Le French Flair Eden Park En Piste Pour l’Automne/Hiver 2020

Eden Park présente sa collection Automne/Hiver 2020 autour de son impertinente élégance — un concept nommé FrenchFlair. Ce je-ne-sais-quoi de décalé qui mêle savoir-faire Français et élégance créative.

Eden Park Automne/Hiver 2020: L’impertinence A La Française

Une collection mêlant aisance du rugby, audace et style, incarnée autour de l’icône de la maison… Un noeud papillon rose qui, depuis 1987, ne cesse d’incarner cette élégance décalée !

Un Concept: Le French Flair

Jeans, chemises, polos, costumes… les silhouettes Eden Park, dessinées et pensées à Paris, se taillent cette année encore dans la qualité supérieure du coton Pima du Pérou. Mieux, avec pour trame esthétique celle d’une impertinente élégance, les vêtements ne tarderont à gagner les épaules de nouvelles générations.

Il faut dire que porter Eden Park c’est aussi défendre une vision impertinente de l’élégance urbaine — une vision qui tient en un concept: le French Flair.

Il y a dans les pièces Eden Park tout des valeurs du rugby. La cohésion d’équipe, le respect des règles et une certaine rigueur qui, une fois adoubée du noeud papillon rose, tient bien d’une facétieuse élégance.

Au coeur du style Eden Park on retrouve aussi la précision et la souplesse des matières; autant d’éléments de coupes hérités de la pratique du rugby. Avec cette volonté d’offrir à l’homme élégant une mobilité ô combien facilitée. D’autant plus avec la collection Automne/Hiver 2020.

Eden Park, La Collection Automne/ Hiver 2020

La nouvelle ligne Automne/Hiver 2020 fusionne ainsi avec succès aux codes du rugby les dernières attentes stylistiques. Porté par l’idée de French Flair, ce savoir-faire créatif mêle l’inattendu et ce certain je ne sais quoi avec une précision qui aboutit à des pièces reflétant une identité forte, et une élégance bien Française.

Ainsi cette saison, Eden Park met l’accent sur des silhouettes déstructurées. Des pièces qui, à l’instar du costume, ont été pensées pour être combinées ensemble. Audacieuses et inattendues, ces associations incombent ainsi à chacun des hommes se reflétant dans l’esthétique Eden Park.

Une esthétique qui assure une parfaite liberté de mouvement, et une aisance idéale autour de tricks de coupes des plus intéressants. Un élastique à la taille, taillé dans matière ultra- confortable — le costume se conjugue ici à une parka mi-longue pour une silhouette élégante mais off-beat.

Les pulls en cachemire, eux, se pensent cette saison dans des couleurs pop et acidulés — de quoi incarner à merveille le décalage et l’esprit audacieux du French Flair Eden Park !

Un esprit que vient capturer le logo Eden Park —  33 ans que le noeud papillon rose figure la facétie de cette impertinente élégance, à la Française.

L’Histoire Du Noeud Papillon Rose Eden Park

Une Finale Endiablée: Une Equipe de Rugby En Noeud Papillon Rose

Lorsque l’équipe du Racing est entrée sur le terrain ce 2 mai 1987, le public exultait — quelque chose de spécial a pris forme. Ce jour de mai 1987 se jouait au Parc des Princes la Finale du Top 14 — Le Racing rencontrait Toulon. Si le match tenait déjà les spectateurs en haleine, c’est bien la tenue tout sauf conventionnelle du Racing qui a créé l’ovation.

Le public adhère, le Racing tient quelque chose. Enfin… Il montre quelque chose de l’audace inhérente au rugby.

Car voilà bien l’ADN même de cette équipe du Racing — l’audace, et l’anticonformisme. Et l’équipe menée par Franck Mesnel n’en était à son coup d’essai. L’équipe Parisienne avait déjà cherché à illustrer toute la facétie et la joie qui habitent cette équipe hors norme. Sur le terrain, les joueurs brillaient en effet de leur puissance et de leur jeu, mais pas encore de leur esprit badin et élégant.

Voilà que la chose est corrigée une première fois — dans cette recherche de ‘jouer sérieusement sans se prendre au sérieux’, l’équipe du Racing affrontait Bayonne, en janvier 1987… Un béret basque sur la tête ! Le clin d’oeil est sincère — le béret ? C’est en l’honneur des illustres attaquants arrières originaires du Pays Basque, qui ont fait la gloire du rugby d’antan !

En Avril 1987, le clin d’oeil est déjà différent. Le rugby est un sport de brutes, joué par des gentlemen, on ne le sait que trop bien. Et voici que pour jouer les quarts de finale du Championnat contre Brive à Clermont-Ferrand, le Racing entend bien le prouver. L’équipe sort des vestiaires parée sinon du traditionnel short de rugby, mais de blazers et de nœuds papillon autour du cou. La genèse de l’icône Eden Park se fige, ici !

Ainsi, ce jour de mai 1987, le public exulte à la vue de ce noeud papillon d’un rose bonbon directement apposé au creux du col de leur polo rayé de blanc et bleu. Il faut dire la métaphore est filée — l’animal totem du Racing n’est autre que la Panthère Rose ! Ni une ni deux, l’opération fait basculer l’histoire du Racing vers celle d’Eden Park.

Pourquoi un nœud papillon rose ? Franck Mesnel, ancien joueur du Racing et fondateur d’Eden Park le dit sans détour: « Nous avions trouvé cette idée la veille du match pour symboliser notre état d’esprit créatif et décalé. »

Impertinente et talentueuse, l’équipe va transformer l’essai grâce à Franck Mesnel et Eric Blanc, qui vont fonder une marque hors des sentiers.

