Les Films A Voir Pour Comprendre La Mode

Une liste des films iconiques pour cerner les subtilités des couturiers, de la haute couture, et la fantaisie du prêt-à-porter.

Les Biographies Cultes De La Mode

Si il existe une myriade de points de vue pour comprendre la mode, les plus intéressants sont ceux qui se fixent sur la figure des couturiers.

De véritables pépites qui, à leur manière, révèlent les dessous de la mode contemporaine. Parmi ces films cultes de la mode, la personnalité mystérieuse de Coco Chanel a fait l’objet de deux long métrages. Extrêmement bien ficelés.

Le premier de Jan Kounen, sorti en 2009, intitulé ‘Coco Chanel et Igor Stravinsky’ retrace l’image de Coco Chanel la mécène, mais aussi et surtout Chanel l’amoureuse. Anna Mouglalis parfaite dans le rôle de Coco, auréolée de secrets.

Amoureuse des arts et des artistes donc — Chanel contribua en effet à sauver le Sacre du printemps en injectant l’argent nécessaire à ses représentations. Le reste tient de la légende puisque, sans elle, le ballet aurait peut être était brûlé sur le bûcher de l’avant-garde. Goût fané d’une époque oblige.

Le second, sorti lui aussi en 2009, fut réalisé par Anne Fontaine. C’est ‘Coco Avant Chanel’, un film sur l’ascension d’une couturière partie de rien. Un film qui se concentre bien sur la révolution stylistique menée par Gabrielle Chanel. Allure simplifiée, petite robe noireet autres icônes de la mode moderne. Avec Audrey Tautou incarnant à merveille la mutine Coco, devenue l’impératrice de la mode Parisienne.

La Figure d’Yves Saint Laurent provoque la même fascination chez les réalisateurs. Puisque deux films sont sortis en 2014 — l’un de Bertrand Bonello avec Gaspard Ulliel, l’autre de Jalil Lespert avec Pierre Niney.

Ces films révèlent la personnalité trouble mais géniale d’Yves Saint Laurent. Lui qui n’hésitait pas à tirer de la vie nocturne l’énergie subversive indispensable à toute révolution esthétique. Dans la haute couture, comme dans le prêt-à-porter ! L’origine de la désinvolture du Smoking  ou celle de la see-through shirt est à chercher par là.

C’est ce que semble montrer le film biographie de Jalil Lespert ‘Yves Saint Laurent’. Un récit s’achevant sur le défilé de maître que fut la collection Ballets Russes de 1976.

Bertrand Bonello dans ‘Saint Laurent’ vise à explorer les aspects sombres et occultés de la personnalité du couturier. « Nous n’étions pas intéressés à montrer comment Yves Saint Laurent est devenu un génie. Nous voulions montrer ce que cela lui a coûté chaque jour d’être qui il était, et c’est pourquoi, au début du film, il est déjà une star. » Un film à voir pour comprendre la position de tout couturier dans le système de la mode !

En parlant de ce système souvent très délicat. Le film documentaire de Ian Bonhôte et Peter Ettedgui, ‘McQueen’, sorti en 2018, retrace la vision tellurique d’Alexander McQueen. Le film qu’il faut absolu avoir vu si l’on veut produire ou comprendre l’impact que peut avoir une collection et un défilé sur la mode.

Et justement, quel impact peut avoir la personnalité du designer sur la mode qu’il produit? Un pan de la création d’Olivier Rousteing est ainsi exploré dans le documentaire Wonder Boy.

Dans un autre registre, le documentaire consacré à la vision de Diana Vreeland, rédactrice en chef du Vogue Américain et Harper’s Bazaar, connue pour être la femme qui fit entrer la mode au musée…

Et toute la narration de Valentino se trouve décrite dans ce superbe documentaire par Matt Tyrnauer… ‘Valentino: The Last Emperor’ le titre parle de lui-même.

Ce documentaire offre une perspective inédite sur le travail et l’intérêt esthétique d’un magazine de mode. ‘The eye has to travel réalisé par Lisa Immordino Vreeland, Frédéric Tcheng, Bent-Jorgen Perlmutt est un chef d’oeuvre du genre.

Les Documentaires De Loïc Prigent

Nul besoin de présenter l’approche décomplexée et très drôle de Loïc Prigent sur la mode. Ces documentaires sont pourtant d’une précision rare — le suivre dans les coulisses de la préparation d’un défilé ou l’entendre retracer les décennies phares de la mode permet à quiconque de comprendre ce milieu.

A voir: ‘Le jour d’avant volume 1’: Sonia Rykiel. Jean Paul Gaultier. Proenza Schouler. Fendi.

Le jour d’avant, volume 2’ : Donatella Versace. Diane Von Fustenberg. Nina Ricci. Narciso Rodriguez. Jeremy Scott. Alexander Wang. Lanvin. Isabel Marant

Signé Chanel, 2005. ’Karl Lagerfeld se dessine’, 2013. Mais aussi ‘Le testament d’Alexander McQueen‘, 2015. Scandales de la mode, 2016. Qu’est-ce que la haute couture?, 2016. ‘Les dessins de Christian Dior’, 2018…

Ses projections sur La Mode Des Années 90. Un régal, bien savant !

Les Films De Mode Plus Réels Encore…

Le film évènement ‘The September Issue’, 2009, nous embarque littéralement au coeur de la rédaction du Vogue Américain, alors en préparation du numéro de Septembre — le plus important !

On y voit le travail des journalistes de mode, d’Anna Wintour et de son bras droit, la très inspirée Grace Coddington. De quoi comprendre la vie et le rythme d’un magazine de mode au plus haut.

