Les Nouveaux iPhone 12: Luxe Et Performance

Les objets du désir qui viennent compléter la famille iPhone incarnent un plus encore la rencontre du style et de la performance.

« C’est le produit que nous utilisons le plus tous les jours. iPhone a changé nos vies. […] Aider les gens à faire de plus en plus chaque jour. […] A chaque décennie, il y a une nouvelle génération de technologie. La prochaine génération est là. […] Aujourd’hui, c’est le début d’une nouvelle ère pour iPhone » affirmait Tim Cook en ouverture de sa Keynote d’Octobre 2020, où il introduisait au monde l’iPhone 12, l’iPhone 12 mini, l’iPhone 12 Pro et l’iPhone 12 Pro Max.

Chacun de ces nouveaux iPhone introduit en effet de nouvelles fonctionnalités impressionnantes — et si l’on peut déjà acquérir les version 12 et Pro, il faudra attendre le courant du mois de Novembre pour mettre la main sur le Mini et le Pro Max.

Des iPhones Rapides Et Très Esthétiques

Voilà peut être la plus grande révolution apportée par cette nouvelle génération d’iPhones. L’intégration de la 5G dans ces nouveaux modèles renforce considérablement la réactivité du pionnier des smartphones. Apple est en effet en mesure d’intégrer la technologie 5G sur toute une gamme, et ce pour la première fois.

En plus de rendre l’utilisation de ces téléphones plus organique encore, l’intégration de cette nouvelle technologie permet de rendre certaines applications propres à l’iPhone plus efficientes ! Passer des appels FaceTime de très haute qualité, dans une fluidité quasi-naturelle…

Les nouveaux iPhone 12 permettent aussi de capturer plus encore la beauté de ce qui nous entoure. Avec l’écran Super Retina XDR de 6,1 pouces sur l’iPhone 12 et l’iPhone 12 Pro, on imagine parfaitement la retransmission et la réception des images de mode, dans une limpidité qui aura surement de quoi rendre tangible les sensations du tissu.

Et justement, les nouvelles technologies des iPhones 12 transmettent les image en très, très haute définition  — avec zéro décalage, les détails apparaissent plus réalistes encore ! Dans sa version la plus extravagante, l’iPhone 12 Pro Max intègre sur un écran de 6.7 pouces (le plus grand d’Apple) un téléobjectif inédit de de 52 mm parmi les focales des caméras.

Doublé de la possibilité d’enregistrer en Dolby Vision jusqu’à 60 images par seconde, soit un enregistrement de qualité cinéma à portée de main, il constitue le modèle iPhone 12 qui sera le plus prisé par les acteurs du luxe et de la mode… Tant il propose de capturer l’instant avec une minutie digne de la quête de perfection qui habite le milieu.

Mais ce n’est pas tout.

Une Qualité Photographique Plus Impressionnante Encore

D’autant lorsque l’on sait que la plus grande mise à jour de l’iPhone depuis le 11 apporte de nouveaux designs, et des selfies nocturnes.

Le mode nuit est en effet meilleur grâce à des fonctionnalités de luminosité et de stabilisation améliorées. La caméra TrueDepth à l’avant du téléphone offre, elle, la possibilité de selfies en mode nuit plus lumineux et plus clairs !

Avec la technologie Deep Fusion, les détails et les textures gagnent à se retrouver capturés à l’identique. Avec Smart HDR 3, l’iPhone 12 ajuste automatiquement certaines parties des images prises pour mieux transmettre l’instant, avec un minimum d’effort.

Parmi les autres caractéristiques clés des nouvelles caméras sur les deux modèles déjà commercialisés, la caméra ultra large offre un champ de vision de 120 degrés…

L’iPhone 12 dispose ainsi d’un nouveau système à double caméra qui comprend un tout nouvel appareil photo large. Celui-ci permet l’ouverture la plus rapide sur iPhone et capte 27% de lumière en plus. A faible lumière, les photos seront maintenant à la hauteur des instants capturés. Un coucher de soleil, un levée de lune, l’ouverture d’un défilé Chanel… Avec la nouvelle caméra Wide, la poésie de ces instants peut désormais être reproduite comme le moment se produit !

Plus solide, plus design, plus performante. Cette nouvelle génération d’iPhone promet de révolutionner un peu plus la transmission des univers esthétiques — que l’on parle de mode ou d’expérience de luxe, Apple n’a pas fini d’ouvrir le champ des possibles en la matière !

La Maison Poursin, La Bouclerie du Luxe Français

Le luxe est une émotion qui se ressent avant de se définir. Et la maison qui sert ce dessein depuis près de deux siècles, c’est la maison Poursin. Un savoir-faire discret qui a pourtant signé les pièces les plus exquises de notre patrimoine. Des sacs les plus désirés de notre patrimoine aux ceinturons les plus rock, en pa ssant par le carrosse de la Reine Elizabeth…

Avant Louis Vuitton et Hermès, il y avait la Maison Poursin

On peut facilement retracer l’origine de la maison Poursin — car depuis sa fondation vers 1830, l’atelier est aujourd’hui encore en activité. Alors, remonter le fil de la maison Poursin, c’est finalement remonter celui de l’histoire de France, et de son patrimoine même.

La boucle Poursin, Crédit Photo Jimmy Mettier

L’histoire commence justement vers 1830. L’époque est au faste, au sublime mais aussi au pratique. C’est l’époque du cheval, — et lorsqu’il est question de seller sa monture ou son carrosse, on vise le fonctionnel certes, mais surtout l’esthétique. A cela, la Maison Poursin, qui vient de s’établir dans le 10e arrondissement de Paris, entend y convenir.

Techniquement, la Maison Poursin ne prend son nom qu’en 1907; année où l’associé Simon Poursin en devient le seul propriétaire. Mais l’atelier, installé dès 1891 au 35 rue des Vinaigriers, était déjà riche d’une grande réputation — spécialisé dans les articles fondus pour la sellerie et les harnais d’attelage, il signe les plus prestigieux, dont ceux des cavaleries Royales et Républicaines.

Si la France connaît à cette époque encore un changement radical, entre Monarchie et Empire, l’atelier Poursin, lui, poursuit son travail de maître. Sous Louis-Philippe Ier ou sous Napoléon III, rien n’y change — les ornements des shakos de hussards, les plaques de ceinturons ou autres gibernes et étriers d’apparat… L’exigence Poursin ancre son savoir-faire par-delà les temps et les goûts.

