La Version Matte Des Sacs Iconiques Dior

Le Lady Dior, le sac Saddle et le 30 Montaigne se parent d’un chrome hypnotisant.

En version ultra-matte, les icônes Dior se parent d’une beauté plus surnaturelle encore !

La Nouvelle Ligne d’Accessoires Dior, Ultra-Matte

Nouvelle variation autour de pièces iconiques de la grammaire Dior, la nouvelle ligne d’accessoires ultra-matte donne aux icônes un air de beauté lunaire !

Appuyant les lignes déjà fortes des icônes telles le Saddle Bag imaginée dans les années 90 par John Galliano, l’ultra-matte fait un peu plus résonner la dimension intemporelle de ces pièces. Une finition opaque qui épouse à merveille le raffinement-cool du Saddle.

Et qui donne au 30 Montaigne une résonance plus contemporaine encore ! Nommé d’après l’adresse mythique de la maison Dior, il fut imaginé en 2019 par Maria Grazia Chuiri. Un sac comme une box qui, dans ces monochromes bleu nuit, noir, ivoire, pêche, marron et vert olive, gagne en impertinence !

Mais c’est sur le sublime Lady Dior que l’obsession opère bien plus encore…

L’Obsession Pour Le Lady Dior Ultra-Matte

Le sac qui, en 1996, prit le nom de Lady Dior, doit son statut d’icône à la femme hors-norme qui l’introduit au monde. Cette femme ne fut autre que Lady Diana. En visite à Paris en 1995, elle le reçut en cadeau des mains de Bernadette Chirac. Et l’icône de mode absolue que fut Diana ne pouvait que démontrer le quotient-sophistication d’un tel sac.

Oui car, avant d’être vu au bras de Lady Di, le sac attendait sagement en interne qu’on lui trouve un nom, et une marraine.

Voici alors qu’en 2020, le sac clé de la maison Dior se pare d’un manteau monochrome opaque qui, à bien y regarder, décuple l’obsession qu’on lui porte déjà. Lui aussi, tour à tour blanc immaculé, rose, gris, vert ou bleu nuit… Il distille toute l’audace que peuvent se permettent de tels chefs-d’oeuvre.

Un sac qui captive autant qu’il raconte le langage de la couture Parisienne. A la Dior.

Les Livres A Lire Pour Parfaire Sa Culture Mode Et Luxe

Plus intéressant encore que les livres d’histoires, les biographies des couturiers sont de parfaits ouvrages pour comprendre la mode et le luxe dans leur contexte.

Parce que la vie des couturiers est intrinséquement liée à une époque, à une culture — les livres traçant leur biographie fourmillent de détails et de petites histoires qui font la grande.

Pour connaître l’âme des maisons, il faut sonder l’âme des couturiers

Parfois, c’est le couturier lui-même qui offre à la postérité une lecture précise de sa mode. C’est par exemple le livre Christian Dior et moi, publié après la disparition soudaine du couturier en 1957. Christian Dior y livre avec l’espièglerie qu’on lui connait le récit de son destin. Haut en élégance !

On passe ainsi les portes du 30 Avenue Montaigne avec le maître des lieux. En 1994, Marie France Pochna s’est elle penchée avec son oeil d’experte reconnue dans la mode et le luxe sur la figure désormais mythique du couturier de la femme-fleur.  Et c’est Christian Dior le premier couturier de l’industrie du luxe qui l’intéresse… Une plongée au coeur de l’économie de la mode, à travers la maison Dior — une lecture très instructive !

L’autre figure tutélaire de la mode, c’est Coco Chanel. Et les ouvrages ne manquent pas à son sujet. Ceux qui font la différence?

Le Temps Chanel et L’irrégulière: ou, Mon itinéraire Chanel publiés en 1974 par Edmonde Charles-Roux. Ayant aussi participé à la création du magazine ELLE, Madame Charles-Roux fut une proche de Chanel. Révérant toujours le même habit: son tailleur Chanel, et ses perles blanches .

Le Coco Chanel, 2011, de Lisa Chaney, en ce qu’il explore la relation de Chanel avec l’art moderne. Une facette souvent peu connue de Chanel.

Celui écrit par Justine Picardie, intitulé Coco Chanel, Sa Vie (2011). Parce qu’il fut rédigé avec la contribution et la complicité de Karl Lagerfeld. En plus d’être richement illustré de ses dessins.

Chanel par Henry Gidel, en 2000. Un livre rédigé suite à une consultation minutieuse de sources inédites, et des entretiens menés auprès de témoins ayant connus Coco Chanel… Une biographie filée en somme !