Prêt a porter‘ de Robert Altman, 1994, est quant à lui un film qui joue sur l’idée des clichés prêtés au milieu de la mode dans les années 1990. En plein boom des Supermodels, le film joue sur le faux meurtre du président du syndicat du prêt-à-porter… Tourné en vrai pendant la semaine de la mode à Paris.

Un film où Marcello Mastroianni, Sophia Loren et Kim Bassinger côtoient Anouk Aimée, Rosy de Palma, Julia Roberts, Lauren Bacall, Björk, Cher, Naomi Campbell, Sonia Rykiel, Claudia Schiffer, Jean Paul Gaultier… Un micmac de figures de la mode et du cinéma !

Les Actrices, Chanel Et Le Cinéma

D’Hollywood à la Nouvelle Vague, l’esthète qu’était Coco Chanel a contribué à faire la légende de films iconiques. Une histoire qui se raconte, aussi, à travers des actrices de grandes envergures.

Coco Chanel Et Le Cinéma

La force et la modernité des silhouettes de Coco Chanel ont très vite servi à la narration cinématographique.

Coco Chanel, Epoque Hollywood

« C’est par le cinéma que peut être imposée la mode aujourd’hui » tranche Coco Chanel dans La Revue du Cinéma en 1931.

Et il est vrai que la silhouette moderne et épurée de Coco Chanel peut tout dire d’un personnage, sans qu’il ait à parler. En 1931, c’est dans le film Ce Soir Ou Jamais que Gloria Swanson démontre toute la puissance de la mode Chanel.

Coco Chanel, 1930’s, dans les bureaux de la MGM

Cette actrice, star du muet passant à l’audio, focalise en effet l’attention dans ses tenues Chanel. Quelques mois auparavant, en 1930, Coco rencontrait Samuel Goldwyn, le propriétaire des studios de la MGM…

Par l’intermédiaire du grand-duc Dimitri Pavlovitch, à Monte-Carlo, Chanel est ainsi appelée à redonner de la fougue et du rêve à Hollywood. Au lendemain du plus grand krach boursier de l’histoire, Samuel Goldwyn compte sur la papesse de la mode moderne pour transformer ses actrices en icônes. Il compte sur Chanel, aussi, pour amener de « la classe » à Hollywood, face aux costumiers un brin trop théâtraux.

A la recherche d’un nouveau public à amener au cinéma, il ambitionne donc d’en faire une vitrine de la mode.

Depuis Paris puis New York, Chanel rejoint Los Angeles dans un train blanc – clin d’oeil à sa teinte favorite – tout spécialement affrété pour elle. Et c’est Greta Garbo en personne qui l’accueille à l’arrivée. L’histoire de Chanel et du cinéma s’amorce, et les journaux titrent: « Deux reines se rencontrent. »

Si la réputation et la mode de Coco Chanel avaient déjà conquis le monde, Hollywood avait besoin de s’appuyer sur son talent pour ériger ses actrices en épitomé du chic. Ainsi, les femmes du monde entier ont vu dans ces silhouettes l’attitude à adopter.

Chanel et Samuel Goldwyn

Samuel Goldwyn confiait ainsi, en 1931, à des journalistes français: « Je pense qu’en engageant Mme. Chanel j’ai non seulement résolu le problème difficile de savoir comment empêcher les vêtements d’être datés, mais c’est également un service rendu aux femmes Américaines, qui peuvent voir dans nos films les dernières modes parisiennes, parfois même avant que Paris ne les voit. »

Avec la MGM, Chanel signe un contrat qui, comme le rapporte Rhonda K. Garelick, en 2014, dans la biographie Mademoiselle: Coco Chanel and the Pulse of History « Habiller ses stars, à l’écran comme à la ville. . . . Chanel devait mettre les actrices dans des styles « six mois en avance » sur la mode, afin de compenser le délai inévitable entre le tournage et la sortie.»

« C’est un nouveau chapitre dans ma carrière qui commence aujourd’hui » confie Chanel en mars 1931 au Los Angeles Examiner.

Dès lors, le nouvel Hollywood espère se reposer sur des éléments cinématographiques directement liés à la mode de Chanel. Attirant ainsi un nouveau public, d’abord. Puis en donnant aux actrices une allure glamour, quasi-surnaturelle.

Gloria Swanson, Ce Soir ou Jamais, en Chanel

Mais voilà, le film avec Gloria Swanson, Ce Soir Ou Jamais, est un échec. Un échec que Gloria Swanson explique comme un échec vestimentaire.

Coco Chanel époque Hollywood est finalement une expérience de courte durée. Son style sobre et épuré ne rentre finalement pas dans la définition hautement rocambolesque du glamour à l’Américaine.

Gloria Swanson, Ce Soir ou Jamais, en Chanel

Soit. Mais si en 1931 Chanel est une nouvelle fois trop à l’avant-garde, c’est une autre avant-garde qui se tourne vers elle, vingt ans plus tard, pour ses looks de cinéma !

La Nouvelle Vague Et L’Epure de Chanel

La Nouvelle Vague a en effet trouvé dans le style Chanel l’expression la plus radicale de la modernité. Pourtant, lorsque Truffaut ou Alain Resnais approchent Chanel, elle a déjà 75 ans. Et la Dame aux camélias a derrière elle une forte expérience dans le domaine.

