Le French Flair Eden Park En Piste Pour l’Automne/Hiver 2020

Eden Park présente sa collection Automne/Hiver 2020 autour de son impertinente élégance — un concept nommé FrenchFlair. Ce je-ne-sais-quoi de décalé qui mêle savoir-faire Français et élégance créative.

Eden Park Automne/Hiver 2020: L’impertinence A La Française

Une collection mêlant aisance du rugby, audace et style, incarnée autour de l’icône de la maison… Un noeud papillon rose qui, depuis 1987, ne cesse d’incarner cette élégance décalée !

Un Concept: Le French Flair

Jeans, chemises, polos, costumes… les silhouettes Eden Park, dessinées et pensées à Paris, se taillent cette année encore dans la qualité supérieure du coton Pima du Pérou. Mieux, avec pour trame esthétique celle d’une impertinente élégance, les vêtements ne tarderont à gagner les épaules de nouvelles générations.

Il faut dire que porter Eden Park c’est aussi défendre une vision impertinente de l’élégance urbaine — une vision qui tient en un concept: le French Flair.

Il y a dans les pièces Eden Park tout des valeurs du rugby. La cohésion d’équipe, le respect des règles et une certaine rigueur qui, une fois adoubée du noeud papillon rose, tient bien d’une facétieuse élégance.

Au coeur du style Eden Park on retrouve aussi la précision et la souplesse des matières; autant d’éléments de coupes hérités de la pratique du rugby. Avec cette volonté d’offrir à l’homme élégant une mobilité ô combien facilitée. D’autant plus avec la collection Automne/Hiver 2020.

Eden Park, La Collection Automne/ Hiver 2020

La nouvelle ligne Automne/Hiver 2020 fusionne ainsi avec succès aux codes du rugby les dernières attentes stylistiques. Porté par l’idée de French Flair, ce savoir-faire créatif mêle l’inattendu et ce certain je ne sais quoi avec une précision qui aboutit à des pièces reflétant une identité forte, et une élégance bien Française.

Ainsi cette saison, Eden Park met l’accent sur des silhouettes déstructurées. Des pièces qui, à l’instar du costume, ont été pensées pour être combinées ensemble. Audacieuses et inattendues, ces associations incombent ainsi à chacun des hommes se reflétant dans l’esthétique Eden Park.

Une esthétique qui assure une parfaite liberté de mouvement, et une aisance idéale autour de tricks de coupes des plus intéressants. Un élastique à la taille, taillé dans matière ultra- confortable — le costume se conjugue ici à une parka mi-longue pour une silhouette élégante mais off-beat.

Les pulls en cachemire, eux, se pensent cette saison dans des couleurs pop et acidulés — de quoi incarner à merveille le décalage et l’esprit audacieux du French Flair Eden Park !

Un esprit que vient capturer le logo Eden Park —  33 ans que le noeud papillon rose figure la facétie de cette impertinente élégance, à la Française.

L’Histoire Du Noeud Papillon Rose Eden Park

Une Finale Endiablée: Une Equipe de Rugby En Noeud Papillon Rose

Lorsque l’équipe du Racing est entrée sur le terrain ce 2 mai 1987, le public exultait — quelque chose de spécial a pris forme. Ce jour de mai 1987 se jouait au Parc des Princes la Finale du Top 14 — Le Racing rencontrait Toulon. Si le match tenait déjà les spectateurs en haleine, c’est bien la tenue tout sauf conventionnelle du Racing qui a créé l’ovation.

Le public adhère, le Racing tient quelque chose. Enfin… Il montre quelque chose de l’audace inhérente au rugby.

Car voilà bien l’ADN même de cette équipe du Racing — l’audace, et l’anticonformisme. Et l’équipe menée par Franck Mesnel n’en était à son coup d’essai. L’équipe Parisienne avait déjà cherché à illustrer toute la facétie et la joie qui habitent cette équipe hors norme. Sur le terrain, les joueurs brillaient en effet de leur puissance et de leur jeu, mais pas encore de leur esprit badin et élégant.

Voilà que la chose est corrigée une première fois — dans cette recherche de ‘jouer sérieusement sans se prendre au sérieux’, l’équipe du Racing affrontait Bayonne, en janvier 1987… Un béret basque sur la tête ! Le clin d’oeil est sincère — le béret ? C’est en l’honneur des illustres attaquants arrières originaires du Pays Basque, qui ont fait la gloire du rugby d’antan !

En Avril 1987, le clin d’oeil est déjà différent. Le rugby est un sport de brutes, joué par des gentlemen, on ne le sait que trop bien. Et voici que pour jouer les quarts de finale du Championnat contre Brive à Clermont-Ferrand, le Racing entend bien le prouver. L’équipe sort des vestiaires parée sinon du traditionnel short de rugby, mais de blazers et de nœuds papillon autour du cou. La genèse de l’icône Eden Park se fige, ici !