Autre personne éclatant de la mode Française, Yves Saint Laurent. Un personnage qui se dévore autour de deux biographies bien ficelées. Saint Laurent, Mauvais Garçon de Marie- Dominique et Yves Saint Laurent de Laurence Banaïm…

« J’ai rencontré Yves Saint Laurent en 1986 à travers son métier, et c’est seulement un an plus tard que nous avons été présentés. Publiée en 1993, cette biographie a été rééditée en 2002 lors de la fermeture de la maison Yves Saint Laurent, puis en 2010. Un jour il m’avait lancé: « Mais vous connaissez bien mieux ma vie que moi…. » Faux, évidemment. Car écrire la vie de cet  homme de son vivant, c’est refuser de tomber dans certains pièges.  » Je n’ai jamais cherché à éviter ses zones d’ombres, mais à privilégier sa lumière, ce qui l’a rendu si différent. » Un livre qui dit beaucoup d’un artiste, et de ce qu’il faut d’instinct pour faire de la mode un art.

Dans le même esprit, le livre Hubert De Givenchy de Jean-Noël Liaut. Un roman biographie comm une fable d’élégance et d’excentricité où se mêlent des conversations intimes et des souvenirs inédits… Le tout bercé dans la Cafe-Society. D’ailleurs…

Les livres pour comprendre des époques

Parce que les courtiers baignent souvent dans des milieux mondains mais secrets, trois ouvrages ouvrent des perspectives pour comprendre le contexte socio-culturel donnant naissance aux mythes de la mode et du luxe.

Le brillant livre Beautiful People d’Alicia Drake — pour saisir les années 50, 60 et 70; des époques phares pour comprendre la mode d’aujourd’hui.

Ou encore Tout sur le Ritz de Claude Roulet. A lire en même temps que l’ouvrage de fiction biographique dédié à Jeanne Toussaint, La Panthère de Cartier, par Stéphanie des Horst.

Pour comprendre et vivre les années folles, le luxe et le tourbillon de la mode, et l’ entrée fracassante de celle-ci dans la modernité. Chanel, Cartier… Dans la modernité d’après-guerre. Des ouvrages de référence à lire pendant en prenant le temps !

Diana Et La Mode, Une Histoire d’Icônes

Lady Diana avait saisit que la mode était avant tout un langage. Un vocabulaire dont elle s’est servie pour exprimer ce qu’elle pensait… aider des icônes Versace, Dior ou encore Christian Lacroix.

Le statut d’icône de la mode de la Princesse Diana n’est plus à prouver. Cela étant, c’est en se plaçant au-delà des tendances et des attentes que la relation de Diana à la mode est devenue une affaire d’icônes.

Et c’est la période qui suivit son divorce qui fut sans conteste la plus pertinente.

Le « Look Diana »

Diana et la mode, c’est incontestablement une histoire d’icônes. A commencer par le « look Diana. »

La Princesse Diana

La femme la plus photographiée de son temps a grandi devant la caméra. Et son look témoigne de cette émancipation. Timide à son entrée dans la famille royale, c’est la séparation avec le Prince Charles au début des années 90 qui va conduire Lady Di à envoyer valser protocoles et positions convenues.

Il est certains que le « look Diana » s’est forgé à cette époque. Auparavant, on connaissant son attrait pour les pois, les métrages de tissus satiné, et les froufrous. En tant qu’ambassadrice de la couronne Britannique, la marge laissée à Diana pour s’exprimer dans ses vêtements était faible.

Lorsqu’en 1987 elle se rend au Festival de Cannes dans une robe en mousseline de soie bleu, signée Catherine Walker, elle fait sensation. Epaules larges dans des tailleurs à la coupe ample… Robe bouffantes et style meringue…

La robe Elvis, en sequins et perles avec boléro assorti, est devenue un exemple du genre des tenues de voyage diplomatique.

Comme elle, nombre de premières Dames imiteront cette idée d’adopter un classique de la couture du pays visité, de façon à honorer son hôte.

Premier membre de la famille royale Britannique à apparaître vêtu d’un jean en public, elle concourt aussi à introniser le port du denim.

Diana s’affranchit dès les années 80 des codes royaux pour imposer sa vision moderne. Et sa silhouette cintrée.

Au fur et à mesure que son mariage battait de l’aile, on a vu Diana exprimer dans ses vêtements non plus une personnalité timide et effacée… Mais une femme qui entend bien se faire entendre à travers ses vêtements. Et non plus pour ses vêtements

La Femme Diana

Dans les années 90 donc, à la recherche d’un nouveau look, Diana se rapproche de couturiers audacieux. Des couturiers qui, à leur tour, l’ont encouragée à porter des robes aux coupes décolletées et des jupes plus courtes.

Déjà ami avec Gianni Versace, Diana va se tourner vers les couturiers de l’époque. A l’exception de la maison Chanel.