Michèle Morgan dans Le Quai des Brumes

En 1938, elle réalise un coup d’éclat lorsque Michèle Morgan cherche une robe pour son rôle dans Le Quai des Brumes de Marcel Carné. Elle se rend ainsi rue Cambon mais ne trouve que l’opposition de Coco Chanel. Pour elle, « un film comme celui-là n’a pas besoin de robe; un imperméable, un béret, voilà tout ! »

L’élégance et la féminité toute en audace masculine – déjà griffe de Chanel – porte ainsi à l’écran une Michèle Morgan au sommet de sa séduction. Mystérieuse et féline, la silhouette fait Ecole.

En 1939, pour le film La Règle du Jeu, Chanel distille son intelligence de classe autour d’un éventail de personnages, pensé par Jean Renoir.

La Règle du Jeu. Costumes par Chanel

Puis vint la Nouvelle Vague. Et ses cinéastes fascinés par l’épure Chanel. « Tout le cinéma a envie de s’habiller chez Chanel » écrit Elle en novembre 1958. Et c’est le cas !

La Nouvelle Vague voit dans l’épure Chanel l’élément indispensable à sa narration simple mais féroce. L’élément indispensable à leurs femmes modernes car libres, aussi !

C’est ainsi que Jeanne Moreau en 1958 dans Les Amants de Louis Malle arbore le mythique tailleur Chanel. En 1963, Jacques Demy rappelle Jeanne Moreau, et le Tailleur Chanel dans la Baie des Anges…

Jeanne Moreau La Baie des Anges

Uniforme des femmes modernes, le tailleur se trouve une nouvelle fois sur les épaules de Jeanne Moreau dans Ascenseur pour l’échafaud, en 1958 toujours. C’est alors la deuxième collaboration entre Louis Malle et Gabrielle Chanel — et le début d’une longue histoire entre Jeanne Moreau et Coco. A la ville comme à l’écran, Jeanne Moreau porte haut les valeurs de la maison aux deux C.

En 1960, Alain Resnais fait appel à Chanel pour habiller Delphine Seyrig dans L’Année Dernière à Marienbad. Le film va marquer l’histoire du cinéma, en même temps que sa relation avec les maisons de mode. En effet, pour la première fois de l’histoire du cinéma, les silhouettes ne sont pas pensées pour les personnages, mais bien tirées des collections Haute Couture…

Delphine Seyrig dans L’Année Dernière à Marienbad.

Alain Resnais inaugure ainsi une nouvelle voie pour les costumes de cinéma. Cette fois, ils sont ancrés dans la réalité. Dès lors, la mode ne peut se passer du cinéma pour exposer ses créations !

Delphine Seyrig dans Baisers Volés

En parlant de réalité justement. C’est peut être pour cela que Truffaut, en 1968 pour Baisers Volés, donne carte blanche à l’actrice Delphine Seyrig pour choisir chez Chanel l’ensemble de ses costumes. Le néo-réalisme, voilà bien ce qui habite nombre de films de Truffaut.

Visconti et Chanel

Mais Chanel adore aussi jouer le rôle de mécène, de pygmalion même. Elle est celle à avoir introduit Visconti à Jean Renoir, projetant ainsi la carrière du réalisateur. Tandis que, lorsque Hanne Karin Bayer arrive à Paris à l’âge de 17 ans pour se lancer dans le cinéma, c’est sa rencontre avec Gabrielle Chanel qui change sa vie.

L’actrice phare de la Nouvelle Vague, Anna Karina, est ainsi entrée dans la mode comme mannequin, avant le cinéma.

Coco Chanel Habille Les Actrices

Coco Chanel a ainsi su mettre en mouvement ses silhouettes sur les actrices les plus révérées de son temps. Annie Girardot, Brigitte Bardot… Nombreuses sont celles à s’être appuyées en retour sur la mode de Chanel pour dégager l’image d’une femme moderne, libre et assurément élégante.

Et parmi les élégantes les plus iconiques, on retient tout particulièrement Romy Schneider et Anouk Aimée.

Romy Schneider

Elle a incarné la femme Chanel à l’écran et à la ville. Il faut dire que Coco Chanel a pris Romy Schneider sous son aile, dès 1961… A la demande de Luchino Visconti.

Romy Schneider dans Boccacio 70

C’est pour le film non moins iconique Boccacio 70, en 1961, que Chanel et Romy Schneider entament leur recherche du style adéquat. Et quoi de mieux que le tailleur Chanel pour camper le personnage joué par Romy Schneider dans le film — une aristocrate espiègle et émancipée. Emancipée de l’emprise de son mari, en écho au mouvement de libération des femmes… En Chanel !

Une femme au style fou devenue une icône de mode, figeant dans l’éternel de la pellicule la sophistication détachée du légendaire tailleur Chanel. Romy Schneider ne quittait, à la ville non plus, son élégance Chanel.

Anouk Aimée

L’autre icône absolue des actrices en Chanel, c’est Anouk Aimée. Qu’elle pose dans les pages du Vogue sous la caméra d’Irving Penn en 1962…

Ou qu’elle fasse l’objet d’un texte du Vogue Paris, en 1963, qui relate toute la force des silhouettes Chanel sur la sublime Anouk Aimée.

« Une nouvelle femme, toute différente de cette Luisa qu’avait imposée Fellini. Anouk Aimée a laissé à Rome les cheveux courts et les lunettes qu’elle portait dans  » 8 ½ « . La voici vue par Chanel, et vêtue d’or. Or brun, le tailleur du soir en lamé cloqué de Bucol. Veste à col châle entièrement ourlé de zibeline comme les poignets des manches longues. Robe trés simple: corsage décolleté en rond à deux bretelles fines; jupe à quatre plis creux couvrant les genoux. Détail nouveau: les deux plis sont ouverts assez haut sur le devant, et piqués trés bas dans le dos. Camélia de velours rouge dans les cheveux. Collier doré, rubis et émeraudes fantaisie. »

Anouk Aimée a incarné la femme Chanel.