Ainsi, ce jour de mai 1987, le public exulte à la vue de ce noeud papillon d’un rose bonbon directement apposé au creux du col de leur polo rayé de blanc et bleu. Il faut dire la métaphore est filée — l’animal totem du Racing n’est autre que la Panthère Rose ! Ni une ni deux, l’opération fait basculer l’histoire du Racing vers celle d’Eden Park.

Pourquoi un nœud papillon rose ? Franck Mesnel, ancien joueur du Racing et fondateur d’Eden Park le dit sans détour: « Nous avions trouvé cette idée la veille du match pour symboliser notre état d’esprit créatif et décalé. »

Impertinente et talentueuse, l’équipe va transformer l’essai grâce à Franck Mesnel et Eric Blanc, qui vont fonder une marque hors des sentiers.

Eden Park: Une Marque Hors Des Sentiers

Être là où on ne l’attend pas. En 1987, Franck Mesnel, Eric Blanc et l’équipe du Racing se retrouvent aussi propulsés en Finale de Coupe du Monde de Rugby contre les All Blacks. Au Stade de l’Eden Park d’Auckland en Nouvelle-Zélande se tient ainsi la toute première Finale de Coupe du Monde de Rugby pour la France !

Si la défaite signe le destin de ces vice-champions du monde de Rugby, c’est que le noeud de papillon rose est devenu le symbole de leur talent… Franck Mesnel, sur les conseils d’un certain Jacques Séguéla, sent qu’il manque quelque chose au rugby. Une sorte de maison qui distillera le style et les valeurs du rugby jusque dans la rue.

Avec Eric Blanc, il a alors l’idée de fonder une marque de prêt-à-porter reflétant ce style de vie. Le nom et le symbole s’imposent d’eux-mêmes: Eden Park, pour l’exploit d’avoir été en finale; le noeud papillon rose pour l’impertinence et l’élégance du Racing Parisien !

En 1988, lors de l’inauguration de la première boutique rue de Courcelles, le succès est immédiat —   une soixantaine de maillots dans la collection… Trente ans plus tard, Eden Park totalise plus de 500 points de vente dans le monde, et une collection de prêt-a-porter qui touche désormais à toute la panoplie du gentleman. Et au vue de la collection Automne/Hiver 2020, le succès ne risque pas de se tarir.

La Robe Miss Dior Et La Veste Bar En Croisière 2021

C’est au coeur de la région des Pouilles que la maison Dior a introduit sa collection Croisière 2021 — une collection où la robe Miss Dior revient dans une vision plus florale encore !

La Collection Dior Croisière 2021

Grazia Maria Chiuri a embarqué la maison Dior au coeur d’une région chère à son enfance. A Lecce, dans les Pouilles, cette région du sud de l’Italie riche d’un artisanat exceptionnel: «Cette présentation porte sur les souvenirs vivants de mon enfance: les broderies et les textiles sur lesquels j’ai vu ma grand-mère et mon oncle travailler quand j’étais enfant » confiait ainsi l’actuelle directrice artistique de la maison du 30 Avenue Montaigne.

Et justement. Cette collection Dior Croisière 2021 lie plus d’une icônes de la maison de Monsieur à ses souvenirs tout Italiens. Un dialogue virtuose au nom de la beauté qui a impliqué, aux mythiques ateliers Dior, des artisans locaux, mais aussi des danseurs et des musiciens de ce sud de l’Italie…

Ce sud qui d’ailleurs porte en lui les mêmes croyances magiques que celles partagées par Monsieur Dior. Lui qui avait fait du muguet ou encore de l’étoile des signes ou des grigris protecteurs de son succès…

La Robe Miss Dior Et La Veste Bar

Ainsi la collection qui a défilé hier à huit clos mettait en vedette deux pièces iconiques du vestiaire Dior. La robe Miss Dior tout d’abord.

Comme présentée en 1949 sur une certaine Brigitte Bardot, la robe Miss Dior figure toute la vision de Christian Dior. La femme-fleur ainsi sublimée dans une robe où le taffetas se superpose dans une délicatesse toute Parisienne — une délicatesse qui se distille aussi dans le parfum éponyme.

Ainsi, dans sa version Croisière 2021, la robe Miss Dior devient l’oeuvre d’une rencontre. Celle entre les ateliers de l’Avenue Montaigne et l’artiste Pietro Ruffo… Il imagine ainsi un champ constellé d’épis de blé, évoquant un paysage d’été.

