany Setting, sous la caméra du directeur artistique Keith Ehrlich.

2016 : La maison fête ses 130 ans en créant une édition limitée du Tiffany Setting disponible en 130 exemplaires et différentes déclinaisons.

2016 : Pour son mariage, Bridget Jones choisit le Tiffany Setting.

2015 : Sur le tapis rouge des Golden Globes, Amy Adams porte le Tiffany Setting.      

Printemps 2015 : Cora Emmanuel pose pour la campagne « Will you ? » de la maison avec un Tiffany Setting.

2015 : Afin de célébrer leur amour, Ashton Kutcher offre le Tiffany Setting à Mila Kunis comme bague de fiançailles.

2014 : La campagne vidéo “This is a Tiffany ring” met en avant le Tiffany Setting.

2013 : Tiffany & Co lance une collection de bijoux pour Gatsby le Magnifique qui inclut une bague de fiançailles “vintage”, considérée comme le Tiffany Setting que Carey Mulligan porte dans le film.

2013 : La bague de fiançailles de Kim Kardashian est un Tiffany Setting, qu’elle porte notamment sur le tapis rouge du “Tao Nightclub” pour son 34ème anniversaire.

2011 : Lee Pace joue le rôle du parfait fiancé et offre un magnifique Tiffany Setting à Laetitia Casta dans la nouvelle campagne de la maison.

Février 2011 : Pour le tapis rouge des Academy Awards à Hollywood, Anne Hathaway était parée d’un Tiffany setting.

2009 : Le Tiffany Setting fait son apparition dans le film Bride Wars.

2007 : Le diamant Tiffany Novo fait son apparition en hommage au diamant Tiffany Setting.

2000 : Charlotte de Sex and the City se fait offrir un Tiffany Setting par Trey dans la troisième saison.

1999 : La maison Tiffany lance une nouvelle taille de diamant sous le nom de Tucida.

1926 : Les États-Unis adoptent la norme de pureté de Tiffany (95 pourcent) en guise de norme nationale officielle applicable au platine.

1887 : Charles Lewis Tiffany achète les joyaux de la couronne de France pour réaliser ses Tiffany Setting.

1886 : Charles Lewis Tiffany créa le magnifique Tiffany Setting.

La Collection Rose Céleste De Dior, Arcanes et Art Divinatoire

La nouvelle collection éblouissante imaginée par Victoire de Castellane met en vedette l’art divinatoire, et le mysticisme de Christian Dior.

Réalisée en parfaite harmonie avec les collections de Maria Grazia Chuiri, la nouvelle collection Rose Céleste de Dior fait le pont entre la passion de Christian Dior pour l’art divinatoire… et les créations inspirées de l’actuelle directrice artistique de la maison. C’est que, Christian Dior avait pour le tarot et l’art divinatoire un attrait bien particulier. Il avait pour habitude de coudre un brin de muguet dans ses pièces couture. Dans ses mémoires, iconiques à elles seules, il notait : « Je serais bien ingrat, surtout bien inexact, si je n’inscrivais en capitales le mot ‘hasard’ au début de mon aventure. Celle-ci ayant été heureuse dans sa conclusion m’amène, par devoir de reconnaissance, à proclamer ma fidélité aux diseuses de ‘bonne aventure’. »

Il est vrai qu’à chaque moment décisif de sa vie, Christian Dior a su compter sur ces signes que le hasard de la vie mettait devant lui, pour prendre la bonne décision.  Un soir d’avril 1946, Dior hésite encore à créer une maison à son nom; réalisant ainsi un rêve d’enfant. Ce même soir donc, il croise, par trois fois, à l’angle de la rue Saint-Honoré et de la rue Saint-Florentin, un ami qui souhaite lui présenter Marcel Boussac – l’investisseur de sa maison. Cette troisième rencontre aboutit lorsque le regard de Christian Dior se pose sur une étoile à cinq branches en métal, sur le trottoir.