Crédit Photo Jimmy Mettier

La Maison Poursin fournissait les selliers de l’époque — dont le prestigieux sellier Hermès. Il était ainsi naturellement question d’une rencontre autour d’une même vision esthétique…

« Tous les selliers cherchaient la meilleure qualité au niveau de la bouclerie, de l’harnachement et venaient donc chez Poursin » précise Karl Lemaire, actuel propriétaire de la maison. 

Des boucles, faciles et solides, qui ont aussi su taper dans l’oeil des grands noms de la bagagerie Française ; un secteur alors en grande expansion. Parmi eux, Louis Vuitton, bien sûr. Bien avant de fonder sa maison, Louis Vuitton a ainsi passé de nombreuses commandes auprès de Poursin ; notamment pour ses malles.

Crédit Photo Jimmy Metiter  

On le devine, les couturières et couturiers du XXe siècle s’y fournissaient allègrement. Parce que la Maison Poursin répondait à la demande impérative du luxe, celle d’une qualité authentique. On lit dans ses commandes le nom de Jeanne Lanvin, Berluti, Chapal, Charles Jourdan, Chloé, Courrèges et tant d’autres…

Aussi celui de la Reine d’Angleterre ! pour qui la Maison Poursin a en partie équipé la diligence campagnarde tirée par les huit chevaux du carrosse d’Élisabeth II, en 1953, lors de son couronnement…

Du Harnais dAttelage A La Maroquinerie

La mode passe, le style Maison Poursin demeure. Dans les années 20, le cheval semble ne plus faire le poids face à l’automobile. Qu’à cela ne tienne, la maison Poursin s’appuie sur ses archives pour donner le ton — les boucles de harnais ne tardent en effet à inspirer les boucles de ceintures et les fermoirs des sacs à main.

Avant l’avènement de la voiture qui était impopulaire à l’époque, les clients choisissaient dans le catalogue Poursin les ornements pour leur calèche et leurs chevaux. Différents rubans étaient proposés : le ruban russe, le ruban chinois ordinaire, le ruban italien, le ruban penché, le dos d’âne ordinaire, le cordé ordinaire… Les collections sont incroyables.

« Quand l’automobile a supplanté l’hippomobile, monsieur Poursin prend un nouveau virage. Il garde les boucles et leur cadre, il change l’ardillon en créant un ardillon plus fin que celui de l’harnachement » précise encore Karl Lemaire. Cet ardillon devient la signature de la maison Poursin.

Dans les années 20, alors que le cheval et son attelage disparaissaient, les hommes et les femmes de la bonne société avaient déjà initié un mode de vie actif, fait de voyages et de tourisme. Plus rapides, les déplacements nécessitaient désormais des sacs pratiques et malléables. A cela, les maisons Louis Vuitton, Hermès, mais aussi Pinel et Pinel, Moynat y répondirent, de façon magistrale !

Pour les soutenir, la gamme inépuisable de la maison Poursin va générer une multitude d’effets de boucles indispensables à la tenue et la fabrication de ces objets du désir.

L’ardillon Poursin devient iconique. On le reconnait d’un coup d’oeil, biseauté qu’il est dans la matière de prédilection de la maison, le laiton. Il accompagne des dizaines de milliers de modèles de boucles !

Noble et luxueuse, la matière se prête à merveille aux besoins des maisons qui, dès les années 70, accélèrent la production de maroquinerie. La Maison Poursin accompagne alors le luxe et la mode au gré des accessoires et des bijoux de sac.

Ce répertoire est riche aujourd’hui de 60 000 références. « Nous avons 12 000 références commercialisées, à peu près 60 000 avec celles qui ne le sont pas. Le plus vieux catalogue de la maison remonte à 1890 et nous avons toujours en fabrication les accessoires proposés dans celui-ci » détaille la Maison Poursin.

Le savoir-faire Poursin pour la Garde Républicaine Crédit Photo La Garde Républicaine  

Être à la fois le fournisseur de la Garde Républicaine et la maison derrière le fameux ceinturon des plus grandes stars ; voilà toute la versatilité permise par un savoir-faire d’exception.

Les maisons du luxe ne s’y trompent guère. C’est vers la maison Poursin que l’on se tournait hier, et aujourd’hui encore… A l’instar de Fenty par Rihanna, Asphalte, Le Soulor, la Botte Gardiane, Damien Beal ou encore Isaac Reina, Julno et Bleu de Chauffe !

Le Groupe AC.DIS Veille à Préserver Cet Héritage

Tout n’a pourtant été si évident. A l’aube des années 2000 et face à la concurrence Italienne et Asiatique, la bouclerie Poursin vacille. Les machines ont survécu. Le savoir-faire est là, mais les commandes ne suivent pas. Moribonde, elle est sauvée par l’entrepreneur Karl Lemaire — son leitmotiv ? L’amour du bel ouvrage. « Ma priorité est de préserver ces savoir-faire qui sont l’image du luxe français, mais surtout son Histoire » dit-il.

« Je milite contre la zarafication de l’accessoire métallique » ajoute Karl Lemaire.

Karl Lemaire, l’homme derrière la protection du savoir-faire Poursin, Crédit Photo Mélina Vernant

En 2016, il rachète la maison Poursin, appartenant à la même famille depuis quatre générations. Il y conserve tout.

Mieux, il l’ouvre à une nouvelle génération de designers. « On peut travailler comme avant, venir voir sur place les ouvriers travailler un produit commandé sans systématiquement passer par un dessin envoyé par ordinateur au bout du monde. […] On a des Soudeurs manuels, des Polisseurs, un vrai savoir-faire et beaucoup de mal à transmettre ! »

Polies à la main, les boucles ont depuis retrouvé leur noblesse. « On est le dernier fabricant français à cambrer le fil, emboutir, assembler, souder, polir nos boucles en laiton: un matériau noble, écolo, avec une vraie densité, inusable et d’une grande sensualité au toucher. »

La sensibilité au Made In France. Voilà bien ce qui habite l’entrepreneur Karl Lemaire. Déjà en 2012, il assurait la remise en route de la Maison Daudé. En activité depuis 1828, G.Daudé est celui qui a inventé l’Oeillet métallique, le Rivet métallique ! A ses début, Coco avait choisi l’œillet canapé 17C pour sa anse en chaîne.… C’est dire !