Eden Park: Une Marque Hors Des Sentiers

Être là où on ne l’attend pas. En 1987, Franck Mesnel, Eric Blanc et l’équipe du Racing se retrouvent aussi propulsés en Finale de Coupe du Monde de Rugby contre les All Blacks. Au Stade de l’Eden Park d’Auckland en Nouvelle-Zélande se tient ainsi la toute première Finale de Coupe du Monde de Rugby pour la France !

Si la défaite signe le destin de ces vice-champions du monde de Rugby, c’est que le noeud de papillon rose est devenu le symbole de leur talent… Franck Mesnel, sur les conseils d’un certain Jacques Séguéla, sent qu’il manque quelque chose au rugby. Une sorte de maison qui distillera le style et les valeurs du rugby jusque dans la rue.

Avec Eric Blanc, il a alors l’idée de fonder une marque de prêt-à-porter reflétant ce style de vie. Le nom et le symbole s’imposent d’eux-mêmes: Eden Park, pour l’exploit d’avoir été en finale; le noeud papillon rose pour l’impertinence et l’élégance du Racing Parisien !

En 1988, lors de l’inauguration de la première boutique rue de Courcelles, le succès est immédiat —   une soixantaine de maillots dans la collection… Trente ans plus tard, Eden Park totalise plus de 500 points de vente dans le monde, et une collection de prêt-a-porter qui touche désormais à toute la panoplie du gentleman. Et au vue de la collection Automne/Hiver 2020, le succès ne risque pas de se tarir.

Chanel, Deauville Et Le Festival Du Cinéma Américain

Pour la seconde fois, Chanel est partenaire du Festival Du Cinéma Américain de Deauville. L’occasion de revenir sur les liens forts qui unissent Chanel à Deauville, et au 7ème art. 

Chanel, Deauville Et Le Cinéma: Triangle d’Art

Après Biarritz, l’autre berceau de la révolution Chanel est bien la ville de Deauville. Celle-ci inspira à la dame aux camélias les codes clé d’une mode toujours aussi révérée. 

Coco Chanel Et Deauville 

L’une des premières villes à avoir inspiré à Coco le style Chanel – l’une des premières villes à y succomber aussi — ne fut autre que Deauville. Dans les années 1910, Gabrielle y entre par la grande porte, au bras de Boy Capel; dès lors, le destin de sa maison y sera à jamais lié. 

Car voilà bien ce que l’âme d’esthète de Coco y trouva: l’inspiration pour sa mode intemporelle. À Deauville, lors même que la maison se nomme encore Gabrielle Chanel, Coco pioche ça et là les codes d’un sceau qui deviendra celui d’un empire éternel.

Du haut de sa suite de l’hôtel Normandy, Coco observe et pressent les bouleversements à venir – bouleversements des corps, des loisirs et des styles de vie ! Au bras de Boy Capel, arpentant cette ville de bord de mer où déjà se réunissent têtes couronnées et élégantes du monde entier, Gabrielle est particulièrement attentive aux nuances de la nature – ces silhouettes corsetées et surannées l’agacent.

En 1912, elle fonde, avec l’aide de Boy Capel, une boutique de chapeaux à son nom, située rue Gontaut-Biron, au coeur de l’hôtel Normandy. Dans sa quête d’une nouvelle élégance, Coco va trouver à Deauville les éléments indispensables à sa grammaire stylistique. La marinière, le pantalon à pont, le sac matelassé… C’est aussi et surtout sur la promenade du bord de mer qu’elle remarque la force et la volupté du sable caressé par l’écume – un beige profond et nuancé. 

Il n’en faut pas plus pour que Chanel décide d’en faire sa couleur de prédilection. Associée au noir qu’elle tient à dérober des tenues du couvent, Coco vient de déterminer sa couleur de l’élégance; une association bi-colore. 

« Je me réfugie dans le beige parce que c’est naturel. » Tout lui plaît dans cette teinte – ces nuances qui évoquent la peau nouvellement dorée par le soleil; ces teintes d’une simplicité folle; la sourde sensualité qui s’en dégage… 

Tout correspond à l’essence de ce qui deviendra le style Chanel. Car bientôt et à jamais, Coco teinte de ce beige nombre de ses pièces iconiques. Surnommé beige Deauville, il colore d’abord ses pièces en jersey. En 1957, l’arrivée des souliers bicolores signe un tournant irréfutable: le beige allonge la jambe, le bout noir donne l’illusion d’un pied plus petit. Ces souliers, eux, deviennent instantanément des icônes de mode. 

Chanel, Icône De Cinéma 

Et justement, le cinéma ne tarde à s’appuyer sur la grammaire Chanel pour figurer la modernité de ses récits. Et celle de ses héroïnes. « C’est par le cinéma que peut être imposée la mode aujourd’hui » tranche Coco Chanel dans La Revue du Cinéma en 1931.

Quelques mois plus tôt, Coco Chanel faisait en effet la rencontre de Samuel Goldwyn, le propriétaire des studios de la MGM… Par l’intermédiaire du grand-duc Dimitri Pavlovitch, à Monte-Carlo, Chanel est ainsi appelée à redonner de la fougue et du rêve à Hollywood. 

Au lendemain du plus grand krach boursier de l’histoire, Samuel Goldwyn compte sur la papesse de la mode moderne pour transformer ses actrices en icônes. Il compte sur Chanel, aussi, pour amener de « la classe » à Hollywood.

