L’Interview De Lady Deirdre Dyson

Lady Deirdre Dyson a désormais son espace Parisien où exposer ses tapis sur-mesure éminemment inspirés — et pour l’occasion, elle nous a accordé une interview.

Vous vous êtes lancée dans la création / le design de tapis après une déconvenue — incapable de trouver celui pour habiller votre intérieur. Quelles étaient pour vous les qualités, tant esthétiques que qualitatives, primordiales dans votre quête d’alors ?

Les tapis sur-mesure étaient la norme lorsque j’ai commencé ma recherche pour trouver quelque chose de contemporain. Mais je ne pouvais trouver que des antiques ou des motifs répétés plutôt ternes. Je cherchais quelque chose d’autonome qui permettrait d’exposer un beau parquet, quelque chose avec une texture dense et douce, et un design moderne. 

Aujourd’hui, il y a beaucoup de designers fantastiques qui créent des œuvres contemporaines, et  qui essaient de nouvelles techniques et matériaux. 

Quelles sont aujourd’hui, pour vous, les attentes d’un tapis digne de ce nom ? 

Je rechercherais un concept et une originalité, et une vraie compréhension de la couleur.

Vous êtes attachée au sur-mesure — à quel point essayez-vous de combler les attentes de vos clients ? Mais surtout, comment approchez-vous le fait d’habiller un intérieur, qui parfois, peut être un brin éloigné de votre esthétique ? 

Les architectes d’intérieur et les architectes ont généralement pris leurs décisions sur la couleur et le mobilier avant d’envisager les tapis, mais cela me donne un excellent cadre et une grande confiance quant à la satisfaction du client avec le projet déjà en place. 

J’écoute très attentivement le brief, j’honore le moodboard et je produis trois options, trois idées/ designs correspondant soigneusement aux couleurs choisies. C’est un point de départ pour la discussion et le développement.

Les clients privés aiment sélectionner l’un de mes designs comme point de départ — nous le modifions et le colorons ensuite, après avoir écouté leurs préférences. Leur apport est important car je veux qu’ils se sentent jouer un rôle dans la création de leur propre tapis. 

Mon équipe et moi-même partageons autant de plaisir qu’eux lorsque le tapis arrive ! 

Le travail d’équipe et le résultat sont la récompense de cet effort. J’aime m’assurer que chaque tapis a son propre caractère, mais il doit être en harmonie et en équilibre avec son environnement.

Dans le design de vos tapis, vous mettez souvent en avant des formes abstraites, mais qui évoquent souvent les fleurs, les plantes. La Nature est-elle une constance source d’inspiration ? Ou essayez-vous, peut-être, d’injecter une vision moderne voire industrielle au design de ces mêmes formes ? 

Mes inspirations sont variées, bien que la nature y joue souvent un rôle. Mais même ainsi, j’essaie de les rendre modernes et différentes de tout ce que j’ai pu voir auparavant. 

DEIRDRE DYSON, PLUMES

Certaines de mes créations s’inspirent même de technique nouvelle… Parfois, j’emprunte le sujet à mes propres peintures. J’ai imaginé quelques idées industrielles pour le projet de centrale électrique de Battersea, que j’avoue avoir trouvé difficile !!

Votre dernière collection, Looking Glass, joue avec la transparence et la couleur.Pouvez-vous me dire plus sur cette réflexion esthétique? L’émotion est-elle pour vous une clé du design d’intérieur ? 

Je crois qu’une inspiration est une émotion, et que l’inspiration est la clé du sujet d’un tableau ou d’un tapis. J’aime travailler sur un thème et explorer un sujet de différentes manières, donc étaler une collection sur huit ans me donne à réfléchir, et me force à penser au-delà de cette première idée. 

Je regarde toujours les couleurs et les reflets étonnants que l’on peut voir à travers un verre, et je me suis demandée si je pouvais créer de la transparence et de la brillance en utilisant la soie et un mélange de couleurs où les formes se chevaucheraient. 

DEIRDRE DYSON 2020, LOOKING THROUGH

J’ai été agréablement surprise par le résultat en trois dimensions. Un tapis est plat, mais le design peut être tridimensionnel. J’adore ajouter une touche de couleur qui vient flotter au-dessus du motif principal.

DEIRDRE DYSON 2020, GLASS CUBES

J’ai une palette de 5000 couleurs dans laquelle je peux piocher, je n’ai donc pas à mélanger la peinture, mais simplement à sélectionner la bonne — et je bénis ma formation artistique qui m’a donné les connaissances et ainsi l’assurance de trouver la couleur ‘exacte’.

Vous venez d’inaugurer cet été votre nouvel espace au coeur de Saint Germain Des Près — après Londres, Paris ? Pourquoi ce choix ? Avez-vous une relation particulière avec la ville lumière ? Une question tant artistique qu’esthétique peut-être ?

Nous [NDLR: son mari, James Dyson] aimons Paris pour être la maison de l’impressionnisme, et nous avons toujours essayé de passer des week-ends ici pour notre anniversaire de mariage, qui coïncide avec vos merveilleuses illuminations de Noël. 

Espace Parisien DEIRDRE DYSON

Nous avons fini par trouver un appartement qui incluait l’espace de la galerie dans l’achat. Ce n’était pas vraiment idéal car le lieu possède des murs et un sol en pierre aléatoires, et une cave, en souterrain, avec un plafond bas et incurvé. Mais je trouvais que la juxtaposition de la pierre dure et des tapis moelleux, cette juxtaposition de l’ancien et du moderne pouvait être intéressante.

Notre média voue une relation privilégiée aux objets, aux pièces, aux lieux iconiques ? Avez-vous un ou deux objets/pièces /lieux iconiques qui ont une place particulière dans votre cœur ? Lesquels et pourquoi ?