Avant son divorce, il n’était pas rare de voir Diana dans l’iconique tailleur de Mademoiselle. Mais à la suite de son divorce, les deux C entrelacés lui rappelaient bien trop que le Prince Charles avait eu une affaire avec Camilla Parker Bowles…

Mais qu’importe, Diana avait trouvé chez Versace, Valentino, Lacroix et surtout Dior, les coupes et les matières idéales à sa nouvelle posture de femme.

Jacques Azagury, l’un de ses couturiers fétiches, se rappelle : « La première robe noire que j’ai créée pour elle date de novembre 1995. Juste avant la fameuse interview sur la BBC où elle révélait au journaliste Martin Bashir les dessous de son mariage, elle m’a téléphoné. Elle m’a confié que le jour de la diffusion de cet entretien, elle participerait à une soirée caritative au profit de la recherche contre le cancer pour laquelle elle voulait une robe « noire et sexy », devenue célèbre. C’était sa demande. S’habiller sexy était sa façon de dire « je suis une femme libre maintenant, je fais ce que je veux . »

Son apparition au Met Gala de 1996 résume le bouleversement dans le « look Diana. » Elle porte ici la toute première robe signée John Galliano pour Dior, plus proche d’un négligé que d’un fourreau du soir…

D’autant plus révolutionnaire si l’on compare son apparition à Chicago, en 1987, en robe Versace et chaussures Jimmy Choo.

Dans les années 1990, Lady Diana, après avoir refondé son look, se prête volontiers à l’exercice qui vise à faire la couverture de Vogue. Orchestrée par Liz Tilberis pour le Vogue Britannique, c’est Patrick Demarchelier qui va capturer la nouvelle Diana. Mais surtout donner à Vogue et aux portraits royaux une haute dose de modernité !

Le « look Diana » a ainsi posé de nouvelles bases à l’élégance. De superbes coupes, des matériaux luxueux, des robes au décolleté carré, accessoirisées avec ses chokers de diamants iconiques.

Sacs à main, et chaussures coordonnées… La signature Diana a très vite conquis le monde de la mode.

En parlant de sac à main justement. Il n’est pas surprenant que l’icône de la maison Dior fut baptisé Lady Dior. Offert par Bernadette Chirac lors de sa visite officielle en France pour l’exposition Cézanne au Grand Palais, en 1995, le sac n’avait pas de nom et…

C’est au bras de lady Di qu’il entra au panthéon des icônes de mode. Tout naturellement, la maison Dior l’a renommé Lady Dior, en 1996.

Seulement, chez la Princesse Diana, la mode était plus qu’une faire de mondanités. « Derrière chaque robe, il y avait un message ou une intention précise » ajoute l’un de ses couturiers fétiches, Jacques Azagury.

La Mode Comme Vecteur de Communication

Consciente du message véhiculé par le vêtement, Diana a consciemment choisi nombre de ses pièces pour devenir historiques. La plupart lui permettant d’exprimer ce qu’elle pensait, sans avoir à discourir.

La Mode Et Diana, Une Histoire D’Effets

La Princesse Diana a très vite utiliser sa notoriété pour attirer l’attention sur des problématiques humanitaires. Et l’un de ses gestes les plus historiques tient exactement de cela. Lorsqu’elle visite des malades atteints du SIDA, en plein épidémie, à une époque où le mode de transmission restait très flou, Diana retire ses gants de manière très visible pour tenir la main d’un patient.

Très tôt dans sa vie publique, elle a appris une leçon importante sur la façon de communiquer à travers ses vêtements. Et si au début de sa vie publique, ses paroles comme ses vêtements étaient sous cloche, dès qu’elle en fut libérée, Diana sut exactement ce qu’elle voulait montrer.

Son couturier de longue date Jasper Conran, expliquait ainsi lors d’une interview: « Chaque fois que la princesse discutait de ses vêtements avec moi, une partie de la discussion était toujours:’Quel message vais-je transmettre si je porte ça?’ Pour elle, c’est devenu un vrai langage, celui des vêtements. »

Elle ne portait pas de gants car elle aimait tenir les mains des personnes. Elle portait parfois de gros bijoux pour que les enfants puissent jouer avec. Et, elle ne portait jamais de chapeaux dans les hôpitaux pour enfants, parce qu’elle disait qu’on ne pouvait pas câliner un enfant avec un chapeau. Diana voulait que son look soit à l’image de ses engagements — profondément sincère.

Aidée des iconiques couturiers Versace, Dior ou Christian Lacroix, Diana a ainsi pu donner à son allure l’écho de son émancipation. La série réalisée par Vanity Fair, en 1997, l’année de sa disparition, par Mario Testino, révèle tout de ce rapport aux vêtements.

Chez Diana, la mode est une affaire de personnalité. Arborant une robe épurée de Gianni Versace, ces photographies montrent tout le glamour d’une femme qui est devenue une icône. Ces photos aussi iconiques soient elles, révèlent sa personnalité, elle-même encore plus iconique !