Justement… Les femmes Chanel comptent parmi les actrices les plus iconiques de l’histoire. De Marilyn Monroe et son adoration pour le Chanel N°5, en passant par les actrices Françaises de la Nouvelle Vague qui, à la ville comme à l’écran, portent du Chanel. La maison a un lien étroit avec le cinéma, et les grandes dames.

Comment, en effet, ne pas penser à Jackie O., autre icône de mode. Comment ne pas penser, aussi, à Karl Lagerfeld qui a poursuivi ces liens profonds avec nombre d’actrices et de réalisateurs.

Isabelle Huppert, Carole Bouquet, Nicole Kidman, Vanessa Paradis ou encore Keira Knightley, Penélope Cruz, Kristen Stewart et récemment Margot Robbie… Les égéries Chanel se réinventent autour d’un style qui lui est éternel !

La Linea Rossa de Prada

Pionnière dans l’athleisure, la maison Prada peut se targuer d’avoir initié, avant l’heure, un engouement certains pour les silhouettes sportives. On parle aujourd’hui de streetwear.

L’Histoire De La Linea Rossa

Un Moment Fondateur Du Streetwear Et Du Luxe

L’histoire de la Linea Rossa est indubitablement liée à celle du Pocono. Cette matière fétiche de Prada est en effet à l’origine d’une révolution dans le monde du luxe. Avec le sac Vela, d’abord en 1984. Avec la Linea Rossa ensuite…

En ce qu’il est synthétique très durable et pratique, le Pocono est à l’époque en totale contradiction avec les textiles luxueux alors privilégiés par les maisons de luxe.

L’arrivée de Neil Barrett à la maison en 1995, avec sa vision élégante et monochrome pour Prada Men’s, a mis Miuccia sur la piste de Prada Sport. Lancée en 1997 avec Neil Barrett à la barre, Prada Sport va lancer des pièces qui fusionnent magistralement ce que la maison nommait: des vêtements “urbains“ avec des éléments “techniques“.

Prada Men’s, PE 1999

En s’appuyant de nouveau sur des matières tabou dans le luxe, Prada innove avec le Pocono — plus connu dans la production de masse, de parachutes et de bas. Pas très luxueux en soi… Mais Prada Sport ‘Linea Rossa’ s’est appuyée sur le patrimoine Prada pour imaginer des silhouettes futuristes pourtant très luxueuses !

En plus de capturer l’esprit culturel de l’époque avec sa nouvelle esthétique qui mélangeait sportswear et luxe, Prada Linea Rossa constituait ainsi une ligne polyvalente, simple et reconnaissable d’un coup d’oeil.

Des couleurs vives et acides qui deviennent des codes iconiques de Prada. Couplées avec l’utilisation de matières dites de ‘mauvais-goût’, Prada a trouvé l’ancrage de son propos hors des codes…

Ainsi la Linea Rossa à Prada constitue l’un des moments fondateurs du streetwear de luxe… Les pièces étaient bien ajustées, arborant une insouciance dans un confort absolu. Le premier survêtement griffé est ainsi né. L’attrait irrésistible de la collection au sein des cultures alternatives ne s’est pas fait attendre. L’unification sans précédent de la fonctionnalité et du luxe à la Prada a fait fort !

Le succès est tel que les produits de Linea Rossa ont été élevés à la dignité des podiums lorsque Miuccia Prada les a inclus dans sa collection du Printemps/Eté 1999. Et en 2019, c’est en grande pompe que Prada célébrait l’anniversaire d’une ligne désormais légendaire.

Mais la Linea Rossa, c’est aussi la ligne qui incarne le mieux la transversalité entre la mode, le monde du sport et les évènements internationaux de grande ampleur. A l’instar de l’America’s Cup, courue par l’équipe du Luna Rossa.

Prada Sport, Luna Rossa Et L’America’s Cup

C’est par l’impulsion du PDG de Prada et mari de Miuccia Prada que s’est fait l’incursion réussie de Prada dans l’évènement qu’est l’America’s Cup.

En 1999, désireux de participer à la 30e édition de l’America’s Cup, Patrizio Bertelli fait ainsi construire par architecte naval argentin Germán Frers le monocoque Luna Rossa (ITA-45). Passionné de voile et de nautisme, Patrizio Bertelli a ainsi amené Prada à courir simultanément le sport et la mode, avec la création du Luna Rossa.

Symbole d’élégance et de sport, la Luna Rossa incarne bien les valeurs de Prada.

Pour sa première participation à l’America’s Cup, le plus ancien trophée de voile au monde, le Luna Rossa (ITA-45) remporta la victoire contre one America (USA-61). Mais, quelques semaines plus tard, à Auckland du 20 février au 2 mars 2000, le challenger Italien Luna Rossa (ITA-45) s’est fait prendre la victoire par le célèbre skippeur Russel Coutts, pour le New Zealand (NZL-60)… Par 5 manches à 0.

Un moment d’anthologie puisque le design, le sport, le marketing et les valeurs de la maison Prada ont embrasé un évènement d’envergure internationale. Mieux, la signature Prada Sport Linea Rossa – la fine bande rouge reproduite sur la coque du yatch – est ainsi devenue iconique.