Je suis bouleversée par les magnifiques falaises sur la mer à Poleagnos, en Grèce. Les couleurs sont à couper le souffle, superbes, et les couleurs se reflétant dans la mer sont tout simplement incroyables. 

Les salles d’Opéra sont également exaltantes avec leur ornementation, et le suspens juste avant le levé de rideau. Je suis chanteuse de formation, et l’opéra a tout pour moi. Une musique et des histoires divines, la création des costumes, la scénographie, les mises en scène et le superbe jeu d’acteur. Un cocktail parfait et total de tous les talents créatifs !


Art Paris Art Fair: Emmanuel Perrotin

Présent pour la première fois à Art Paris Art Fair, l’iconique galerie Emmanuel Perrotin introduit les nouvelles oeuvres d’artistes qu’elle a contribué à élever au rang d’incontournable. 

On ne devient pas l’une des figures de proue de la scène de l’art contemporain sans prise de risque — à cela, Emmanuel Perrotin peut se targuer d’avoir su prendre la mouvance à contre-courant. Et plus d’une fois, cela lui a bien réussi. 

Aujourd’hui qu’il signe sa présence pour la première fois au rendez-vous iconique de l’art contemporain Art Paris, l’occasion est donnée de revenir sur la fulgurante ascension d’une icône du monde de l’art. 

Emmanuel Perrotin: La Prise De Risque 

« Très tôt, j’ai donné la possibilité à de jeunes artistes de produire leurs œuvres, alors qu’avant, l’argent n’était donné qu’aux artistes confirmés et établis. J’avance de l’argent sur la production de l’œuvre. Si ça ne se vend pas, je perds de l’argent. Je prends de vrais risques pour les artistes. » Et il est vrai que la prise de risque fait partie de l’ADN même de la galerie Perrotin. 

Damien Hirst, 1991

A 21 ans, Emmanuel Perrotin inaugure sa première galerie d’art — dans son petit appartement Parisien. A 23 ans, en 1991, il offre au Young British Artist Damien Hirst son premier show — le succès est fulgurant. Quelques mois plus tard, Damien Hirst devient l’icône d’un nouveau courant artistique. 

Perrotin, lui, devient la figure de proue d’une nouvelle façon d’introduire l’art aux collectionneurs et au public — donnant le libre champ à des artistes que l’on dirait aujourd’hui disruptives, pour ne pas dire à l’avant-garde d’une nouvelle scène plastique.

Car l’on doit bien à Emmanuel Perrotin d’avoir accompagné jusqu’au devant de la scène des profils aussi typiques que fascinants. Maurizio Cattelan, Takashi Murakami, Sophie Calle,Wim Delvoye ou encore KAWS ont su trouver chez Emmanuel Perrotin un tremplin efficace pour imposer leur vision peu conventionnelle. 

Ainsi la prise de risque à la Perrotin repose autant sur l’artiste que la capacité du galeriste à accepter de relever des défis. Ainsi Maurizio Cattelan l’a-t-il fait s’habiller, pour la soirée d’ouverture de sa premières exposition personnelle, en un grand lapin rose en forme de phallus. Le caustique Cattelan l’a ensuite surnommé ‘Errotin, le vrai lapin’. 

Autre prise de risque, même artiste — l’espiègle Maurizio Cattelan ne cesse de repousser les limites de l’art, et le dernier fait en date remonte à Art Basel Miami 2019. Un ready-made plus absurde encore que ceux de Duchamps: une banane scotchée au mur, « Comedian ». L’oeuvre devient virale, le succès est là encore total. 

Aujourd’hui, la galerie Perrotin compte neuf espaces, avec notamment des galeries pionnières à Hong Kong, Seoul, Tokyo et Shanghai. L’ensemble fonctionnant comme un tout, bâti grâce à l’œil dénicheur d’Emmanuel Perrotin, et la volonté d’être toujours à l’avant-garde des goûts et des gestes artistiques. 

Voici donc, pour la première fois, la présence remarquée de la galerie à Art Paris. 

Art Paris Art Fair: Les Icônes d’Emmanuel Perrotin

Jusqu’au 13 Septembre 2020, la Grand Palais sert d’écrin exceptionnel à la 22ème édition Art Paris Art Fair. Et pour sa première participation, Emmanuel Perrotin a su mettre en avant les icônes de son écurie. Une photographie de JR, avec Finding hope, day view, Paris, France, 2020…

JR

Que l’on annonce déjà vendue. L’artiste n’ayant pas son pareil pour injecter dans le quotidien une dose de grandeur, riche en poésie urbaine. 

Sophie Calle

Sophie Calle est elle aussi représentée, avec My mother, my cat, my father, 2017. Ou encore le sculpteur Daniel Arsham avec l’étonnante sculpture Rose Quartz Eroded Bust of Venus, 2020. Une pièce en résonance avec son concept d’archéologie fictive — éthérée et fascinante. 

Daniel Arsham, Rose Quartz Eroded Bust of Venus

On le voit, les pièces exposées ici ont, à leur tour, de quoi jouer un rôle déterminant dans la formation d’une autre trajectoire du monde de l’art — un monde de l’art qui, s’il est bousculé par la pandémie, a toujours de quoi compter sur des artistes tout sauf frileux d’exprimer leur vision. Qu’elle soit ou non en dissonance avec l’époque, Emmanuel Perrotin est là pour la faire valoir !

Art Paris Art Fair: Les Icônes A L’Affiche

Jean Dubuffet, Marc Chagall, Francis Picabia, César ou encore Joan Miró et Picasso — autant d’icônes dont certaines oeuvres sont mises à la disposition des collectionneurs lors du rendez vous Art Paris. 