Et le coup le plus médiatique de Diana est ainsi advenu à travers une robe… La mythique Revenge Dress.

La Revenge Dress

Juin 1994. Le Prince Charles reconnaît, lors d’une confession télévisée, avoir été infidèle à Diana. Le soir même, la princesse Diana se rend à la fête d’été de la Serpentine Gallery, à Londres. Le lendemain, la presse ne retient que cette robe — baptisée Revenge Dress.

Eclipsant son ex-mari avec cette robe, Diana a fait de la mode son arme la plus efficace pour renverser la situation… Elle a littéralement volé la première page au prince Charles. Evidemment, tout était calculé.

Christina Stambolian, la couturière derrière la Revenge Dress, raconte ainsi que Diana possédait cette robe depuis trois ans, avant d’avoir trouvé le courage de la porter. Diana jugeant « qu’elle était trop audacieuse. »

Mais pas pour cette occasion. Plus que jamais, Diana a prouvé sa capacité à utiliser ses vêtements et la mode pour communiquer un message.
Celui d’une Princesse différente. Celui d’une femme dont l’allure traduit la liberté, de ton et de pensée. Et c’est en cela que Diana et la mode tient avant tout d’une historie d’icônes…

S’appuyant ainsi sur cette personnalité solaire, la mode a aussi cherché à actualiser ses icônes. Honorant ainsi le style et l’élégance de Diana qui en avait fait son sac favori, la maison Tod’s a édité une nouvelle version de son sac iconique vu aux bras de Diana… Le baptisant, cette fois, le D-Bag.

Et il est vrai que le style Diana trouvait dans le confort et le raffinement décomplexé des Gommino de la maison Tod’s, un certain point d’appui pour renverser le monde !

La Maison Dior En Campagne Pour Le Printemps/Eté 2020

Cette saison, Dior met au coeur de sa narration la passion de Monsieur pour les fleurs et les jardins bucoliques — une passion qu’il partageait avec sa soeur, Catherine Dior.

Les Fleurs Et La Famille Dior

La passion du beau est souvent un héritage familial. A cela, l’amour de Christian Dior pour les fleurs, et principalement les roses, lui vient de sa mère. Sa mère qui, dans la villa de Granville, avait aménagé une roseraie où Christian et sa soeur Catherine aimait à passer du temps.

Souvenir ineffable et surtout ancré dans la mémoire de Dior, plus tard, Monsieur en fera la ligne de sa révolution — oui, le New Look est avant tout la ligne corolle. La femme-fleurs, en somme. Magistralement incarné dans le parfum Miss Dior , ainsi nommé pour Mademoiselle Catherine.

La Campagne Dior Printemps/Eté 2020

Alors, pour narrer la collection Dior Printemps/Eté 2020 inspirée par cet amour familial pour les fleurs, Maria Grazia Chuiri poursuit la filiation autour d’un mini-film poétique et bucolique.

Le make-up est tout autant une ode à la nature et au naturel  —  une mise en beauté délicate signée de Peter Philips, directeur de la création maquillage Dior.

Les femmes Dior évoluent ainsi dans une atmosphère éthérée et aérienne — un univers végétal où l’élégance du raphia se mêle aux imprimés floraux qui viennent habiller les icônes. Les sacs 30 Montaigne,  le Saddle ou encore le nouveau Lady D-Lite… Voici une ode à la beauté Dior !

La Veste Bar De L’Automne/Hiver 2020

Maria Grazia Chuiri ancre un peu plus l’héritage Dior dans sa démarche féministe – en tête cette saison, le tailleur bar épouse le pantalon et la maille. Une première. 

L’Icône Dior En Version Maille

Cette saison, Maria Grazia Chuiri embrasse un peu plus la cause féministe en ancrant son propos en droite ligne de celui né dans l’Italie des années 70. Affirmation de soi et dépassement des impératifs stylistiques, les femmes étaient à l’époque à l’avant garde des mouvements sociaux.

Et cette fois encore, Maria Grazia Chuiri imprègne les icônes Dior d’un souffle de rébellion. Tout autour du podium où ont défilé 84 looks, le collectIf artistique Claire Fontaine avait installé des néons reprenant notamment les mantras de Carla Lonzi. Critique d’art et éditrice, elle avait fait de la formule « je dis je » le cœur de son manifeste de 1971.

Ainsi nommée à son tour, ‘Je dis je’, la collection Dior propose un vestiaire tout en action, réinterprétant le légendaire tailleur bar autour d’une matière jusque là peu utilisée sur l’icône. Une maille souple et travaillée. L’intérêt?

Le tailleur bar pantalon épouse les mouvements de la femme, active et combattante. Plus Marc Bohan que John Galliano, la vision de Maria Grazia Chuiri fait la part belle aux matières et silhouettes qui viennent accompagner la femme plutôt qu’elles ne la parent.