En 1931, c’est d’abord dans le film ‘Ce Soir Ou Jamais’ que Gloria Swanson démontre toute la puissance de la mode Chanel. Samuel Goldwyn confiait ainsi, en 1931, à des journalistes français: « Je pense qu’en engageant Mme. Chanel j’ai non seulement résolu le problème difficile de savoir comment empêcher les vêtements d’être datés, mais c’est également un service rendu aux femmes Américaines, qui peuvent voir dans nos films les dernières modes parisiennes, parfois même avant que Paris ne les voit. »

Plus tard, la Nouvelle Vague trouvera dans le style Chanel l’expression la plus radicale de la modernité. Pourtant, lorsque Truffaut ou Alain Resnais approchent Coco Chanel, elle a déjà 75 ans.

« Tout le cinéma a envie de s’habiller chez Chanel » écrit Elle en novembre 1958. Et c’est le cas ! La relation si singulière qu’entretient Chanel avec le cinéma et les actrices se détaille plus ici. Mais il est important de noter que l’épure Chanel figure l’élément indispensable à la narration simple mais féroce que visent nombre de cinéaste.

Chanel et Le Festival Du Cinéma Américain de Deauville 

Il n’est ainsi que peu surprenant de voir la maison Chanel s’associer au plus Français des festivals consacrés au cinéma Américain. Le Festival du Cinéma Américain de Deauville semble ainsi figurer tout le triangle d’art qu’est le triptyque Chanel-Deauville-Cinéma.

Avec Karl Lagerfeld, la relation s’est plus intensifiée encore. Il a collaboré avec de nombre de cinéastes clé — de Franco Zeffirelli à Pedro Almodóvar, il a habillé de nombreuses actrices, notamment Kristen Stewart, Penélope Cruz, Margot Robbie et Marion Cotillard, à l’écran comme sur les tapis rouges. 

Faisant appel à de grands réalisateurs comme Martin Scorsese, Ridley Scott, Baz Luhrmann, James Gray ou encore Steve McQueen, pour réaliser des campagnes publicitaires pour les parfums Chanel — campagnes considérées comme des icônes du genre ! 

Ainsi, la 46e édition du Festival du Cinéma Américain de Deauville est une nouvelle occasion pour la maison de Coco de signifier son éternel attachement à Deauville et au septième art. 

Avec Vanessa Paradis pour présidente du Grand Jury de cette édition, l’une des ambassadrices les plus solaires de la maison fait rayonner l’héritage Chanel. Un héritage qui se distille aussi sur les épaules des stars en présence — toutes auréolées du glamour aux C entrelacés ! 

Coco A Biarritz, Le Berceau De La Révolution Chanel

Lovée dans le Golfe de Gascogne, Biarritz a été le berceau de la révolution Chanel. Une révolution en jersey et silhouette épurée; une révolution de mode qui toucha aux normes même de la société.

Coco Chanel A Biarritz

Si la notoriété de Biarritz comme idéal de villégiature s’est faite tout au long du XIXème siècle, c’est à l’Impératrice Eugénie qu’on le doit. C’est par elle que Louis Napoléon Bonaparte découvre Biarritz, pour mieux tomber sous son charme… Il entreprend une série de grands travaux et, avec l’esthétique qu’on lui connaît, donne à Biarritz tout son cachet de villégiature élégance et raffinée. En communion avec l’océan et la nature qui l’entourent.

La Découverte De Biarritz Avec Boy Capel

Lorsque Coco Chanel découvre Biarritz aux côtés de Boy Capel, la destination est déjà prisée des têtes couronnées venant de toute l’Europe.

Mise à la mode par l’Impératrice Eugénie, Biarritz est une destination phare de la Belle Epoque. Mais voilà, la Première Guerre Mondiale, en éclatant, fait aussi de Biarritz une destination sûre… Loin des conflits, limitrophe avec l’Espagne, un pays neutre… Biarritz devient le centre de la vie mondaine et artistique internationale.

Alors que Boy Capel jouit d’une permission, en 1915, le grand amour de Coco décide de faire découvrir Biarritz à Chanel.

A ses côtés, Coco assiste aux soirées à la mode — et c’est au coeur de la vie mondaine et artistique de Biarritz qu’elle tourbillonne au rythme de celle-ci… Ce coeur battant n’est autre que l’hôtel du Palais.  L’ancienne Villa Eugénie, demeure à la magnificence toute impériale, construite par Napoléon III pour son épouse…

Cette ancienne Villa Eugénie donc était déjà devenue l’iconique hôtel du Palais. Coco, elle, y découvre alors un mode de vie sinon contradictoire mais à perfectionner. Les bains de mer, la nature, la communion avec les éléments… Biarritz fusionne avec l’océan, sa fougue et son ardeur. Le tempérament de Biarritz sied à Chanel. Tout donne à penser à la femme assoiffée de liberté qu’elle est !

Elle qui, déjà à Deauville avait perçu l’indispensable nécessité de révolutionner les habits féminins, s’en tenait jusque là aux chapeaux. Déplumés, épurés, faciles et élégants… Les chapeaux Chanel n’étaient en réalité que la première étape de la révolution à venir.

Un jour qu’elle empruntait la descente vers la plage et le casino, elle repère une demeure. La villa Larralde. C’est la révélation — elle emprunte de l’argent à Boy Capel. Celui-ci finance ainsi la troisième boutique Chanel qui s’inaugure alors. Mais celle-ci est différente. Chanel ne se contente pas d’une boutique: elle fonde sa maison de couture.