On reconnaît peut être la vitalité d’une foire d’art contemporain aux icônes qu’on y trouve à l’affiche. Pour cette 22ème édition de Art Paris Art Fair, pas moins de trois galeries non moins connues proposent à la vente des oeuvres de grands noms de l’art moderne — une présentation digne de celle d’un musée ! 

A La Galeria Marc Domenech: Miró, Tapiès, Dubuffet 

C’est là le premier stand qui accueille les visiteurs entrant dans la magistrale foire d’art contemporain Art Paris. Là que, sous la nef du Grand Palais, s’étale un accrochage d’icônes à la cote exponentielle. 

Il faut dire que la galerie Marc Domènech a consacré nombre de ses dernières années à la promotion et à la défense de l’art du XXe siècle. Localisée à Barcelone, la galerie Marc Domènech aide ainsi à de nouvelles et meilleures expositions, tout en cherchant à collaborer à la compréhension de l’art avec la publication de catalogues, et ce afin d’encourager la collecte du patrimoine pour jeter la lumière sur la création passée — dans le but d’éclairer celle à venir. 

Màgic, Antoni Tàpies

C’est ainsi que le stand de la galerie Marc Domènech à Art Paris peut se targuer de proposer des icônes du genre.  Une oeuvre d’André Masson Dominos et tabatière, de 1922. L’une du maître Catalan Joan Miró — Untitled, 1934. Ou encore Màgic d’Antoni Tàpies. Autant d’oeuvres peu connues qui ont posé, pour la plupart, les jalons des oeuvres magistrales de ces artistes devenus grands ! 

Jean Dubuffet, Paysage avec deux personnages

L’oeuvre de Jean Dubuffet, Paysage avec deux personnages, réalisée en 1980, figure, elle, l’une des dernières oeuvres du peintre et plasticien Français, disparu en 1985. Une oeuvre d’autant plus importante qu’elle capture l’essence du style Dubuffet — des peintures délibérément «déformées», possédant la spontanéité et l’esthétique grossière des peintures au doigt. Un artiste clé dans l’ouverture de l’art au plus grand nombre. 

A La Galerie Jean-François Cazeau, César et Picasso

Lorsqu’il fonde sa galerie en 2009, Jean-François Cazeau est déjà riche d’une expérience acquise auprès de son oncle, Philippe Cazeau. Ce grand marchand d’art impressionniste et moderne lui a légué une vision, un oeil avisé et surtout l’importance d’être attentif aux changements du marché de l’art contemporain.

C’est ainsi que la galerie Jean-François Cazeau peut se féliciter d’une double présentation permanente, mêlant sans mal aux œuvres des maîtres impressionnistes et modernes (Picasso, Miró, Modigliani, Max Ernst) une sélection pointue d’artistes contemporains internationaux, comme Li Chevalier, Sudaporn Teja, et Robert Combas. 

Il est ainsi évident de retrouver la galerie Jean-François Cazeau au sein de Art Paris Art Fair —  incitant, là encore, les collectionneurs à mélanger les styles et les époques.

César, Moteur N°3

Dans ce stand on retrouve ainsi deux artistes iconiques que sont César Baldaccini, dit César, et Picasso. 

Pour César, le galeriste éclairé introduit Moteur N°3, de 1960. Pour Picasso, on se trouve face à un tableau de 1959, Le Faune. L’une des multiples interprétations faites par Picasso de cette figure mythologique est ici un motif clé son œuvre. On comprend alors d’autant plus l’intérêt d’une telle pièce ! 

A La Galerie Traits Noirs: Foujita, Dufy, Ou Encore Chagall

A la galerie Traits Noirs, on aime à inscrire la collection dans la dynamique historique de la seconde moitié du XXe siècle. Depuis 20 ans qu’elle dirige la galerie Traits Noirs, Siham Derradji a su, tour à tour, exposer Christo, Soulages, ou encore Barcelo. Ainsi pour cette édition d’Art Paris, la galerie Traits Noirs avance des oeuvres de cinq artistes ayant littéralement renverser la pyramide de l’art, et ses définitions. 

Marc Chagall, À mon père

Raoul Dufy, Vue de Saint Paul de Vence, 1924. Une oeuvre du très rare Marc Chagall, À mon père, 1953.  Joan Miró avec Hommage à Gaudi, 1959. 

Et le non moins recherché Tsuguharu Foujita avec Profil de Madone, 1961. 

On le voit, les icônes à l’affiche d’Art Paris ont tout pour soulever l’émotion du public, et faire frémir d’envie les collectionneurs ! A voir jusqu’au 13 Septembre 2020.

Art Paris Art Fair: Bern Stern et Pierre et Gilles

Parmi les œuvres proposées au sein de la 22eme édition Art Paris Art Fair, on note la présence de Bern Stern et celle de Pierre et Gilles. Le premier avec l’une des photos issuses de la série The Last Sitting de Marilyn Monroe. Les seconds avec Paris la Nuit ! 

La Galerie de l’Instant Et Bern Stern 

La galerie la plus glamour de Paris, située dans la rue du Poitou, propose cette année une sélection photographique très iconique pour Art Paris. Parmi les photos devenues légendaires, il y a d’abord celle de Jane Birkin par Tony Frank. Cette même photo qui servit à illustrer la pochette de l’album Melody Nelson, en 1971 ! 

Autre pièce follement historique, celle de la photographe Lucienne Bloch ! Celle-là même à qui l’on doit les photos de Diego Rivera et Frida Kahlo… Justement, la galerie de l’Instant met ici en vente une photographie de Frida Khalo par Lucienne Bloch, prise en 1931. 

Mais c’est peut être la photographie de Marilyn Monroe par Bert Stern qui risque de capter toute l’attention. Baptisée a posteriori The Last Sitting, la série de photos réalisée pour Vogue en 1962, fut en effet la dernière de Marilyn Monroe…Elle se suicida quelques semaines plus tard. 

