Christie’s Organise L’Enchère ‘Get Art’

La maison de ventes Christie’s organise ‘Get Art’. Une vente exceptionnelle qui réunit nombres d’artistes iconiques du XXème siècle. De Renoir à Mapplethorpe !

‘Get Art’, L’Enchère Événement

Dès le 28 mai et jusqu’au 11 juin, règles sanitaires obligent, la vente d’exception ‘Get Art’ se tiendra en ligne sur le site de Christie’s.
Une vente où le public ne peut certes enchérir physiquement, mais peut néanmoins acquérir nombre d’artistes iconiques du XXème siècle.

Joséphine Wanecq, la responsable de la vente, précise ainsi l’idée derrière l’enchère ‘Get Art’: « Ce fut une joie de mettre en place cette vente multi-catégories qui mêle différents départements de Christie’s. Après cette longue période de confinement, nous souhaitons faire notre ‘get out’ artistique et inviter les collectionneurs à saisir de belles opportunités pour s’entourer d’oeuvres d’artistes majeurs, aux estimations très attractives. »

Et il est vrai que les lots de l’enchère ‘Get Art’ concernent des artistes rarement vus aux enchères. On parle ici d’artistes clé de l’histoire de l’art qui ont, chacun à leur manière, chacun à leur époque, réinventé les codes de leur pratique.

La Couseuse, Pierre-Auguste Renoir

On retrouve ainsi La Couseuse de Renoir, une oeuvre phare de l’impressionnisme. Les sculptures alambiquées et éminemment voluptueuses de Nikki de Saint Phalle. California Nana ou Oiseau.

Nikki de Saint Phalle, California Nana

‘Get Art’ couvre ainsi une période allant de 1900 à aujourd’hui — de quoi présenter des oeuvres emblématiques des époques et des mouvements à la cote exponentielle.

Shedric, 1980

C’est ainsi que l’on voit des photos de Robert Mapplethorpe ou Nan Goldin, côtoyer une Table Bleue d’Yves Klein, des dessins de Jean Tinguely et Paul Delvaux… Des toiles d’Arman ou Hans Hartung aux côtés de la Chaise ‘Expansion signée César !

Une mise en perspective de la puissance artistique du siècle passée, encore plus explicite lorsque ces maîtres se retrouvent dans le même panier — un panier signé de l’expertise de Christie’s…

Une vente aux enchères à suivre donc du 28 mai et jusqu’au 11 juin 2020, sur le site de Christie’s.

La Mode Et Les Films Iconiques De La Gen X

Des films qui ont marqué leur époque mais surtout les esprits — une mine d’or culturelle et autant de films qui ont influencé la mode et les designers

Les Films Qu’Il Faut Avoir Vu

Ces films de la Gen X (né entre le milieu des années 60 et début des années 80) ont cela d’iconique qu’ils inspirent aujourd’hui encore les réalisateurs, la mode — son imaginaire et son imagerie.

Cités dans nombre de collections, ces films réalisés entre 1960 et 1990 ont une influence stylistique considérable. Les référencer entièrement ici serait mission impossible. Mais avoir les films en tête suffit à repérer sur les podiums passés ou à venir les tricks et gimmicks, les attitudes et les arrangements stylistiques directement inspirés de ces films.

Des bijoux culturels à voir pour comprendre l’imaginaire des designers de la Gen X. Des créatifs hautement inspirés par l’univers artistique de leur enfance…

Les Films A L’Epouvante Gothique

De ces films qui ont redéfinis les codes de l’horreur, nombre de designers se sont inspirés de leur ambiance mêlant épouvante, glamour ou érotisme… pour injecter une dose de subversion à leur collection ! Parfois, il s’agit aussi d’inspirer une ambiance au défilé.

On pense facilement à l’impact du film ‘Shinning’ sur la collection Moschino par Jeremy Scott, en 2019. Intitulée ‘Spooky Couture’, la collection Croisière tournait en version couture les jumelles du film de Kubrick.

Raf Simons pour Calvin Klein avait une fois encore pioché dans ces films d’épouvante les lignes et l’effet de ses vêtements pour le Printemps/Eté 2019. ‘Carrie’ de Brian De Palma et ‘Rosemary’s Baby’ de Polanski en tête !

D’autres designers comme Rodarte, Simone Rocha et Anna Sui puisent à loisir dans ce registre gothique l’essence de leur mode…

Psycho’, 1960, par Alfred Hitchcock

Rosemary’s Baby’, 1968, par Roman Polanski

Shinning’, 1980, de Stanley Kubrick

L’exorciste‘, 1973, de William Friedkin

Carrie’, 1976, Brian de Palma

‘The Elephant Man’, 1980, par David Lynch

Les Films Qui Ont Inspiré Tout Un Style

Qu’il s’agisse de remettre au goût du jour des pièces éternelles, comme la marinière dans ‘L’Effronté’ de Claude Miller. Qu’il s’agisse encore d’inspirer de nouvelle esthétiques comme l’a fait la trilogie ‘Mad Max’ — ces films ont, chacun à leur manière, provoqué une petite révolution dans le monde de la mode.