« Nous apprenons avec plaisir que la maison Gabriel le Chanel de Pars a ouvert ses salons de vente, villa de Larralde, 6 descente de la plage à Biarritz » peut-on lire dans l’édition de la Gazette de Biarritz, Bayonne et Saint-Jean-de-Luz, le 2 septembre 1915.

De 1915 à 1939, au 2 Avenue Edouard VII, la boutique Chanel de Biarritz sera l’épicentre de la révolution Chanel ! Il lui suffit d’un an pour rembourser la somme empruntée à Boy. Car Coco a visé juste — sa mode, son attitude, sa vision de la femme attire à elle les élégantes de la bonne société, bien décidées à en finir avec les carcans.

L’Attitude Chanel S’Affirme à Biarritz

Après la Place Vendôme à Paris, et Deauville, voici donc l’attitude Chanel qui s’installe à Biarritz. Et quelle attitude !

Coco va se lancer avec panache dans la redéfinition de la grammaire vestimentaire des femmes de son époque. Biarritz agit comme un catalyseur de la soif d’affranchissement de Coco Chanel. Elle a 32 ans, et elle s’apprête bien à imposer de nouvelles normes.

Car à cette époque où la vogue des bains de mers est déjà presque établie, hommes et femmes sont loin de goûter aux mêmes joies. Aux hommes qui s’enfoncent dans les vagues et apprécient les bienfaits des bains, répondent des femmes restant sur la plage. Engoncées dans leurs froufrous, leurs corsets, et des robes étouffantes de tissus.

Face à elles, Coco détonne. Elle aime nager, et faire dorer sa peau au soleil. Elle dénude ses bras, ses jambes… Son corps en mouvement, libre de se découvrir… L’attitude Chanel se reflète très tôt dans ses vêtements. Des vêtements faciles et pratiques, sportifs et confortables.

La ligne est svelte, la peau est bronzée, l’air marin la vivifie. Portée par ce mode de vie balnéaire, Coco va imaginer un vestiaire à la hauteur de la nature qui l’environne. Son but est simple: elle veut libérer les mouvement de la femme, qu’elle veut active et sportive.

La Révolution Chanel Se Concrétise A Biarritz

« J’ai rendu au corps des femmes sa liberté; ce corps suait dans des habits de parade, sous les dentelles, les corsets, les dessous, le rembourrage. »

Chanel a donné de l’élégance aux plages de Biarritz avec ses costumes de bains. Des maillots de bain que Picasso fige dans sa toile Les Baigneuses, peinte à l’été 1918… A Biarritz !

Oui, Picasso le pacifiste avait aussi rejoint la côte Basque pour y trouver refuge, le temps d’un voyage de noces avec sa femme Olga Kokhlova.

Ainsi c’est cette proximité avec l’Espagne qui va donner à Chanel l’assise de sa révolution. Car si la France est en guerre, et souffre d’une pénurie de tissus, à Biarritz tout est possible. L’Espagne à côté lui permet de se fournir en tissu. Et notamment en maille jersey.

Avec le jersey, elle va ancrer sa révolution dans les tenues de bains. Puis c’est pour des ensembles veste et jupe qu’elle se sert de cette matière jusque là réservée aux dessous masculins.

Elle taille ainsi son premier succès dans une robe plus courte et légère — la robe chemise sans taille.

Elle pense un vestiaire pour une plus grande liberté de mouvement— elle imagine des pantalons larges à taille haute qui font office de sortie de bain. Elle taille encore son iconique veste trois quart en jersey, l’ancêtre de la petite veste Chanel. Chanel vient ainsi de mettre au jour une nouvelle harmonie vestimentaire — Gabrielle Chanel inventa une toute nouvelle silhouette.

Cette révolution Chanel est aussi une question de couleurs. En réponse aux robes bariolées affichées par les élégantes, Chanel réplique avec du vieux rose, du vert tamaris. Une palette qui fait écho aux nuances typiques des bords de l’océan. Comme à Biarritz.

Mais ce n’est pas tout ce que la révolution Chanel doit à Biarritz. Etant devenue le refuge de l’aristocratie Russe fuyant la révolution Bolchévique, Biarritz va permettre à Chanel d’entrer en contact avec… La famille de la grande duchesse Maria Pavlovna.

Chanel fait alors la connaissance du frère de celle-ci, le Prince Dimitri. Elle tombe amoureuse de lui.

Elle confie à Maria Pavlovna la création de l’atelier de broderie de la maison de couture. Oui car, la duchesse était experte en broderie russe… Chanel ne pouvait qu’être inspirée par leur pelisse et blouse brodée.

Quant à Dimitri… Il l’introduit à un certain Ernest Beaux. Nous sommes en 1920 et Chanel vient de rencontrer le nez par qui va être composer le plus célèbre parfum au monde. Le N°5.

Elle lui commande alors: « Un parfum artificiel, je dis bien artificiel comme une robe, c’est-à-dire fabriqué. Je suis un artisan de la couture. Je ne veux pas de rose, de muguet, je veux un parfum qui soit un composé. »

« Mlle Chanel, qui avait une maison de couture très en vogue, me demanda pour celle-ci quelques parfums. Je suis venu lui présenter mes créations, deux séries : 1 à 5 et 20 à 24. Elle en choisit quelques-unes, dont celle qui portait le no 5 et à la question « Quel nom faut-il lui donner ? », Mlle Chanel m’a répondu : « Je présente ma collection de robes le 5 du mois de mai, le cinquième de l’année, nous lui laisserons donc le numéro qu’il porte et ce numéro 5 lui portera bonheur ». Je dois reconnaître qu’elle ne s’était pas trompée… »

On le voit, Chanel a trouvé à Biarritz une atmosphère emplie de raffinement et de panache. Une ambiance qui, si l’on en croit l’histoire même de sa maison, a été un terreau inouï pour sa révolution.