Et c’est bien cette image de Marilyn dans sa robe Dior qui figure à jamais l’élégance et le spleen d’une icône absolue ! Cette image donc que la galerie de l’Instant propose cette année…  

La Galerie Templon: Pierre Et Gilles

La galerie Templon veille depuis 1966 à faire se rencontrer public, collectionneurs et figures de proue de l’avant-garde. Fondée par Daniel Templon, la galerie compte dans son histoire l’exposition première d’artistes de la trempe de Christian Boltanski, Ben, Dan Flavin ou encore… Pierre et Gilles ! 

Le duo le plus olympien de la photographie Française a à son actif un corpus mettant en vedette, dans une iconographie entre kitsch et romantisme ampoulée, les icônes populaires de notre temps. 

Cette fois présentée à Art Paris, c’est une oeuvre de 2019 qui fut réalisée autour de leur amie de longue date, la chanteuse Fifi Chachnil pour la pochette de son album ‘Love’. Une image à la hauteur de cet album léger et délicieux — une photographie unique réalisée au jet d’encre, et peinte à la main, imprimée sur toile et encadrée par Pierre et Giles. De quoi ravir les collectionneurs et les aficionados du duo le plus éclairé de la photographie ! 

Deirdre Dyson Inaugure Sa Galerie Parisienne

Lady Deirdre Dyson a désormais son espace Parisien où exposer ses tapis sur-mesure éminemment inspirés — éminemment contemporains.

Deirdre Dyson Inaugure Sa Galerie Parisienne A Saint-Germain-Des-Prés

Une fois n’est pas coutume, c’est à Saint-Germain-des-Prés que l’artiste devenue designer Lady Deirdre Dyson a inauguré sa première galerie Parisienne — la deuxième après celle de Londres.

Deirdre Dyson, Des Tapis Peu Communs

Lady Deirdre Dyson s’est initiée par hasard au design de tapis inspiré. Il y a 20 ans, alors qu’elle écumait les boutiques Londoniennes à la recherche du tapis idéal pour son intérieur, Lady Deirdre Dyson fut déçue de ne rien trouver à son goût. C’est alors qu’elle tombait par hasard sur la boutique d’un fabricant. En plus de lui proposer de réaliser son tapis sur-mesure, il lui offrit la possibilité de le dessiner, comme elle en rêvait !

Séduit par le résultat, le fabricant lui propose alors de devenir son associée; les tapis Deirdre Dyson ainsi étaient nés…

Utilisant des matériaux luxueux, les tapis de Deirdre Dyson se doublent d’une technique ancestrale — noués à la main au Népal par des experts Tibétains. Répondant chaque année à une inspiration précise, les tapis Deirdre Dyson se taillent alors comme autant d’oeuvres d’art dédiées à sublimer les intérieurs.

Mais Lady Deirdre Dyson sait l’importance du sur-mesure. C’est pourquoi sa collection se déploie sur commande autour d’une palette de plus de 5000 couleurs, utilisant des matériaux exclusivement naturels… Laine, soie ou la combinaison des deux.

Ainsi guidée par son instinct depuis plus de vingt ans, Lady Deirdre Dyson a su faire de son inspiration première le fondement de véritables pièces de design. Des pièces qui, jusqu’aujourd’hui, n’étaient visibles dans leur écrin que dans la galerie de Chelsea, à Londres.

Deirdre Dyson, La Galerie De La Rue des Saints-Pères

Pour laisser ses créations briller d’elles-mêmes, Lady Deirdre Dyson a taillé sa nouvelle galerie de la rue des Saints-Pères dans la sobriété et l’élégance.

La façade associe le gris et le doré du logo Deirdre Dyson. Mais c’est à l’intérieur que le calme pétille au creux d’une cave voûtée. Ces pierres qui, ainsi, du sol au plafond, transportent dans une atmosphère sereine, celle des créations Deirdre Dyson.

Une magie subtile qui trouve un écho évidemment créatif dans la dernière collection de tapis Deirdre Dyson. Baptisée ‘Looking Glass’, ces tapis jouent de la transparence et de la couleur pour donner vie à des intérieurs uniques. Forcément sur-mesure. Une galerie comme un écrin à la sincère créativité de Deirdre Dyson.

A visiter sans attendre au 12 Rue des Saints-Pères, 75007.

Christie’s Organise L’Enchère ‘Get Art’

La maison de ventes Christie’s organise ‘Get Art’. Une vente exceptionnelle qui réunit nombres d’artistes iconiques du XXème siècle. De Renoir à Mapplethorpe !

‘Get Art’, L’Enchère Événement

Dès le 28 mai et jusqu’au 11 juin, règles sanitaires obligent, la vente d’exception ‘Get Art’ se tiendra en ligne sur le site de Christie’s.
Une vente où le public ne peut certes enchérir physiquement, mais peut néanmoins acquérir nombre d’artistes iconiques du XXème siècle.

Joséphine Wanecq, la responsable de la vente, précise ainsi l’idée derrière l’enchère ‘Get Art’: « Ce fut une joie de mettre en place cette vente multi-catégories qui mêle différents départements de Christie’s. Après cette longue période de confinement, nous souhaitons faire notre ‘get out’ artistique et inviter les collectionneurs à saisir de belles opportunités pour s’entourer d’oeuvres d’artistes majeurs, aux estimations très attractives. »

Et il est vrai que les lots de l’enchère ‘Get Art’ concernent des artistes rarement vus aux enchères. On parle ici d’artistes clé de l’histoire de l’art qui ont, chacun à leur manière, chacun à leur époque, réinventé les codes de leur pratique.

