Dover Street Market, le Temps d’une Mode Pointue et Non-Conformiste

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Inauguré en 2004 à Londres, le Dover Street Market dès ses débuts surprend par sa sélection mêlant sans prétention pièces de luxe et travail de designer encore inconnu. « Au début, nous avons approché quatre personnes: Hedi [Slimane], Raf [Simons], Alber [Elbaz] et Azzedine [Alaïa] » se souvient Adrian Joffe. Tous les quatre ont alors accepté de composer des pièces exclusives pour le lancement du magasin. Dès lors, Dover Street Market s’impose comme la maison naturelle de l’avant-garde, l’expérimentation mais aussi et surtout pour sa sélection pointue des collections des maisons déjà confirmées. Temple de la mode à la fois libre et ultra-spécialisé, le Dover Street Market a aussi cela d’exceptionnel qu’il présente et compose les univers de façon toute à la fois précise et différente : sous l’égide de Rei Kawakubo, créatrice de Comme des Garçons et reine emblématique de l’avant-garde, DSM s’imagine comme un espace haut de gamme à la créativité débordante. Conceptualisé par l’idée de ‘beau chaos’, le magasin ne cesse d’attirer à lui professionnels et passionnés.

Avec son époux Adrian Joffe, Rei Kawakubo imagine alors Dover Street Market comme un magasin aux allures de galerie d’art. Pour la première fois, un magasin prenait en considération des notions de conservation, redonnait aux baskets et autres bijoux leur statut d’oeuvre d’art en les présentant comme rarement elles le furent auparavant. Très vite, Dover Street Market devient aussi une expérience shopping privilégiée – un véritable antidote au conformisme et à la culture du centre commercial. Il faut dire que leur approche est plus spontanée, intuitive et créative. « Au Japon récemment, Burberry a ouvert un magasin phare de plusieurs millions de dollars » précisait en 2004 Rei Kawakubo « Il sera l’antithèse de cela. Heureusement, nous n’avons pas beaucoup d’argent, donc nous ne pouvons pas nous permettre de marbres. Nous devons trouver une idée qui ne coûtera pas trop. » Un manifeste délibérément anti-luxe donc qui rapidement s’étend à Tokyo et New York.

Il faut dire le Dover Street Market refuse de répondre à l’exigence d’une mode industrialisée, forcée d’oublier le passé, tirée à marche forcer vers le neuf. C’est ainsi qu’en 2014, la maison Prada réintroduit sa célèbre collection de 2008 en exclusivité pour DSM. En 2016, le magasin fait peau neuve et se transforme ; sur ses cinq étages et désormais 3000 m2 de l’ancien siège de Burberry – celui-même inauguré par Thomas Burberry en 1912 – se côtoient alors maisons de luxe et labels de jeunes premiers. Gosha Rubchinskiy ou Dior, Loewe ou Vetements, Gucci ou Jacquemus, les univers s’encastrent pour finalement mieux dialoguer.

L’Ecrin Monégasque des Omega Speedmaster et Seamaster

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Ce n’est autre que le jour du 1er Janvier 2017 qu’Omega a choisi pour inaugurer en toute discrétion l’un de ses nouveaux points de vente, en Principauté de Monaco. Fondée en 1848 par le biennois Louis Brandt, la manufacture s’impose rapidement comme un partenaire de choix des grands rendez-vous historiques, et ce, dès 1909. Il faut dire qu’Omega a su développer une technologie d’une précision extrême. C’est ainsi que l’horloger suisse fut désigné pour accompagner les astronautes de la NASA dans le cadre de son programme spatial américain Apollo – populairement admis comme le voyage sur la lune. En un coup de cils, plus vite qu’il n’en faut pour comprendre que l’homme vient de fouler le sol lunaire, la Speedmaster Professional vient de devenir la seule et unique montre a n’avoir jamais marché sur la Lune.

Excellence et sportivité, telles sont les valeurs dont l’Omega Seamaster se veut porteuse. Ainsi, la manufacture marque une nouvelle fois les esprits en éditant la Seamaster, dont l’ambassadeur n’est autre que le plus charismatique des agents secrets, celui de sa Majesté, alias James Bond. Ainsi, la prestigieuse maison se niche dès à présent au coeur du prestigieux et légendaire Casino de Monaco ; un écrin de 80m2 à la distinction assuré, arborant un décor luxueux où le raffinement et le prestige s’expriment à chaque recoins. Avec son espace chaleureux organisé autour de quatre éléments clés: le soleil, l’eau, la terre et, bien sûr, le temps, c’est une pluie d’acier qui vient ici invoquer toute la puissance des talents Omega. A Monte-Carlo donc, le décor intérieur s’articule autour de matériaux naturels, aux couleurs élégantes et intemporelles, servant une atmosphère propice à la découverte et l’admiration des pièces emblématiques de la manufacture, de la Moonwatch à l’inimitable Seamaster.

