La Nouvelle Variation Dior Autour De L’Icône Rose Des Vents

Victoire de Castellane appose l’un des grigris de Christian Dior sur la ligne joaillière Rose des vents. Une collection onirique, tout en symbolisme.

Dior, L’Etoile Et La Rose Des Vents

On connait le caractère superstitieux de Monsieur Dior, son amour des roses et son goût infaillible pour le sublime. Et l’on connait l’histoire qui amena Christian Dior à faire de l’étoile l’un des grigris de sa maison.

Le soir du 18 avril 1946, la veille d’un rendez-vous important devant mener à la fondation de sa maison, « en remontant la rue du Faubourg-Saint-Honoré, Christian Dior heurte du pied un objet au sol et manque de tomber, comme si l’objet lui-même cherchait à attirer son attention. »

Cet objet, c’est une étoile. Et l’étoile entrait ainsi dans la grammaire esthétique et visuelle de la maison Dior.

Ainsi, en 2020, c’est Victoire de Castellane, l’esprit facétieux et éminemment glamour à la tête des créations joaillières Dior, qui se charge d’en donner une nouvelle variation.

Et cette fois, le porte-bonheur de Christian Dior vient illuminer une ligne de bijoux déjà iconique. La ligne joaillière Rose des vents, imaginée par Victoire de Castellane en 2017…

Gardiens éternels des inspirations du couturier, les bijoux Rose des Vents sont taillés à la manière de la mosaïque présente dans la villa Les Rhumbs à Granville. Lieu clé de la création de Dior, puisqu’il est celui de son enfance.

La nouvelle variation Dior autour de l’icône Rose des vents se comprend donc comme une célébration de l’artisanat d’exception des ateliers Dior.

Les nouveaux modèles imaginés par Victoire de Castellane sont constellés de diamants, de pierres ornementales et de torsades d’or grain-de-riz, qui viennent ourler les médaillons… Un savoir faire virtuose qui distille le symbolisme des grigris de Monsieur, tout en constituant des talismans modernes faits pour s’accumuler, au gré des joies de la vie !

Et si la curiosité vient à piquer votre envie de connaître tout des lieux qui ont inspiré la création de Christian Dior, cette visite ‘Paris Fashion and Luxury Icons Tour’ saura y répondre allègrement.

Elizabeth Taylor, Icône Glamour

Elizabeth Taylor n’a pas seulement été la plus inspirée des collectionneuses de diamants — elle a, par sa beauté et son style, redéfini l’esthétique classique d’Hollywood.

Elizabeth Taylor, Icône De Mode

Fourrure, diamants et eye-liner, le style d’Elizabeth Taylor a embrassé les époques. Quand il ne les a pas tout simplement embrasé !

Icône de mode, Elizabeth Taylor a concouru à définir la mode de chaque décennie. Prescriptrice d’un glamour audacieux et unapologetic, elle est ainsi devenue, au fil des années, une icône pop. Fascinante pour plus d’un artistes, notamment pour le pape du Pop Art, Andy Warhol ! Il réalise son portrait en 1964.

A cette époque, Liz Taylor est déjà connue de tous. Véritable férue de mode, de couturiers, de diamants et de beauté, elle a initié, tout au long de sa vie, plus d’une tendances. A commencer par ses robes de mariées — 8 époux, 8 noces, et autant de moments scrutés dans le monde entier.

Liz Taylor Dans Les Années 50-60, Le New Look

Le New Look de Dior, évidemment ! Dans les années 50, Liz Taylor adopte en effet, parmi les premières, la mythique silhouette imaginée par Christian Dior, en 1947.

Dans les années 50, Liz Taylor a été élue la plus belle femme du monde. Et c’est à cette époque-là qu’elle a défini son look signature — robe couture Dior, lignes trapèze, manteaux de fourrure et diamants surdimensionnés !

Une silhouette ainsi étirée autour de la jupe corolle — Liz Taylor va incarner l’élégance et le glamour d’une nouvelle féminité. Taille ajustée et jupes grandiloquentes, elle fige dans l’éternité l’idée d’un glamour hollywoodien très couture !

Consacrant ainsi la silhouette phare des années 50, celle de Liz Taylor se rapproche de celle de Marilyn Monroe. Le buste souligné, la taille mince et les hanches galbées.

Si celles de Liz Taylor sont signées Dior (on dénombre des centaines de commandes aux ateliers) c’est que l’actrice est une fidèle du style Dior — un style tout en robes trapèze, lignes et silhouettes qui lui permet des accessoires allègrement grandioses. Son amour pour les diamants, Liz Taylor en a fait sa signature !

Ainsi photographiée plus d’une fois en silhouette Dior ponctuée de diamants, c’est cette image de 1961 qui a retenu l’attention. C’est qu’en 1961, Elizabeth Taylor est récompensée de l’Oscar de la Meilleure Actrice pour son rôle dans ‘La Vénus au vison’… Si dans le film, nombre des silhouettes d’Elizabeth Taylor sont entrées dans l’histoire — comme la slip dress — c’est lors de la cérémonie des Oscars qu’elle retient une attention plus particulière encore.

Elle récupère ainsi son prix, glissée dans une robe Dior Haute Couture Printemps/Eté 1961.

Le shooting réalisé pour Life magazine, quelques heures avant, capture ce look signature.

Liz Taylor, Mods ou Bohème, Toujours Glamour Dans les Années 60 et 70

Dans les années 60 et 70, Liz Taylor ne reste de glace face à la mode et l’émancipation de la jeunesse. Une affaire de mini-jupe, de couleurs psychédéliques et de pièces réalisées en crochet.