Les pièces actuellement au répertoire Poursin 

« Ce qui est intéressant notamment par rapport à Daudé – c’est pour cela que j’ai mon garde républicain à l’entrée – c’est qu’il y a historiquement parlant sur celui-ci du produit Poursin et du produit Daudé ; comme pour les premiers Sac à Main de luxe ! Daudé fournissait tout ce qui était rivets, oeillets et Poursin fournissait tout ce qui était de l’ordre de la bouclerie… » précise Karl Lemaire.

En 2020, Karl Lemaire persévère et fait entrer l’entreprise EUROFAC (créée en1929), matriceur Laiton, dans le giron de AC.DIS, un groupe désormais gardien de talents d’exception — et d’authenticité!

Un groupe qui cultive une identité rare, sollicité plus que jamais par les maisons au service de la Création Française. De la cour du Danemark et celle de Belgique, en passant par les pièces modèles du luxe Français, le savoir-faire de la maison Poursin est partout. Orchestrant la perfection de ces pièces, en toute discrétion.


Sean Connery, Le Plus Iconique des James Bond

Le premier acteur à incarner James Bond au cinéma est aussi celui qui a posé le modèle de tous les gentlemen à personnifier l’agent 007 — Sean Connery est sans conteste le plus iconique d’entre tous.

Sean Connery, L’Acteur Qui Rendit James Bond Iconique

1962. La toute première adaptation du récit de Ian Fleming n’est pas une mince affaire. Le budget, confié au réalisateur Terence Young, l’oblige à recruter son acteur principal parmi des inconnus du grand public. Sur près de 600 acteurs ayant passés le casting, c’est un certain Sean Connery qui capte l’attention de Terence Young. Le réalisateur est persuadé d’avoir devant lui l’incarnation parfaite de 007.

Mais voilà, Ian Fleming est dubitatif: l’allure forte et sportive de Sean Connery ne semble pas convenir à son imaginaire. « Il ne ressemble pas à l’idée que je me faisais de James Bond. […] Je recherche le capitaine de frégate Bond, pas un cascadeur qui a trop grandi » lâchait-il ainsi.

Convaincu par son choix, Terence Young persiste et fait du visage et du charisme sensuel de Sean Connery la première incarnation cinématographique de James Bond. En 1962 donc, le film James Bond 007 contre Dr No introduit au monde entier l’image d’un homme élégant, taquin, sensuel et extrêmement charismatique. Magnétique même, Sean Connery l’était très certainement.

Et le succès éclair de ce premier épisode d’une saga qui à ce jour n’a connu aucune comparaison l’atteste: Sean Connery est incontestablement celui qui a posé les bases de ce qu’est, et ce que sera, le gentleman 007.

James Bond vs Dr. No, 1962

A cela, c’est l’élégance distanciée de sa réplique devenue immédiatement culte qui capture le mieux le style Sean Connery, façon 007. Des mots prononcés autour d’une table de casino, dès l’ouverture du premier James Bond contre Dr No.:

«  J’admire votre courage, Mademoiselle, euh …?
— Trench, Sylvia Trench. J’admire votre chance, Monsieur… ?
— Bond, James Bond. »

Suave et sophistiqué, le James Bond comme incarné par Sean Connery va ainsi ériger nombre de ses habitudes et pièces signatures en épitomé du goût. 7 films avec Sean Connery ont ainsi suffit à imposer les icônes préférées de ce James Bond.

Des Montres, des Voitures, Une Allure: Les Icônes James Bond

C’est bien à partir du jeu et du rayonnement de Sean Connery que s’est exporté tout l’univers James Bond. Un univers riche en pièces puissantes appelées à devenir des icônes de leur genre respectif.

Et dès le premier épisode de la saga, le James Bond façon Sean Connery définie les goûts et le lifestyle de ce héros peu ordinaire.

James Bond vs Dr. No, 1962

Dans Dr No, en 1962 donc, on comprend en un instant que l’agent 007 aime les choses belles et puissantes. Des pièces qui, à l’instar de la première Rolex vue dans un James Bond, portent elles-mêmes un héritage bien défini. A son poignet donc, une Rolex Submariner Ref. 6538.

Mais cette Rolex n’a pas été prêtée ou choisie par l’équipe. La Rolex Submariner portée par Sean Connery dans le film inaugural de Bond venait tout droit de sa propre collection. Fixée à un bracelet en cuir, cette pièce a marqué les débuts élégants de ce qui allait devenir une relation clé entre la maison Rolex et la saga James Bond.

James Bond vs Dr. No, 1962

Connu pour son goût extrêmement raffiné, Sean Connery a aussi incarné le vestiaire James Bond — un vestiaire taillé sur-mesure par les tailleurs Anglais de Savile Row. En mémoire, ses vestes de dîner noir et ivoire. Une silhouette culte qui figure aujourd’hui encore celle du gentleman indéniablement British.

« Vodka Martini, Mélangée Au Shaker, Pas à la Cuillère »

Le James Bond par Sean Connery a ainsi introduit l’idée que l’agent 007 a le goût des belles choses. A cela, le champagne ne fait exception. Dom Pérignon fut ainsi le champagne des premiers James Bond.

Goldfinger, 1964

Dans Dr No toujours, il déguste du Dom Pérignon 1955, tout en mentionnant le 1953 comme son préféré.

Goldfinger, 1964

Dans Goldfinger, Bond et Jill Masterson trinquent avec une bouteille de Dom Pérignon ’53 tandis que Goldfinger perd une partie de gin. Au moment où Bond veut sortir une autre bouteille du réfrigérateur, il assène une de ses répliques devenues synonyme d’un quasi savoir vivre: « Ma chère petite, il y a des choses qui ne se font pas, telles que de boire du Dom Pérignon 55 à une température au-dessus de trois degrés. C’est aussi malsain que d’écouter les Beatles sans boules Quiès. »

La star de Bons Baisers de Russie de Guy Hamilton, en 1963? Le Champagne Taittinger, incontestablement.

