L’Emblématique Parfum L’Air Du Temps Inspire La Collection Nina Ricci P/E 2021

Le duo à la tête de la création artistique de la maison Nina Ricci a puisé dans les lignes du flacon iconique du parfum L’Air du Temps la grammaire de leur nouvelle collection.

C’est un flacon signé du génie Art Déco de la maison Lalique — un artiste clé de l‘esthétique Belle Epoque qui a aussi imaginé les pièces les plus folles, destinées aux cocottes !

Ce flacon remonte, lui, au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale. C’est en effet dans l’après-guerre que la maison Nina Ricci a l’idée d’un parfum aérien et vivifiant. Une senteur qui fleure bon l’optimisme, et la renaissance de cette légèreté toute Parisienne. Sa composition, par Francis Fabron et Roure Bertrand Dupont, distille un sillage à contre-courant des parfums de l’époque. Exit les parfums aux « chypres sombres et entêtants » L’Air du Temps de Nina Ricci est un floral épicé — lumineux et éclatant !

Mieux, pour capturer l’essence de ce nouveau romantisme, la maison Nina Ricci fait appel à Lalique; une maison qui, depuis la disparition de René Lalique, est dirigée par son fils, Marc Lalique. C’est ainsi que né, en 1948, le flacon iconique de ce parfum — un flacon clos par deux colombes volant au-dessus d’un tourbillon de cristal.

Pour la collection Printemps/Eté 2021, le duo à la tête de la création artistique de Nina Ricci, Lisi Herrebrugh et Rushemy Botter, s’est inspiré de l’exquis de ce flacon aérien. Pour mieux le doubler de la facétieuse élégance du nouveau style Nina Ricci.

Ainsi les silhouettes pensées pour la saison prochaine se taillent autour de lignes subtiles et aériennes — des lignes qui vantent le retour d’un certain romantisme en ces temps troubles. Lumineuses et éclatantes, les silhouettes Nina Ricci chuchotent un optimisme cher à la maison Ricci. D’ailleurs, les lignes elles mêmes se dérident autour d’une vision plus organique du vêtement.

Lisi Herrebrugh et Rushemy Botter délaissent ainsi un peu de leur grammaire étirée et rigoureuse pour libérer le tissu, notamment le satin et la soie, autour d’envolées très inspirées ! « J’ai le sentiment qu’il y a un équilibre dans cette collection entre notre expérience de couture et les codes de la maison. Nous trouvons notre propre fluidité » précisait ainsi Lisi Herrebrugh.

Et il résulte ici d’une collection charmante et optimiste. Une collection qui file la métaphore de ce flacon Lalique. Un flacon qui, piqué de deux colombes entrelacées pour célébrer la paix retrouvée, figure un tourbillon reflétant l’instabilité du monde. Une collection bien dans l’air du temps…

Le Surréalisme Schiaparelli Au Sommet Pour Le P/E 2021

Il n’y a rien de mieux que la facétie de la maison Schiaparelli pour délivrer une collection éminemment chic car éminemment inspirée !

Elsa Schiaparelli a fait de la mode un jeu, et de sa couture un cadavre-exquis. En s’associant les talents et surtout les visions loufoques car libres de ses amis surréalistes, elle a déridé comme nulle autre couturière la vision Parisienne du chic et de l’élégance. Plus enclin à appuyer sa mode sur l’idée que le luxe est la liberté, la maison Schiaparelli semble renouer un peu plus avec cet héritage !

Le résultat? Une collection que Daniel Roseberry qualifie volontiers de ‘psycho-chic’. C’est à dire des silhouettes déjantées, si l’on y regarde plus près. Car voilà bien le propros introduit par l’actuel directeur artistique de la maison — celui d’une mode pertinente pour la vie de tous les jours, mais néanmoins éclairée ! Ainsi, une double lecture du vêtement permet de voir les signatures Schiaparelli, piquées ça et là.