Elizabeth Taylor a ainsi embrassé les années 60 avec des silhouettes Mods — minijupe et go-go boots d’un blanc immaculé.

Dans les années 70, elle a largement contribué à faire bouger les lignes de la mode, et notamment de la féminité, avec des imprimés rétro, des couleurs vives et des silhouettes très bohèmes.

Liz Taylor s’est lancée dans la mode des années 70 avec tout le glamour qu’on lui connait.

Ici, elle est aperçue avec son mari Richard Burton en 1970, portant un poncho en crochet avec un pantalon large assorti.

En 1971, elle est aperçue à l’hôtel Dorchester à Londres, des bottes go-go à hauteur du genou.

Taylor a ajouté une dose de son glamour aux lignes fluides et à la beauté naturelle, défendue par les années 70. En 1978, elle aurait vêtue d’une maxi robe blanche accessoirisée avec ses mythiques bijoux, dont un diadème en diamant.

Sa chevelure ainsi coiffée n’est autre que l’oeuvre du coiffeur non moins iconique, Alexandre de Paris. Un ami intime, qu’Elizabeth Taylor impose aussi sur le tournage de Cléopâtre, pour créer sa coiffure légendaire…

En Valentino, P/E 1961

Chanel, Yves Saint Laurent, Valentino Garavani, Gianni Versace et Gianfranco Ferre… Elizabeth Taylor s’est liée tout au long de sa vie avec les couturiers les plus adorés de leur époque — et elle a toujours injecté à leur vision une dose considérable d’opulence !

« Dans la vie, il n’y a pas que l’argent. Il y a aussi les fourrures et les bijoux» aimait-elle à dire.

Elizabeth Taylor, Pour L’Amour Des Diamants

« J’adore porter des pierres précieuses, mais pas parce qu’elles sont à moi. Vous ne pouvez pas posséder l’éclat, vous ne pouvez que l’admirer. » Elizabeth Taylor confiait, à la fin de sa vie, avoir réellement aimé trois choses: Mike Todd, Richard Burton et les bijoux.

Et lorsque ses époux lui offrent des bijoux, c’est assurément des pièces légendaires !

A commencer par la tiare offerte par Mike Todd, en 1957… On dit que c’est cette même tiare qui a remis ce genre de bijou au goût du jour. Dans son livre Elizabeth Taylor : My Love Affair With Jewelry, elle racontait ainsi : « Quand il m’a offert la tiare, il m’a dit « Tu es ma reine, et je pense que tu devrais avoir une tiare. » Je l’ai portée pour la première fois aux Oscars. Cette nuit était parfaite, car le film de Mike, Le tour du monde en 80 jours, a gagné l’Oscar du meilleur film. Ce n’était alors pas à la mode de porter un diadème, mais je l’ai quand même mis, parce qu’il était mon roi. »

Quelques années plus tard, c’est Richard Burton qui lui offre, aussi, une pièce époustouflante. Le Krupp Diamond d’Harry Winston soit 33,19 carats. « Les coupes de cette pierre, si ravissantes, sont comme des étapes qui mènent à l’éternité et au-delà. Pour moi, le Krupp dit : « Je veux partager ma chimie – ma magie – avec toi » déclarait ainsi l’actrice.

Elizabeth Taylor et Cartier

S’il ne s’agit pas ici d’énumérer toutes les splendeurs Cartier réalisées sur demande par Liz Taylor, c’est parce qu’il faudrait un livre entier pour le faire. Et elle l’a elle même écrit, ce livre, Elizabeth Taylor : My Love Affair With Jewelry.

Elizabeth Taylor adorait tant les diamants, que ses époux se sont surpassés pour les voir briller dans ses yeux. Ainsi, la parure Cartier d’Elizabeth Taylor fut un cadeau de Mike Todd. Un jour qu’ils se trouvent dans sa villa du Cap Ferret…

« Mike s’est approché de la piscine pendant que je nageais. Je suis sortie de l’eau, je l’ai pris dans mes bras puis il m’a dit : « Attends une minute, fais attention à ton tiare ! » car je portais celui qu’il m’avait offert. Il a ouvert une boîte rouge en cuir et à l’intérieur se trouvait un collier plastron en rubis et diamants qui brillait comme un soleil…

on aurait dit qu’il était fait de feu rouge. Mike me l’a mis autour du cou et a souri. Ensuite, il s’est penché et m’a mis les boucles d’oreilles, puis le bracelet. Comme il n’y avait pas de miroir, je les ai regardé à travers l’eau de la piscine. Les bijoux étaient splendides et créaient des ondulations rouges sur un fond bleu, comme un tableau. J’ai crié de joie, j’ai mis mes bras autour de son cou et je l’ai poussé dans la piscine avant de sauter le rejoindre. C’était un jour d’été parfait et un jour de parfait amour. »

L’autre grand amour de Liz Taylor, ce fut Richard Burton. Ils se sont rencontrés sur le tournage du film Cléopâtre, et leur amour a autant fasciné le monde qu’il s’est incarné dans un diamant rare à souhait !

En 1969, Richard Burton acquiert pour Liz Taylor un diamant en forme de poire d’un poids de 69,42 carats, acheté auparavant par Cartier pour plus d’un million de dollars… Elizabeth Taylor le fit alors monter sur un collier par Cartier — « même pour moi c’était trop grand. »

Elle apparaît alors pour la première fois en public avec ce diamant lors du 40ème anniversaire de la Princesse Grace de Monaco.