Cette étoile, prise pour un signe, devient une précieuse amulette pour Dior. De puissants symboles de la maison auxquels il faut ajouter la rose des vents – aujourd’hui mise au coeur d’une collection joaillière reprenant tout des arcanes propres à la maison Dior. « J’ai été inspirée par un sol à Granville, la maison des parents de Christian Dior dans laquelle il  avait grandi, c’est la rose mais sous une autre forme, la rose des vents. C’est aussi l’idée du voyage de Christian Dior qui a longtemps fait voyager ses collections à l’étranger » précise Victoire de Castellane.

Une figure géométrique à trente-deux divisions utilisée par les marins, désormais magnifiée par celle qui depuis 1998, n’a cessé de faire jaillir la poésie, le merveilleux, la fantaisie, la couleur des créations joaillières!

D’où vient la fulgurance de Victoire de Castellane? « J’ai tout appris avec Karl Lagerfeld pendant mes quatorze années passées chez Chanel. Ce fut une véritable éducation. Comment revisiter les codes d’une maison ? Comment jouer avec et les moderniser ? Avec ce côté ludique et spontané qui est très important pour moi, tout comme l’est la liberté de créer, l’envie, le plaisir de la beauté et celui d’observer ce que la nature fabrique et comment on peut la transformer. »

Aujourd’hui donc, le grigri de Monsieur se décline à l’envie dans la collection Rose Céleste — une nouvelle rencontre hautement réussie entre l’esprit franchement facétieux de Victoire De Castellane, et l’esprit de la maison ! Côté recto, les atours dévoilent une lune en nacre, constellée d’étoiles en or blanc sur un ciel d’onyx. Coté verso, un majestueux soleil fait briller ses neuf rayons en or jaune ciselé. Rose Céleste se complète de trois précieux fétiches inédits – boucles d’oreilles, bague et bracelet – réinventant ces motifs porte-bonheur. Une parure à découvrir en images, sublimée par l’égérie Cara Delevingne.

Emilienne d’Alençon, La Cocotte Est Une Icône De Mode

On cantonne, à tort, les cocottes de la Belle Epoque au statut de filles de joie. Emilienne d’Alençon tient pourtant lieu de figure de mode, à une époque où les femmes se cantonnent à la rigueur du ‘bon ton’.

Elle prend goût aux fanfreluches dans la blanchisserie de sa tante, à Montmartre. Comme nombre des grandes horizontales de la Belle Epoque, Emilienne d’Alençon grandit dans un milieu défavorisé. Quelles perspectives existent pour les femmes comme elles? Peu. Très peu. Elle fait ainsi son entrée dans le demi-monde à 15 ans — d’où lui vient ce nom? De Laure de Chiffreville. Un soir qu’elle fréquenta la table d’un chroniqueur du Gil Blas, Émilienne Marie André arbore un corsage en dentelle, déniché dans la blanchisserie de sa tante. La dentelle faite à Alençon, la prostitué qu’est déjà Laure de Chiffreville la baptise de ce nom… En même temps qu’elle lui promet un avenir brillant.

Elle ne s’était pas trompée! Poussée sur la scène par ce même chroniqueur mondain, Charles Desteuque, Emilienne se produit une première fois au Cirque d’Eté. Là, elle attire l’oeil de l’héritier des champagnes Veuve Clicquot. Un certain Jacques d’Uzès. Il est prêt à tout pour l’épouser. A commencer par faire son éducation — et ce n’était vraiment pas gagné. On raconte qu’un jour, assistant à une représentation de Racine, la belle s’est endormie; se réveillant en sursaut, elle annonça à l’assemblée :  « Ne dites rien à l’auteur, il pourrait être vexé. »

Soit. Jacques d’Uzès l’installe dans un hôtel particulier sur les Champs-Elysées. Il meubla le palace des grandes stars de l’époque. Qui? Gaudi et Majorelle. Mais sa famille ne voulant rien entendre, elle envoie Jacques d’Uzès au Congo. L’idylle s’arrête ici. La vie de courtisane d’Emilienne d’Alençon ne fait, elle, que commencer.