Bons Baisers de Russie, 1963

Parce que James Bond aime varier les plaisirs au luxe quasi-métaphorique, il délaisse le champagne le temps d’un film — Les Diamants sont Eternels, en 1971. Là, on voit Sean Connery distiller à l’écran toute la sophistication de quelqu’un dégustant le mythique Mouton Rothschild, Premier Cru de Bordeaux. Déroulant, dans la dernière scène du film, ses talents d’amateur de grands vins !

Mais c’est bien le champagne Bollinger qui va ravir le palais de James Bond pour les années à venir…

Aston Martin, La Voiture Phare de James Bond

C’est dans le film Goldfinger que Sean Connery conduit la voiture phare de la saga. En 1964 donc, l’Aston Martin DB5 fait une entrée fracassante dans l’univers esthétique et de Bond — et quelle esthétique !

Taken in 1964 during filming the James Bond movie “Goldfinger” at the Stoke Park, London

Dans son ouvrage, Ian Fleming parlait déjà d’une Aston Martin DB3 — mais lorsque les producteurs Albert Broccoli et Harry Saltzman sont sur le point de l’adapter au cinéma, ils désirent une version plus moderne, plus espiègle ! Après négociations, Aston Martin accepte de leur confier la toute première DB5 jamais produite.

D’abord teintée en rouge, c’est par la suite dans une version Silver Birch que Broccoli et Saltzman signent la voiture iconique de James Bond dans Goldfinger. Entre les mains du directeur artistique, Ken Adam, et du génie des effets spéciaux John Stear, l’Aston Martin devient la mythique James Bond DB5 — 13 gadgets et un siège éjectable… Aston Martin est aujourd’hui encore toujours derrière les voitures iconiques de James Bond. Dans Mourir Peut Attendre (2020), aussi !

Si Sean Connery a ainsi impulsé plus qu’un jeu d’acteur mais une véritable prestance doublée d’un charisme très magnétique au personnage de James Bond, il est aussi un acteur ayant su dépasser ce rôle de gentleman Anglais révéré au quatre coins du monde.

Disparu ce samedi 31 octobre 2020 à l’âge de 90 ans, il laisse derrière lui une filmographie diverse et surtout inspirée. Ayant tourné avec Alfred Hitchcock dans Pas de printemps pour Marnie (1964), il a su se réinventer dans des personnages plus distordus encore, comme dans le film The Offence (1972) de Sidney Lumet.

L’Homme qui voulait être Roi, 1975

Dans L’Homme qui voulait être Roi en 1975, Sean Connery pave le jeu d’un personnage mystique qu’il incarnera dans Le Nom de la Rose, en 1986. Un film culte de Jean-Jacques Annaud.

Surprenant chaque fois un peu plus le public avec la versatilité de son jeu acteur — capable d’incarner un flic rodé au grand banditisme dans Les Incorruptibles de Brian de Palma ou le sex symbol d’une époque… Sean Connery demeurera dans la mémoire collective comme celui qui a posé les codes d’une virilité toute en élégance, et délicatesse. Pour cela, il est une icône à part entière.

Le Coffret Exclusif « Beige Et Les Maisons d’Art » Signé Chanel, Lemarié Et Baccarat

Second chapitre des collaborations initiées entre la maison Chanel et les Métiers d’Art qui lui sont affilés — un coffre exclusif teinté du génie Lemarié qui sert d’écrin au parfum « Beige Et Les Maisons d’Art.

La collection Les Exclusifs de Chanel a déjà cela d’exceptionnelle qu’elle capture dans une série de parfums les éléments clé de la grammaire et de l’histoire de maison fondée par Coco Chanel. De l’inspiration Russe en passant par le Jersey, le Coromandel et le 31 Rue Cambon… Chacun de ces parfums raconte la fulgurance qu’un lieu, une matière, une date ou un objet a suscité chez Coco Chanel.

Alors quoi de mieux pour honorer plus encore ces fragments de l’inspiration de l’une des femmes les plus modernes de son temps que d’y allier les savoir-faire légendaires des Métiers d’Art Chanel?

Car les savoir-faire qui composent aujourd’hui ce que l’on nomme les Métiers d’Art Chanel doivent leur survie même à l’intelligence artistique de son successeur, Karl Lagerfeld. C’est lui qui, dès 1985, prend fait et cause pour ces talents inouïs alors en perdition. La maison Chanel les acquiert un à un pour mieux sauvegarder et souligner le sublime de leur artisanat au contact de la grammaire Chanel.

Ainsi, le lancement des parfums Les Exclusifs de Chanel en 2006 s’est accompagné d’une première pièce d’exception — un coffret du parfum Coromandel fut sublimé par les maisons Goossens et Lesage, en 2019.

Cette fois, le second chapitre des collaborations initiées entre la maison Chanel et les Métiers d’Art forge un écrin d’exception au parfum Beige. Le parfum, imaginé par le nez Olivier Polge, Parfumeur Créateur de la maison, traduit en poésie olfactive toute la délicatesse que le Beige de la plage de Deauville a inspiré à Coco Chanel.

Ce beige désormais intrinsèquement lié aux icônes de la maison — à commencer par les souliers bi-colore imaginés en 1957 par la maison Massaro. Ce beige qui habille ou ponctue la couture manifeste de Coco Chanel — ce beige dit Beige Chanel est plus pour Coco… « Je me réfugie dans le beige parce que c’est naturel » aimait à dire Gabrielle Chanel.

Cette fois, le Coffret exclusif « Beige Et Les Maisons d’Art » fut tapissé par la maison Lemarié. Autour de cet artisanat si raffiné, l’écrin adopte la douce texture des plumes, travaillées en camaïeu de brun, pour mieux évoquer la douceur moelleuse et réconfortante de la couleur beige.

Quant au parfum capturé dans une bouteille taillée par le génie du cristal Baccarat, Olivier Polge en parle comme d’une « fragrance sensuelle. Un bouquet de notes éclatantes d’aubépine, de freesia et de frangipanier, souligné de notes miellées et enrichi d’absolus de jasmin exotique et de rose de mai dans leur expression la plus noble et la plus concentrée. Un souffle voluptueux de pétales blancs et d’or blond. »

La bouteille adopte un geste plus sensuel encore grâce à la technique traditionnelle du baudruchage initiée en 1764 — un geste précieux qui consiste à appliquer la fragrance à partir de ce cabochon… Geste aujourd’hui réservé aux extraits des Parfums Chanel !