Sa splendeur est telle qu’il subjugue le monde entier. Surnommé le Taylor-Burton, les gens vont jusqu’à faire la queue au Cartier Fifth Avenue Mansion en 1969 pour l’apercevoir…

Autre pièce d’exception, la Peregrina, une perle naturelle. Là encore, c’est Richard Burton qui en fit cadeau à Liz Taylor… Une pièce fabuleuse découverte en 1579, portée par les reines d’Espagne et d’Autriche, conquise par Napoléon I, donnée au futur Napoléon III…

Voilà une pièce de l’histoire de la Haute Joaillerie qui continue son incroyable histoire au cou d’une star hollywoodienne, montée sur un collier de rubis, diamants et perles par Cartier…

Elizabeth Taylor et Bulgari

« Le seul mot italien que connaisse Elizabeth est Bulgari » confiait Richard Burton sur le tournage de Cléopâtre à Rome.

Et il est vrai que lors du tournage de Cléopâtre, Liz Taylor profitait du moindre moment de pause pour se rendre chez le joaillier Romain. Alors, lorsque le bijou Serpenti est catapultée au rang de must-have dogmatique, immortalisé au poignet d’Elizabeth Taylor en 1962 dans le film, c’est Bulgari qui devient à son tour un mythique joaillier…

L’histoire de cette maison de haute joaillerie Italienne est en fait étroitement imbriquée dans cette histoire d’amour tumultueuse. Une histoire d’amour à deux mariages qui a inspiré à Bulgari plusieurs pièces. Parmi elles, un collier d’émeraude en 1965 et l’emblématique sautoir en saphir…

Et puis, il y a eu ce pendentif de mariage. En lieu et place d’une bague de fiançailles, Richard Burton a offert à Liz Taylor un pendentif Bulgari en platine serti d’une émeraude de 18,61 carats entourée de diamants !

« J’ai essayé l’énorme, puis le plus petit, l’énorme, puis le plus petit … Et puis finalement, je me suis décidée pour le plus petit ! » confiait-elle encore dans son livre…

Mais c’est en 1967 qu’apparait la pièce la plus époustouflante de Liz Taylor – si tant est que cela soit possible. Une coiffe Bulgari qu’elle portait lors d’un bal masqué au palais Ca ‘Rezzonico à Venise… Une coiffe sensationnelle, depuis entrée dans l’histoire de la mode.

Mieux, grâce à son goût hors du commun, Liz Taylor a même inspiré les réalisateurs avec qui elle tournait, jusqu’à intégrer à ses personnages des pièces joaillières de sa collection personnelle.

Ainsi, en 2011, suite à sa disparition, Christie’s organisait la vente de ces pièces de vie… Rares, uniques et historiques, la vente de ces pièces rassembla 120 millions d’euros.

Le tiare en diamants de Mike Todd était estimée entre 60 000 entre 80 000 dollars. Elle a été vendue pour 4 226 500 dollars.

La mythique perle Peregrina, montée sur un collier de rubis, diamants et perles de Cartier, estimée entre 2 et 3 millions de dollars. Fut, elle, adjugée à 11,84 millions de dollars…

C’est dire l’icône glamour que fut en effet Elizabeth Taylor !

Harry Winston, Diamonds Are A Girl’s Best Friend

L’histoire de la maison joaillière chantée par Marilyn Monroe, possédant la deuxième plus grande collection de pièces joaillières… L’histoire de Harry Winston, un diamantaire d’exception.

Harry Winston, Une Histoire Hors Norme

New York. 1932. Harry Winston est un gemmologue passionné lorsqu’il fonde sa maison dans la Grande Pomme. Une passion pour les pierres et les diamants certes, mais surtout un sens des affaires. Trois ans plus tard, Harry Winston achète son premier diamant d’importance — brut non taillé de 726 carats, il se nomme ‘Jonker’.

12 pierres individuelles en découlent. La plus grande, un diamant taille émeraude, représente au total 125,35 carats.

Audacieux, Harry Winston l’est certainement. Pour expédier la pierre vers New York, il décide d’envoyer lui-même le diamant brut par courrier recommandé. Pour 64 cents. En 1938, après avoir eu vent dans la presse de la découverte d’un diamant brut de 726,60 carats au Brésil, Harry Winston n’hésite pas une seconde et s’envole à la recherche du trésor.

Il finit par retrouver sa trace, l’acquiert à Anvers — l’extraordinaire diamant brut dénommé Vargas entre dans sa collection ! Ses parures sont si exquises qu’Harry Winston est premier joaillier au monde à parer une actrice de ses diamants… Aujourd’hui pratique commune, Harry Winston est ainsi devenu le « Joaillier des Stars. » D’Elizabeth Taylor à Marilyn Monroe, l’adulation est réciproque.

Un Logo Iconique

Ses créations, Harry Winston les signe d’un esprit très innovant pour l’époque — chez lui, les pierres précieuses dictent le design de chaque atour, et non la monture. Cette philosophie se lit dans un logo devenu synonyme du Roi des diamants. Un logo à huit côtés, en fait une émeraude où viennent se graver les initiales H.W.

Harry Winston adorant cette taille de pierre plus que nulle autre, l’émeraude est devenue un code fort de la maison. Un logo qui vient souligner un engagement sans faille pour une qualité de tout premier ordre.

En 1948, c’est le duc et la duchesse de Windsor qui le rencontre pour la première fois. Quelques semaines avant, la duchesse de Windsor avait écrit à Harry Winston dans une lettre « Mes amis me disent que vous avez des choses si merveilleuses… »

Parmi ces merveilles, des légendes à l’instar du diamant Taylor-Burton, offert en 1966 par Richard Burton à son épouse Elizabeth Taylor. Un diamant taille poire de 69,42 carats façonné par Harry Winston à partir d’un diamant brut de 241 carats.