Parmi ses conquêtes?  Edouard VII, le Kaiser Guillaume, Jacques Hennessy… Elle compris son époque comme personne ; elle qui aimait à déclarer:  « Quand tu couches avec un bourgeois, tu es une putain. Quand tu couches avec un prince, tu es une favorite. » Emilienne, elle, ne jura que par des hommes à la hauteur de Leopold II. D’ailleurs, l’ancien Roi des Belges quitta la Belle Otero, pour elle. Elle qui, bien plus tard, écrivit dans ses mémoires : « Il n’avait qu’un désir, passer inaperçu. Cuire lui-même un oeuf sur le plat lui paraissait le comble du bonheur. » Emilienne avait une vision bien plus clinquante, du bonheur!

Les diamants de la Rue de La Paix. Boucheron, Cartier… Les toilettes les plus rares confectionnées spécialement pour elle par Jacques Doucet… En 1897, le magazine La Mode relève: « Nous avons rencontré Emilienne d’Alençon, colombe roucouleuse avec pour plumage une robe gris tourterelle garnie de chinchilla tout à fait exquise. » C’en était fait, Emilienne comptait parmi les muses de son temps.

On la retrouve en effet dans les toiles de Toulouse Lautrec! Mieux, la ville de Cabourg fait la promotion des bains de mer avec une réclame montrant Emilienne d’Alençon poursuivie par une horde de courtisans. Nadar la photographie. Plus qu’une célébrité, elle est même caricaturée par le mythique Sem, à Trouville; preuve de sa position très particulière dans la société Parisienne d’alors. Au Casino de Monte-Carlo, sa personne trône sur la salle des jeux au milieu d’une murale représentant les Trois Grâces de la Belle Epoque : elle, Liane de Pougy et la Belle Otero!

En 1919, sa position dans la vie mondaine et dans la mode lui permet d’écrire ce qu’on dit avoir été un bestseller: son livre, Secrets De Beauté Pour Etre Belle…Elle fut en effet une véritable icône de mode. Elle qui devança les interdits de son temps pour se baigner en tenue de bain. Une sorte de blasphème au ‘bon ton’ que son amie, une certaine Coco Chanel, trouva absolument admirable. D’ailleurs, elle fut l’une des premières à porter fièrement les créations de Chanel. Contribuant largement à faire de ce style simplifié, dépouillé; ce style de femmes actives et libres, un summum du chic! Le lien est tel qu’en 2017 la maison qui survit à Coco édita une merveille de joaillerie. Une montre-bijoux baptisée ‘Emilienne’: sertie de 80 diamants, pour un total de 9,31 carats. Une pièces mêlant splendeur et simplicité — une pièce très Emilienne d’Alençon, c’est vrai!

Sarah Bernhardt, Actrice, Cocotte et Icône De Mode


On cantonne, à tort, les actrices de la Belle Epoque au statut de filles de joie. Elles sont, avant tout, celles qui, par leur extravagance, ont permis l’envolée du luxe et de la mode. Et Sarah Bernhardt tient lieu d’icône absolue !

A 15 ans, le Duc de Morny l’introduit au monde du théâtre. L’homme derrière la fondation de Deauville met le pied à l’étrier à Sarah Bernhardt — première grande actrice internationale. A son compte? Plus de 120 rôles. On dit d’elle qu’elle inventa le star système; qu’elle initia nombre d’extravagances vestimentaires, entrées, aujourd’hui, dans les habitudes des femmes. Elle fut une véritable icône de mode. De celles qui inspirent autre chose aux femmes; de son époque, et celle d’après.