Il y a bien entendu le mythique rose shocking, qui vient habiller un costume somme toute très détaché de ses habituelles lignes strictes. Evidemment, à y regarder de plus près, on y lit la facétie des motifs qui sont tout sauf habituels. Vient ensuite l’une des espiègles signatures de Schiaparelli — le mètre ruban couture, dont on reconnait la langue sur les pattes d’un chemisier, ou la strie d’une veste au noir de rigueur.

Une collection qui prend à contre-courant la tendance qui se dessine pour le Printemps/Eté 2021, où les vêtements n’admettent que le confort et le praticable. Une collection bien Schiaparelli, en somme!

Raffinement Seconde Peau Et Orange Hermès Pour Le P/E 2021

La collection Hermès de la saison prochaine ravive l’intérêt grandissant pour l’ADN Hermès — des lignes sobres et une coupe impeccable qui laissent des matières exquises exprimer la pureté du style de la maison !

« La pandémie a renforcé nos valeurs sur une approche responsable et un style pérenne. Mais bien sûr, je veux toujours donner de la mode à la femme Hermès. » Les mots de la directrice artistique de la maison Hermès, Nadège Vanhee-Cybulski, capturent à merveille l’impact d’une telle collection.

En effet, au coeur de l’une des périodes les plus troubles que le monde a connu depuis bien longtemps, les valeurs et le style Hermès s’imposent comme des aiguillons. Il est clair que l’ADN Hermès, comme travaillé par Nadège Vanhee-Cybulski depuis trois décennies, distille un raffinement fonctionnel, devenu incontournable.

Ainsi les codes clé de la maison se lisent-ils dans des silhouettes seconde peau — des silhouettes où les pièces éminemment luxueuses de la maison accompagnent le mouvement; accompagnent la femme Hermès dans la vie quotidienne. Pratiques et fonctionnels donc, les vêtements Hermès ont aussi cela d’intemporel.

Une noblesse des matières et une conception très intelligente de la mode ont fait de celle proposée par Nadège Vanhee-Cybulski pour Hermès le fer de lance d’une certaine vision du luxe. Il résulte ainsi une série de pièces où l’on retrouve ce luxe pragmatique ponctuer les icônes de la maison. Des détails de boucles, du cuir tressé, le H, et des motifs familiers des carrés Hermès.

Mieux, c’est bien l’orange Hermès qui vient, ça et là, couvrir des pièces séduisantes car irréprochables. Des pièces à la simplicité rare car si bien exécutée — Hermès montre une nouvelle fois la route à suivre. Celle d’une mode raffinée qui s’accomplie autour de pièces pensées pour être portées. Pour l’éternité.

Cuir Exquis Et Gommino En Vedette Pour le P/E Tod’s 2021

Pour cette nouvelle collection, Walter Chiapponi a injecté aux icônes de la maison des teintes peu habituelles pour l’univers Tod’s. Le résultat est tout bonnement inspiré !

Le Gommino Tod’s Du Printemps/Eté 2021: Pop Et Excentrique

Dans un contexte international qui remet en cause nombre d’approches esthétiques, Walter Chiapponi a choisi de tourner sa vision du Printemps/Eté 2021 vers le coeur même de cette maison. La nonchalance décontractée et le savoir-faire ancestral du Made In Italy, dont le Gommino est l’épitomé.

C’est ainsi que l’actuel directeur artistique la maison s’est appuyé sur l’artisanat exquis, maîtrisé par les ateliers Tod’s. Les matières chères à la maison de Diego Della Valle se présentent cette fois dans un mélange inédit de teintes et de textures.

« Travailler avec les artisans après le lockdown s’est avéré une source d’inspiration inestimable pour moi. Je voulais que leurs techniques adroites et habiles se ressentent dans la collection, comme une expression de leur humanité » explique Walter Chiapponi.