Luna Rossa, Prada

C’est donc avec une certaine impatience que l’on attend le départ de la 36ème édition de l’America’s Cup, normalement prévu pour l’été austral, en 2021… Le Luna Rossa, le catamaran high-tech signé Prada, s’engagera alors dans la prestigieuse régate… Pour la quatrième fois de son histoire !

Les Appareils Photos Iconiques

Si derrière nombre de photos cultes il y a un talent, les appareils photos, aussi, sont des objets iconiques. Leica, Canon, Nikon ou encore Hasselblad figurent au panthéon.

Les Nikon de Peter Lindbergh, Martin Parr ou Steve McCurry

C’est l’une des photos les plus iconiques de notre temps — Steve McCurry a shooté « Afghan Girl » 1982 avec son Nikon FM2. S’il est certain que son habileté a beaucoup joué à faire la photo parfaite, il est amusant de constater l’impact des appareils Nikon dans nombre de travaux photographiques, devenus cultes !

Il faut dire que la maison Nikon existe depuis 103 ans maintenant. Plus d’un siècle que le fabricant Japonais innove et accompagne l’oeil de photographes audacieux… A l’instar de Peter Lindbergh (1944-2019).

Le photographe de mode utilisait un Nikon 810. Ses portraits forts en réalisme sont devenus canoniques. Et pour cause: Peter Lindbergh a toujours refusé de retoucher ses images. Avec son Nikon 810, souvent en objectif 70-200 mm, il pouvait se permettre de retoucher les grains de ses photos pour en faire sortir de nouveaux canons de beauté.

Naomi Campbell pour Vogue Italia, en 1988. Kate Moss pour Harper’s Bazaar US, en 1994. Jeanne Moreau pour Vogue Italia en 2004. La mythique photo qui fit entrer le mannequinat dans l’ère des supermodels, en 1989, avec la Une du Vogue… C’est lui et son Nikon 810. Toujours en noir et blanc.

Peter Lindbergh s’est inspiré de l’approche documentaire de la photographie. Et c’est bien au photographe Martin Parr que l’on doit les plus adéquates. Photographe Britannique, il documente avec piquant et un fort oeil stylistique les travers risibles de notre époque.

Pour ses format 35mm, Martin Parr utilise un Nikon 60mm avec macro lens combiné à un SB29. Un corpus d’oeuvres très intéressant !

Hasselblad, Richard Avedon, la Lune et Abbey Road

Le fabricant Suédois peut en effet se targuer d’être le première appareil photo à être aller sur la Lune. Dès 1969, les appareils photo Hasselblad sont en effet utilisés par les astronautes de la NASA. Réputés pour leur qualité et leur légèreté, c’est à un Hasselblad 500 EL que l’on doit cette photo de l’astronaute William Anders… Baptisée « Earthrise ».

La couverture de l’album Abbey Road entrée dans la mémoire collective?  Un travail de Iain Macmillan, en 1969, fait avec un Hasselblad. Et ce n’est pas le seul travail mémorable rendu possible grâce à un Hasselblad.

Le mythique photographe de mode Richard Avedon (1923-2004) avait fait siens les Hasselblad 500cm et Hasselblad 150mm f/4 lens. Parmi ses photos iconiques qui ont marqué l’histoire de la mode, ‘Dovima et les éléphants’ (1955), vêtue en Dior pour Harper’s Bazaar. Les campagnes cultes et culottées pour Gianni Versace.

Ou encore les nombreux éditoriaux fait pour le Vogue Américain, avec la grandiose Veruschka. Un nombre incroyables de photos que l’on ne peut résumer ici…

Le Canon d’Helmut Newton

Un tel sujet sur les appareils photo iconiques ne pourrait être complet sans revenir sur l’œuvre colossale et révolutionnaire d’Helmut Newton (1920-2004). Ses nues ont marqué les esprits. Et c’est avec un simple appareil photo reflex Canon 35 mm avec tous les paramètres automatiques, et un simple flash accroché au sommet de son appareil qu’il les a pour la plupart réalisés.

A une époque où les photographes de mode visaient le grain fin, photographiant avec des appareils photo de moyen et grand format pour atteindre la perfection, Helmut Newton, lui, visait l’authentique.

« En photographie de rue – j’aime « le régler et l’oublier » en plaçant mon appareil photo en mode «P» (programme), où l’appareil photo choisit automatiquement l’ouverture et la vitesse d’obturation. J’ai réglé mon ISO élevé (1600–3200) pour m’assurer de ne pas avoir de flou dans mes photos. J’ai placé la mise au point automatique de mon appareil photo au centre. Et puis je shoot » résumait-il. Une prouesse de l’oubli rendu ainsi possible par un appareil performant donc, le reflex Canon 35 mm.

Le plus légendaire? Le Leica

Utilisé par Robert Capa durant ses reportages de guerre. Cette image ‘Mort d’un soldat républicain’ fut si parfaite, qu’elle a longtemps été décriée pour avoir été préparée. Montée de toute pièce. Robert Capa l’a évidemment shooté sur le vif.

Un Leica IIIA a été utilisé pour cette illustre photo de la libération, « V-J Day In Times Square » de Alfred Eisenstaedt, en 1945.

Il a servit à Henry Cartier Bresson pour capturer Paris la nuit dans le noir et blanc qu’on lui connait tous aujourd’hui. En 1960, le portrait de Che Guevara par Alberto Diaz Gutiérrez… Avec un Leica encore que Marc Riboud prend la photo qui va s’ériger en symbole universel du pacifisme… Une fleur contre les fusils, image magistrale d’une jeune fille de 17 ans, faisant face à des soldats devant le Pentagone. Une fleur à la main.