La Couseuse, Pierre-Auguste Renoir

On retrouve ainsi La Couseuse de Renoir, une oeuvre phare de l’impressionnisme. Les sculptures alambiquées et éminemment voluptueuses de Nikki de Saint Phalle. California Nana ou Oiseau.

Nikki de Saint Phalle, California Nana

‘Get Art’ couvre ainsi une période allant de 1900 à aujourd’hui — de quoi présenter des oeuvres emblématiques des époques et des mouvements à la cote exponentielle.

Shedric, 1980

C’est ainsi que l’on voit des photos de Robert Mapplethorpe ou Nan Goldin, côtoyer une Table Bleue d’Yves Klein, des dessins de Jean Tinguely et Paul Delvaux… Des toiles d’Arman ou Hans Hartung aux côtés de la Chaise ‘Expansion signée César !

Une mise en perspective de la puissance artistique du siècle passée, encore plus explicite lorsque ces maîtres se retrouvent dans le même panier — un panier signé de l’expertise de Christie’s…

Une vente aux enchères à suivre donc du 28 mai et jusqu’au 11 juin 2020, sur le site de Christie’s.

La Mode Et Les Films Iconiques De La Gen X

Des films qui ont marqué leur époque mais surtout les esprits — une mine d’or culturelle et autant de films qui ont influencé la mode et les designers

Les Films Qu’Il Faut Avoir Vu

Ces films de la Gen X (né entre le milieu des années 60 et début des années 80) ont cela d’iconique qu’ils inspirent aujourd’hui encore les réalisateurs, la mode — son imaginaire et son imagerie.

Cités dans nombre de collections, ces films réalisés entre 1960 et 1990 ont une influence stylistique considérable. Les référencer entièrement ici serait mission impossible. Mais avoir les films en tête suffit à repérer sur les podiums passés ou à venir les tricks et gimmicks, les attitudes et les arrangements stylistiques directement inspirés de ces films.

Des bijoux culturels à voir pour comprendre l’imaginaire des designers de la Gen X. Des créatifs hautement inspirés par l’univers artistique de leur enfance…

Les Films A L’Epouvante Gothique

De ces films qui ont redéfinis les codes de l’horreur, nombre de designers se sont inspirés de leur ambiance mêlant épouvante, glamour ou érotisme… pour injecter une dose de subversion à leur collection ! Parfois, il s’agit aussi d’inspirer une ambiance au défilé.

On pense facilement à l’impact du film ‘Shinning’ sur la collection Moschino par Jeremy Scott, en 2019. Intitulée ‘Spooky Couture’, la collection Croisière tournait en version couture les jumelles du film de Kubrick.

Raf Simons pour Calvin Klein avait une fois encore pioché dans ces films d’épouvante les lignes et l’effet de ses vêtements pour le Printemps/Eté 2019. ‘Carrie’ de Brian De Palma et ‘Rosemary’s Baby’ de Polanski en tête !

D’autres designers comme Rodarte, Simone Rocha et Anna Sui puisent à loisir dans ce registre gothique l’essence de leur mode…

Psycho’, 1960, par Alfred Hitchcock

Rosemary’s Baby’, 1968, par Roman Polanski

Shinning’, 1980, de Stanley Kubrick

L’exorciste‘, 1973, de William Friedkin

Carrie’, 1976, Brian de Palma

‘The Elephant Man’, 1980, par David Lynch

Les Films Qui Ont Inspiré Tout Un Style

Qu’il s’agisse de remettre au goût du jour des pièces éternelles, comme la marinière dans ‘L’Effronté’ de Claude Miller. Qu’il s’agisse encore d’inspirer de nouvelle esthétiques comme l’a fait la trilogie ‘Mad Max’ — ces films ont, chacun à leur manière, provoqué une petite révolution dans le monde de la mode.

Des films comme ‘Le Parrain’ ou encore ‘La Fièvre du Samedi Soir’ ont érigé de nouvelles attitudes en épitomé de la Gen X. Des attitudes que l’on retrouve plus tard distillées ça et là dans les podiums dans grandes maisons. De Versace à Fendi, en passant par Gucci comme vu par Alessandro Michele… La flamboyance des années 80 est en effet souvent référencée.

On connait aussi l’influence assumée qu’a longtemps exercé le style du film ‘Blade Runner’ dans la mode de Raf Simons.

De même que ces univers science-fi et populaires concourent à faire de la mode de Nicolas Ghesquière un exemple du genre. Un designer de la Gen X qui a récemment fait de cette culture cinématographique la trame de sa campagne pour le Pre-Fall 2020. De faux livres de science-fiction qui ressemblent beaucoup aux affiches des films de l’époque !

Parmi les films qu’il faut ainsi avoir vu pour comprendre ces imaginaires très stylisés, on compte 14 chefs-d’oeuvre absolus:

‘Une femme est une femme’, 1961, Jean-Luc Godard

Orange Mécanique’, 1972, de Stanley Kubrick

Le Parrain‘,  1972 de Francis Ford Coppola, avec Marlon Brando, Al Pacino et James Caan

Taxi Driver’,1976, par Martin Scorsese

Annie Hall’, 1977, de Woody Allen

La Trilogie ‘Mad Max’, 1979, 1981, 1985

La Fièvre du samedi soir’, 1977, et ‘Grease’ , 1978, avec la vedette du style Gen X, John Travolta

Star Wars‘, 1977, George Lucas

Midnight express’, 1978 par Oliver Stone

La Boum’, 1980 avec Sophie Marceau par Claude Pinoteau

Blade Runner’, 1982, par Ridley Scott

L’effrontée’,1985, par Claude Miller

Working Girl‘, 1988 par Mike Nichols

Pretty Woman’, 1990, Garry Marshall

Slacker‘, 1990, par Richard Linklater

L’occasion de parfaire sa culture cinématographique, et de savourer nombre de ces films, érigés en oeuvres d’art dans des vêtements hautement créatifs !  