Evidemment, ce coffret « Beige Et Les Maisons d’Art » ne pouvait que relever d’une pièce de collection — tiré à vingt-cinq pièces numérotées, il s’acquiert dès à présent dans quelques boutiques Chanel. Et sur le site de la maison aux deux C.

La Collaboration Envolée De Perrier Et Takashi Murakami

La mythique petite bouteille verte s’éprend de l’art pop et enjoué de Takashi Murakami, pour une édition limitée placée sous le signe de la joie, et l’effervescence des petites bulles.

En 150 ans d’existence, la maison Perrier a vu nombre d’artistes réimaginer, pour elle, la communication autour de son iconique bouteille de verre. Les plus marquantes? Incontestablement celle de Salvador Dali qui, en 1969, imagine une affiche glissée dans les pages de France-Soir et celle du Figaro. Les lecteurs, au fil de leur lecture, tombaient ainsi sur une affiche Perrier imprimée dans des teintes de couleurs vives, quand elles n’était pas d’or !

En 1983, c’est au tour d’Andy Warhol de distiller tout son génie pop autour de 40 oeuvres originales travaillées pour mettre en avant l’esprit Perrier. Et l’iconique petite bouteille verte, tout en courbes ! Ces mêmes illustrations lui ont d’ailleurs valu d’être primé, la même année, au Concours National d’affiches publicitaires.

Ainsi, le choix de Takashi Murakami pour cette nouvelle édition limitée de bouteilles Perrier semble en parfaite filiation avec l’héritage artistique de la maison.  Une filiation évidemment pop, mais éminemment inspirée de l’univers haut en couleurs de Murakami.

Depuis 27 ans qu’il travaille avec la galerie Perrotin, Takashi Murakami fut l’un des premiers artistes à ouvrir les frontières entre l’art, le manga et la mode. En 2003, il collabore ainsi une première fois avec la maison Louis Vuitton autour d’une ligne de sacs où le mythique monogramme LV se mêlait  aux personnages Murakami. En versions colorées sur des toiles noires ou blanche, cette collaboration fut pionnière à bien des manières.

En 2020, pour la maison Perrier, Takashi Murakami s’appuie ainsi sur ses iconiques fleurs souriantes pour mieux symboliser l’effervescence des petites bulles Perrier.

« Lorsque Perrier m’a contacté, je me suis dit que c’était une chance de pouvoir collaborer avec une marque dotée d’une si longue histoire. Son nom était associé à un certain nombre d’images positives dans ma tête, comme par exemple lors de mon emménagement à New York lorsque j’avais 32 ans, époque à laquelle je buvais beaucoup de Perrier.

J’associe Perrier avant tout avec la couleur verte bien sûr, mais aussi avec la force de ses bulles. Je suis honoré d’avoir été invité à me joindre à ce projet et de pouvoir prendre part au développement de la marque et à l’évolution de ses concepts. »

C’est bien cette effet euphorique que procure un Perrier que Murakami a voulu capturer en mettant en scène ses deux personnages fétiches, Kaikai et Kiki, sur des versions sérigraphies des bouteilles 33cl et 75cl. Et ce n’est pas tout.

Kaikai et Kiki font aussi l’objet d’un mini-film d’animation de 30 secondes, produit avec Takashi Murakami, autour de cette collaboration toute en allégresse !

L’Interview De Lady Deirdre Dyson

Lady Deirdre Dyson a désormais son espace Parisien où exposer ses tapis sur-mesure éminemment inspirés — et pour l’occasion, elle nous a accordé une interview.

Vous vous êtes lancée dans la création / le design de tapis après une déconvenue — incapable de trouver celui pour habiller votre intérieur. Quelles étaient pour vous les qualités, tant esthétiques que qualitatives, primordiales dans votre quête d’alors ?

Les tapis sur-mesure étaient la norme lorsque j’ai commencé ma recherche pour trouver quelque chose de contemporain. Mais je ne pouvais trouver que des antiques ou des motifs répétés plutôt ternes. Je cherchais quelque chose d’autonome qui permettrait d’exposer un beau parquet, quelque chose avec une texture dense et douce, et un design moderne. 

Aujourd’hui, il y a beaucoup de designers fantastiques qui créent des œuvres contemporaines, et  qui essaient de nouvelles techniques et matériaux. 

Quelles sont aujourd’hui, pour vous, les attentes d’un tapis digne de ce nom ? 

Je rechercherais un concept et une originalité, et une vraie compréhension de la couleur.

Vous êtes attachée au sur-mesure — à quel point essayez-vous de combler les attentes de vos clients ? Mais surtout, comment approchez-vous le fait d’habiller un intérieur, qui parfois, peut être un brin éloigné de votre esthétique ? 

Les architectes d’intérieur et les architectes ont généralement pris leurs décisions sur la couleur et le mobilier avant d’envisager les tapis, mais cela me donne un excellent cadre et une grande confiance quant à la satisfaction du client avec le projet déjà en place. 

J’écoute très attentivement le brief, j’honore le moodboard et je produis trois options, trois idées/ designs correspondant soigneusement aux couleurs choisies. C’est un point de départ pour la discussion et le développement.

Les clients privés aiment sélectionner l’un de mes designs comme point de départ — nous le modifions et le colorons ensuite, après avoir écouté leurs préférences. Leur apport est important car je veux qu’ils se sentent jouer un rôle dans la création de leur propre tapis. 

Mon équipe et moi-même partageons autant de plaisir qu’eux lorsque le tapis arrive ! 

Le travail d’équipe et le résultat sont la récompense de cet effort. J’aime m’assurer que chaque tapis a son propre caractère, mais il doit être en harmonie et en équilibre avec son environnement.

Dans le design de vos tapis, vous mettez souvent en avant des formes abstraites, mais qui évoquent souvent les fleurs, les plantes. La Nature est-elle une constance source d’inspiration ? Ou essayez-vous, peut-être, d’injecter une vision moderne voire industrielle au design de ces mêmes formes ? 

Mes inspirations sont variées, bien que la nature y joue souvent un rôle. Mais même ainsi, j’essaie de les rendre modernes et différentes de tout ce que j’ai pu voir auparavant. 