Le peintre de la Tour Eiffel, par Marc Riboud prise en 1953. Mohammed Ali immortalisé par Thomas Hoepker en 1966. La photo de Nick Ut prise en 1972 illustrant la barbarie de la guerre du Vietnam…

Brigitte Bardot sur le tournage de ‘Et Dieu Créa La Femme’, de Vadim, dans les années 60, par Edward Quinn. Le Leica est encore là.

Nombre des photographes ayant contribué à la réputation du magazine Life, avaient entre leur main un appareil photo Leica. Une icône légendaire qui, à l’instar des Canon, Nikon et Hasselblad, ont fait entrer des visions inédites, révolutionnaires, parfois choquantes mais toujours pertinentes, dans l’histoire de l’humanité.

L’Escarpin Pigalle, Un Objet Insolent De Simplicité

Courbes folles, lignes simples et cambrure gracieuse — l’escarpin Pigalle, objet icône signé Christian Louboutin, est un concentré des codes de la maison.

L’Histoire Du Pigalle…

Automne/Hiver 2004. Si l’escarpin Pigalle apparaît pour la première fois dans boutique Louboutin nichée dans le passage Vero Dodat, son histoire est à filer dans les souvenirs de Christian Louboutin. Une forme, une cambrure empruntée à une signalétique de musée. Dans les années 1970…

En 1975, l’enfant qu’est Christian Louboutin est alors un habitué du Musée des Arts Africains et Océaniens de la Porte Dorée. Là, il aperçoit un panneau de signalétique interdisant les souliers à talon haut — « Mon premier soulier, je l’ai vu ici. C’est là que j’ai découvert que tout partait du trait. Je l’ai vraiment compris à travers ce dessin » relate Christian Louboutin.

On trouve là une première trace de l’objet du désir. La seconde inspiration est à lier aux danseuses des mythiques cabarets Parisiens. Et Christian Louboutin n’a jamais caché sa fascination pour les cabarets et l’aplomb et la puissance de leur danseuse. Les Folies Bergères. Le Moulin Rouge. Le Crazy Horse. Autant de collaborations à venir.

Et c’est avec, en tête, cette attitude triomphante que Christian Louboutin dessine l’escarpin Pigalle, en 2004.

Un Escarpin Ultra-Glamour

Pièce phare de la maison Louboutin, devenue pièce culte des vestiaires féminins, l’escarpin donne une posture et une cambrure incomparable. Ou peut-être à celle des seules divas.

Cambré et planté sur un talon de 12 cm, le Pigalle procure à la femme une démarche toute en envolées de grâce. Christian Louboutin aime en effet travailler les talons hauts, plaçant la femme sur un piédestal. Des soulier magiques qui donnent tout !

Le décolleté aiguisé, le bout pointu, le noir verni et l’iconique semelle rouge achèvent d’en faire l’escarpin par excellence. Ultra-glamour, ultra-pop, ultra-reconnaissable.

« Il a une vraie durée de vie, ce n’est pas un soulier de saison ; on peut le porter en hiver, en été ; il est en peau, il est en cuir ; il est brillant, il est mat… » détaille-t-il.

Une semaine de fabrication est nécessaire à travailler l’icône, dans toutes les fantaisies Louboutin. Entre détails facétieux, plumes, cuirs exotiques et près de 30 coloris différents, le Pigalle déploie une féminité insolente car farouchement indépendante !

Une féminité plurielle et détachée des qualificatifs qui, comme s’en amuse d’ailleurs Christian Louboutin…  « Une femme sexy essaiera la Pigalle pour ajouter quelque chose de chic à sa physionomie. […] Une autre femme très chic l’essaiera pour ajouter quelque chose de sexy à son apparence. » Un souliers fait pour les milliers de façons qu’il y a d’être femme… Couronnée au pieds d’une Dita Van Teese, l’égérie non-officielle de Louboutin.

La Fantaisie, Un Code Iconique De La Maison Louboutin

Si les souliers signés Louboutin éveillent une telle émotion, c’est aussi et surtout car ils sont le fruit d’une imagination sans borne. Une fantaisie propre à Christian Louboutin — devenue le code iconique de la maison.

Le Secret Des Souliers Louboutin?

L’imagination ! Christian Louboutin est connu pour avoir laisser grandir sa créativité, sans retenue. Et ce, dès l’enfance. Au détour d’une interview, il confie ainsi: « Je rêvais à des pays que je ne connaissais pas. C’est un peu comme si j’étais dans un album de Tintin en trois dimensions. Je me laissais envahir par le mobilier, les totems, les aquariums. Les poissons me fascinaient. Je restais des heures à les admirer. »

De ces aventures rêvées, Christian Louboutin a su plus tard distiller l’esprit, la fantaisie et la facétie dans ses chaussures. Lui qui fut un temps paysagiste puise dans la nature les lignes folles et follement belles de ses chaussures.

« 1989, j’avais décidé d’arrêter de faire des souliers. Après avoir travaillé pour M. Vivier, je ne me voyais pas dessiner pour d’autres. Comme je connaissais bien les plantes et les arbustes, je me suis mis à faire du paysagisme, mon autre grande passion. » Et il ne s’interdit rien.

Les courbes d’une glycine, l’enveloppe des arbres, la boucle d’une fleurs, la symétrie d’une autre — les nuances dans le plumage des oiseaux ou encore celles des pierres… Les éclats iridescents des poissons. Absolument tout l’inspire !

