La Bougie Diptyque

 

Paris, 1961. Trois amis s’associent et ouvrent une boutique au 34 boulevard Saint-Germain. Ils y présentent des tissus avant-gardistes, créés de leurs propre sèves et, une multitude d’objets rapportés de leurs virés à travers le monde. Très vite, ce mic-mac devient un haut lieu de la vie parisienne et, les curieux ne tardent pas à fouler le sol d’un univers culturellement riche, coloré mais surtout inspiré. C’est avec l’idée de parfumer la cire de bougies colorées à la manière de leurs tissus qu’en 1963 ils lancent une bougie parfumée.

Bienvenue dans un monde où une effluve inimitable habille l’atmosphère d’une pièce, y laissant planer une ambiance rythmée comme une mélodie. L’adresse ne tarde pas à échapper aux pionniers, se murmurant, comme un secret, de bouche à oreille. Un pot de verre comme un écrin fait à une cire composée de différents dosages de cire végétale et minérale, des mèches dressées une à une manuellement, le tout griffé d’une étiquette ovale calligraphiée à l’encre noire : Desmond semble avoir réussi son pari – servir le sens par l’image, parvenant ainsi à faire conter à chacune de ses créations une histoire. Et, comme tout artefact, l’emballage est souvent reconnu avant le nom car, voilà près de 50 ans que les références des senteurs diptyque rendent hommage à la nature, à travers l’utilisation de matières premières choisies avec minutie.

Le mantra hypnotique des bougies diptyques n’échappe pas à Catherine Deneuve qui semble résumer le mieux cet univers intime et olfactif : « un endroit particulier, un lieu différent, un peu décalé ». Ou quand le luxe rencontre l’oisiveté des journées passées à rêver.

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