Damier et Monogram Louis Vuitton, En Op art Pour Le P/E 2021

Ce jeudi 7 Août 2020, Virgil Abloh a fait accoster sa collection Louis Vuitton à Shanghai — les iconiques monogram et damier, eux, se font Op art. 

La Collection Homme Louis Vuitton P/E 2021

« Zoooom et ses amis » Débarquent à Shanghai

Avant de présenter physiquement sa collection lors de ce défilé évènement tenu à Shanghai, la maison Vuitton introduisait le premier chapitre de la vision de Virgil Abloh… Dans un film très inspiré.

Intitulé « Zoooom et ses amis » ce premier jet laissait deviner une collection facétieuse. 

Les conteneurs avaient ainsi quitté Paris depuis le Pont-Neuf, non loin de la première boutique fondée par Louis Vuitton. 

On retrouve les silhouettes de la collection Printemps/Eté 2021 défilant sur un podium, qui file la métaphore… Sur les docks de Shanghai, le podium était en effet taillé sur-mesure à partir de véritables conteneurs d’expédition. 

Monogram Et Damier Habillent Les Hommes Louis Vuitton 2021

A défaut de pouvoir se rendre sur place, Virgil Abloh étayait ainsi dans sa note d’intention le propos de cette collection: « Un Pays des merveilles d’inclusivité et d’unité, où on imagine le monde à travers la vision intacte d’un enfant, pas encore gâchée par la programmation sociétale.[…] Ma voix est une multitude de couches et de références. »

Parmi les références citées dans cette collection haute en couleurs, tantôt pop ou saturées, c’est la grammaire iconique de la maison Vuitton que l’on remarque d’emblée. 

Monogram et damier, deux signatures clé de l’histoire de Louis Vuitton, viennent ainsi habiller le propos de Virgil Abloh. Car là où Louis Vuitton et son fils Georges avaient imaginé ces toiles pour contrecarrer la copie, et attester l’identité de la maison… Virgil Abloh signe des silhouettes attestant, elles, d’une nouvelle identité masculine. 

Ainsi trempé d’un graphisme psychédélique, le mythique damier (qui se raconte ici) trouve à habiller de facétie une veste coupée dans un cuir non moins exquis ! 

Dans une autre tonalité, c’est sur un tailoring, là aussi tout en facétie, que le damier distille son potentiel — allure et trompe l’oeil signent décidément l’identité masculine à venir. Détrempée de son sérieux, l’Homme Louis Vuitton 2021 s’amuse bien des références, sans ne rien perdre de son élégance ! 

Il n’y a qu’à voir l’utilisation faite de l’iconique monogram Louis Vuitton. Inspiré de la fusion du ska Jamaïcain et de la musique multiraciale constituant l’un des âges d’or de la musique Britannique des années 70 et 80, Virgil Abloh a insufflé le même esprit de mélange des teintes et des genres dans cette silhouette. 

Et c’est d’ailleurs l’idée même de cette collection — en finir avec les saisons, et les modes qui passent. Constituée à partir de stocks restants des précédentes saisons, la collection Printemps/Eté 2021 est ainsi le point de départ d’une nouvelle idéologie griffée LV. 

Virgil Abloh le confirme au détour d’une interview : « Je dis à mon consommateur que la valeur ne se détériore pas avec le temps. »

Une nouvelle façon de voir et faire du luxe donc; une vision qui s’ancre aussi dans une nouvelle façon de présenter les collections Homme de Louis Vuitton. 

Ceux-ci seront désormais itinérants. De quoi rendre hommage à l’esprit voyageur du fondateur… Lui qui a d’abord conçu ses mythiques malles pour accompagner les plus intrépides d’entre eux. 

L’Allure Loulou De La Falaise En Campagne YSL A/H 2020

Anthony Vaccarello et Juergen Teller présentent une campagne sobre et allurée d’esprit sixties !

Elle fleur bon l’esprit Rive Gauche — YSL Rive Gauche. La nouvelle campagne YSL pour l’Automne/Hiver 2020 orchestrée par l’actuel directeur artistique de la maison, Anthony Vaccarello, joue en effet des accents de photos devenues iconiques. Comme celle du fondateur Yves Saint Laurent lui-même, posant flanqué de ses deux muses absolues, le jour de l’ouverture de la fameuse boutique Yves Saint Laurent Rive Gauche qui révolutionna la mode, pour un long moment !

C’est en effet en 1969 qu’Yves Saint Laurent révolutionna le prêt-à-porter. Une vision du luxe moins outrée qui figea l’allure YSL dans l’esprit de tous !

Ainsi capturée par le non moins révolutionnaire Juergen Teller – on lui doit bien la révolution de l’imagerie mode opérée dans les années 90 – la campagne YSL pour la saison à venir tient bien de cet esprit plus anti-conformiste encore.