Il faut dire qu’à la Belle Epoque, l’actrice, tantôt cocotte, tantôt grande horizontale, figure tout ce qui est impossible aux femmes de la bonne société. Si bien que les représentation de théâtre ou d’opéra donnent à lieu à la distribution de feuillets décrivant avec une précision folle les tenues arboraient par les artistes stars. Parmi elles, Sarah Bernhardt tient lieu d’icône absolue!

Cocteau dirait « un monstre sacré ! » C’est pour elle que le plus mondain des académiciens pensa le terme… Que trouve-t-on dans ces feuillets? La description exacte des pionniers de la couture qui, par amour de l’art et du beau, confectionnaient aussi les costumes de théâtre. C’est, avant Chanel et Nijinsky, Dior et Grace Kelly, Deneuve et Yves Saint Laurent… C’est Sarah Bernhardt et Charles Worth et Jacques Doucet. Robes, chapeaux, parfums, maquillage — tout y est décrit de façon à ce que la bourgeoisie copie et achète un bout de la vie libre et bohème de Sarah Bernhardt.

Elle contribua a lancé la mode de la ligne S, en 1898. Bientôt, la robe Delphos de Fortuny devient un it. Mieux, célébrée dans le monde entier pour la façon si splendide qu’elle a de mourir sur scène, dans un déshabillé — elle fait de cette tenue un basique de la vie domestique. Et ce, chez les femmes du monde entier!

Ayant fait dix fois le tour du monde; s’étant rendue jusque dans les tribus amérindiennes; se produisant dans toute l’Amérique… Sarah Bernhardt a largement contribué à la réputation de ces couturiers, et joailliers exerçant à Paris. La rue de la Paix et la Place Vendôme lui doivent beaucoup ! Boucheron, notamment. Avec elle, et pour elle, il réalise des bijoux à couper le souffle… Quand il ne conçoit pas, en 1882, la pièce la plus iconique des tenues de Sarah Bernhardt: un plastron comme une guirlande de fleurs, serti de 317 diamants.

René Lalique fut aussi un grand collaborateur. Il peaufine, avec le goût et l’audace de Sarah Bernhardt, un style qui, bientôt, le place au panthéon des artistes Art Deco. A l’exposition universelle de 1905, il est celui qui attire louanges et exaltation. C’est que Sarah Bernhardt avait l’oeil, et le bon, pour remarquer les talents qui aujourd’hui encore provoquent une émotion sans pareille. Alphonse Mucha, par exemple. C’est elle qui le repère et lui offre de réaliser les réclames de ses spectacles. Etalées sur les colonnes Morris, les affiches inaugurent la publicité, et le style Art Nouveau!

De la poudre de riz en passant par les apéritifs, Sarah Bernhardt incarne l’aspiration des femmes de son temps. Et c’est Marcel Proust qui capture à merveille le personnage dans son chef d’oeuvre A La Recherche Du Temps Perdu. Elle est ‘La Berma’… Celle qui, d’ailleurs, lance en 1905 la vogue pour le cinéma. Elle qui achève sa carrière en tournant dans l’un des premiers films de l’histoire. Mais ça, justement, en est une autre!

La Palme d’Or Du Festival De Cannes, Un Graal d’Orfèvre

Elle est sans doute la récompense la plus convoitée de la galaxie cinéma – la Palme d’Or du Festival de Cannes n’existe pourtant que depuis 1975. 

Le manque de moyen et les rebonds de l’histoire ont souvent freiné l’avènement du Festival de Cannes. En 1975, tout semble concourir à l’ancrage glamour et féérique de l’évènement. 

Des années durant, les films récompensés l’étaient en effet par le simple titre de « Grand Prix du Festival International du Film. » Claude Lelouche pour Un homme et une femme en 1966, Francis Ford Coppola avec Conversation en 1974… Voici donc l’année 1975 où le Festival de Cannes, renouant avec son prestige originel, confie à la joaillière Lucienne Lazon l’élaboration de sa récompense. Glissée dans un bel écrin en cuir rouge, capitonné de veau velours blanc, la Palme décalque les armoiries de Cannes et les palmiers qui bordent la Croisette. Si sous le soleil Méditerranéen, l’histoire du Septième art reprend ses lettres d’or, le trophée devient bijou en 1990. 