Pour cette collection Dior, l’iconique robe Miss Dior se complète ainsi d’un travail de broderie typique de la région des Pouilles — parsemée de roses faites à la main, l’icône gagne un peu plus en luxe et en gaieté !

L’autre icône Dior revisitée au prisme du savoir-faire de la région, c’est évidemment la veste Bar. Manifeste absolu de la grammaire Dior, la veste Bar se taille cette fois dans les tissus ancestraux de la Fondation Le Costantine.

Une allure fluide et chic qui illustre la vision de Maria Grazia Chiuri pour la maison Dior — celle du luxe comme un dialogue entre des savoir-faire hérités du monde entier !

La Nouvelle Boutique Dior De La Rue Saint-Honoré

La maison Dior a dévoilé son nouveau flagship d’envergure à l’angle de la rue Saint-Honoré et de la rue Cambon. Un lieu merveilleux réunissant tout l’univers Dior.

La Nouvelle Dior Boutique Rue Saint-Honoré, Temple De Merveille

C’est à l’angle entre le numéro 261 de la rue Saint-Honoré et le 14/16 de la rue Cambon que se plante désormais la nouvelle boutique Dior. Une boutique taillée comme un écrin onirique où les merveilles Dior viennent briller avec harmonie.

Réparti sur 5 étages, c’est bien tout l’univers Dior qui est ainsi mis en scène — le prêt-à-porter, la maroquinerie, les souliers et accessoires en passant par les fantasques créations de Dior Joaillerie et Dior Maison…

« Repensée par l’architecte Peter Marino, la façade en pierre restaurée, parée de larges baies vitrées, s’allie avec harmonie à cet édifice parisien du XVIIIème siècle. À l’intérieur, les quatre étages mêlent des hauteurs aériennes à des espaces plus intimes, évoquant l’atmosphère d’une maison de ville ; les lignes fluides et abstraites, conjuguées aux nuances douces, apportent une touche de modernité et de sérénité lumineuse » détaille la maison.

Et il est vrai qu’il se passe quelque chose de plus sublime encore dans cette nouvelle boutique Dior. L’univers de la rue Montaigne y est distillé d’une façon différente — des chaises en toile de Jouy, ivoires et grises, s’exposent par exemple pour la première fois !

Des pièces et des éléments de la grammaire de Christian Dior qui, plus d’une fois, ont inspiré les directeurs artistiques de sa maison. Alors, il n’est pas surprenant de découvrir dès à présent un nouveau sac nommé désir, imaginé pour l’occasion — le tote en cuir Dior St Honoré.

Mieux, un service dédié à la personnalisation permet de faire sienne ces nouvelles icônes… De quoi chercher l’inspiration du côté de la collection Haute Couture Dior 2020, présentée dans un mini-film aux allures de conte de fée ! A découvrir ici.

La Collection Hermès Printemps/Eté 2021, Pour Homme

Pandémie mondiale oblige, c’est dans un format inédit que Véronique Nichanian a introduit sa vision de l’homme Hermès pour le Printemps/Eté 2021.

La Collection Hermès Printemps/Eté 2021, Pour Homme

C’est au coeur des ateliers de Pantin que la maison Hermès a livré une performance filmique en collaboration avec Cyril Teste. Intitulée « Hors-Champs » la performance mettait en scène les nouvelles pièces intemporelles de la maison épitome du luxe à la Française — le dynamisme et la spontanéité en plus !

A la tête de la création Homme de la maison Hermès depuis 1988, Véronique Nichanian semble avoir puisé dans ce contexte très particulier une vision de l’élégance visant là encore l’éternité. Des matières nobles, des jeux de rayures et de superpositions viennent ainsi élever les icônes Hermès au rang de vêtements plus que parfaits.

Des pièces où les cuirs brillent encore plus de leur finesse sur des sandales, présentant une semelle teintée du mythique orange Hermès. Des chemises qui se taillent dans le volume des vestes, et des vestes comme des chemises — pierre, bleu pâle ou gravier ou tempête, pour reprendre la terminologie Hermès… Des chemises encore où le coton mouliné laisse deviner l’iconique chaîne d’ancre, cette fois en imprimé subtil et éthéré.

Une fois mise en scène par Cyril Teste, les pièces de la collection Homme Printemps/Eté 2021 Hermès gagnent en spontanéité !

« J’ai fait un show à Pantin dans l’atelier une fois auparavant, il y a longtemps, et c’était mon idée de revenir ici où sont les artisans, dans ce bel espace avec une belle lumière… » détaille Véronique Nichanian.

Un chassé-croisé entre habilleurs, mannequins, caméramans où chacun joue son rôle dans une performance filmique qui, finalement, tient plus d’un témoignage authentique sur l’âme de la maison Hermès. Une maison où l’on veille à la qualité, au raffinement dans une atmosphère à la fois teintée de réalité et d’onirisme.