Campée par Grace Hartzel, la femme Saint Laurent distille un esprit bohème. Le foulard ainsi noué dans les cheveux n’est pas sans rappeler celui adoré par Loulou de la Falaise ! Quant à ce blond cendré, et cette frange étirée… On devine sans hésiter la silhouette de Betty Catroux.

Une composition photographique en noir et blanc qui fige un peu plus l’idée d’un style intemporel et franchement dynamique. Le style YSL.

La Robe Miss Dior Et La Veste Bar En Croisière 2021

C’est au coeur de la région des Pouilles que la maison Dior a introduit sa collection Croisière 2021 — une collection où la robe Miss Dior revient dans une vision plus florale encore !

La Collection Dior Croisière 2021

Grazia Maria Chiuri a embarqué la maison Dior au coeur d’une région chère à son enfance. A Lecce, dans les Pouilles, cette région du sud de l’Italie riche d’un artisanat exceptionnel: «Cette présentation porte sur les souvenirs vivants de mon enfance: les broderies et les textiles sur lesquels j’ai vu ma grand-mère et mon oncle travailler quand j’étais enfant » confiait ainsi l’actuelle directrice artistique de la maison du 30 Avenue Montaigne.

Et justement. Cette collection Dior Croisière 2021 lie plus d’une icônes de la maison de Monsieur à ses souvenirs tout Italiens. Un dialogue virtuose au nom de la beauté qui a impliqué, aux mythiques ateliers Dior, des artisans locaux, mais aussi des danseurs et des musiciens de ce sud de l’Italie…

Ce sud qui d’ailleurs porte en lui les mêmes croyances magiques que celles partagées par Monsieur Dior. Lui qui avait fait du muguet ou encore de l’étoile des signes ou des grigris protecteurs de son succès…

La Robe Miss Dior Et La Veste Bar

Ainsi la collection qui a défilé hier à huit clos mettait en vedette deux pièces iconiques du vestiaire Dior. La robe Miss Dior tout d’abord.

Comme présentée en 1949 sur une certaine Brigitte Bardot, la robe Miss Dior figure toute la vision de Christian Dior. La femme-fleur ainsi sublimée dans une robe où le taffetas se superpose dans une délicatesse toute Parisienne — une délicatesse qui se distille aussi dans le parfum éponyme.

Ainsi, dans sa version Croisière 2021, la robe Miss Dior devient l’oeuvre d’une rencontre. Celle entre les ateliers de l’Avenue Montaigne et l’artiste Pietro Ruffo… Il imagine ainsi un champ constellé d’épis de blé, évoquant un paysage d’été.

Pour cette collection Dior, l’iconique robe Miss Dior se complète ainsi d’un travail de broderie typique de la région des Pouilles — parsemée de roses faites à la main, l’icône gagne un peu plus en luxe et en gaieté !

L’autre icône Dior revisitée au prisme du savoir-faire de la région, c’est évidemment la veste Bar. Manifeste absolu de la grammaire Dior, la veste Bar se taille cette fois dans les tissus ancestraux de la Fondation Le Costantine.

Une allure fluide et chic qui illustre la vision de Maria Grazia Chiuri pour la maison Dior — celle du luxe comme un dialogue entre des savoir-faire hérités du monde entier !

Andrea Della Valle, L’Homme Derrière Les Sneakers Hogan

Andrea Della Valle, frère cadet de Diego Della Valle, a su mettre au goût du luxe la basket, à une époque où celle-ci figurait tout autre chose.

Andrea Della Valle, Hogan Et Le Luxe Casual

Andrea Della Valle partage avec son frère Diego Della Valle, le savoir faire de la maison familiale en héritage. Et il le dit lui-même, que l’on parle de Tod’s ou de la maison Hogan, on cherche d’abord à transmettre le goût et la passion pour un artisanat ancestral.

 « Nous sommes la troisième génération : notre entreprise n’est pas seulement un business pour nous, il représente notre tradition familiale, nos racines. »

Andrea Della Valle, Le Visionnaire D’un Luxe Casual

Lorsqu’Andrea Della Valle fonde la maison Hogan dans les années 80, c’est avec l’idée de défendre un luxe casual. En véritable visionnaire, il est parvenu à lier décontraction et travail exquis du cuir. Et cela, c’est bien la maison Hogan qui l’incarne.

Il faut dire qu’Andrea Della Valle a hérité du même sens de l’observation et de l’anticipation que son frère Diego Della Valle. Ainsi, ses nombreux voyages à NewYork et aux Etats-Unis vont quelque peu le mettre sur la voie de la prochaine révolution esthétique à venir. Une révolution où il n’est plus question de libération radicale mais bien de libérer l’allure et l’élégance de carcans trop rigides.

Collection A/H 2021, Shootée Par Giovanni Gastel

Il raconte: « Lorsque Hogan a été créé, dans les années 80, le monde de la mode était en train de changer et notre marque a été la première à lancer le concept de baskets de luxe, un concept si pertinent dans la mode aujourd’hui. » Et le concept qui se niche derrière cette idée de basket de luxe n’est autre que celui d’un luxe casual.

Collection A/H 2021, Shootée Par Giovanni Gastel

C’est sans doute pour cela que les pièces Hogan ont rapidement eu valeur d’intemporelle… Et c’est dans l’héritage du groupe Tod’s qu’Hogan a su puiser.

Andrea Della Valle est ainsi parvenu à lier héritage et innovation autour de pièces contemporaines car révolutionnaires. Et la clientèle Hogan ne s’est depuis jamais démentie.

L’élégance cool, décontractée figure aujourd’hui le véritable ADN de la maison fondée par Andrea Della Valle.