Les lignes de la collection Tod’s P/E 2021 sont simples — c’est bien le travail du cuir et l’association audacieuse des textures qui élèvent le propos ! D’ailleurs, en parlant de propos, la collection fut introduite au public sous un format non moins inspiré.

Une vidéo de quelques minutes, tournée à la Villa Necchi Campiglio de Milan, qui met en scène des mannequins posant en intérieur. Homme et femme, parmi lesquels Mariacarla Boscono, Karen Elson, Irina Shayk et Paul Hameline. Capturés presque sans maquillage, ils ajoutent plus de naturel encore à cette collection qui se veut nonchalante et spontanée à souhait. « Je voulais qu’ils se sentent réels et accessibles, leur humanité brille de la manière la plus charmante et la plus spontanée » précise Walter Chiapponi.

Leur silhouette distille toute l’approche du cuir et des matières à la Tod’s — des formes faciles et des textures malléables, douces et finalement naturelles. Des proportions légèrement surdimensionnées soulignent la vision contemporaine du confort. Des silhouettes finalement libres et nonchalantes, ainsi teintées de vert émeraude, de tournesol, d’un rose quasi-fané.

Des teintes qui viennent s’associer pour plus de décontraction et d’excentricité — on remarque ainsi les icônes Tod’s se faire plus créatives ! Le mythique mocassin Gommino du P/E 2021 se présente dans une teinte camel presque délavée… Quand il ne s’associe, dans son nouvel imprimé vache, au jaune tournesol d’un pantalon très facile à porter.

L’archive T Timeless ressort pour signer les ceintures ou les sacs de la saison, comme déconstruits par la souplesse de leur matériel.

Une collection Printemps/Eté 2021 finalement très à l’image de la maison Tod’s. Une ligne élégante, douce mais envolée par un artisanat hors pair.

Chanel Au Palais Galliera:  Rétrospective D’une Mode Radicale

L’évènement est double — la réouverture tant attendue du Palais Galliera s’est faite le 1er Octobre 2020 avec, à l’affiche, une rétrospective colossale consacrée à l’oeuvre radicale de Gabrielle Chanel.

Il s’agit bien de la toute première rétrospective à Paris consacrée à Chanel — et le défi fut relevé avec brio. Car replonger dans le corpus de celle qui, dès 1912, a radicalement changé la définition même de l’élégance et de la féminité, c’est finalement traverser un siècle de révolutions esthétiques.

Chanel Par Man Ray

« C’est notre point de vue sur la créatrice et pas sur la maison, nous ne parlons pas d’ailleurs de ses successeurs » précise Miren Arzalluz la nouvelle directrice du Palais Galliera.

Car Coco Chanel, née en 1883 et disparue en 1971, a laissé derrière elle des gestes modes, des allures, des couleurs et des tissus qui font aujourd’hui partie d’un patrimoine universel. Mais lorsqu’elle ouvre sa première maison à Deauville, puis à Biarritz et Paris, la chose est loin d’être une mince affaire. Dépouillée les toilettes de leur fanfreluche, déplumer les femmes de leur froufrous, et surtout: libérer ces dernières pour leur permettre de circuler dans la vie, active et sans entrave.

Nombre de femmes se sont ainsi appuyées sur l’univers Chanel pour affirmer leur liberté. Les actrices. Puis les femmes publiques. Toujours aussi renversantes d’élégance dans les silhouettes imaginées par Coco, en porte-à-faux de la définition à laquelle le luxe pouvait encore répondre à l’époque.

La directrice du Palais Galliera, Miren Arzalluz, a ainsi su rassembler près de 350 pièces iconiques du style Chanel, dans près de 1 500 m2 !

Des années 20 à l’allure garçon et l’invention du chic, en passant pas la sophistication des années 30 et le déclin de Chanel durant la guerre avant son retour triomphal qui légua aux femmes le tailleur mythique, et le sac 2.55… Rien n’a été oublié.