Le Nouvel Ecrin Chanel du Printemps Haussmann

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Trois espaces en un, au cœur de la mode Parisienne – Chanel ne l’avait jamais fait auparavant. En réunissant autour d’un escalier intérieur en thassos, ses espaces mode, accessoires et horlogerie-joaillerie, la maison réalise un espace inédit qui, naturellement, trouve sa place au sein du Printemps Haussmann. C’est à l’architecte Peter Marino que Chanel a fait appel pour réaliser cette création originale ponctuée de vitrines à chacun des trois étages. Ainsi, derrière la façade de laque, le sol alterne marbre, parquet et tapis de laine tissée pour un effet retro-vintage, classique et classieux avec les murs, quant à eux, en laque et tissus nobles.

Un décor élégant donc, éclairé de deux lampes en bronze, métal martelé, cristal et pierre de lave dessinées par les designers Delos & Umbiedos. Un plaisir pour les yeux – raffinement typiquement parisien et à la modernité intemporelle, voilà que ce nouvel écrin accueille les pièces les plus mythiques mais aussi les plus actuelles de la Dame aux Camélias…

Reprenant évidemment les codes de Chanel, cet espace est embelli par une oeuvre d’art de Paola Pivi : toute en franges de perles nacrées et dorées, elle rappelle les sautoirs iconiques tant adorés par Gabrielle. Clin d’oeil aussi à l’amitié qui lie depuis toujours les artistes à Chanel, l’affiche de la publicité Chanel N°5 qui reprenait la célèbre oeuvre d’Andy Warhol de 1985, répond ici à une oeuvre contemporaine, inspirée du camélia si cher à Mademoiselle, signée Peter Dayton. A la manière d’une visite privée, à l’écart de la foule, la nouvelle boutique Chanel se visite sans plus tarder !

Chanel Ouvre sa Première Boutique Beauté

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C’est une première pour la maison Chanel qui inaugure sa nouvelle boutique beauté, entièrement consacrée à ses lignes de maquillage et à ses mythiques fragrances.

Les inconditionnelles de la marque peuvent dès à présent retrouver l’intégralité des lignes de maquillage, des produits de beauté en avant-première et des teintes inédites en exclusivité. L’univers du parfum réunit bien évidemment les parfums iconiques de la marque comme le Chanel N°5, Allure, Chance ou encore Coco Mademoiselle, mais également la collection de parfums Les Exclusifs que l’on pourra découvrir aux côtés des experts parfumeurs Chanel. « Une femme sans parfum est une femme sans avenir. » affirmait l’illustre Coco Chanel.

Située au 382 rue Saint Honoré à Paris cette boutique éphémère voit le jour, à dessein, en vue des travaux de rénovation de l’adresse mythique de la maison rue Cambon prévus pour 2014. Parfaitement maquillée de la pointe des cils jusqu’au bout des lèvres, les ongles vernis et le teint lumineux, il ne vous restera plus qu’à élire votre fragrance, pour laisser dans votre sillage, un souvenir inoubliable.

Jaeger-LeCoultre : 180 Ans Dédiés à La Haute Horlogerie

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Tchekhov nous disait : « Pour connaître la sensation du bonheur, il faut autant de temps que pour remonter sa montre ». Une montre au temps mécanique, savant et pointilleux. Une montre qui excelle en élégance et en technologie, toujours en développement. Une montre innovante. Tel est le bonheur que nous propose Jaeger-LeCoultre depuis 1833.

Pour fêter ces 180 ans dédiés à la Haute Horlogerie, la maison organise de nombreux événements exclusifs, aménageant sa fameuse boutique parisienne en un haut lieu de rencontre de passionnés. Elle propose également un nouvelle collection qui reprend avec sensibilité, technique et justesse ses mythiques garde-temps. Baptisé Jubilée, « Hommage à Antoine LeCoultre », elle fait une révérence à son père, inventif et autodidacte du savoir-faire horloger. La manufacture de la vallée de la Joux présente ainsi sa célèbre Master, version Grande Tradition Tourbillon Cylindrique à Quantième Perpétuel, ou Ultra Thin. On peut retrouver aussi l’Atmos, la pendule perpétuelle, ou la fameuse Reverso, créée en 1931 à la demande des amateurs de Polo, répondant au besoin de protéger le cadran d’éventuels chocs. 

Mais la plus onirique et poétique de ces montres est sans nul doute la Rendez-Vous Celestial. Elle  apparaît comme la consécration du génie technique et esthétique qu’exerce la manufacture Jaeger-LeCoultre depuis bientôt deux siècles. C’est un fidèle hommage aux métiers d’art. Elle présente une voûte céleste ornée d’un diadème de diamants, une constellation apposée sur une plaque de lapis lazuli, et une étoile filante perçue comme allégorie du temps. Véritable invitation au voyage galactique, elle montre la position des étoiles ainsi que le calendrier zodiacal. Pour un rendez-vous astral et face à son destin, pour un rendez-vous exceptionnel d’art, rendez-vous à la boutique Jaeger-LeCoultre, numéro 7 place Vendôme.