Marilyn Monroe porte des diamants Harry Winston dans Les Hommes Préfèrent Les Blondes

Marilyn Monroe n’avait-elle déjà fait entrer son nom dans la légende, en 1953, dans le film non moins mythique ‘Les Hommes préfèrent les Blondes’? Dans la chanson clé du film, Diamonds are a Girl’s Best Friend, elle chante bien « Talk to me Harry Winston ! Tell me all about it ! » De New York, Londres, Paris, Genève en passant par Tokyo, Hong Kong, et Shanghai, le nom Harry Winston est bien sur toutes les lèvres !

Le magazine LIFE, là encore, assurait qu’Harry Winston possédait en fait la deuxième plus grande collection de pièces joaillières. Après la Reine d’Angleterre…

Charles Lewis Tiffany, le Setting et l’Icône Romantique

La bague qui signe les amours depuis de nombreuses décennies est le fruit de l’instinct d’un homme — Charles Lewis Tiffany, et son amour pour le diamant.

L’Histoire Du Setting Tiffany’s, L’Amour De L’Essentiel

L’histoire du joaillier Tiffany’s & Co s’écrit au milieu du XIXe siècle ; lorsque Charles Lewis Tiffany emprunte 1000 $ à son père pour ouvrir une petite papeterie et un magasin de fantaisie dans le centre de Manhattan. Très vite, la boutique devient le passage obligé des élégantes à la recherche d’atours un brin plus discrets.

Il faut dire que la mode est alors à l’opulence victorienne et, sur les bijoux, cela se traduit par des pierres immenses montées sur des bagues encore un peu plus dimensionnées.

L’attrait de la boutique Tiffany se niche dans l’approche différente de Charles Lewis – l’homme aime utiliser du métal pur à 92%, en même temps qu’il sillonne le monde et les expositions à la recherche des pierres les plus précieuses.

Le joaillier qu’il est coupe ainsi les diamants et autres rubis selon leur brillance plutôt que le poids des carats. C’est ainsi qu’en 1867, il reçut une reconnaissance internationale en remportant le grand prix de l’artisanat d’argent à l’Exposition Universelle de Paris. Mais l’histoire du Setting, icône absolue du répertoire Tiffany’s & Co, apparaît une vingtaine d’années plus tard.

En 1886 donc, la mode des bijoux est encore et toujours celle de l’époque victorienne – lourdes décorations et gravures viennent presque étouffer l’éclat des pierres. Charles Lewis Tiffany aimerait justement changer l’équation. Ce qu’il recherche, c’est un moyen discret de laisser ses trésors briller sans faille – Charles Lewis Tiffany veut que la pierre et la seule pierre émerveille le monde ! Il imagine alors le Setting ; un anneau qui élève la pierre ; six broches qui viennent la soulever pour en maximiser le feu et l’éclat. Avec le minimum de métal possible, le fondateur de Tiffany’s & Co parvient à mettre en valeur la pierre. Mieux, le diamant ici s’élève comme s’il flottait au-dessus du métal… Le Setting est né, et sa légende ne tarde à s’ancrer dans l’imaginaire collectif.

La Bague De Mariage Idéale

Le Setting devient l’atour idéal pour être offert comme alliance, tant le bijou révèle et capture tout l’éclat du diamant pur.

L’innovation de Charles Lewis Tiffany tient ainsi en ce qu’il parvient à concevoir une bague de fiançailles devenue le symbole absolu de l’amour et de l’engagement – une bague simple qui ne cache rien, ne laissant apparaître et briller que la nature sublime de la pierre.

Et en 2016, la pièce n’a rien perdu de sa grandeur. L’occasion de son 130e anniversaire est pour Tiffany celle d’honorer toute sa pertinence. Tout au long de son histoire, le Tiffany Setting a en effet su maintenir et embellir son design original : un diamant taille brillant piqué et relevé par six griffes en platine. Rien de plus, rien de moins pour une bague érigée en figure de l’amour immuable.

Le Tiffany Setting en quelques dates clés :
Incontournablebague de fiançailles, leTiffany Settingest devenu le témoin d’un amour éternel.
2017 Jennifer Lawrence portait une version revisitée du classique Tiffany setting lors de l’événement Mostra à Venise.
2017 Ophélie Guillermand pose pour la campagne “Will you ?” de Tiffany & Co avec le Tiffany Setting.
2017 : Le Tiffany Setting est au cœur d’une nouvelle campagne publicitaire, « Believe in Love« .
2016 : La campagne « I will » met en avant le savoir-faire des artisans en plein travail de montage sur le Tiffany Setting, sous la caméra du directeur artistique Keith Ehrlich.
2016 : La maison fête ses 130 ans en créant une édition limitée du Tiffany Setting disponible en 130 exemplaires et différentes déclinaisons.
2016 : Pour son mariage, Bridget Jones choisit le Tiffany Setting.
2015 : Sur le tapis rouge des Golden Globes, Amy Adams porte le Tiffany Setting.
Printemps 2015 :Cora Emmanuel pose pour la campagne « Will you ? » de la maison avec un Tiffany Setting.
2015 : Afin de célébrer leur amour, Ashton Kutcher offre le Tiffany Setting à Mila Kunis comme bague de fiançailles.
2014 : La campagne vidéo “This is a Tiffany ring” met en avant le Tiffany Setting.
2013 : Tiffany & Co lance une collection de bijoux pour Gatsby le Magnifique qui inclut une bague de fiançailles “vintage”, considérée comme le Tiffany Setting que Carey Mulligan porte dans le film.
2013 La bague de fiançailles de Kim Kardashian est un Tiffany Setting, qu’elle porte notamment sur le tapis rouge du “Tao Nightclub” pour son 34ème anniversaire.
2011 : Lee Pace joue le rôle du parfait fiancé et offre un magnifique Tiffany Setting à Laetitia Casta dans la nouvelle campagne de la maison.
Février 2011 : Pour le tapis rouge des Academy Awards à Hollywood, Anne Hathaway était parée d’un Tiffany setting.
2009 : Le Tiffany Setting fait son apparition dans le film Bride Wars.
2007 : Le diamant Tiffany Novo fait son apparition en hommage au diamant Tiffany Setting.
2000 : Charlotte de Sex and the City se fait offrir un Tiffany Setting par Trey dans la troisième saison.
1999 : La maison Tiffany lance une nouvelle taille de diamant sous le nom de Tucida.
1926 : Les États-Unis adoptent la norme de pureté de Tiffany (95 pourcent) en guise de norme nationale officielle applicable au platine.
1887 : Charles Lewis Tiffany achète les joyaux de la couronne de France pour réaliser ses Tiffany Setting.
1886 Charles Lewis Tiffany créa le magnifique Tiffany Setting.