Mieux, en approchant des musées internationaux et les propriétaires de pièces de collection — la nouvelle directrice du Palais Galliera, Miren Arzalluz, a su mettre en oeuvre une rétrospective claire et limpide. Divisée en 10 chapitres, la rétrospective ‘Gabrielle Chanel, Manifeste de Mode’ imprime sur le visiteur la véritable influence qu’a eu Coco sur ses contemporains… Et le futur de la mode !

Le jersey d’abord utilisé exclusivement pour les sous-vêtements. Le tweed, matière masculine ô possible. Les lignes épurées. La ligne de corps longiligne. Les couleurs clé de Chanel, dont l’introduction du noir autour d’une petite robe… L’idée même du couturier tout puissant; meilleur ambassadeur de sa maison. On doit beaucoup à l’univers de Coco Chanel.

Audacieuse et visionnaire, Gabrielle Chanel a ouvert la voie à nombre de mouvements, esthétiques ou commerciaux — que l’on parle de la radicalité du minimalisme des années 90 ou de l’entrée des couturiers dans le monde du parfum ou celui de la joaillerie. Coco Chanel fut souvent la première dans tous !

‘Gabrielle Chanel, Manifeste de Mode’ est une exposition à voir du 1er octobre 2020 au 14 mars 2021, au Palais Galliera, Paris.

Broderie Et Beige Chloé Pour Le P/E 2021

L’esplanade du Palais de Tokyo a servi de scène au défilé orchestré par la directrice artistique Natacha Ramsay-Levi — une collection où la grammaire Chloé se fond, cette fois, dans un pragmatisme néanmoins inspiré.

La maison Chloé présentait à Paris un défilé d’un nouveau genre. En lieu et place d’un traditionnel défilé – qui a néanmoins eu lieu – Natacha Ramsay-Levi a d’abord fait déambuler les filles Chloé du Printemps/Eté 2021 dans les rues de Paris. En groupe, elles figuraient ainsi la volonté d’ancrer un peu plus encore la mode Chloé dans le réel. Et côté collection, les vêtements témoignent de cette même ambition.

« Il s’agissait de simplifier. Vous verrez que les vêtements sont très pragmatiques » déclarait ainsi Natacha Ramsay-Levi en preview de son défilé. Et il est vrai que les codes phares de la mystique maison Chloé se sont comme insérer dans cette vision simple mais toujours aussi délicate.

La silhouette qui capture le mieux le propos de la saison Printemps/Eté 2021 n’est autre que cette robe fluide aux lignes abordables — une pièce teintée de l’iconique beige Chloé, et piquée d’une broderie toute aussi attendue !

La maison fondée par Gaby Aghion à la sortie de la guerre a en effet su ravir les vestiaires des femmes romantiques mais audacieuses et effrontées — en porte-à-faux des lignes raides et structurées de l’époque; des lignes portées par des maîtres tels Christian Dior ou Cristobal Balenciaga… LINK La femme Chloé est ainsi celle qui trouve grâce et élégance dans des lignes délicates et légères, souvent teintées pastel.

La nouvelle collection Chloé, si elle est plus pragmatique que d’ordinaire, n’en oublie pas moins l’essence du prêt-à-porter Chloé: sensuel et sophistiqué. Et c’est bien cette silhouette en beige et broderie qui en incarne cette fougue évanescente !

Le Monogram Balmain En Vedette Du P/E 2021

Olivier Rousteing faisait défiler à Paris une collection Balmain qui accentuait les codes du fondateur — et notamment un monogram tout droit sortie des années 70 !

La Jolie Madame, Version 2021

La maison Balmain célèbre en 2020 ces 75 ans. 75 ans durant lesquels la création puis l’héritage du fondateur, Pierre Balmain, ont servi de fil rouge à une silhouette depuis devenue légendaire — celle de la Jolie-Madame.