Autre code clé travaillé, les carreaux. A l’instar du pied-de-poule et du cannage, Monsieur Dior trouvait dans les carreaux le ressort idéal à l’élégance qu’il voulait exprimer. Il notait en effet dans son Petit Dictionnaire de la Mode: « J’aime beaucoup les carreaux qui donnent un ton jeune, apportent une note de fantaisie à la fois élégante et décontractée. »


Maria Grazia Chuiri les distille ainsi autour de silhouettes non moins précises — combats boots et collants cannage enjupe finement travaillée en transparente ou en pantalon doublé… La femme Dior de l’Automne/Hier 2020 s’apprête à lancer le dernier assaut à la conquête de ses droits. Toujours vêtue du chic de l’Avenue Montaigne.

La Toile Oblique De Dior, Signe De Désir

Une toile oblique imaginée en 1967, devenue cette année l’une des plus recherchées — le Canvas oblique Dior est une icône luxe et pop.

La Toile Oblique Et Marc Bohan

Le couturier à la tête de la création la maison Dior durant trois décennies est certes un peu moins populaire qu’Yves Saint Laurent ou John Galliano, mais il n’en reste pas moins derrière l’une toiles les plus iconiques de la galaxie.

C’est lui qui, en 1967, tire des archives de la maison Dior cette toile évènement. La toile oblique tire son nom de la collection du même nom, dessinée par Christian Dior pour l’Automne/Hiver 1950-1951. Mais elle n’apparaît en boutique qu’en 1969, lors de la collection Printemps/Eté.

L’imprimé signe alors ce cabas tiré de la collection. Dès 1974, la toile oblique devient l’élément clé de la boutique homme de Christian Dior — du sol, aux marches de l’escalier, elle devient l’élément de la grammaire Dior Monsieur.

La Toile Oblique, L’Icône Populaire

Si elle reste quelques années de côté dans les tiroirs de la maison, c’est John Galliano qui va l’introduire définitivement dans l’univers de la pop culture. En renversement l’échelle des valeurs de la maison, il imprime à tout va la toile Oblique sur des pièces en accord avec l’époque.

Dans les années 2000, elle est partout — sur des publicités sugestives, sur l’icône qu’est le Saddle Bag, des clips de MTV aux jambes des starlettes de l’époque… La toile Oblique atteint le paroxysme de sa notoriété sur cette publicité du Printemps/Eté 2000 avec Gisèle Bundchen.

Et c’est tour à tour Maria Grazia Chuiri et Kim Jones qui vont remettre au goût du jour cet imprimé emblématique. La directrice artistique de la maison n’hésite à en imprimer d’autres icônes — le Saddle Bag, mais aussi le nouveau Book Tote…

Kim Jones quant à lui en fait un élément clé de sa couture streetwear — apposée par touche sur des sneakers ou en all-over sur des sacs et des complets, la toile Oblique est de nouveau au firmament du désir.

Symbole d’un savoir-faire sans cesse en accord avec son temps, la toile Oblique Dior va de paire avec une obsession pour les codes Dior. Des codes qui, à l’instar du gris Montaigne, du cannage et du léopard, ont encore beaucoup à apporter à la mode contemporaine.

Le Sac Lady Dior, Must Have Absolu

Un concentré de la couture de la maison Dior, avec ses charms et son cannage, le Lady Dior doit beaucoup au hasard.

Diana, Lady Di Et Le Lady Dior

1994. Un petit nouveau entre au répertoire maroquinerie de la maison Dior – en interne, on l’a baptisé Chouchou. En 1995, le dossier de presse de la maison Parisienne annonce: “Lady, Lady Di, Lady Dior“. Que s’est-il passé entre temps?

Diana Spencer, Princesse de Galles, s’est entre temps rendu à Paris, pour assister au vernissage de l’exposition Cézanne au Grand Palais, en 1995. Bernadette Chirac, alors Première Dame, demande conseils à la maison Dior pour offrir un cadeau à son invité…

Ce jour de 1995 donc, vu entre les mains de Lady Di, le sac Dior est littéralement intronisé. Désormais appelé Lady Dior, transcendé par la grâce d’une Lady Di à la réputation infaillible, il se vend à 100.000 exemplaires cette seule année.

Dans ce léger jeu de mots en cascade où l’égérie s’énonce là sans être, Lady Diana comme un nom escamoté – c’est à la fois le climat d’une époque éprise de statut, et le prestige d’un nom de la haute couture et du luxe qui se concentrent.

Ce sac, on le dirait dessiné par le maître lui-même. Par sa grande technicité, le Lady Dior s’ancre en complet écart avec le minimalisme environnant des années 90.