Le Bijou Indémodable: Les Liens de Chaumet

Manifestes universels d’un amour éternel, les liens Chaumet apparaissent dans le répertoire du joaillier Français dès 1780.

L’Amour, Par Les Talents De La Place Vendôme

1780. Fraîchement inaugurée au 12 de la Place Vendôme, la joaillerie Chaumet n’est encore que celle de Marie-Étienne Nitot lorsqu’elle compte parmi sa fidèle clientèle la Reine Marie-Antoinette. Mais très vite, l’histoire de France rattrape celle de la joaillerie — la Révolution de 1789 abolie la royauté. Quelques années plus tard, la France devient un empire, et Napoléon son premier empereur.

Devenant ainsi dès 1802 le joaillier officiel de l’Empereur, Chaumet signa, pour l’Impératrice Eugénie, des créations époustouflantes. Parmi elles, les bijoux du mariage, et la couronne du sacre de Napoléon !

Ancrées dans la tradition des bijoux de sentiments, les créations Chaumet s’inscrivent aussi et surtout dans la tradition scellant les plus belles histoires d’amour — les liens Chaumet en tête.

Il est facile de retracer la naissance d’une telle icône puisque l’on retrouve des traces de ces liens Chaumet dans les archives de la maison datant de la Belle Epoque. La Païva et Otero y figurent, elles aussi.

Jamais la maison de haute joaillerie n’a cessé d’explorer les possibilités infinies d’un tel symbole. Sur les dessins préparatoires de diadèmes, de broches et de colliers… Partout, les liens trouvent une place singulière — celle d’un talisman venant sceller notre rapport au monde et aux autres.

La Symbolique De Chaumet, Les Bijoux A Posséder

Les Liens Chaumet content l’universel — la destinée, l’amour, l’amitié, bref, les liens entre les Hommes, suspendus à la course du temps.

La symbolique, Chaumet en a fait ses lettres de noblesses. De la Nature ou les Blés. Les liens Chaumet entrelacés sont, eux, souvent placés de façon aérienne, au-dessus d’une pierre semblant elle-même suspendue.

Une géométrie subtile où deux liens pavés de diamants se croisent et se recroisent… Le tracé vaporeux, la ligne sculpturale — les bijoux Liens de Chaumet sont ainsi des joyaux savamment tissés dans un empierrage précieux. En bague ou en bracelets.

Des pièces éminemment éloquentes, qui, avec le savoir-faire hors norme des maîtres joailliers de la Place Vendôme, donnent un sens à tous les sentiments de l’intime!

Les Liens de Chaumet, quelques dates clés
2018 : Chaumet réalise une collection éphémère « Choose your Valentine » pour la Saint Valentin et se part des couleurs de l’amour.
2017 : La collection « Jeux de Liens » s’habille de nouvelles nuances, nacre blanc et nacre noir sur or blanc, ou fins pavages de diamants.
2017 : Chaumet décide de revenir sur les origines des Liens avec les vidéos publicitaires Stories of Liens : « Dancer in the streets of Paris », « Acting students playing in the library of the Sorbonne », « Loving couple in a Parisian park ».
2017 : La collection de bijoux « Liens Séduction » vient enrichir la ligne Liens et compléter les collections « Liens Evidence », « Liens Mariage », « Jeux de Liens ».
2017 : Chaumet lance la collection « Gaité Parisienne » qui propose certains bijoux Liens.
2016 : Kim Min Hee porte un bracelet lien serti de diamant à la conférence de presse « the Handmaiden ».
2016 : La collection « Jeux de liens » est revisitée pour l’été en un camaïeu de bleu et de blanc.
2016 : La collection de bijoux « Liens Lumières » vient enrichir la ligne Liens.
2012 : Chaumet célèbre les 100 ans de la coupole des galeries Lafayette en revisitant le pendentif Liens.
2012 : 35 ans après avoir présenté son premier bijou Liens, Chaumet réédite son modèle dans une version graphique en céramique noire.
2012 : La chaîne youtube de la maison publie une vidéo sur les bijoux liens iconiques.
2013 : La maison créé ses premières montres bijoux Liens, déclinées en six modèles, dont un modèle unique en or blanc, diamants et saphirs.
2013 : La maison complète sa collection Liens avec un nouveau bracelet manchette, disponible en deux modèles.
2007 : Chaumet lance sa nouvelle collection Liens d’Amour.
2015 : Les joailliers créent une montre Liens en or rose et diamants.
2013 : Les créateurs réalisent des boucles d’oreilles Liens en diamants, cristal de roche et perles.
2008 : L’actrice Lou Douillon est choisie pour représenter la bague « Premiers Liens ».
2008 : La bague Liens réapparait dans la collection « Premiers Liens » et est disponible désormais en or jaune, gris, rose, sur laquelle on peut graver quelque chose.
2008 : Sophie Marceau devient l’égérie de la maison Chaumet et met parfaitement en valeur les bijoux Liens.
1977 : La première version de la bague Liens d’or se porte en guise d’alliance.
1964 : Pierre Sterlé réalise pour Chaumet une collection particulière avec un sac du soir en or tressé et diamants baguettes.
1907 : Les liens apparaissent désormais de manière récurrente avec notamment le collier serre cou articulé, transformable en bandeau en or, argent, saphirs et diamants.
1780 : Dans les pièces de Chaumet, on retrouvait déjà des bijoux Liens.