L’épopée Manga Selon Gucci

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Pour sa première campagne de l’année, Gucci associe sa collection printemps-été Croisiére au dessinateur et auteur Hirohiko Araki. Un coup de maître de la directrice des créations Gucci, Frida Giannini, qui nous offre une campagne prestigieuse. Deux univers trés différents cohabitent au sein d’une seule et même épopée, afin de célébrer deux événements, le 90éme anniversaire de la marque et le 30éme anniversaire de Hirohiko Araki . On retrouve la collection Croisiére aux matières légères et élégantes réhaussées de couleurs criardes, un romantisme presque féérique. 

Hirohiko écrit donc une histoire inédite composée d’images poétiques et dynamiques où l’on retrouve le graphisme de l’univers manga allié au design de la maison Gucci. Il reprend son héroïne pour incarner une jeune étudiante, Jolyne Cujoh, qui hérite d’un trésor siglé Gucci constituant un ensemble de pièces emblématiques de la nouvelle collection. Ainsi elle entame un fabuleux voyage pour percer les secrets de ce sublime héritage. Dans cette rocambolesque épopée, Hirohiko intègre des personnages d’après des couturiers de renom dont Gucci: « la magnifique Collection Cruise de Frida, avec ses couleurs et ses designs graphiques affirmés, a mis mon esprit en ébullition dès qu’elle me l’a présentée. A partir de là, les personnages et le scénario me sont venus tout naturellement. Cette collaboration a été extrêmement stimulante », déclare Hirohiko Araki.

Le résultat est fantastique, une épopée poétique faite de longues silhouettes sublimées par un trait fin et aguéri, parsemée de fleurs et de couleurs vives. Le manga nommé « Jolyne, Fly High with Gucci », fait un éloge grandiose à l’univers Gucci bercé par des références à l’histoire de la marque comme les mocassins ou encore le motif Flora. Les illustrations de Hirohiko Araki seront exposées dans 70 boutiques de la marque à travers le monde à partir de mi-février.

« C’est sans aucun doute l’une des collaborations les plus agréables sur laquelle j’ai pu travailler. Les personnages créés par Hirohiko apportent une énergie, une sensualité et un attrait qui donnent vie à ma Collection Cruise de manière irrésistible. Je suis persuadée que son installation interpellera les gens et les fera s’arrêter dans toutes les villes du monde, et qu’ils s’immergeront dans le fabuleux monde fantastique qu’il a créé » déclare Frida Giannini.

Il est donc de bon goût de se laisser entraîner dans une histoire inédite signée Hirohiko Araki pour Gucci.

Kevin Lyons Revisite la Converse pour Colette

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Kevin Lyonsréinterprète la Converse et offre un modèle « bleu-Colette », pour le mois de l’illustration. 

L’épopée Converse a l’essence de l’icône. Au début du XXe siècle, le Marquis Mills Converse tombe dans l’escalier et, manque de se fracturer la cheville. En 1908, il décide de créer des chaussures avec une semelle en caoutchouc, pour ne pas glisser : la converse All Star est créée en 1917. Chuck Taylor, joueur de basket passionné, à l’âge de 17 ans, acquiert sa première paire de All Star. Inspiré par sa basket, il se rend à Chicago : dans les bureaux de Converse, il propose des innovations pour adapter la basket à sa passion. Ces chaussures mettent à jour l’uniforme des joueurs. Taille haute, lignes élancées et coupe sportive, elle se métamorphose, une première fois, en 1962 : la version courte – Oxford – supplante la Chuck, et entre dans la pop culture américaine. La marque scellée d’une étoile devient alors un état d’esprit.

Érigée en pièce du cool, il n’est pas étonnant de la trouver, un siècle après la basket pionnière, dans le temple parisien du genre. « Sarah Colette que je voyais souvent porter des Chucks, n’a jamais cessé d’encourager mes créations artistiques. L’idée de cette collaboration est donc arrivée naturellement » confie Kevin Lyons. Après avoir paré semelles et languettes de la sneakers Nike Air Max 90 Current en 2008, le fameux petit monstre farceur de l’illustrateur, cette fois se démultiplie à l’infini sur la converse en canvas. Mugs, coques d’iPhone 5, mais aussi bougies, pochettes d’iPad n’échapperont pas à l’invasion. Pire, même les biscuits en sous-sol du concept-store seront infestés. La pandémie est prévue pour le 10 décembre 2012, chez Colette. 

1- Ancien directeur Urban Outfitters.