Le trophée au 118 grammes d’or est alors confié au maître incontesté de la haute joaillerie, la maison Chopard! La Palme d’Or devient dès lors cette pièce iconique, faite à la main. Dans les ateliers Chopard de Meyrin, près de Genève, la Palme Cannoise se monte ainsi sur un socle en coeur, signature de la maison depuis des siècles! Pensée par Thierry de Bourqueney, la Palme tient désormais sur un cristal massif et électrisant. 

Moins de dix ans plus tard, Caroline Scheufele en reprend le travail: « Je suis très heureuse et fière que la Palme d’Or, que j’ai redessinée en 1998, puisse aujourd’hui bénéficier d’un or traçable, extrait dans des conditions respectueuses des hommes et de l’environnement. » Et il est vrai que le trophée a tout du graal – une prouesse éblouissante et responsable! Ne reste plus qu’à savoir celui qui, parmi les cinéastes sélectionnés, repartira avec la palme aux 19 feuilles plaquées d’or pur… Pedro Almodovar? Quentin Tarantino? Bong Joon Ho? Réponse le 25 Mai 2019! 


Sous le Signe du Lion, Le Nouveau Chapitre Joaillier de Chanel

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Août 1920. Coco Chanel est dévastée. Son grand amour, Boy Capel, vient de disparaître dans un accident… Et c’est à Venise et son charme chimérique que la couturière doit sa rémission. Là, au coeur de la cité des Doges, Coco découvre la présence réconfortante d’un animal totem. Son signe astrologique, en même temps que le gardien de la Sérénissime — le Lion devient l’élément du langage symbolique de la rue Cambon ! Quelques années plus tard, en 1932, la toute première ligne de joaillerie composée par Chanel met en vedette des bijoux tous fait de diamants, mettant en scène le lion… 

 

Mais devant la bronca des joailliers de la place Vendôme, Chanel est forcée à la démonter. Entièrement. C’est en ce sens que la collection de Haute Joaillerie Sous Le Signe du Lion célèbre depuis 2013 l’oeuvre magistrale de Mademoiselle. La collection s’ouvre cette fois sur un nouveau chapitre et, autour de 8 pièces aussi inspirées qu’audacieuses, place le lion au coeur de bijoux magistraux ! Des médailles bleu lapis et blanc astral — référence au lion de la place Saint Marc. Des bagues lion en or jaune 18 carats, diamants et lapis-lazuli décalquent dans une splendeur rare le lion sculptural de Venise. Celui-là même qui trône dans un style baroque vénitien ! Des pièces à l’allure astrale, infiniment chargées de mystère…

Le Coeur Chopard, Celui d’un Joaillier au Grand Coeur

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Il y a de ça 158 ans, le talent d’horloger-joaillier de Louis-Ulysse Chopard attire à lui des clients aussi prestigieux que le Tir Fédéral, la société Suisse des chemins de fer et le Tsar Nicolas II. Il faut dire que l’artiste mêle comme nul autre esthétique mirifique et techniques savantes procédant de pièces aussi belles que complexes… Ses superbes garde-temps lui valent très vite une réputation de faiseur de merveilles — des pièces fiables et de haute qualité qui se perpétuent aujourd’hui encore. Mais la maison Chopard est depuis passée maître dans la Haute Joaillerie. Emblème intemporel du savoir-sublimer les pierres, le coeur en est la signature iconique ! 