Le New York d’Harry Winston, Diamants Et Inspirations

La maison célèbre autour d’une collection l’amour du fondateur Harry Winston pour la vibrante ville de New York.

New York Et Les Diamants Harry Winston

Si l’on connait l’attachement des âmes créatives pour certaines villes, celle d’Harry Winston pour New York tient une importance fondamentale dans l’histoire de sa maison. Il faut dire que lorsqu’il fonde son atelier en 1935 à New York, il est alors au coeur d’une ville vibrante et extrêmement connectée. Aurait-il pu entendre parler de la découverte de ce diamant au Brésil autrement qu’en y étant?

Ce diamant qui, en 1938, va le conduire dans une aventure qui s’achève par l’acquisition d’Harry Winston de ce fameux diamant dénommé Vargas.

La Collection New York

Cette fois, la maison Harry Winston célèbre New York est son énergie, son inimitable structure et son esprit fantasque dans des bijoux où le glamour se mêle à des couleurs chatoyantes !

Fifth Avenue par Harry Winston

Trépidante, cette collection l’est tout autant qu’elle revisite dans des atours envolés par le savoir-faire de la maison, les lieux ayant eux-mêmes marqué la créativité d’Harry Winston de son vivant.

Brownstone par Harry Winston

Un voyage urbain vécu donc sur des lignes de diamants qui retracent les quartiers, les couleurs et les structures historiques ayant inspirés les bijoux Harry Winston… Des bijoux dont on capte toute l’audace dans le film de la campagne, évidemment en mouvement. A l’image d’une ville qui ne dort jamais…

Cathedral, Saint-Patrick, par Harry Winston

Le Blé Chez Chanel

Le blé fut un des symboles chers à Mademoiselle — un symbole qui, lorsqu’il est travaillé dans les matériaux les plus fous, devient un véritable objet du désir.

Le Blé Et Coco Chanel

Si l’enfance de Gabrielle Chanel n’est pas faite que de beaux souvenirs, le blé, lui, a toujours eu une place particulière dans sa mémoire. Sa date de naissance par exemple. Née le 19 août, c’est à cette période que prend place la fête des moissons. Une célébration de fin d’été, symbole d’abondance et de richesse renouvelée…

“L’orpheline“ Gabrielle se souvient encore de son père pour qui le blé était synonyme de bon, de bien… Combien de fois, lorsqu’elle était enfant, elle entendait évoquer: « Le bon blé. » Comme le lionou le camélia, le blé devient l’un de ses talismans. Mais chez Chanel, un talisman est aussi vecteur d’identité.

L’appartement de la rue Cambon ou la Suite du Ritz en étaient recouverts: naturel, en bois, en bronze ou peint par son ami Dalí, le blé est présent sous toutes ses formes ! Oui car, un jour que Dalí lui offre de lui peindre une toile, elle lui dit: « Fais-moi des épis de blé. »

Un simple coup de pinceau sur fond noir. La toile trône encore sur une étagère de son appartement rue Cambon. Au pied de la cheminée, repose aussi un bouquet de blé séché… Le blé conte ses racines, ses origines qu’elle n’a eu de cesse de réinventer. Mais le blé demeure, là, immortel et bienveillant.

Le Blé Dans La Mode Chanel

Lorsqu’une symbolique rencontre un savoir-faire sans égal, cela conduit souvent à une création d’une beauté extraordinaire. En Haute Joaillerie et en Haute Couture.

La collection de Haute Joaillerie ‘Les Blés de Chanel’ célèbre le blé, chaque année. Signe d’abondance, de résistance, de chance et de prospérité, le blé chez Chanel prend des allures d’atours par excellence. Souples, les 62 pièces de Haute Joaillerie s’intègrent ainsi dans une inspiration conduite comme une ode à la nature. Tel un champ de blé, les pièces semblent bouger au gré du vent, embrassant les pas de celle les portent…

Les parures “Premiers Brins“, “Brins de Printemps“ et “Brins de Diamants“ rendent hommage au blé en herbe pour évoquer le début du printemps. Diamants, péridots cristallins et aigues marines jouent ainsi avec les transparences comme autant de jeunes épis. Sur la peau, la pièce chatoie comme le blé aux premiers rayons de l’été ! Les moissons, elles, sont évoquées à travers la série de parures “Moisson Ensoleillée“, “Bouquet de Moisson“ et “Moisson de Perles“.