Cyril Teste le dit : Hors Champs fut « une rencontre entre deux sensibilités. » Un film qui ne vise pas à « fabriquer un événement » mais à « mettre en forme notre rencontre née autour d’un travail et d’une nécessité. »

Une performance qui met en lumière toute la pertinence des silhouettes Hermès — à voir ici.

Off The Grid De Gucci, La Mode Circulaire

La maison Gucci s’engage vers une mode circulaire avec sa collection Gucci Circular Lines — une initiative inspirée et engagée, mise en scène par Harmony Korine avec Jane Fonda, Lil Nas X, King Princess, Miyavi et David de Rothschild !

Off The Grid, La Première Collection Gucci Circular Lines

Alessandro Michele capte comme peu de designers les besoins de son époque. Et cette fois, c’est vers la production circulaire et une mode inspirée mais responsable qu’il a tourné toute sa créativité pour la maison Gucci.

Off The Grid, La Collection

Alessandro Michele s’est ainsi penché sur la première collection Gucci réalisée en production circulaire — et le résultat place la maison en écho avec son temps. Destinée à ceux et celles qui portent ce qu’ils pensent juste, la collection Off Grid Gucci est exclusivement réalisée dans des matières recyclées, biologiques, naturelles et durables… Et notamment l’ECONYL®.

Ce nylon, régénéré à partir de déchet plastique destructeur, se transforme et devient matière pour des bagages, des accessoires, des chaussures et du prêt-à-porter. Ces plastiques nocifs pour la vie marine et susceptibles de terminer dans les décharges se transmuent ainsi pour devenir des icônes sans genre du style Gucci.

Hautement stylisées et toujours aussi raffinées, les pièces de la collection Off Grid démontrent une fois encore le potentiel de l’up-cycling.

 « La collection est le résultat d’un travail d’équipe; tout le monde y a apporté quelque chose. Et dans la campagne aussi, il y a cette idée de dialogue entre les gens pour construire quelque chose de nouveau. J’ai imaginé que nous pourrions construire une cabane dans les arbres dans un centre-ville, tous ensemble, comme des enfants qui jouent dans le parc. Parce que nous avons tous besoin de construire cette maison ou de découvrir que notre planète existe, même là où elle semble ne pas être là, ou elle est loin » détaille Alessandro Michele.

Off The Grid En Campagne Avec Jane Fonda

Et pour incarner ces valeurs, Gucci s’est appuyé sur la prestance de Jane Fonda, Lil Nas X, King Princess, Miyavi et David de Rothschild !

Devant la caméra du photographe et réalisateur Harmony Korine, ces activistes, artistes, acteurs ou actrices campent un groupe de citadins ayant fait d’une cabane rustique, construite dans un arbre au milieu d’une gigantesque métropole moderne de béton et de verre, leur havre de paix.

Refuge contre le conformisme destructeur, la cabane, petite structure en bois, entre dans un contraste saisissant avec les gratte-ciels lisses et verticaux qui l’éclipsent… Images fantasques où sa végétation et ses planches mal-assemblées font écho à l’artisanat de la maison Gucci. Elevé face au béton.

L’expérience du sublime tient ainsi du respect des savoir-faire — savoir-faire qu’Alessandro Michele pour Gucci entend bien mener vers de nouvelles possibilités.

Une campagne en harmonie avec la collection Off Grid — une ode donc à l’ingéniosité et la capacité de la mode Gucci à générer bonheur et curiosité. Sans faire de mal à la planète.

La Collection Dior Automne/hiver 2020, Et La Rosa Mutabilis

Maria Grazia Chuiri distille une rose précieuse venue de Chine, dans sa collection Dior Automne/hiver 2020. Une floraison sur les icônes de la maison qui n’est pas sans rappeler l’influence de la Chine sur l’imaginaire de Monsieur.

Dior Et La Chine, Une Histoire De Rose

Alors qu’il renversait la mode avec la pièce-manifeste de sa collection présentée en 1947, Christian Dior distillait dans cette première collection son amour pour les imprimés fleuris, et les silhouettes de l’Orient.

Des silhouettes inspirées par une vision fantasmée de la Chine. Pays où Christian Dior n’avait encore jamais été.

La Chine Rêvée De Monsieur Dior

1947 est une date clé dans l’univers de la maison Dior. Déjà, car le 30 Avenue Montaigne accueillait pour la première fois une collection pensée par Monsieur Dior. 1947, c’est ensuite et surtout la collection qui a posé les jalons de l’esthétique de la maison.

Dans cette collection le tailleur-bar pose la grammaire Dior. Et les silhouettes inspirées de la Chine rêvée par Monsieur Dior achèvent d’en déterminer l’esthétique !