Les Films De la Gen Y, Et La Mode !

Ils sont nés entre 1982 et 1995. Les caractères esthétiques de la génération Y, communément appelée Millennial, ont beaucoup à voir avec les films iconiques de leur époque.

Les Films Iconiques De La Gen Y…

Chute du mur et de Berlin et fin de la Guerre Froide — la génération Y est plus connue pour être celle des ‘digital natives’.

Et parce que les films et la culture furent plus facilement accessibles à cette génération, les Millennials, peut être plus que leurs ainés, puisent dans les films, la musique et l’art une sorte de guideline esthétique.

Et il est évident, au vue des tendances de ces dernières années, que certains films ont eu un impact considérable sur le vestiaire actuel. C’est par exemple la chemise Hawaïenne et le bob, les fils rouges du très déjanté ‘Las Vegas Parano‘ de Terry Gilliam. Vu dernièrement sur le podium de Valentino, pour le Printemps/Eté 2020.

Ce sont encore les lunettes à la Matrix, présentes depuis de nombreuses saisons sur les podiums, de Louis Vuitton au très nihiliste Balenciaga par Demna Gvasalia. En parlant de Balenciaga, Demna Gvasalia semble trouver dans le K-Way (emblème de la génération Y) une pièce intéressante à revisiter chaque saison.

Que dire encore de la banane? Appendice porté à l’écran dans le film culte de cette génération bercée au hip-hop — La Haine , de Mathieu Kassovitz. De la même façon que le film Juice a contribué, lui, aux codes du streetwear. Avec Tupac en acteur… Absolument iconique !

… Expliquent Beaucoup L’Esthétique De Notre Epoque

Tony Montana, Elvira dans Scarface inspirent encore la disco-couture de leur flamboyance… Des cols démesurés sur costumes bien taillés, à rayures tennis.

Le mix-and-match de matières et de couleurs. Qu’il s’agisse de revisiter ce classique du vestiaire, comme chez Y-Project, ou de le révérer comme dans la collection Printemps/Eté 2020 de Louis Vuitton — l’impact d’un tel film est indéniable. Autant que le Pulp Fiction de Quentin Tarantino. Deux pépites du cinéma qui bercent toujours autant l’esthétique actuel!

Il en va de même pour Léon, de Luc Besson. Bonnet-pêcheur, mini-lunettes, long manteau en laine et un goût pour le noir et le minimalisme. Une silhouette que l’on retrouve encore cette saison sur les podiums… Au même titre que les looks savyy-grunge du film Trainspotting.

Combat-boots. Jean skinny. Maxi-lunettes aux verres teintés. Costumes et sneakers. Il y a beaucoup du Gucci d’Alessandro Michele dans le look de Spud. Et beaucoup d’Hedi Slimane dans la silhouette skinny de Renton. Beaucoup du film Reservoir Dogs, aussi !

Mais les films drôles ne sont pas en reste puisqu’un défilé comme celui que Jeremy Scott présenta à Milan pour Moschino en 2019. Il mettait en vedette une référence un brin comique. Sur le podium on voyait en effet des mannequins grimés en Jackie O. Mais version allien, le visage couvert d’un couleurs allant du violet au jaune et au bleu. De quoi penser immédiatement à un autre film clé de cette génération Y — The Mask, avec Jim Carrey.

Mieux encore, la déferlante lazywear des saisons passées, doit beaucoup à un film ayant érigé le laisser-aller en modèle — de vie et de style. The Big Lebowski, des frères Coen. Un film culte !

Les films cultes à avoir vu pour ainsi saisir les références contemporaines de la mode sont :

E.T., 1982, par Steven Spielberg

SOS Fantôme, 1984 par Ivan Reitman

Scarface, 1984, Brian De Palma

Paris Texas, 1984, Wim Wenders

Retour Vers Le Futur, 1985, Robert Zemeckis

Top Gun, 1986, Tony Scott

Edward Aux Mains d’Argent, 1991, Tim Burton

Juice, 1992, Ernest R. Dickerson

Reservoir Dogs, 1992, Quentin Tarantino

Pulp Fiction, 1993, Quentin Tarantino

Forrest Gump, 1994 par Robert Zemeckis

Léon, 1994, de Luc Besson

La Cité de la peur, 1994, de Alain Berbérian

The Mask, 1994, de Chuck et Charles Russell

La Haine, 1995, Mathieu Kassovitz

Mission: Impossible, 1996, Brian De Palma

Las Vegas Parano, 1998, Terry Gilliam

The Big Lebowski, 1998, Les Frères Coen

Matrix, 1999, Les Wachowski

Fight Club, 1999, de David Fincher

Les Films A Voir Pour Comprendre La Mode

Une liste des films iconiques pour cerner les subtilités des couturiers, de la haute couture, et la fantaisie du prêt-à-porter.

Les Biographies Cultes De La Mode

Si il existe une myriade de points de vue pour comprendre la mode, les plus intéressants sont ceux qui se fixent sur la figure des couturiers.

De véritables pépites qui, à leur manière, révèlent les dessous de la mode contemporaine. Parmi ces films cultes de la mode, la personnalité mystérieuse de Coco Chanel a fait l’objet de deux long métrages. Extrêmement bien ficelés.

Le premier de Jan Kounen, sorti en 2009, intitulé ‘Coco Chanel et Igor Stravinsky’ retrace l’image de Coco Chanel la mécène, mais aussi et surtout Chanel l’amoureuse. Anna Mouglalis parfaite dans le rôle de Coco, auréolée de secrets.