En couture, Karl Lagerfeld aimait les distiller ça et là. Il en sème surtout pour la collection Printemps-Été 2010. Des broderies épis de blé venaient ainsi parsemées sur les tailleurs iconiques… Ce même épis qui vient aussi ponctuer quelques unes des créations de Virginie Viard pour sa collection Métiers d’Art 2019/2020. Un symbole toute en filiation.

Les Perles Et La Croix Byzantine, Codes Iconiques Des Bijoux Chanel

Si les perles et les manchettes croix de Malte sont indissociables de l’allure de Coco Chanel, elles sont aussi devenues des incontournables de la joaillerie de la maison.

Les Perles Chanel, Indémodable Élégance

C’est en découvrant la peinture de la Renaissance Italienne, et particulièrement un portrait de cour peint par Véronèse que Gabrielle Chanel tombe en émoi devant le pouvoir des perles blanches. Aujourd’hui devenus indissociable de son image, les rangs de perles furent à Coco ce que les lunettes et le col haut sont à Karl Lagerfeld. Ce portrait de Man Ray est entré dans l’imaginaire collectif comme le portrait de Mademoiselle.

« Je ne pouvais porter mes propres perles sans que l’on m’apostrophe dans la rue, alors j’ai lancé la tendance en portant des fausses. » Avec la formulation qu’on lui connait, Coco Chanel explique ainsi comment elle a choisi de mêler vraies et fausses perles dans son sautoir devenu légendaire. Et il faut dire que ses perles, Gabrielle Chanel en a fait plus qu’un accessoire.

« Ma peau noire de bohémienne où mes dents et mes perles mettent leur double blancheur. » Paul Morand, dans L’allure de Chanel, révèle la citation — si Chanel arbore ses perles jours et nuits, c’est qu’elle y voit un accessoire efficace pour souligner son sourire.

Composées en très long sautoir, les perles à la Chanel soulignaient aussi la silhouette longiligne des années folles… Mais composées en sages rangs de perles, plus courts, elles habillent dans les années cinquante le raffinement de Jacky Kennedy ou Grace Kelly.

Mais dans l’allure à la Chanel, les perles sont surtout là pour servir la composition des silhouettes. Coco Chanel aimait les contraires et à cela, juxtaposer les perles à des lignes strictes et graphiques, souvent teintes en noir, relevait du chic absolu.

Un chic que capture l’anecdote de son ami Georges Auric : « Chanel s’est mise tout à coup à danser le charleston sur un rythme frénétique. Son fabuleux collier tournoyait autour d’elle, elle était toute à la danse, et soudain… crac ! Le collier s’est cassé ! Il y eut un moment de silence, d’arrêt total, puis tout le monde s’est jeté à terre pour chercher les perles de Coco… C’était extraordinaire de voir tous ces messieurs très élégants se traîner sur les genoux pour regarder sous les meubles et sous les tapis. Je me suis d’ailleurs toujours demandé si personne n’avait mis une ou deux perles dans sa poche… Seule Coco est restée sereine, calme, comme si rien de ce qui se passait ne la concernait… »

Et c’est bien ce panache que distille aujourd’hui encore l’utilisation des perles dans les collections joaillières de la maison. Chanel, c’est une attitude — une attitude qui se comprend mieux dans ces paroles de Chanel: « Allez chercher toutes mes perles, je ne monterai aux ateliers que lorsque le les aurai au cou, car je tiens à faire honneur à mes ouvrières. » A la fin de sa vie, dans sa chambre du Ritz, Gabrielle ne garde avec elle que trois tailleurs beiges, et ses perles.

Ainsi donc, les collections joaillières célèbrent les perles pour revisiter l’ADN de la maison. Depuis son lancement en 1993, Chanel Joaillerie a présenté nombre de visions aussi éclairées qu’épatantes — les perles tantôt associées à l’or et au diamant, déploient les grands motifs d’inspiration de Chanel.

Perles Akoya avec leur teintes nuancées, perles de Tahiti et leur noir profond — la palette noire et blanche a de quoi séduire la maison Cambon. Et c’est en cela que la collection Les Perles de Chanel vise à magnifier cet héritage.

Un héritage grandiose mais élégant qui se distille aussi dans l’utilisation des perles comme élément clé du design des vitrines et magasins Chanel à travers le monde. Dernier haut lieu en date, celui de Courchevel et son sautoir de perles monumental.

La Croix De Malte, Byzance Et Chanel

Autre bijou devenu synonyme de l’allure Chanel, la croix de malte est l’épitomé du style Coco Chanel. Un bracelet manchette signé d’une croix byzantine, chargé de pierres précieuses et colorées, il est l’oeuvre du joaillier Falco Di Verdura pour Coco, à la fin des années 20.

Peu de temps après, lors de sa visite à Venise dans les années 1930 en compagnie du couple José-Maria et Misia Sert, Chanel comprend le lien esthétique qui la lie à l’Orient… « Pourquoi est-ce que tout ce que je fais devient byzantin? »

Devenu un motif iconique des créations joaillières, la croix Byzantine est, dès 1953, entrée dans le répertoire de la maison Goossens. C’est à cette époque que Chanel, subjuguée par son savoir-faire inspiré de l’Antiquité, de Byzance et de l’Egypte, confie à Robert Goossens le rôle de fournisseur attitré de la maison Chanel.

Appartenant depuis 2005 aux Métiers d’Art Chanel, la maison Goossens assure ainsi la continuité de l’inspiration première de la couturière. Des pièces exceptionnelles, tout simplement.

Choisir Une Bague De Fiançailles: La Trinity, Par Cartier

Et si la symbolique de l’engagement amoureux était poussée à son paroxysme? C’est ce que Louis Cartier a fait en invitant Jean Cocteau à dessiner l’icône ‘Trois Anneaux’, en 1924.