 

L’attachement de Caroline Scheufele au cœur dénote d’un détail particulier. « Si j’associais Chopard à un objet, ce serait un grand coeur, car il y a une famille derrière. » La famille est le fil conducteur de la maison — fondée par Louis-Ulysse Chopard, elle est rachetée en 1963 par Karl Scheufele. L’homme l’ancre vers la modernité et, avec le soutien inconditionnel de sa femme, parvient à léguer à ses deux enfants Caroline et Karl-Friedrich, une maison joaillière éminemment prospère. Une famille unie autour d’un cœur pour emblème, Chopard exprime à travers ce symbole universel toute la pertinence de l’amour cosmique. Et c’est niché dans ses plus belles créations que le messager des déclarations d’amour en distille tout le mysticisme. 

 

Venant ainsi ponctuer la Palme d’Or, le coeur Chopard signe d’une précieuse allégresse l’un des trophées les plus convoités au monde. Mieux, en 2015, la maison étoffe la symbolique de sa signature autour d’une collection Happy Hearts venant conjuguer la grandeur des diamants à l’iconographie du coeur — l’expression absolue des sentiments ! Chopard produit ici une collection dont le goût et la générosité se destinent à orner des femmes au grand cœur. Bijoux talisman, les coeurs Chopard varient à l’infini pour associer les couleurs les plus nobles à la somptuosité des diamants…  Le bonheur éternel capturé dans une figure immuable ! 

Les Diamants Chopard

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Chopard n’a pas son pareil pour exalter la majestueuse beauté de la Nature — piqués en solitaire, pendant au cou ou d’oreille, les diamants constituent pour le joaillier Suisse une source intarissable d’enchantement. Et les précieuses créations signées de la maison se révèlent bien souvent complices de joie et de bonheur. Des dîners aux chandelles au tapis rouge, Chopard honore ainsi l’excellence du hasard autour d’un travail raffiné de joaillerie —  des pièces uniques qui rendent un éblouissant hommage à la plus précieuse des pierres. Chacun des bijoux qui porte la signature Chopard possède, conte et distille une histoire particulière…. Celle d’une expertise, véritable coeur battant de la maison ; une conception du diamant centrée autour du concept de 5C. 

 

Les diamants, Chopard les conçoit comme un éblouissant hommage à l’histoire, à la lumière et aux couleurs de la Nature. La maison cherche à sélectionner chaque pierre individuellement de façon à dénicher celle à la pureté exceptionnelle. Mais c’est la combinaison avec les autres C qui confère toute leur beauté aux diamants Chopard. Carat, Clarté, Coupe et Couleurs ! Formés il y a des millions d’années, les diamants peuvent être compris comme l’oeuvre maîtresse de la Nature — soumis à des conditions de température et de pression extrêmes, c’est lors de ce processus de cristallisation que des inclusions se forment dans la pierre. La pureté du diamant, elle, se lit au nombre, à la taille et à la nature de ces imperfections. Les pierres les plus rares sont certes incolores et transparentes, mais elles gagnent leur magnificence lors de la coupe réalisée par les maîtres artisans de la maison Chopard. Et c’est dans ce jeu avec la lumière, par sa façon de capturer et de réfléchir qu’un diamant révèle tout son éclat.

 

L’un des diamants les plus fous jamais travaillé par la maison est Le Queen of Kalahari… En 2016, ce diamant rare de 342 carats a ainsi donné naissance à The Garden of Kalahari — un ensemble de vingt-trois diamants, dont cinq de plus de 20 carats. La virtuosité des ateliers Chopard, sublimant avec maestria chaque rai de lumière, a ici permis la composition de six atours aussi sublimes qu’hypnotiques ; un audacieux ballet de symboles poétiques et oniriques faisant de ces pièces de Haute Joaillerie un raffinement absolu ! L’histoire d’une pièce parfaite qui ne peut que secouer le coeur d’émotions. 