L’Emblème De La Couture Dior

Mais si le sac est devenu si iconique, c’est que la pièce emprunte nombre de ses gimmicks au vocabulaire déjà iconique de la maison de Monsieur. Il y a d’abord ce porté main – démarche très couture initiée, sinon inventée, par Christian Dior. Vient ensuite son caractère audacieux, en rupture avec les codes de l’époque. Comme elle le fit dans l’après-guerre en rendant aux dames cette allure de femme-fleurs, la maison Dior initie avec Chouchou une véritable révolution dans l’allure des sacs à mains – le porté épaule et les sacoches sont alors légion.

Chouchou respire aussi toute l’élégance et le raffinement du 30 Avenue Montaigne. Sa surpiqûre cannage, signature même Dior, est ici constituée d’un réseau de coutures obliques et perpendiculaires. Sa poignée en forme d’arceau, symbole du geste féminin, confère à la pièce sa gestuelle couture quand, les charms qui l’ornent égrainent magnifiquement les quatre lettres qui font toujours autant rêver le monde. D.I.O.R.

Pour fabriquer ce miracle couture, il ne faut pas moins de 130 pièces… À l’instar d’une parure sur mesure, ces différentes pièces sont assemblées autour d’un moule. Pour plus de précision, collées entre elles, les faces seront ensuite cousues à la piqueuse pilier.

Rien n’est laissé au hasard. Les œillets sont pressés, puis ajustés pour être parfaitement à l’horizontal. Comme les poignées sont lourdes, des renforts entre les deux épaisseurs de cuir viennent structurer le sac pour ne pas qu’il s’affaisse. Enfin, le huitième (un signe Dior) et dernier artisan s’assure, lui, de la perfection de l’objet : 1 à 2 % des sacs ne passent pas ce test. Il faut donc neuf heures, en comptant le temps de séchage, pour concevoir le Lady Dior.

Le Lady Dior, Un Objet d’Art

Le Lady Dior est si pur qu’il constitue une toile très facile à réinventer. En 2014, la toile se pare ainsi du mythique léopard Dior.

En novembre 2016, à Art Basel Miami, la maison Dior introduit le projet Lady Art. Le plot? Un sac iconique revisité par des artistes de renom.

Les beaux-arts sont depuis longtemps au cœur de la création Dior – déjà du temps de Monsieur, nombre de ses amis comptaient parmi les artistes les plus influents de leur temps. Des noms comme ceux de Max Ernst, Alexander Calder, Alberto Giacometti et Pablo Picasso furent en effet exposés dans la galerie de Christian Dior.

C’est cet héritage que retravaille désormais Maria Grazia Chiuri. Avec des artistes contemporains, tels Hong Hao, Friedrich Kunath, Jamilla Okubo, et Spencer Sweeney ou encore Daniel Gordon, le Lady Dior achève son statut de légende de la mode.

Hypnotique, perforé, graphique, conceptuel, volumineux, romantique, en velours imprimé en relief et nuage en cuir d’agneau… Le Lady Dior se prête à toutes les audaces !

Un caractère particulier qui se dévoile au fil de campagnes publicitaires éminemment inspirées — avec pour égérie, Marion Cotillard, depuis 2008. De quoi ravir les générations à venir, tant le Lady Dior incarne un concentré diorifique, indémodable.

Le Tailleur Bar, Le Manifeste Dior

En 1947, au lendemain de la seconde guerre mondiale, Christian Dior envoie valser l’image de la femme-soldat d’usine — la femme-fleur est née, le Tailleur Bar en étendard.

Comment Le Tailleur Bar de Dior Est-Il Né?

Christian Dior, aux côtés de l’industriel du textile Marcel Boussac, s’engage pour que se fasse le « retour à un idéal de bonheur civilisé ». Par son refus du compromis, par son engagement en faveur du retour des vêtements seyants, Monsieur Dior pense une première collection qui renoue avec l’idéal de beauté.

Lui qui aimait passer boire un verre en fin d’après-midi au Plaza Athénée, c’est le bar du palace même qui lui inspire sa création phare. Epaules droites, légèrement tombantes de profil, jupe extrêmement large et couvrant le mollet, taille très fine et resserrée, constituant le point d’ancrage de toute la tenue — l’ensemble Bar fait fureur ce jour de 1947, dans les salons du 30 Avenue Montaigne.

La ligne se veut symbole de la féminité et de l’absolue élégance.  Le couturier assurait vouloir «  que mes robes fussent construites, moulées sur les courbes du corps féminin dont elles styliseraient le galbe. J’accusais la taille, le volume des hanches, je mis en valeur la poitrine. » En harmonisant le tout grâce à une doublure de trois mètres de percale et de taffetas, Christian Dior renouait ainsi avec une vieille tradition.

La silhouette galbée du Tailleur Bar évoque déjà les crinolines du XIXe siècle; la veste est un emprunt à l’âge d’or de la mode masculine, emprunt permis par la démocratisation du complet veston.