Dans ce premier défilé donc, on remarque tout le panache d’un paletot baptisé Shanghai, porté avec un chapeau tonkinois… En 1948, il continue d’explorer le vocabulaire de la tradition Chinoise et, présente ses modèles intitulés ‘Chine’, ‘Pékin’ et ‘Shanghai’.

En 1950, ce sont les idéogrammes qui lui inspirent un imprimé pour une robe de la ligne Verticale…Plus magistral encore, en 1955, Dior réinterprété les traditionnelles robe qipao, portées les femmes de Shanghai dans l’entre-deux-guerres.

Mais chez Dior, elle emprunte une teinte rose vif, et devient un ensemble: Surprise, taillé pour l’Automne/hiver 1955.

Et lorsque la passion de Christian Dior pour les fleurs – et les roses ! – rencontre une espère rare de Chine… Tout est en place pour inspirée la collection Dior Automne/Hiver 2020 !

La Collection Dior Automne/Hiver 2020, Et La Rosa Mutabilis

Imaginée par Maria Grazia Chiuri, la collection Automne/Hiver 2020 distille un imprimé décalquant l’hypnotique Rosa Mutabilis sur les icônes de Dior.

Cette espèce de rose venue de Chine a en effet la particularité de changer de couleur au gré de sa floraison… Ainsi appliquée sur les icônes que sont le Dior Book Tote, les sneakers Walk’n’Dior, les escarpins J’Adior et le foulard Mitzah, du nom de la muse de Monsieur… La Rosa Mutabilis distille tout l’enchantement de la grammaire Dior.

Et Monsieur lui même n’aurait pu être autrement qu’enchanté par une telle collection. Lui qui écrivait, dans son Petit Dictionnaire de la Mode, en 1954 : « Je pense que les imprimés fleuris sont merveilleux – les imprimés en soie, de belles couleurs, sont parfaits pour les ensembles d’après-midi, les robes du soir ou les robes de cocktail. Dans les couleurs brillantes aussi, les imprimés fleuris peuvent égayer les vêtements de vacances… »

En parlant de vacances, profitez d’une visite à Paris pour découvrir l’histoire du luxe et les hotspots de la capitale. Une visite guidée de Paris à réserver ici. ‘Paris Fashion and Luxury Icons Tour

Jane Birkin, Icône De Mode

Jane Birkin est l’icône incontestable d’une mode 70’s, nonchalante et incroyablement inspirée. Une mode à la Birkin qui a donné nombre de pièces iconiques aux vestiaires contemporains.

Jane Birkin, Ce Je-Ne-Sais-Quoi

 A l’instar d’Audrey Hepburn ou Diana, Jane Birkin a défini le style d’une époque. Mais pas que… Avec sa fougue et son panache, sa liberté et son sens du style, Jane Birkin a aussi forgé l’oeil et l’esthétique de nombreux designers.

La Nonchalance De Birkin

Accompagnant l’époque, et notamment le Youth-quake des années 70, pour reprendre l’expression de Diana Vreeland, Jane Birkin a érigé nombre de basiques en pièces incontournables de la mode et du style. Du luxe même. Car, à bien y regarder, le style Birkin est une affaire d’inattendu.

Sans effort et nonchalante à souhait, Jane Birkin a ce je-ne-sais-quoi qui définit la figure de la Parisienne. Le style Birkin est mystérieux et fascinant… Car il dit beaucoup dans un détachement quasi-absolu.

Ainsi, on doit à Jane Birkin une autre forme de féminité. Une féminité plus spontanée et franchement libérée — la quintessence du romantique se fige dans son duo t-shirt blanc et jean évasé.

Habituée des tapis rouge et des Unes de magazines de mode, Vogue en tête, Jane Birkin a rapidement imposé sa vision décomplexée du luxe et de la mode. Une vision où un panier en osier accompagne aisément la plus pointue des robes. Une vision où, encore, il ne fait pas bon en faire trop.

Le je-ne-sais-quoi à la Birkin se lit aussi dans la nonchalance de son allure androgyne. Une allure qui, si elle n’est jamais clinquante, est assurément efficace ! Nombre de ses silhouettes figurent aujourd’hui encore au panthéon des looks intemporels.

Ainsi, c’est par sa liberté flamboyante que Jane Birkin a su habiter les pièces les plus osées du vestiaire féminin. A commencer par la see-through dress.
Au même moment où Yves Saint Laurent présentait sur le podium son iconique see-through blouse, Jane Birkin paradait ainsi dans une robe transparent, ni provocante, ni scandaleuse.

Blazer, chemise d’homme et chandails oversized… L’allure androgyne mais sensuelle, voilà l’équation iconique de Jane Birkin.