DEIRDRE DYSON, PLUMES

Certaines de mes créations s’inspirent même de technique nouvelle… Parfois, j’emprunte le sujet à mes propres peintures. J’ai imaginé quelques idées industrielles pour le projet de centrale électrique de Battersea, que j’avoue avoir trouvé difficile !!

Votre dernière collection, Looking Glass, joue avec la transparence et la couleur.Pouvez-vous me dire plus sur cette réflexion esthétique? L’émotion est-elle pour vous une clé du design d’intérieur ? 

Je crois qu’une inspiration est une émotion, et que l’inspiration est la clé du sujet d’un tableau ou d’un tapis. J’aime travailler sur un thème et explorer un sujet de différentes manières, donc étaler une collection sur huit ans me donne à réfléchir, et me force à penser au-delà de cette première idée. 

Je regarde toujours les couleurs et les reflets étonnants que l’on peut voir à travers un verre, et je me suis demandée si je pouvais créer de la transparence et de la brillance en utilisant la soie et un mélange de couleurs où les formes se chevaucheraient. 

DEIRDRE DYSON 2020, LOOKING THROUGH

J’ai été agréablement surprise par le résultat en trois dimensions. Un tapis est plat, mais le design peut être tridimensionnel. J’adore ajouter une touche de couleur qui vient flotter au-dessus du motif principal.

DEIRDRE DYSON 2020, GLASS CUBES

J’ai une palette de 5000 couleurs dans laquelle je peux piocher, je n’ai donc pas à mélanger la peinture, mais simplement à sélectionner la bonne — et je bénis ma formation artistique qui m’a donné les connaissances et ainsi l’assurance de trouver la couleur ‘exacte’.

Vous venez d’inaugurer cet été votre nouvel espace au coeur de Saint Germain Des Près — après Londres, Paris ? Pourquoi ce choix ? Avez-vous une relation particulière avec la ville lumière ? Une question tant artistique qu’esthétique peut-être ?

Nous [NDLR: son mari, James Dyson] aimons Paris pour être la maison de l’impressionnisme, et nous avons toujours essayé de passer des week-ends ici pour notre anniversaire de mariage, qui coïncide avec vos merveilleuses illuminations de Noël. 

Espace Parisien DEIRDRE DYSON

Nous avons fini par trouver un appartement qui incluait l’espace de la galerie dans l’achat. Ce n’était pas vraiment idéal car le lieu possède des murs et un sol en pierre aléatoires, et une cave, en souterrain, avec un plafond bas et incurvé. Mais je trouvais que la juxtaposition de la pierre dure et des tapis moelleux, cette juxtaposition de l’ancien et du moderne pouvait être intéressante.

Notre média voue une relation privilégiée aux objets, aux pièces, aux lieux iconiques ? Avez-vous un ou deux objets/pièces /lieux iconiques qui ont une place particulière dans votre cœur ? Lesquels et pourquoi ?

Je suis bouleversée par les magnifiques falaises sur la mer à Poleagnos, en Grèce. Les couleurs sont à couper le souffle, superbes, et les couleurs se reflétant dans la mer sont tout simplement incroyables. 

Les salles d’Opéra sont également exaltantes avec leur ornementation, et le suspens juste avant le levé de rideau. Je suis chanteuse de formation, et l’opéra a tout pour moi. Une musique et des histoires divines, la création des costumes, la scénographie, les mises en scène et le superbe jeu d’acteur. Un cocktail parfait et total de tous les talents créatifs !


Art Paris Art Fair: Emmanuel Perrotin

Présent pour la première fois à Art Paris Art Fair, l’iconique galerie Emmanuel Perrotin introduit les nouvelles oeuvres d’artistes qu’elle a contribué à élever au rang d’incontournable. 

On ne devient pas l’une des figures de proue de la scène de l’art contemporain sans prise de risque — à cela, Emmanuel Perrotin peut se targuer d’avoir su prendre la mouvance à contre-courant. Et plus d’une fois, cela lui a bien réussi. 

Aujourd’hui qu’il signe sa présence pour la première fois au rendez-vous iconique de l’art contemporain Art Paris, l’occasion est donnée de revenir sur la fulgurante ascension d’une icône du monde de l’art. 

Emmanuel Perrotin: La Prise De Risque 

« Très tôt, j’ai donné la possibilité à de jeunes artistes de produire leurs œuvres, alors qu’avant, l’argent n’était donné qu’aux artistes confirmés et établis. J’avance de l’argent sur la production de l’œuvre. Si ça ne se vend pas, je perds de l’argent. Je prends de vrais risques pour les artistes. » Et il est vrai que la prise de risque fait partie de l’ADN même de la galerie Perrotin. 

Damien Hirst, 1991

A 21 ans, Emmanuel Perrotin inaugure sa première galerie d’art — dans son petit appartement Parisien. A 23 ans, en 1991, il offre au Young British Artist Damien Hirst son premier show — le succès est fulgurant. Quelques mois plus tard, Damien Hirst devient l’icône d’un nouveau courant artistique. 

Perrotin, lui, devient la figure de proue d’une nouvelle façon d’introduire l’art aux collectionneurs et au public — donnant le libre champ à des artistes que l’on dirait aujourd’hui disruptives, pour ne pas dire à l’avant-garde d’une nouvelle scène plastique.

Car l’on doit bien à Emmanuel Perrotin d’avoir accompagné jusqu’au devant de la scène des profils aussi typiques que fascinants. Maurizio Cattelan, Takashi Murakami, Sophie Calle,Wim Delvoye ou encore KAWS ont su trouver chez Emmanuel Perrotin un tremplin efficace pour imposer leur vision peu conventionnelle. 

Ainsi la prise de risque à la Perrotin repose autant sur l’artiste que la capacité du galeriste à accepter de relever des défis. Ainsi Maurizio Cattelan l’a-t-il fait s’habiller, pour la soirée d’ouverture de sa premières exposition personnelle, en un grand lapin rose en forme de phallus. Le caustique Cattelan l’a ensuite surnommé ‘Errotin, le vrai lapin’. 