Mais en cette veille de défilé, les premiers essayages sur le mannequin Tania vont d’échec en échec. Les basques tombent à plat. L’effet sur les hanches est insignifiant… Dior a alors l’idée d’utiliser des plaques de coton chirurgical qu’il plie en accordéon pour créer le volume désiré. Ça marche !

Le tailleur-bar est né. Emerveillées, nombreuses sont les mondaines à s’être précipitées vers cette nouvelle signature de la mode Française. Dès 1947, le Tailleur Bar est reproduit dans tous les magazines; aux quatre coins du monde, les femmes s’habillent en Dior.

Le Manifeste Dior, Une Modernité Radicale

En ce qu’il constitue une balance parfaitement harmonieuse entre courbes et lignes, les proportions du Tailleur Bar magnifient les courbes naturelles d’une femme. Et c’est en cela qu’il est un chef d’oeuvre absolu de la maison.

De John Galliano à Raf Simons en passant par Maria Grazia Chuiri, le manifeste inventé par Christian Dior est une merveille à réimaginer. Toujours en avance sur son temps, le Tailleur Bar est devenu le basique des femmes — élégantes et de pouvoir… Un basique capturé à merveille par le photographe Peter Lindberg.

Car là où John Galliano en faisait une version extravagante toute en tissus et volumes imposants, Raf Simons a très vite prouvé qu’il était aussi efficace dans une version minimale.

Noir et coupé au cordeaux, le Tailleur Bar épousait ainsi en 2012 le pantalon dans une version des plus désirables !

Maria Grazia Chuiri a elle aussi beaucoup réinventé le Tailleur Bar ces dernières années — piochant dans ses lignes accentuées, une grammaire néo-féministe des plus radicales. Une légende qui résiste, finalement, à tous les changements d’époque.

Le Cannage: De L’Assise Napoléon III A La Mode Dior

LPrésent depuis le premier défilé de Christian Dior, le cannage est à la maison Dior un motif idéal — des atours au Lady Dior, l’icône distille prestige et majesté.

L’Assise d’Une Chaise Napoléon III

Deux époques furent très chères à Christian Dior dans l’élaboration de l’esthétique de sa maison — le XVIIIe siècle, et la Belle Epoque. S’il emprunte des codes devenus iconiques de sa couture à la première, notamment le noeud et la ligne corolle, c’est dans l’assise d’une chaise Napoléon III qu’il lit la pertinence du cannage.

Cette chaise faisait en fait partie de l’aménagement de l’hôtel particulier du 30 Avenue Montaigne, organisé en collaboration avec le décorateur et ami Victor Grandpierre. Le siège historique de la maison de couture de Monsieur était, du sol au plafond, l’exacte reflet du goût Dior. Tandis que le Gris Montaigne colore les murs d’une élégance subtile, le mobilier souligne, lui, le panache de la couture.

Il y a encore aujourd’hui, dans les grands salons de sa boutique avenue Montaigne, ces chaises Napoléon III dont le cannage est depuis devenu un motif égrené ça et là dans la mode Dior. Destinées dans un premier temps aux invités de ses  défilés Haute Couture, ces chaises deviennent un symbole fort de la maison.

Un motif géométrique fait de carrés et de diagonales empruntés au travail de tressage de la fibre végétale, le cannage Dior réalisé en matelassé est omniprésent dans les créations, et notamment sur le mythique Lady Dior.

Mais c’est Marc Bohan qui le première l’insert littéralement des robes et un manteau, en 1961. Parmi lesquelles cet iconique manteau Rolls Royce.

Directeur de la maison Dior trois décennies durant, il est aussi derrière la toile Oblique — icône absolue !

Le Cannage Dior Aujourd’hui

Depuis ses successeurs n’ont eu de cesse de rappeler la puissance esthétique du cannage. De John Galliano à Kim Jones qui, pour le Printemps/Eté 2019 en fait un sac très désirable, le cannage épouse nombre de créations avec une évidence rare…

Montres Grand Bal, lunettes My Dior Electric Rubber où le cannage se taille dans du caoutchouc, foulards, joaillerie..

Justement, en 2012, le cachet fou du cannage Dior se révèle sur les créations joaillières de Victoire de Castellane. Intitulée My Dior, la collection est née d’un souvenir d’enfance, celui de Victoire de Castellane qui accompagnait sa mère dans cette même boutique Dior de l’Avenue Montaigne…

Il en résulte une ligne de bijoux raffinés et avec beaucoup d’aplomb — des manchettes, de simples anneaux, des bracelets-joncs, délicatement tressées d’or jaune, rose ou blanc, au maillage très graphique et glamour. L’élégance et le raffinement de Dior, tout simplement.

Le Noeud Dior, Une Grammaire Élégante


L’esthète que fut Christian Dior a longtemps été inspiré par le patrimoine de la mode Française — notamment du temps de la cour… Le noeud, icône Dior, tient de cela.