Lors d’une récente interview, elle confiait ainsi: « Je me souviens aussi avoir monté les marches à Cannes avec une robe que je portais à l’envers, dos devant. Et puis il y a ce fameux panier portugais que j’avais acheté sur un marché de Londres et qui ne me quittait pas. Si on me refusait l’entrée de Maxim’s à cause de mon panier, je m’en foutais.

J’avais cette assurance. Quand je revois des photos de moi de 1968, mes grands yeux de poupée soulignés d’eye – liner, la bouche exagérée, la frange, je trouve ça horrible. Je me suis trouvée la plus intéressante à quarante ans. J’ai commencé à porter des marcels en coton d’Écosse, des chemises d’homme agnès b. sur des pantalons trois fois trop grands ponctués d’une fine ceinture en cuir rouge avec des baskets sans lacets. Les vêtements de garçon trop grands, c’est bien quand on vieillit. On a l’air fragile. À un moment, il faut savoir renoncer aux robes de dames. Tu prends dix ans dans la vue. C’est comme le maquillage. À un certain âge, il faut arrêter de jouer avec les faux cils. Sinon, on devient terrifiante. »

A l’écran ou à la ville, le style Birkin a ainsi marqué des générations de femmes. Et d’hommes aussi ! Car, on le sait peu, mais c’est elle qui est derrière le style iconique de Serge Gainsbourg.

Le Style Gainsbourg

Dans une interview réalisée par Olivier Lalanne, le Rédacteur en chef du Vogue Hommes International, elle revient sur le style Gainsbourg.

« Tout est de moi, il m’écoutait beaucoup. Pour commencer, il a mis du temps à avoir de la barbe, il faisait plus jeune que son âge, et ça le complexait. Je le trouvais plus beau avec une barbe de huit jours, donc il s’est acheté une tondeuse et l’a entretenue. Ça ressemblait à un maquillage naturel, ça faisait des ombres, ça sculptait son visage. On a envie de s’occuper des hommes qui ont de la barbe, on a l’impression qu’ils n’ont pas su où dormir la nuit passée. Je trouvais très distingué en revanche qu’il n’ait aucun poil ni sur le torse, ni sur les bras. Je lui avais offert des bracelets de vieille comtesse qu’il portait aux poignets et un diams au creux du cou. Il se l’est fait voler un soir de nouvel an à Pigalle et je l’ai remplacé par un saphir. Je suis allergique aux chaussettes, on imagine tout de suite le mec tout nu avec ses chaussettes, c’est misérable.

Un jour, j’étais chez Repetto et, dans un panier de soldes, j’ai trouvé un modèle homme en cuir blanc souple comme un gant. Je l’ai offert à Serge. Il avait les pieds plats et les chaussures le blessaient. Il a porté ces pompes blanches sans chaussettes toute sa vie. Pareil pour les sous – vêtements, je trouve beaucoup plus érotique d’être nu sous son jean. Là encore, j’ai passé le message. »

Jane Birkin Et Les Maisons Françaises

Si l’on retient du style de Jane Birkin sa capacité à élever n’importe quel basique au rang d’icônes insoupçonnées — ses jeans délavés, ses micro-robes et son allure androgyne — on retient aussi son impact sur les maisons de mode.

Jane Birkin, Yves Saint Laurent, Et Paco Rabanne

Et c’est encore Jane Birkin qui raconte le mieux son rapport à la mode Parisienne d’alors:

« Quand je suis arrivée en France, j’étais une copie de Jean Shrimpton. Les Françaises étaient très groomed à l’époque, certes il y avait Françoise Hardy et sa robe Paco Rabanne, mais elle la portait longueur genoux. Moi, j’avais fait enlever des rangs de mailles pour qu’elle ressemble à un long t – shirt. Quand je vois les photos … Je ne réalisais pas qu’elle était si transparente. C’est l’effet flash des photographes. Si j’avais su, je n’aurais pas mis de culotte ! Serge m’avait aussi acheté de très jolies robes chez Saint Laurent, il m’avait même fait faire un modèle haute couture en dentelle blanche pour un bal chez les Rothschild. »

Cette robe, le musée Yves Saint Laurent à Paris en conserve le dessin orignal d’Yves Saint Laurent. Et l’iconique photographe Cecil Beaton l’a capturé, pour l’éternité.

Capable d’injecter une haute dose de naturel dans une robe haute couture spécialement taillée pour ce Bal Proust, en 1971. Capable aussi, d’injecter ce je-ne-sais-quoi au vêtement-extrême imaginé par Paco Rabanne.

Jane Birkin et Serge Gainsbourg ainsi habillés dans un ensemble métal signé Paco Rabanne ne semblent en rien entravés.