Ce défilé fut ainsi rythmé par la voix même de Pierre Balmain. Il parlait de l’élégance Française, du pouvoir du noir mais surtout de la dimension sexy qui, déjà en son temps, entrait dans l’univers de la couture. En ce sens, le défilé Printemps/Eté 2021 de la maison Balmain amplifie un héritage visionnaire.

Parmi les silhouettes ayant défilées à Paris, on remarquait tout particulièrement la présence des total-looks en jacquard Balmain. Un jacquard introduit dans les années 70 par Pierre Balmain — sorte de tissu éminemment chic, capable de couvrir les manteaux coutures, les chemisiers de prêt-à-porter et les sacs de voyage.

Pour la saison Printemps/Eté 2021, celui-ci habille des silhouettes aiguisées, à la ligne iconique — épaules étirées à l’envie, la taille cintrée et l’allure sexy à souhait !

Dans cette volonté de répondre à son époque, le jeune Olivier Rousteing est plus que jamais convaincu que le patrimoine de cette maison Balmain est crucial — pour lui, la pandémie a donné un « nouveau sens au luxe. » Un luxe plus pensé qui repose avant tout sur la qualité, la coupe et l’histoire d’une maison. Formule éminemment recherchée pour, comme la maison Balmain, mettre au monde des pièces et des allures qui résistent parfaitement à l’épreuve du temps.

L’Imprimé Floral Ressort Des Archives Kenzo Pour Le P/E 2021

La seconde collection de Felipe Oliveira Baptista pour Kenzo était une ode à l’abeille. Intitulée Bee-Tiger, elle conjuguait deux des animaux-totems de Kenzo — en prenant soin de ressortir des archives l’iconique imprimé floral de la maison.

Le point de départ de la collection Kenzo pour Printemps/Eté 2021? La photo d’un apiculteur sur laquelle est tombé le nouveau directeur artistique de la maison. De là s’est filée une collection toute en métaphore mettant en exergue l’importance de l’abeille, doublée du tigre — le véritable animal-totem de la maison Kenzo.

Sur le podium, les hommes et les femmes Kenzo de la saison prochaine se baladent ainsi parés du voile d’apiculteur — véritable symbole du dynamisme protecteur dans lequel le monde plonge un peu plus de jour en jour. Mais pour Felipe Oliveira Baptista, la « protection douce » des apiculteurs porte en elle une vision harmonieuse et optimiste.

Des looks ainsi protecteurs et utilitaires — de quoi faire écho à l’ADN même de la maison inaugurée par Kenzo Takada sous le nom de Jungle Jap, en 1970. D’ailleurs il est aussi question de cette ADN Jungle Jap tant l’attention est portée vers l’abeille, essentielle à l’équilibre de la nature…

Aussi essentielle à l’essor des fleurs qui, des coquelicots aux hortensias, symbolisent la maison Kenzo. « Des coquelicots et hortensias qui pleurent » précise Felipe Oliveira Baptista.

L’imprimé floral, vedette de cette saison Printemps/Eté 2021, sort d’ailleurs tout droit des archives de la maison. Des archives évidemment modernisées cette fois au contact des outils informatiques. Il en résulte des pièces hypnotisantes, aériennes et caractéristiques du travail Kenzo autour de pièces fonctionnelles et transformables !

La Jumping Boots Hermès: L’Essentielle De RG 2020

A occasion spéciale, soulier plus spécial encore — cette édition 2020 de Roland Garros modifie les icônes indispensables pour suivre les matchs.

La Jumping Boots Hermès: Icône de RG 2020

L’automne ayant fait son entrée quasiment jour pour jour à Paris, c’est sous une météo capricieuse que se tient l’édition 2020 du mythique tournoi de Roland Garros. Avec une jauge limitée à 1000 spectateurs, les quelques privilégiés qui pourront y assister doivent troquer leur uniforme habituel pour… Les Jumping Boots Hermès !