La Duchesse de Fontanges, Christian Dior Et Le Noeud

On le sait, la mode de Christian Dior doit beaucoup à son enfance passée à Granville. Là, où, les dernières traces de la Belle Epoque pouvaient se lire sur la toilette des élégantes. Quelques rares photos de la famille Dior montrent ainsi tout le romantisme de la mode des années 1900. Une photo accroche cependant l’oeil — celle d’un jeune Christian Dior portant un noeud. Ce nouer aurait pu être anodin si, des années plus tard, il n’était au coeur de la couture de Monsieur.

Cultivé et inspiré du patrimoine Français, Dior a en effet pioché plus d’un tics de sa couture dans ce répertoire. Le noeud, à l’instar de la ligne corolle , est directement lié à sa fascination pour l’apparat de cour. La Duchesse de Fontanges, icône de mode de l’époque, lui aurait donc inspiré tout le charme des noeuds. Elle-même laissa son nom à la postérité dans ce que l’on nomme une fontange. Dans cette iconographie, Dior repère aussi la passion de Marie Antoinette pour les noeuds et les rubans; d’une folle délicatesse …

Il y a dans ces noeuds toute la sophistication que Christian Dior veut, au lendemain de la guerre, rendre à la femme moderne. « J’aime que les noeuds finissent un décolleté, garnissent un chapeau, ferment une ceinture. Petits, grands ou énormes, je les aime dans tous les styles et toutes les matières » a-t-il un jour déclaré.

Miss Dior Et Le Noeud

Pourtant, avant d’apparaître dans la couture même de la maison Dior, le noeud est vu pour la première fois dans une publicité. Une illustration de René Gruau pour le lancement du Miss Dior met en scène un cygne voguant avec délicatesse, un ravissant noeud noir autour du cou. Immédiatement, le noeud vint symboliser le Miss Dior.

Inspiré du dessin, c’est en 1950 que Christian Dior décide de modifier l’apparence de sa bouteille — désormais, l’imprimé pied-de-poule gravé sur le fond de la bouteille, un noeud vient en twister l’apparence. La bouteille comme nous la connaissant aujourd’hui était née.

Mais entre 1948 et 1949, le noeud commençait à entrer dans la couture de Monsieur. Le New Look ayant déjà fait sa révolution à coup de lignes strictes mais fluides, le noeud venait en fait adoucir encore un peu plus l’allure Dior. Avec le muguet, le noeud devient essentiel à Christian Dior — féminin et frivole, il signe le plus souvent des robes cocktail et robes du soir d’une préciosité jamais affectée.

Le Noeud Dans La Couture Dior

C’est néanmoins à Yves Saint Laurent que l’on doit au noeud Dior d’être devenu iconique. Le jeune couturier, remplaçant Dior tout juste défunt en 1957, organise rapidement une vision plus romantique encore.

Sa vision d’une femme féline et romantique trouve dans le noeud une signature évidente — souvent utilisé en combinaison avec un autre emblème de la maison, le noeud devient le ‘Noeud Dior’. Broderies, lignes envolées, froufrous, volants et dégringolades de fleurs magnifient ainsi des drapés à nœuds vraiment sublimes.

Plus tard, c’est John Galliano et sa vision théâtrale, baroque et ô combien inspirée là encore de la cour, qui redonne un souffle inédit au noeud Dior. Extravagance et provocation se mêlent et font du noeud une icône explorant les extrêmes. Très audacieux, les noeuds à la Galliano se taillent dans des matières et des tissus inédits, tels le plastique ou le denim.

En 2009, pour le Printemps/Eté, Galliano dédie une collection entière au noeud Dior. Le résultat? Une pléthore de robes follement sophistiquées, démontrant toute l’efficace de la touche Dior — les noeuds sont ici immenses !

Un an plus tard, c’est dans la joaillerie que Victoire de Castellane fait du noeud un atour des plus désirés. La bague Tralala, célèbre l’esprit romantique de Dior et surtout sa passion des noeuds. Cette fois, c’est entièrement incrusté de diamants que le noeud sert une nouvelle symbolique: celle du lien amoureux…

Succédant au génial Galliano, Raf Simons et Maria Grazia Chuiri auront tous deux une vision un brin plus minimale, amenant le noeud à sortir des silhouettes pour venir ponctuer les accessoires. D’ailleurs, c’est en 2012 que celui-ci vient égayer pour la première fois l’icône Lady Dior .

Dans sa recherche de l’essentiel, dans son voyage dans les codes et les racines les plus chers à Dior, Maria Grazia Chiuri offre au noeud de s’épanouir sur des pièces simples. Pour la collection Haute Couture Printemps/Été 2017, les noeuds viennent enrubannés des souliers mémorables.

De quoi rappeler le romantisme de la femme Dior, marchant portée par la délicatesse du Noeud Dior.