Il est ainsi facile de mesurer l’impact de Jane Birkin sur les designers et couturiers contemporains. Telle une aristocrate du cool, Jane Birkin a permis aux femmes de se libérer des carcans attendus, et de l’étiquette… A sa façon !

C’est ainsi qu’on la retrouve tour à tour muse d’Hedi Slimane chez Saint Laurent. La chemise d’homme et la frange éternelles inspirations d’Hedi Slimane… Désormais tout aussi influencé par le style Birkin chez Celine. .

On la retrouve encore sur le défilé Printemps/Eté 2020 de Marc Jacobs — et celui de Gucci par Alessandro Michele.

Mais c’est bien le sac Birkin de la maison Hermès qui cristallise toute la dimension iconique de son style !

Jane Birkin Et La Maison Hermès

En 1983, le PDG d’Hermès Jean-Louis Dumas était assis à côté de Jane Birkin sur un vol effectuant la liaison Paris-Londres. Birkin venait de placer son sac de voyage en paille dans le compartiment supérieur de son siège. Mais voilà, son contenu s’est déversé, laissant Jane Birkin embarrassée. Elle se confie alors, à son voisin de siège, sur la difficulté de trouver un sac de weekend en cuir adéquat.

« L’homme très ordonné qui était assis à côté de moi a dit: ‘Et bien, vous devriez avoir des poches dans votre agenda – toutes vos photos et coupures de presse sur vos enfants et tout le reste ne volerait pas partout.’ J’ai dit: ‘Et bien, que pouvez-vous faire quand Hermès ne les fait pas avec des poches?’

Il a dit: ‘Mais je suis Hermès.’ C’était M. Dumas. Il a dit: ‘Rangez votre agenda. Je vais le faire faire pour vous’, et j’ai dit:’’Pourquoi ne faites-vous pas un sac qui est environ quatre fois le Kelly, afin que nous puissions fourrer toutes nos affaires et ne pas prendre la peine de le fermer?’ Je l’ai dessiné sur une serviette et il m’a téléphoné environ un mois plus tard en disant: ‘Il vous attend chez Hermès.’ »

Ainsi est né le sac le plus convoité de l’histoire. Un sac à l’image de l’icône de mode qu’est Jane Birkin. Pratique mais incroyablement chic !

De la désinvolture et beaucoup de chic, mais toujours pratique — le sac Birkin incarne tout cela. L’air de rien, Jane Birkin a révolutionné la mode, devenant une, sinon la muse de nombreuses maisons Françaises. Elle, l’Anglaise, incarne mieux que personne le je-ne-sais-quoi de la Parisienne.

Pour la collection Automne/Hiver 2000, on retrouve ainsi Jane Birkin sur le podium Hermès où, dans un t-shirt blanc oversized, un pull en col V profond et un pantalon large, elle donnait vie à la mode imaginée par Martin Margiela pour la maison du luxe Français.

Une vision du luxe qui peut se comprendre mieux encore si on en prend connaissance dans son contexte. Et c’est exactement ce que propose l’expérience d’une visite des berceaux du luxe à Paris — le ‘Paris Fashion and Luxury Icons Tour’.

La Chaîne Et La Croix Byzantine Chanel Pour L’Automne/Hiver 2020

Virginie Viard précise a vision pour Chanel — une vision qui renoue avec les fondamentaux de la maison, piqués des essentiels de Mademoiselle. En tête, la chaîne du 2.55 et les croix Byzantine.

Chaîne Et Croix Byzantine Accompagnent Le Tailleur Chanel

Virginie Viard est une pragmatique qui aime à distiller des vêtements purement confortables et insouciants. Dans cette idée, la collection Chanel de l’Automne/Hiver 2020 puise dans les fondements de la maison un vocable tout à la fois fluide et instinctif.

Sur le podium, Virginie Viard l’affirme. Elle veut « du romantisme mais sans fioritures. Des sentiments mais pas de froufrous. Du mouvement, de l’air. »

Dans une palette essentiellement composée en noir et blanc, l’actuelle directrice artistique de la maison laisse les icônes Chanel parler pour elles-mêmes. Venant ainsi allurer des silhouettes à la simplicité monacale – signature de Coco – les croix Byzantines, qu’elle aimait arborer… Aperçus aussi, de nouveaux bijoux reprenant la mythique anse du 2.55.

Ainsi taillée de façon baroque et saupoudrée de diamants, la chaîne du 2.55 équilibre un look épuré. Les croix, elles, se font opulentes. Posées à même la peau sous le tailleur iconique qui, pour la première fois, adopte des boutons pression.

Une sensualité sourde et efficace qui rappelle que les codes inventés par Coco il y a de ça plus de 100 ans restent diablement efficaces !