La Bague Iconique de Cartier

A l’aube du XXe siècle, le ‘joaillier des rois et roi des joailliers’ tient en Louis Cartier le représentant de la troisième génération des Cartiers… Cette lignée d’illustres artisans joailliers a depuis longtemps conquis ses galons mais, cette fois, c’est un bijou aussi poétique que symbolique qui s’apprête à sortir de ses ateliers.

Place Vendôme, Cartier est sur le point de composer un chef-d’œuvre d’orfèvrerie… Un bijou qui traversera les âges et les époques aux doigts des hommes comme des femmes — une bague à offrir tant pour l’amour que l’amitié.

La Symbolique Est Signée Cocteau

Franc camarade de Jean Cocteau, dessinateur, cinéaste, écrivain et peintre, Louis Cartier imagine avec l’aide de son ami une bague à l’allure inattendue. En 1924, Jean Cocteau suggère d’y combiner des formes « saturniennes ». Avec pour point de départ l’imaginaire de l’artiste Français, Louis Cartier conçoit une bague réalisé de trois métaux précieux : la bague aux trois anneaux de Cartier est née.

Les deux esthètes ont pioché dans l’impensable une icône — une nouvelle fois, Cartier joue des codes et des usages joailliers pour dérider l’art de l’excellence. A l’adage qui assure qu’il ne faut mélanger les ors, voici Cartier qui réplique avec une bague faite de trois alliages précieux; agencés les uns dans les autres: l’or gris, l’or jaune et l’or rose.

Et chacun porte en lui une signification bien particulière. L’or rose traduit l’amour, l’or jaune est un rappel à la fidélité quant à l’or gris, il symbolise l’amitié.

Une Bague à Offrir Sans Délai de Prescription

A ceux qui se demandent quand le moment est propice à offrir une bague, Cartier répond: A tout moment!

Les trois ors combinés dans l’oeuvre de Cocteau pour Cartier en font en fait une pièce unique et élégante. Mieux, elle est la traduction des différents stades d’une relation… La passion suivie du sentiment amoureux, puis l’amitié et enfin la fidélité.

Cette bague, dont les courbes signent la collaboration entre artisanat et imaginaire ne peut qu’être le symbole de l’éternel. En alliant une allure sobre, sophistiquée et intemporelle, la bague Trois Anneaux de Cartier ne répond à aucun genre.

Dans les années 70, elle devient le bijou le plus porté de Cartier. Cocteau lui-même en possédait deux — qu’il arborait à l’auriculaire. Il en fit aussi cadeau à son ami et amant, Raymond Radiguet. A son amante aussi, la Princesse Russe Natalia Paley.

En 1998, la bague adopte le nom qu’on lui connait aujourd’hui; Trinity, comme pour souligner une référence quasi théologique dans l’engagement que suggère ce bijou.

Et depuis ses débuts, la création de Cartier a beaucoup évolué. En 2009, la maison décide de créer une collection en hommage à cet anneau à nul autre pareil.

L’idée? En faire une parure. Colliers, bracelets, et boucles d’oreilles reprenant le principe des trois anneaux en les agrémentant de pierres et de joyaux tels que l’émeraude, le saphir ou encore le diamant. La bague Trinity de Cartier est le symbole d’un engagement profond… Un bague qui continue de ravir fiancés, amants et amis. Mais ceux avides de références classiques et d’éclats artistiques !

Chanel Va A La Conquête De La Lune

Une nouvelle campagne très inspirée met en scène les derniers nés de la collection Haute Joaillerie — ou, quand le Camélia s’envole pour la rêverie céleste.

Les Bijoux De Coco Sur La Lune

Après avoir fait littéralement décoller une fusée lors du défilé Automne/hiver 2017 sous la nef du Grand Palais, Chanel renoue avec ses envies d’évasion céleste. Cette nouvelle collection de Haute Joaillerie est aussi une collection hautement inspirée — l’iconique Camélia en vedette, la ligne distille la distinction Chanel autour d’un jeu inédit avec les atours.

« Mes (bijoux) sont souples et démontables. […] On peut démonter la parure et l’employer par motifs au chapeau ou à la fourrure. Ainsi une parure n’est plus une chose immuable. La vie la transforme, et la soumet à ses nécessités. » Les mots de Coco résonnent tout particulièrement avec cette nouvelle collection car, pour la seconde fois, Chanel compose avec l’idée de bijoux changeant.

Après avoir imaginé l’an passé une collection où le camélia passait allègrement d’un sautoir à une broche jusqu’à constituer l’accessoire cheveux le plus chic de la galaxie… Voilà que cette collection-ci imagine la fleurs préférée de Chanel en bijoux transformables.

La Double Bague Chanel

La bague aux trois boutons de camélia, coulée en or rose et diamants, se transforme ainsi… Elle se porte sur un doigt ou deux, tant il suffit de la replier sur elle-même. Véritable innovation à la Chanel, c’est à dire discrète et infiniment chic, les nouveaux atours Haute Joaillerie offrent une lecture très poétique des icônes Chanel.

En parlant d’icône, la montre Première Rock est ici introduite en Pink Blossom — un intemporel qui flirte avec l’imaginaire. D’ailleurs, le court métrage qui introduit cette nouvelle collection est lui-même une narration bien ciselée.

Dans un ascenseur en partance pour la Lune, quatre inconnus se rencontrent, se plaisent et finalement, s’amusent du voyage; un brin ralenti. Et puisque le voyage compte plus que la destination, autant le passer dans une ambiance chaude mais chic — éminemment Chanel, en somme. A découvrir ici.