Amoureuse des arts et des artistes donc — Chanel contribua en effet à sauver le Sacre du printemps en injectant l’argent nécessaire à ses représentations. Le reste tient de la légende puisque, sans elle, le ballet aurait peut être était brûlé sur le bûcher de l’avant-garde. Goût fané d’une époque oblige.

Le second, sorti lui aussi en 2009, fut réalisé par Anne Fontaine. C’est ‘Coco Avant Chanel’, un film sur l’ascension d’une couturière partie de rien. Un film qui se concentre bien sur la révolution stylistique menée par Gabrielle Chanel. Allure simplifiée, petite robe noireet autres icônes de la mode moderne. Avec Audrey Tautou incarnant à merveille la mutine Coco, devenue l’impératrice de la mode Parisienne.

La Figure d’Yves Saint Laurent provoque la même fascination chez les réalisateurs. Puisque deux films sont sortis en 2014 — l’un de Bertrand Bonello avec Gaspard Ulliel, l’autre de Jalil Lespert avec Pierre Niney.

Ces films révèlent la personnalité trouble mais géniale d’Yves Saint Laurent. Lui qui n’hésitait pas à tirer de la vie nocturne l’énergie subversive indispensable à toute révolution esthétique. Dans la haute couture, comme dans le prêt-à-porter ! L’origine de la désinvolture du Smoking  ou celle de la see-through shirt est à chercher par là.

C’est ce que semble montrer le film biographie de Jalil Lespert ‘Yves Saint Laurent’. Un récit s’achevant sur le défilé de maître que fut la collection Ballets Russes de 1976.

Bertrand Bonello dans ‘Saint Laurent’ vise à explorer les aspects sombres et occultés de la personnalité du couturier. « Nous n’étions pas intéressés à montrer comment Yves Saint Laurent est devenu un génie. Nous voulions montrer ce que cela lui a coûté chaque jour d’être qui il était, et c’est pourquoi, au début du film, il est déjà une star. » Un film à voir pour comprendre la position de tout couturier dans le système de la mode !

En parlant de ce système souvent très délicat. Le film documentaire de Ian Bonhôte et Peter Ettedgui, ‘McQueen’, sorti en 2018, retrace la vision tellurique d’Alexander McQueen. Le film qu’il faut absolu avoir vu si l’on veut produire ou comprendre l’impact que peut avoir une collection et un défilé sur la mode.

Et justement, quel impact peut avoir la personnalité du designer sur la mode qu’il produit? Un pan de la création d’Olivier Rousteing est ainsi exploré dans le documentaire Wonder Boy.

Dans un autre registre, le documentaire consacré à la vision de Diana Vreeland, rédactrice en chef du Vogue Américain et Harper’s Bazaar, connue pour être la femme qui fit entrer la mode au musée…

Et toute la narration de Valentino se trouve décrite dans ce superbe documentaire par Matt Tyrnauer… ‘Valentino: The Last Emperor’ le titre parle de lui-même.

Ce documentaire offre une perspective inédite sur le travail et l’intérêt esthétique d’un magazine de mode. ‘The eye has to travel réalisé par Lisa Immordino Vreeland, Frédéric Tcheng, Bent-Jorgen Perlmutt est un chef d’oeuvre du genre.

Les Documentaires De Loïc Prigent

Nul besoin de présenter l’approche décomplexée et très drôle de Loïc Prigent sur la mode. Ces documentaires sont pourtant d’une précision rare — le suivre dans les coulisses de la préparation d’un défilé ou l’entendre retracer les décennies phares de la mode permet à quiconque de comprendre ce milieu.

A voir: ‘Le jour d’avant volume 1’: Sonia Rykiel. Jean Paul Gaultier. Proenza Schouler. Fendi.

Le jour d’avant, volume 2’ : Donatella Versace. Diane Von Fustenberg. Nina Ricci. Narciso Rodriguez. Jeremy Scott. Alexander Wang. Lanvin. Isabel Marant

Signé Chanel, 2005. ’Karl Lagerfeld se dessine’, 2013. Mais aussi ‘Le testament d’Alexander McQueen‘, 2015. Scandales de la mode, 2016. Qu’est-ce que la haute couture?, 2016. ‘Les dessins de Christian Dior’, 2018…

Ses projections sur La Mode Des Années 90. Un régal, bien savant !

Les Films De Mode Plus Réels Encore…

Le film évènement ‘The September Issue’, 2009, nous embarque littéralement au coeur de la rédaction du Vogue Américain, alors en préparation du numéro de Septembre — le plus important !

On y voit le travail des journalistes de mode, d’Anna Wintour et de son bras droit, la très inspirée Grace Coddington. De quoi comprendre la vie et le rythme d’un magazine de mode au plus haut.

Prêt a porter‘ de Robert Altman, 1994, est quant à lui un film qui joue sur l’idée des clichés prêtés au milieu de la mode dans les années 1990. En plein boom des Supermodels, le film joue sur le faux meurtre du président du syndicat du prêt-à-porter… Tourné en vrai pendant la semaine de la mode à Paris.

Un film où Marcello Mastroianni, Sophia Loren et Kim Bassinger côtoient Anouk Aimée, Rosy de Palma, Julia Roberts, Lauren Bacall, Björk, Cher, Naomi Campbell, Sonia Rykiel, Claudia Schiffer, Jean Paul Gaultier… Un micmac de figures de la mode et du cinéma !

Les Appareils Photos Iconiques

Si derrière nombre de photos cultes il y a un talent, les appareils photos, aussi, sont des objets iconiques. Leica, Canon, Nikon ou encore Hasselblad figurent au panthéon.