L’autre source infinie d’inspiration pour Louboutin, c’est le music-hall. Là encore, c’est dans sa jeunesse que Christian Louboutin se plaît à se faufiler dans les coulisses des cabarets Parisiens. Les Folies Bergères, le Crazy Horse (avec qui il collabore plus tard… Il donnera d’ailleurs le nom du quartier de Pigalle à son soulier le plus iconique.

C’est dans les vitrines de sa première boutique à Paris, nichée dans le non moins fantasque passage Véro-Dodat, que s’exprime aussi cette imagination sans mesure. Un esprit fantasmagorique qui insuffle de la vie et une émotion dans des soulier hautement désirés !

Le Dessin D’Abord, La Réalisation Ensuite

Tout l’inspire donc. Un jour Christian Louboutin tombe sur une photo de la Princesse Diana. Il s’inspire de sa pose, les pieds joints, et lui trouve une humeur maussade… Il lui dédie une paire de ballerines — pour lui redonner le sourire. Le modèle ainsi né de son imagination féconde, il le baptise ‘Love shoes’.

Pour suivre cette imagination grandiloquente, la maison Louboutin fait appel à des artisans de renom, lui apportant ainsi tout le savoir faire Italien en matière de cordonnerie.

Dès 1995, les grands noms de la mode font leurs le talent de Louboutin — il accompagne ainsi de ses souliers les silhouettes des défilés haute couture et prêt-à-porter de Givenchy, Lanvin, Jean-Paul Gaultier ou encore Chloé. Et ce n’est que le début de ses collaborations.

Entrées dans la culture populaire, les créations de Christian Louboutin achèvent de devenir incontournables en  2008. Cette année là, Le Fashion Institute of Technology à New-York lui consacre sa première rétrospective. Une consécration aujourd’hui complétée par l’immense exposition au musée de la Porte Dorée. « Christian Louboutin : L’Exhibition[iste] » retrace ainsi l’imaginaire foisonnant et fascinant de cette maison hors du commun !

Les Collaborations De La Maison Louboutin

Christian Louboutin ne recule jamais devant l’idée de collaborer — surprenantes et réussies, ces collaborations ont fait entrer les icônes Louboutin dans l’esprit du monde entier. Du Crazy Horse à Star Wars, Louboutin résonne tel une icône tantôt pop tantôt sophistiquée !

Les Collaborations Louboutin

Christian Louboutin a compris très tôt l’importance de la ligne juste. Et il apprend cela auprès de son mentor. Celui que l’on a surnommé le Fragonard de la chaussure; celui qui chaussa la Reine Elizabeth pour son couronnement en 1953 — Roger Vivier donc, a marqué le savoir-faire de la maison Louboutin d’une empreinte d’excellence.

Comme lui, d’aileurs, Louboutin ne va tarder à collaborer avec les grandes maisons Parisiennes. Dès 1995, il chausse les silhouettes de Jean Paul Gaultier, Lanvin ou encore Yves Saint Laurent. On se souvient que déjà, Roger Vivier avait accompagné la maison Saint Laurent à de nombreuses reprises — imaginant notamment les Belles de Vivier, soulier devenu mythique aux pieds de Catherine Deneuve dans le film de Luis Buñuel, ‘Belle de Jour’.

Héritières de ce savoir-faire hors norme, mais bien ancrées dans sa propre imagination, les créations de Christian Louboutin signent notamment le dernier défilé Haute Couture Yves Saint Laurent. C’était en Janvier 2002, les adieux du couturier s’étaient tenus au centre Georges-Pompidou.

Mais de collaborations il est proprement question dès 2006. Christian Louboutin retrouve David Lynch pour une série de créations explorant le fétichisme. Pour l’exposition « Fetish » à la Galerie du Passage, à Paris, Lynch articule des photos tandis que Louboutin signent des souliers uniques et complètement fous — là encore, c’est l’imagination et le dessin qui précèdent l’objet. Et la possibilité de l’enfiler !

En 2012, c’est avec le Crazy Horse qu’il signe sa collaboration la pus iconique. Devenant ainsi le premier premier Guest Créateur du mythique cabaret Parisien. Depuis longtemps inspiré par le music-hall, cette collaboration a un goût de consécration !

« Christian Louboutin et le Crazy Horse sont des symboles de la vie parisienne dont les univers voyagent au-delà des frontières. Symboles du monde de la création, de l’étonnement et de la modernité, ils partagent les mêmes sources d’inspiration – la Femme bien sûr, mais aussi le monde qui les entoure – et détiennent un savoir-faire d’exception pour proposer des créations inédites et surprenantes. C’est donc tout naturellement que nous avons sollicité Christian Louboutin » précisait Andrée Deissenberg, la directrice du Crazy Horse.

L’idée? Repenser la revue du Crazy, de fait rebaptisée ‘Feu’, autour d’une vision onirique et très Louboutin de la Femme. Pour la femme !

Louboutin Dans La Culture Populaire

Si l’on ne compte plus le nombre d’apparitions des iconiques Pigalle dans les films, clips et séries, Christian Louboutin a cependant été appelé pour une collaboration plus surprenante encore.

En 2012 toujours, c’est Disney qui le contacte pour créer une vision moderne du mythique soulier de verre de Cendrillon. Pour accompagner la sortie du film Cendrillon, la maison Louboutin a ainsi imaginé une pantoufle de verre, piquée d’un papillon. Symbole de transformation…

Plus tard encore, Disney le rappelle — cette fois, pour Stars Wars, réalisé par les studios Walt Disney et Lucasfilms.