Andrea Della Valle, L’Homme Derrière la Basket Hogan

« Le luxe fonctionnel: c’est ce que Hogan a toujours été. Une philosophie qui allie esthétique et polyvalence avec qualité, qui sait être formelle en ville, au bureau, et chic décontractée le week-end – à Hong Kong comme à Milan, Londres, Shanghai, New York » confiait Andrea Della Valle au détour d’une interview.

C’est un 1986 qu’ Hogan lance la basket « Traditional ». Une révolution esthétique.

En effet, Andrea Della Valle n’a pas tort lorsqu’il affirme: « Nous avons inventé les baskets de luxe. »

Inspirée des baskets de cricket, la Hogan Traditional fut pensée pour un mode de vie urbain. L’idée est venue à Andrea Della Valle alors qu’il se trouvait à New York. Dans les rues de Manhattan, il remarque que les hommes et les femmes se déplacent du domicile à leur lieu de travail en baskets de sport; puis une fois à destination, ils les troquent pour des chaussures de ville ou des escarpins.

Hogan “Active One”, saison P/E 2020

Andrea Della Valle a alors l’idée d’une basket sobre et élégante, légère mais éminemment luxueuse…

Hogan “Urban Trek”, saison P/E 2020

Riche du savoir-faire initié par son père et son grand-père dans la région des Marches, Andrea Della Valle a su s’appuyer sur un héritage en matière de confection de souliers pour l’injecter à une pièce définitivement contemporaine. Les ateliers du groupe Tod’s, à Brancadoro, furent évidemment mis à contribution.

Hogan “Urban Trek” saison A/H 2021

Depuis, la basket Hogan ne cesse de se renouveler. Tantôt classiques, tantôt audacieux, ses design forgent cette nouvelle idée du luxe, chaque saison un peu plus libre sans ne jamais rien perdre de son aura décontractée !

Hogan “Maxi.i.Active”, saison A/H 2021

Si Tod’s avec ses mocassins le Gommino étaient déjà une icône à l’époque,  Hogan ne tarda ainsi à se hisser au rang d’incontournable — la basket de luxe devenant une icône d’un certain style de vie. Urbain et franchement chic.

Hogan ”Interaction”, saison A/H 2021

La Collection Tod’s Et Son Gommino Pour Le P/E 2021

Sans défilé, la maison Tod’s a introduit son savoir-faire dans une vidéo mettant en vedette ses ateliers, et la vision de Walter Chiapponi.

Le Mocassin Tod’s Version P/E 2021

Pour introduire sa collection P/E 2021, la maison Tod’s a choisi d’ancrer son propos au coeur de son savoir-faire emblématique. Dans une vidéo à visionner ici, l’actuel directeur artistique de la maison met en exergue le talent de ses ateliers, et sa vision pour la saison P/E 2021.

 La maison de Diego Della Valle centre ainsi son propos sur des pièces toujours plus exquises, toujours plus précises. Et l’icône absolue de la maison Tod’s qu’est le mocassin Gommino gagne évidemment à se voir réinventer.

Dans des matériaux innovants, le voilà qui se présente dans un twist fascinant mêlant à l’artisanat si propre à la maison Tod’s, des couleurs étonnantes, et une élégance toute Italienne.

La signature T, quelque peu absente ces dernières saisons, revient ainsi piquer une ceinture dans une veine toujours aussi luxueuse, toujours autant détachée. Accessoire idéal pour la saison estivale, le Gommino s’impose une nouvelle fois par sa légèreté et le luxe sourd de son artisanat.

Une pièce forte de l’univers Tod’s qui se décrit mieux ici, mais que l’on retrouve une nouvelle fois portée avec allure autant chez l’Homme que la Femme Tod’s.

De quoi venir équilibrer les silhouettes imaginées par Walter Chiapponi. Des silhouettes Tod’s du Printemps/Eté 2021 qui distillent l’élégance casual propre à la maison — des silhouettes taillées dans ses matières de prédilection, teintées de couleurs pétillantes et finalement cool !

Walter Chiapponi signe ainsi la continuité d’une vision raffinée mais décomplexée de l’élégance — piquée d’une harmonie où les matières exquises signent des allures faciles à vivre… Façon Dolce Vita.

La Collection Prada P/E 2021: Pocono Et Retour Au Minimalisme

Miuccia Prada signe une collection radicale pour le P/E 2021. Une collection où Prada renoue avec le minimalisme et l’épure d’un vestiaire radicalement chic mais fonctionnel. 

La Collection Prada P/E 2021

Pandémie mondiale oblige, Prada a du s’adapter à un nouveau format pour présenter sa collection P/E 2021. C’est dans un film d’une durée de 11 minutes qu’elle a pu distiller sa vision pour la saison prochaine. Mais en lieu et place d’une vision individuelle, Miuccia Prada a préféré convier 5 artistes pour imaginer, chacun, un acte filmé de cette collection. 

Le film, intitulé ‘The Fashion Show That Never Happened’, présente ainsi une vision multiple mais organique autour de l’idée de vêtement comme pratique et authentique. Sublime mais fonctionnel. L’essence du style Prada en somme.

Le film,  à visionner ici, recoupe donc les visions de Terence Nance, Joanna Piotrowska, Martine Syms, Juergen Teller et Willy Vanderperre sur le travail de Miuccia Prada. 