Elizabeth Taylor et Bulgari, une Affaire de Parures Légendaires

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Elizabeth Taylor était une actrice à part — de celles à l’aura de divas capables de transmuer toutes pièces en légende. La belle aux yeux couleur d’améthyste avait par exemple la particularité d’agrémenter ses tenues de scènes au gré d’atours personnels. D’ailleurs, dès 1962, sur le tournage de Cléopâtre, l’oeuvre de sa vie, l’actrice s’éprend d’une montre-bracelet vénéneuse… Une pièce sulfureuse signée de la maison Bulgari. Coulée dans un or pur, la montre s’enroule autour du poignet, laissant ainsi la tête et la queue du serpent pavées de diamants ; les yeux en émeraudes ! Photographié au poignet d’une Elizabeth Taylor dans son rôle de Cléopâtre, le bijou Bulgari est immédiatement érigé au rang d’icônes. C’est que, sur le tournage de Cléopâtre, Elizabeth Taylor bientôt scandalisera le monde au bras d’un certain Richard Burton. 

 

Lorsqu’ils se rencontrent sur le tournage du film, à Rome, Burton et Taylor sont tout les deux mariés. Mais qu’importe puisque l’amour vient de frapper ! Les paparazzis les harcèlent ; leur romance s’affiche en Une des tabloïds — le scandale est tel que le Pape lui même se dit choqué. Forcé dans un premier temps de vivre cet amour loin des caméras, c’est en Bulgari que se vit la relation. « Richard était tellement romantique qu’il trouvait toujours une excuse pour m’offrir un bijou » écrit plus tard la dernière icône d’Hollywood. Richard Burton, lui, se rappelle: « J’ai fait connaître la bière à Liz et elle m’a fait connaître Bvlgari. » Témoins muets de cet amour hors norme, les bijoux Bulgari deviennent éminemment associés au personnage d’Elizabeth Taylor. 

 

Richard Burton s’en amusait… « Le seul mot que connaît Elizabeth en italien est Bulgari. » Cet amour du sublime, cette passion pour la magnificence Bulgari ont ainsi conduit Elizabeth Taylor à constituer une collection spectaculaire. En 2013, Bulgari a donc regroupé les pièces portées ou collectionnées par l’actrice pour les présenter au public à travers une exposition toute aussi spectaculaire ! A Pékin, Shanghai, Londres, le monde est littéralement tombé en pâmoison. C’est que, devant tant de grandeur, la beauté vénéneuse du Serpent Bulgari ne peut qu’envoûter toute personne s’y approchant d’un peu trop près.

 

Elizabeth Taylor et Bulgari, Quelques Dates Clés

2016 : Bulgari réalise une exposition sur les bijoux Bulgari de Elizabeth Taylor à Londres. 

2016 : Dans la Galerie Nationale de Victoria à Melbourne, Bulgari réalise une nouvelle exposition sur les bijoux Bulgari des grandes personnalités, dont la parrure en émeraudes et diamants d’Elizabeth Taylor portée dans le film Cléopatre. 

2015 : Bulgari réalise une exposition sur les bijoux Bulgari de Elizabeth Taylor du 29 mai au 9 juin à Shanghai. 

2015 : Bulgari réalise une exposition sur les bijoux Bulgari de Elizabeth Taylor du 29 avril au 12 mai à Pékin.

2013 : Bulgari organise un événement durant lequel la maison présente les bijoux portés par Elizabeth Taylor.

2011 : La parure de Elizabeth Taylor est fait désormais parties des listes de la maison des enchères Christies. 

2002 : Le livre « My Love Affair with Jewerly » reprenant les mots de Elizabeth Taylor est publié : elle évoque sa fascination pour les bijoux Bulgari.

1972 : Burton offre à Elizabeth Taylor pour ses 40 ans un collier saphir Bulgari.

1966 :  Elizabeth Taylor porte la parure Bulgari en diamants et émeraudes lors des Academy Award.

1963 : Elizabeth Taylor posséde désormais le bracelet en émeraudes et diamants.

1962 : Elizabeth Taylor porte un collier Bulgari en émeraudes et diamants offert par Richard Burton durant le tournage de « Cléopâtre ».