« J’ai été très surpris quand les équipes de Disney m’ont contacté à propos du prochain épisode de la Saga, c’était totalement inattendu. Mais j’aime les surprises et celle-ci m’a particulièrement intrigué. A première vue, nos univers sont assez distincts, mais quand ils m’ont montré les images de Crait, la planète rouge, j’ai compris pourquoi ils avaient pensé à moi. Immédiatement me sont apparues les premières images et idées. »

Le résultat? Quatre chaussures à la hauteur des personnalités des quatre héroïnes… La capitaine Phasma, aux commandes des Stormtroopers du Premier Ordre; Rey, la pilleuse d’épaves Jakku; la vice-amirale Amilyn Holdo; et Rose Tico, une mécanicienne de la résistance.

Quelques souliers d’exception donc, à découvrir au Palais de la Porte Dorée jusqu’au 26 juillet 2020.

L’Exposition Louboutin, Évènement de L’Année

« Christian Louboutin : L’Exhibition[niste] » un jeu de mots amusé à la hauteur des pièces exceptionnelles réunies au Palais de la Porte Dorée.

Louboutin, Exposition A Ne Pas Manquer A Paris

« Christian Louboutin : L’Exhibition[niste] » — « C’est un jeu de mots entre exhibition en anglais qui signifie exposition et le fait de révéler une partie de soi aux autres, raconte le créateur de 57 ans. Les deux sont assez proches, mais il y a une notion plus subversive dans le fait de s’exhiber qui me plaît, car en montrant mon travail je m’expose de manière plus intime » explique Christian Louboutin.

Et il est vrai qu’en 30 ans de carrières, Louboutin a des choses à conter. A commencer par ses créations follement divines, fruit d’une imagination non moins inspirée.

Dans ce Palais de la Porte Dorée où lui est venue sa première inspiration en observant un panneau de signalétique, s’expose désormais les chefs-d’oeuvre du virtuose de la chaussure.

Mais Christian Louboutin tient à le rappeler: « cette exposition n’a rien d’une rétrospective, il s’agit d’une célébration. »

Une célébration mettant à l’honneur les codes chers à sa maison. Du rouge Louboutin en passant par l’iconique escarpin Pigalle — « Christian Louboutin : L’Exhibition[niste] » est aussi l’occasion de (re)découvrir les pièces nées de collaborations aussi fascinantes que réussies. Avec David Lynch ou encore les studios Disney… Autant d’objets du désir devenus icônes de notre temps !

La Maison Dior En Campagne Pour Le Printemps/Eté 2020

Cette saison, Dior met au coeur de sa narration la passion de Monsieur pour les fleurs et les jardins bucoliques — une passion qu’il partageait avec sa soeur, Catherine Dior.

Les Fleurs Et La Famille Dior

La passion du beau est souvent un héritage familial. A cela, l’amour de Christian Dior pour les fleurs, et principalement les roses, lui vient de sa mère. Sa mère qui, dans la villa de Granville, avait aménagé une roseraie où Christian et sa soeur Catherine aimait à passer du temps.

Souvenir ineffable et surtout ancré dans la mémoire de Dior, plus tard, Monsieur en fera la ligne de sa révolution — oui, le New Look est avant tout la ligne corolle. La femme-fleurs, en somme. Magistralement incarné dans le parfum Miss Dior , ainsi nommé pour Mademoiselle Catherine.

La Campagne Dior Printemps/Eté 2020

Alors, pour narrer la collection Dior Printemps/Eté 2020 inspirée par cet amour familial pour les fleurs, Maria Grazia Chuiri poursuit la filiation autour d’un mini-film poétique et bucolique.

Le make-up est tout autant une ode à la nature et au naturel  —  une mise en beauté délicate signée de Peter Philips, directeur de la création maquillage Dior.

Les femmes Dior évoluent ainsi dans une atmosphère éthérée et aérienne — un univers végétal où l’élégance du raphia se mêle aux imprimés floraux qui viennent habiller les icônes. Les sacs 30 Montaigne,  le Saddle ou encore le nouveau Lady D-Lite… Voici une ode à la beauté Dior !

La Campagne Solaire De Gucci Pour Le Printemps/Eté 2020

Pour introduire sa nouvelle collection de luettes de soleil, Alessandro Michele a choisi les vedettes Ni Ni et Kai — une campagne solaire shootée dans la boutique Amoeba Music Hollywood à Los Angeles.

Les Nouvelles Lunettes De Soleil Gucci

On le sait, Alessandro Michele aime à satisfaire son goût pour les époques passées — cette saison, ce sont les films Américains pour adolescents des années 80 qui font sa narration. Au milieu d’un magasin de disques et de location de cassettes VHS, la boutique Amoeba Music Hollywood à Los Angeles, l’actrice Chinoise Ni Ni et le chanteur, acteur et danseur Sud-coréen Kai jouent aux jeunes Gucci, avec, sur le nez, les stars de la prochaine saison.

Les paires de lunettes Gucci détonnent ainsi sur les deux acteurs — accessoires essentiels venant ponctuer une allure libre et assumée.

Véritable symbole de la mode du directeur artistique Alessandro Michele, les nouvelles lunettes du Printemps/Eté 2020 évoquent l’essentiel d’une énergie — celle d’un style flamboyant car expressif, reflet de l’effervescence de la scène musicale rétro.

On retrouve sur l’une des solaires, l’usage du bambou, une matière clé pour Gucci. Une influence très Gucci années 70 aussi, qui se retrouve dans l’icône Jackie.