Autre prise de risque, même artiste — l’espiègle Maurizio Cattelan ne cesse de repousser les limites de l’art, et le dernier fait en date remonte à Art Basel Miami 2019. Un ready-made plus absurde encore que ceux de Duchamps: une banane scotchée au mur, « Comedian ». L’oeuvre devient virale, le succès est là encore total. 

Aujourd’hui, la galerie Perrotin compte neuf espaces, avec notamment des galeries pionnières à Hong Kong, Seoul, Tokyo et Shanghai. L’ensemble fonctionnant comme un tout, bâti grâce à l’œil dénicheur d’Emmanuel Perrotin, et la volonté d’être toujours à l’avant-garde des goûts et des gestes artistiques. 

Voici donc, pour la première fois, la présence remarquée de la galerie à Art Paris. 

Art Paris Art Fair: Les Icônes d’Emmanuel Perrotin

Jusqu’au 13 Septembre 2020, la Grand Palais sert d’écrin exceptionnel à la 22ème édition Art Paris Art Fair. Et pour sa première participation, Emmanuel Perrotin a su mettre en avant les icônes de son écurie. Une photographie de JR, avec Finding hope, day view, Paris, France, 2020…

JR

Que l’on annonce déjà vendue. L’artiste n’ayant pas son pareil pour injecter dans le quotidien une dose de grandeur, riche en poésie urbaine. 

Sophie Calle

Sophie Calle est elle aussi représentée, avec My mother, my cat, my father, 2017. Ou encore le sculpteur Daniel Arsham avec l’étonnante sculpture Rose Quartz Eroded Bust of Venus, 2020. Une pièce en résonance avec son concept d’archéologie fictive — éthérée et fascinante. 

Daniel Arsham, Rose Quartz Eroded Bust of Venus

On le voit, les pièces exposées ici ont, à leur tour, de quoi jouer un rôle déterminant dans la formation d’une autre trajectoire du monde de l’art — un monde de l’art qui, s’il est bousculé par la pandémie, a toujours de quoi compter sur des artistes tout sauf frileux d’exprimer leur vision. Qu’elle soit ou non en dissonance avec l’époque, Emmanuel Perrotin est là pour la faire valoir !

Art Paris Art Fair: Les Icônes A L’Affiche

Jean Dubuffet, Marc Chagall, Francis Picabia, César ou encore Joan Miró et Picasso — autant d’icônes dont certaines oeuvres sont mises à la disposition des collectionneurs lors du rendez vous Art Paris. 

On reconnaît peut être la vitalité d’une foire d’art contemporain aux icônes qu’on y trouve à l’affiche. Pour cette 22ème édition de Art Paris Art Fair, pas moins de trois galeries non moins connues proposent à la vente des oeuvres de grands noms de l’art moderne — une présentation digne de celle d’un musée ! 

A La Galeria Marc Domenech: Miró, Tapiès, Dubuffet 

C’est là le premier stand qui accueille les visiteurs entrant dans la magistrale foire d’art contemporain Art Paris. Là que, sous la nef du Grand Palais, s’étale un accrochage d’icônes à la cote exponentielle. 

Il faut dire que la galerie Marc Domènech a consacré nombre de ses dernières années à la promotion et à la défense de l’art du XXe siècle. Localisée à Barcelone, la galerie Marc Domènech aide ainsi à de nouvelles et meilleures expositions, tout en cherchant à collaborer à la compréhension de l’art avec la publication de catalogues, et ce afin d’encourager la collecte du patrimoine pour jeter la lumière sur la création passée — dans le but d’éclairer celle à venir. 

Màgic, Antoni Tàpies

C’est ainsi que le stand de la galerie Marc Domènech à Art Paris peut se targuer de proposer des icônes du genre.  Une oeuvre d’André Masson Dominos et tabatière, de 1922. L’une du maître Catalan Joan Miró — Untitled, 1934. Ou encore Màgic d’Antoni Tàpies. Autant d’oeuvres peu connues qui ont posé, pour la plupart, les jalons des oeuvres magistrales de ces artistes devenus grands ! 

Jean Dubuffet, Paysage avec deux personnages

L’oeuvre de Jean Dubuffet, Paysage avec deux personnages, réalisée en 1980, figure, elle, l’une des dernières oeuvres du peintre et plasticien Français, disparu en 1985. Une oeuvre d’autant plus importante qu’elle capture l’essence du style Dubuffet — des peintures délibérément «déformées», possédant la spontanéité et l’esthétique grossière des peintures au doigt. Un artiste clé dans l’ouverture de l’art au plus grand nombre. 

A La Galerie Jean-François Cazeau, César et Picasso

Lorsqu’il fonde sa galerie en 2009, Jean-François Cazeau est déjà riche d’une expérience acquise auprès de son oncle, Philippe Cazeau. Ce grand marchand d’art impressionniste et moderne lui a légué une vision, un oeil avisé et surtout l’importance d’être attentif aux changements du marché de l’art contemporain.

C’est ainsi que la galerie Jean-François Cazeau peut se féliciter d’une double présentation permanente, mêlant sans mal aux œuvres des maîtres impressionnistes et modernes (Picasso, Miró, Modigliani, Max Ernst) une sélection pointue d’artistes contemporains internationaux, comme Li Chevalier, Sudaporn Teja, et Robert Combas. 

Il est ainsi évident de retrouver la galerie Jean-François Cazeau au sein de Art Paris Art Fair —  incitant, là encore, les collectionneurs à mélanger les styles et les époques.

César, Moteur N°3

Dans ce stand on retrouve ainsi deux artistes iconiques que sont César Baldaccini, dit César, et Picasso. 

Pour César, le galeriste éclairé introduit Moteur N°3, de 1960. Pour Picasso, on se trouve face à un tableau de 1959, Le Faune. L’une des multiples interprétations faites par Picasso de cette figure mythologique est ici un motif clé son œuvre. On comprend alors d’autant plus l’intérêt d’une telle pièce ! 

A La Galerie Traits Noirs: Foujita, Dufy, Ou Encore Chagall

A la galerie Traits Noirs, on aime à inscrire la collection dans la dynamique historique de la seconde moitié du XXe siècle. Depuis 20 ans qu’elle dirige la galerie Traits Noirs, Siham Derradji a su, tour à tour, exposer Christo, Soulages, ou encore Barcelo. Ainsi pour cette édition d’Art Paris, la galerie Traits Noirs avance des oeuvres de cinq artistes ayant littéralement renverser la pyramide de l’art, et ses définitions. 