Les Nikon de Peter Lindbergh, Martin Parr ou Steve McCurry

C’est l’une des photos les plus iconiques de notre temps — Steve McCurry a shooté « Afghan Girl » 1982 avec son Nikon FM2. S’il est certain que son habileté a beaucoup joué à faire la photo parfaite, il est amusant de constater l’impact des appareils Nikon dans nombre de travaux photographiques, devenus cultes !

Il faut dire que la maison Nikon existe depuis 103 ans maintenant. Plus d’un siècle que le fabricant Japonais innove et accompagne l’oeil de photographes audacieux… A l’instar de Peter Lindbergh (1944-2019).

Le photographe de mode utilisait un Nikon 810. Ses portraits forts en réalisme sont devenus canoniques. Et pour cause: Peter Lindbergh a toujours refusé de retoucher ses images. Avec son Nikon 810, souvent en objectif 70-200 mm, il pouvait se permettre de retoucher les grains de ses photos pour en faire sortir de nouveaux canons de beauté.

Naomi Campbell pour Vogue Italia, en 1988. Kate Moss pour Harper’s Bazaar US, en 1994. Jeanne Moreau pour Vogue Italia en 2004. La mythique photo qui fit entrer le mannequinat dans l’ère des supermodels, en 1989, avec la Une du Vogue… C’est lui et son Nikon 810. Toujours en noir et blanc.

Peter Lindbergh s’est inspiré de l’approche documentaire de la photographie. Et c’est bien au photographe Martin Parr que l’on doit les plus adéquates. Photographe Britannique, il documente avec piquant et un fort oeil stylistique les travers risibles de notre époque.

Pour ses format 35mm, Martin Parr utilise un Nikon 60mm avec macro lens combiné à un SB29. Un corpus d’oeuvres très intéressant !

Hasselblad, Richard Avedon, la Lune et Abbey Road

Le fabricant Suédois peut en effet se targuer d’être le première appareil photo à être aller sur la Lune. Dès 1969, les appareils photo Hasselblad sont en effet utilisés par les astronautes de la NASA. Réputés pour leur qualité et leur légèreté, c’est à un Hasselblad 500 EL que l’on doit cette photo de l’astronaute William Anders… Baptisée « Earthrise ».

La couverture de l’album Abbey Road entrée dans la mémoire collective?  Un travail de Iain Macmillan, en 1969, fait avec un Hasselblad. Et ce n’est pas le seul travail mémorable rendu possible grâce à un Hasselblad.

Le mythique photographe de mode Richard Avedon (1923-2004) avait fait siens les Hasselblad 500cm et Hasselblad 150mm f/4 lens. Parmi ses photos iconiques qui ont marqué l’histoire de la mode, ‘Dovima et les éléphants’ (1955), vêtue en Dior pour Harper’s Bazaar. Les campagnes cultes et culottées pour Gianni Versace.

Ou encore les nombreux éditoriaux fait pour le Vogue Américain, avec la grandiose Veruschka. Un nombre incroyables de photos que l’on ne peut résumer ici…

Le Canon d’Helmut Newton

Un tel sujet sur les appareils photo iconiques ne pourrait être complet sans revenir sur l’œuvre colossale et révolutionnaire d’Helmut Newton (1920-2004). Ses nues ont marqué les esprits. Et c’est avec un simple appareil photo reflex Canon 35 mm avec tous les paramètres automatiques, et un simple flash accroché au sommet de son appareil qu’il les a pour la plupart réalisés.

A une époque où les photographes de mode visaient le grain fin, photographiant avec des appareils photo de moyen et grand format pour atteindre la perfection, Helmut Newton, lui, visait l’authentique.

« En photographie de rue – j’aime « le régler et l’oublier » en plaçant mon appareil photo en mode «P» (programme), où l’appareil photo choisit automatiquement l’ouverture et la vitesse d’obturation. J’ai réglé mon ISO élevé (1600–3200) pour m’assurer de ne pas avoir de flou dans mes photos. J’ai placé la mise au point automatique de mon appareil photo au centre. Et puis je shoot » résumait-il. Une prouesse de l’oubli rendu ainsi possible par un appareil performant donc, le reflex Canon 35 mm.

Le plus légendaire? Le Leica

Utilisé par Robert Capa durant ses reportages de guerre. Cette image ‘Mort d’un soldat républicain’ fut si parfaite, qu’elle a longtemps été décriée pour avoir été préparée. Montée de toute pièce. Robert Capa l’a évidemment shooté sur le vif.

Un Leica IIIA a été utilisé pour cette illustre photo de la libération, « V-J Day In Times Square » de Alfred Eisenstaedt, en 1945.

Il a servit à Henry Cartier Bresson pour capturer Paris la nuit dans le noir et blanc qu’on lui connait tous aujourd’hui. En 1960, le portrait de Che Guevara par Alberto Diaz Gutiérrez… Avec un Leica encore que Marc Riboud prend la photo qui va s’ériger en symbole universel du pacifisme… Une fleur contre les fusils, image magistrale d’une jeune fille de 17 ans, faisant face à des soldats devant le Pentagone. Une fleur à la main.

Le peintre de la Tour Eiffel, par Marc Riboud prise en 1953. Mohammed Ali immortalisé par Thomas Hoepker en 1966. La photo de Nick Ut prise en 1972 illustrant la barbarie de la guerre du Vietnam…

Brigitte Bardot sur le tournage de ‘Et Dieu Créa La Femme’, de Vadim, dans les années 60, par Edward Quinn. Le Leica est encore là.

Nombre des photographes ayant contribué à la réputation du magazine Life, avaient entre leur main un appareil photo Leica. Une icône légendaire qui, à l’instar des Canon, Nikon et Hasselblad, ont fait entrer des visions inédites, révolutionnaires, parfois choquantes mais toujours pertinentes, dans l’histoire de l’humanité.