Et l’icône risque bien d’attirer l’attention en gradin. Car les Jumping Boots Hermès incarnent bien l’élégance à la Française… Par temps de pluie. Trempées du savoir-faire de la maison Hermès, ces bottes d’inspiration équestre tiennent bien lieu d’idéal !

C’est en 1972 que la Maison Hermès présente ses jumping boots pour la première fois. Les plus « frenchy » les bottes cavalières trouvent évidemment leur inspiration dans l’univers équestre. Indissociable de l’histoire de la maison, ce lien entre Hermès et le cheval remonte au temps où Thierry Hermès dirigeait une manufacture de selles et de harnais.

La touche sur la Jumping Boots qui fait toute la différence? Une fine attache Kelly, clin d’oeil à un autre classique tant désiré de la maison Hermès. Une paire de bottes où la tradition Française Hermès se lit de bout en bout. Une tradition du jeu tout en raffinement qui se lit aussi dans les échanges et le tennis à Roland Garros !

Rockstud et Rouge Valentino Pour Le P/E 2021

Pierpaolo Piccioli a présenté une collection Valentino qui réimagine deux des codes les plus iconiques de la maison: Rockstud et rouge Valentino .

C’est à Milan que la maison Valentino introduisait sa collection Printemps/Eté 2021 — et l’évènement était de taille puisque Pierpaolo Piccioli défilait jusque là à Paris. Mais voilà, en ces temps de pandémie mondiale, l’actuel directeur artistique de la maison a voulu renouer avec l’Italie, pour mieux aider le système de la mode Italienne…

Délaissant ainsi les dorures Parisiennes du Salon de Rothschild, il présentait sa collection au coeur d’une fonderie métallurgique active depuis 1936 à Milan, la Fonderie Macchi. Un lieu qui résonne tout particulièrement avec l’ambition de cette collection.

Car cette collection vise d’abord à interroger la définition même du romantisme — un qualificatif qui sied les vestales Valentino. « Pour moi, il s’agit de la liberté d’exprimer des opinions, des idées, une façon d’être. Le romantisme, c’est l’humanité » affirmait ainsi Pierpaolo Piccioli.

Un romantisme où les codes clé de la grammaire Valentino ont été actualisés en ce sens…

Le Rockstud Valentino Encanaille Les Robes Du P/E 2021

Introduit en 2010, le rockstud Valentino tendait déjà à incarner un manifeste racé à l’indiscipline. Car sur le podium Valentino de la saison Automne/hiver 2010, ce sont bien les toilettes éthérées et si raffinées que l’on connait de la maison qui se ponctuaient soudain de chaussures recouvertes de rockstud.

Cette dissociation esthétique a depuis fait Ecole — et le rockstud Valentino est devenu une icône !

Insolents pour certains, fascinants pour d’autres, les rockstud n’en restent pas moins racés, et hautement distingués. Alors ce retour remarqué pour le Printemps/Eté 2021 ne pouvait se faire sans… Une version XXL.

Sur des mules ou sandales, sur des sacs micro ou macro — le rockstud Valentino encanaille des silhouettes, elles, toujours aussi sublimes.

C’est bien dans la robe qui clôt ce défilé que l’on peut voir toute la virtuosité des couturières Valentino. Une virtuosité qui aboutie à cette robe délicate, aérienne, comme sortie d’un songe. Teintée de rouge, couleur phare de Valentino, elle exprime bien l’essence d’une maison qui a fait de la délicatesse et de la fluidité le centre de son propos.

Mais voilà, la femme Valentino a beau distiller grâce et élégance, elle n’en reste pas moins ancrée dans la réalité du moment. C’est surement cela que souligne ces rockstuds XXL.

« Je me suis concentré sur l’identité de Valentino, plutôt que sur son esthétique » détaillait encore Pierpaolo Piccioli. Une identité qui replace les icônes du beau dans la vérité de l’époque — visant l’inclusion et la diversité. La maison Valentino, elle, insuffle une grande dose d’humanité autour de vêtements pragmatiques mais grandioses !