La Veste Bar De L’Automne/Hiver 2020

Maria Grazia Chuiri ancre un peu plus l’héritage Dior dans sa démarche féministe – en tête cette saison, le tailleur bar épouse le pantalon et la maille. Une première. 

L’Icône Dior En Version Maille

Cette saison, Maria Grazia Chuiri embrasse un peu plus la cause féministe en ancrant son propos en droite ligne de celui né dans l’Italie des années 70. Affirmation de soi et dépassement des impératifs stylistiques, les femmes étaient à l’époque à l’avant garde des mouvements sociaux.

Et cette fois encore, Maria Grazia Chuiri imprègne les icônes Dior d’un souffle de rébellion. Tout autour du podium où ont défilé 84 looks, le collectIf artistique Claire Fontaine avait installé des néons reprenant notamment les mantras de Carla Lonzi. Critique d’art et éditrice, elle avait fait de la formule « je dis je » le cœur de son manifeste de 1971.

Ainsi nommée à son tour, ‘Je dis je’, la collection Dior propose un vestiaire tout en action, réinterprétant le légendaire tailleur bar autour d’une matière jusque là peu utilisée sur l’icône. Une maille souple et travaillée. L’intérêt?

Le tailleur bar pantalon épouse les mouvements de la femme, active et combattante. Plus Marc Bohan que John Galliano, la vision de Maria Grazia Chuiri fait la part belle aux matières et silhouettes qui viennent accompagner la femme plutôt qu’elles ne la parent.

Autre code clé travaillé, les carreaux. A l’instar du pied-de-poule et du cannage, Monsieur Dior trouvait dans les carreaux le ressort idéal à l’élégance qu’il voulait exprimer. Il notait en effet dans son Petit Dictionnaire de la Mode: « J’aime beaucoup les carreaux qui donnent un ton jeune, apportent une note de fantaisie à la fois élégante et décontractée. »


Maria Grazia Chuiri les distille ainsi autour de silhouettes non moins précises — combats boots et collants cannage enjupe finement travaillée en transparente ou en pantalon doublé… La femme Dior de l’Automne/Hier 2020 s’apprête à lancer le dernier assaut à la conquête de ses droits. Toujours vêtue du chic de l’Avenue Montaigne.

La Collection Tod’s Et Le Gommino De l’Automne/Hiver 2020

Première collection de Walter Chiapponi pour la maison Tod’s, celle-ci puise dans les racines de la griffe l’attitude de l’Automne/Hiver 2020. Et si l’élégance était l’ultime pied-de-nez au conformisme?

L’Homme Élégant S’Habille En Tod’s

Pour sa première collection au poste de directeur artistique de la maison Tod’s, Walter Chiapponi réactive le T Club — ces hommes qui ont fait du savoir-faire Tod’s l’élément clé de leur vie. Plutôt de leur savoir-vivre. Connue pour son travail onctueux et exquis sur le cuir, la maison offre depuis longtemps un vestiaire précis mais nonchalant. Un vestiaire coupé au cordeau pour des hommes en quête de beauté. Et c’est précisément ce vestiaire que Walter Chiapponi a réactivé pour l’Automne/Hiver 2020. Il précise « J’ai commencé par étudier les archives de cette maison vraiment à part, mais ma plus grande inspiration cette saison, c’est Monsieur Diego Della Valle. Un homme de goût qui possède une immense collection d’art et de beaux objets. »

Le Style A L’Italienne? Le Gommino Tod’s

Pour sa première collection, Walter Chiapponi, ancien de Givenchy, Valentino, Gucci ou encore Bottega Veneta, distille ainsi une aura très familière. Beaucoup du style à l’Italienne, mais version Tod’s. « Je voulais retrouver ce buon gusto typiquement italien » — là où les maisons se lancent dans une créativité débridée, il fait de Tod’s le garant d’un vestiaire noble et racé.

Mais attention, il y a une grande part de rébellion là dedans. Le genre de rébellion portée par les dandys. A contre-courant, les hommes Tod’s arborent ainsi les classiques avec fracas. A leur pieds, l’iconique Gommino distille son caractère quasi-éternel mais, cette fois, piqué du T réapparu des archives.

Oui, le T récemment vu sur le Timeless bag, fait son retour et signe les Gommino de l’Automne/Hiver 2020. Coupé dans le cuir de veau ou le daim, formel ou chunky, le Gommino ne perd en rien son caractère plus que parfait. Au contraire — sous l’impulsion de Walter Chiapponi, il flirte avec une allure vintage dès plus actuelle.

Un brin seventies, toujours aussi allurées, les silhouettes des hommes Tod’s de la saison prochaine achèvent de répondre à la question — l’artisanat et l’élégance du geste sont assurément le dernier rempart au conformisme