Marc Chagall, À mon père

Raoul Dufy, Vue de Saint Paul de Vence, 1924. Une oeuvre du très rare Marc Chagall, À mon père, 1953.  Joan Miró avec Hommage à Gaudi, 1959. 

Et le non moins recherché Tsuguharu Foujita avec Profil de Madone, 1961. 

On le voit, les icônes à l’affiche d’Art Paris ont tout pour soulever l’émotion du public, et faire frémir d’envie les collectionneurs ! A voir jusqu’au 13 Septembre 2020.

Art Paris Art Fair: Bern Stern et Pierre et Gilles

Parmi les œuvres proposées au sein de la 22eme édition Art Paris Art Fair, on note la présence de Bern Stern et celle de Pierre et Gilles. Le premier avec l’une des photos issuses de la série The Last Sitting de Marilyn Monroe. Les seconds avec Paris la Nuit ! 

La Galerie de l’Instant Et Bern Stern 

La galerie la plus glamour de Paris, située dans la rue du Poitou, propose cette année une sélection photographique très iconique pour Art Paris. Parmi les photos devenues légendaires, il y a d’abord celle de Jane Birkin par Tony Frank. Cette même photo qui servit à illustrer la pochette de l’album Melody Nelson, en 1971 ! 

Autre pièce follement historique, celle de la photographe Lucienne Bloch ! Celle-là même à qui l’on doit les photos de Diego Rivera et Frida Kahlo… Justement, la galerie de l’Instant met ici en vente une photographie de Frida Khalo par Lucienne Bloch, prise en 1931. 

Mais c’est peut être la photographie de Marilyn Monroe par Bert Stern qui risque de capter toute l’attention. Baptisée a posteriori The Last Sitting, la série de photos réalisée pour Vogue en 1962, fut en effet la dernière de Marilyn Monroe…Elle se suicida quelques semaines plus tard. 

Et c’est bien cette image de Marilyn dans sa robe Dior qui figure à jamais l’élégance et le spleen d’une icône absolue ! Cette image donc que la galerie de l’Instant propose cette année…  

La Galerie Templon: Pierre Et Gilles

La galerie Templon veille depuis 1966 à faire se rencontrer public, collectionneurs et figures de proue de l’avant-garde. Fondée par Daniel Templon, la galerie compte dans son histoire l’exposition première d’artistes de la trempe de Christian Boltanski, Ben, Dan Flavin ou encore… Pierre et Gilles ! 

Le duo le plus olympien de la photographie Française a à son actif un corpus mettant en vedette, dans une iconographie entre kitsch et romantisme ampoulée, les icônes populaires de notre temps. 

Cette fois présentée à Art Paris, c’est une oeuvre de 2019 qui fut réalisée autour de leur amie de longue date, la chanteuse Fifi Chachnil pour la pochette de son album ‘Love’. Une image à la hauteur de cet album léger et délicieux — une photographie unique réalisée au jet d’encre, et peinte à la main, imprimée sur toile et encadrée par Pierre et Giles. De quoi ravir les collectionneurs et les aficionados du duo le plus éclairé de la photographie ! 

Deirdre Dyson Inaugure Sa Galerie Parisienne

Lady Deirdre Dyson a désormais son espace Parisien où exposer ses tapis sur-mesure éminemment inspirés — éminemment contemporains.

Deirdre Dyson Inaugure Sa Galerie Parisienne A Saint-Germain-Des-Prés

Une fois n’est pas coutume, c’est à Saint-Germain-des-Prés que l’artiste devenue designer Lady Deirdre Dyson a inauguré sa première galerie Parisienne — la deuxième après celle de Londres.

Deirdre Dyson, Des Tapis Peu Communs

Lady Deirdre Dyson s’est initiée par hasard au design de tapis inspiré. Il y a 20 ans, alors qu’elle écumait les boutiques Londoniennes à la recherche du tapis idéal pour son intérieur, Lady Deirdre Dyson fut déçue de ne rien trouver à son goût. C’est alors qu’elle tombait par hasard sur la boutique d’un fabricant. En plus de lui proposer de réaliser son tapis sur-mesure, il lui offrit la possibilité de le dessiner, comme elle en rêvait !

Séduit par le résultat, le fabricant lui propose alors de devenir son associée; les tapis Deirdre Dyson ainsi étaient nés…

Utilisant des matériaux luxueux, les tapis de Deirdre Dyson se doublent d’une technique ancestrale — noués à la main au Népal par des experts Tibétains. Répondant chaque année à une inspiration précise, les tapis Deirdre Dyson se taillent alors comme autant d’oeuvres d’art dédiées à sublimer les intérieurs.

Mais Lady Deirdre Dyson sait l’importance du sur-mesure. C’est pourquoi sa collection se déploie sur commande autour d’une palette de plus de 5000 couleurs, utilisant des matériaux exclusivement naturels… Laine, soie ou la combinaison des deux.

Ainsi guidée par son instinct depuis plus de vingt ans, Lady Deirdre Dyson a su faire de son inspiration première le fondement de véritables pièces de design. Des pièces qui, jusqu’aujourd’hui, n’étaient visibles dans leur écrin que dans la galerie de Chelsea, à Londres.

Deirdre Dyson, La Galerie De La Rue des Saints-Pères

Pour laisser ses créations briller d’elles-mêmes, Lady Deirdre Dyson a taillé sa nouvelle galerie de la rue des Saints-Pères dans la sobriété et l’élégance.

La façade associe le gris et le doré du logo Deirdre Dyson. Mais c’est à l’intérieur que le calme pétille au creux d’une cave voûtée. Ces pierres qui, ainsi, du sol au plafond, transportent dans une atmosphère sereine, celle des créations Deirdre Dyson.

Une magie subtile qui trouve un écho évidemment créatif dans la dernière collection de tapis Deirdre Dyson. Baptisée ‘Looking Glass’, ces tapis jouent de la transparence et de la couleur pour donner vie à des intérieurs uniques. Forcément sur-mesure. Une galerie comme un écrin à la sincère créativité de Deirdre Dyson.

A visiter sans attendre au 12 Rue des Saints-Pères, 75007.