Et quel travail ! Signant une collection P/E 2021 comme un retour aux sources de l’Homme Prada, le vestiaire Prada vise d’abord à introduire des pièces impeccables où la ligne graphique et les matières exquises précisent une allure où domine la simplicité. Une collection comme un retour à la pureté et l’essentiel du travail de designer. 

« Les vêtements de la collection sont simples – mais avec l’idée que la simplicité est un remède à la complication inutile. Nous traversons une période qui requiert de la rigueur, c’est un moment propre à la réflexion. Que faisons-nous, à quoi sert la mode, pourquoi sommes-nous là ? Comment la mode peut-elle servir une communauté ? » Interroge Miuccia Prada. 

Et dans les pièces clé du vestiaire Prada P/E 2021, c’est une nouvelle fois le Pocono qui ravive l’allure iconique de la maison. Sur un costume impeccablement taillé, le Pocono figure ainsi la touche propre à Prada — entre fonctionnalité et inventivité un brin avant-garde, il allure l’homme Prada d’un zeste futuriste. 

Autre icône de la maison, la ligne Linea Rossa renforce à son tour l’approche Prada de la saison prochaine autour d’une esthétique futuriste avec des accents 60’s. Le tout, là encore, dans des teintes brutes flirtant entre rose poudré, blanc et noir intense.

De quoi servir un peu plus le propos radical de Miuccia Prada. Elle qui, l’affirme encore: « Je pense que notre job en tant que fashion designers est de créer des vêtements pour des personnes… C’est vraiment la valeur de notre travail – créer des vêtements beaux, intelligents. Cette saison, nous nous sommes concentrés sur cette idée: on parle de vêtements, de donner de la valeur aux pièces. »

La Collection Dior Homme P/E 2021

Kim Jones a orchestré la collection Dior Homme du P/E 2021 autour de l’œuvre du peintre Ghanéen Amoako Boafo — autour, surtout, de la célébration du style comme vecteur de l’identité noire et de la masculinité ! 

La Collection Dior Homme P/E 2021

Si la collection Dior Homme du P/E 2021 est partie d’une rencontre à Miami, c’est bien dans l’héritage couture de Monsieur qu’elle puise beaucoup de son panache romantique. 

La Genèse De La Collection Dior Homme P/E 2021

C’est au Rubell Museum de Miami que Kim Jones a fait la rencontre artistique qui allait inspirer cette collection. Et ce fut un véritable coup de foudre artistique — pour la vision et les tableaux de l’artiste Ghanéen Amoako Boafo. 

Il faut dire que le travail du peintre Amoako Boafo met en lumière les modes et l’importance du style dans la définition de l’identité de la Black Diaspora. Et, en centrant son propos pictural sur la vie contemporaine de la capitale du Ghana, Accra, le peintre met en vedette un héritage historique inestimable. Celui du Ghana et de son savoir faire textile. 

A cela, Kim Jones, qui lui même a vécu en Afrique étant plus jeune, ne pouvait rester insensible. « J’adore son travail, j’ai toujours voulu travailler avec un artiste africain car j’ai grandi en Afrique et l’art africain a toujours fait partie de ma vie » précise Kim Jones dans le film qui dévoile la collection. 

C’est ainsi que de cette admiration mutuelle, Kim Jones et Amoako Boafo ont su lier leur art pour donner forme à la collection Dior Homme du P/E 2021. Une collection qui, comme le travail d’Amoako Boafo et celui de Kim Jones, a su figer dans des silhouettes exaltantes la rencontre entre des styles, des techniques et des héritages différents mais bien complémentaires.

Dior Oblique, Tailleur Bar et Imprimé Lierre

Car là où les peintures d’ Amoako Boafo distillent beaucoup de style et mettent en exergue la perception de l’identité noire, Kim Jones a bien su y voir la filiation avec l’oeuvre de Monsieur Dior.

C’est ainsi que le tailoring exceptionnel de la maison s’accorde avec une folle facilité aux envolées stylistiques des personnages des portraits ‘Black Diaspora’ d’Amoako Boafo. Des envolées stylistiques que Kim Jones a su marier avec adresse aux codes clé de la maison de l’Avenue Montaigne.

Transposées de façon littérale ou métaphorique sur les looks Dior Homme du P/E 2021, les silhouettes et les masculinités d’Amoako Boafo gagnent à se voir incarner autour de la grammaire Dior.

Ainsi, la collection met en beauté l’iconique Dior Oblique dans un shirt jouant une fois encore de la transparence. Pertinente, l’approche de Kim Jones injecte une nouvelle vision du masculin dans des compositions hautement stylisées. Mais il y a mieux. 

C’est sur une chemise à la coupe irréprochable que l’on retrouve l’imprimé lierre comme richement brodé par Christian Dior en 1950. C’était alors l’ornement d’une robe du soir taillée dans la soie…

Et une fois inspiré d’un des portraits d’Amoako Boafo, l’imprimé lierre de Monsieur Dior s‘acoquine volontiers d’une chemise ou d’un cuir embossé servant des bottes militaires — le tout accompli dans une allure street-couture des plus mémorables ! 

Il suffit de voir la réminiscence de l’iconique Veste Bar en version masculine pour se convaincre du pouvoir d’une telle collection. 

Une collection présentée sous la forme d’un film quasi-documentaire, fait en deux parties. La première, capturée par Chris Cunningham, capte la genèse de la collection de Londres au studio d’Amoako Boafo au Ghana. La seconde, oeuvre de Jackie Nickerson, dévoile les pièces de la collection Dior Homme P/E 2021. Dans une célébration de l’art du portrait. 

C’est à voir ici