Des films comme ‘Le Parrain’ ou encore ‘La Fièvre du Samedi Soir’ ont érigé de nouvelles attitudes en épitomé de la Gen X. Des attitudes que l’on retrouve plus tard distillées ça et là dans les podiums dans grandes maisons. De Versace à Fendi, en passant par Gucci comme vu par Alessandro Michele… La flamboyance des années 80 est en effet souvent référencée.

On connait aussi l’influence assumée qu’a longtemps exercé le style du film ‘Blade Runner’ dans la mode de Raf Simons.

De même que ces univers science-fi et populaires concourent à faire de la mode de Nicolas Ghesquière un exemple du genre. Un designer de la Gen X qui a récemment fait de cette culture cinématographique la trame de sa campagne pour le Pre-Fall 2020. De faux livres de science-fiction qui ressemblent beaucoup aux affiches des films de l’époque !

Parmi les films qu’il faut ainsi avoir vu pour comprendre ces imaginaires très stylisés, on compte 14 chefs-d’oeuvre absolus:

‘Une femme est une femme’, 1961, Jean-Luc Godard

Orange Mécanique’, 1972, de Stanley Kubrick

Le Parrain‘,  1972 de Francis Ford Coppola, avec Marlon Brando, Al Pacino et James Caan

Taxi Driver’,1976, par Martin Scorsese

Annie Hall’, 1977, de Woody Allen

La Trilogie ‘Mad Max’, 1979, 1981, 1985

La Fièvre du samedi soir’, 1977, et ‘Grease’ , 1978, avec la vedette du style Gen X, John Travolta

Star Wars‘, 1977, George Lucas

Midnight express’, 1978 par Oliver Stone

La Boum’, 1980 avec Sophie Marceau par Claude Pinoteau

Blade Runner’, 1982, par Ridley Scott

L’effrontée’,1985, par Claude Miller

Working Girl‘, 1988 par Mike Nichols

Pretty Woman’, 1990, Garry Marshall

Slacker‘, 1990, par Richard Linklater

L’occasion de parfaire sa culture cinématographique, et de savourer nombre de ces films, érigés en oeuvres d’art dans des vêtements hautement créatifs !  

Les Films De la Gen Y, Et La Mode !

Ils sont nés entre 1982 et 1995. Les caractères esthétiques de la génération Y, communément appelée Millennial, ont beaucoup à voir avec les films iconiques de leur époque.

Les Films Iconiques De La Gen Y…

Chute du mur et de Berlin et fin de la Guerre Froide — la génération Y est plus connue pour être celle des ‘digital natives’.

Et parce que les films et la culture furent plus facilement accessibles à cette génération, les Millennials, peut être plus que leurs ainés, puisent dans les films, la musique et l’art une sorte de guideline esthétique.

Et il est évident, au vue des tendances de ces dernières années, que certains films ont eu un impact considérable sur le vestiaire actuel. C’est par exemple la chemise Hawaïenne et le bob, les fils rouges du très déjanté ‘Las Vegas Parano‘ de Terry Gilliam. Vu dernièrement sur le podium de Valentino, pour le Printemps/Eté 2020.

Ce sont encore les lunettes à la Matrix, présentes depuis de nombreuses saisons sur les podiums, de Louis Vuitton au très nihiliste Balenciaga par Demna Gvasalia. En parlant de Balenciaga, Demna Gvasalia semble trouver dans le K-Way (emblème de la génération Y) une pièce intéressante à revisiter chaque saison.

Que dire encore de la banane? Appendice porté à l’écran dans le film culte de cette génération bercée au hip-hop — La Haine , de Mathieu Kassovitz. De la même façon que le film Juice a contribué, lui, aux codes du streetwear. Avec Tupac en acteur… Absolument iconique !

… Expliquent Beaucoup L’Esthétique De Notre Epoque

Tony Montana, Elvira dans Scarface inspirent encore la disco-couture de leur flamboyance… Des cols démesurés sur costumes bien taillés, à rayures tennis.

Le mix-and-match de matières et de couleurs. Qu’il s’agisse de revisiter ce classique du vestiaire, comme chez Y-Project, ou de le révérer comme dans la collection Printemps/Eté 2020 de Louis Vuitton — l’impact d’un tel film est indéniable. Autant que le Pulp Fiction de Quentin Tarantino. Deux pépites du cinéma qui bercent toujours autant l’esthétique actuel!

Il en va de même pour Léon, de Luc Besson. Bonnet-pêcheur, mini-lunettes, long manteau en laine et un goût pour le noir et le minimalisme. Une silhouette que l’on retrouve encore cette saison sur les podiums… Au même titre que les looks savyy-grunge du film Trainspotting.

Combat-boots. Jean skinny. Maxi-lunettes aux verres teintés. Costumes et sneakers. Il y a beaucoup du Gucci d’Alessandro Michele dans le look de Spud. Et beaucoup d’Hedi Slimane dans la silhouette skinny de Renton. Beaucoup du film Reservoir Dogs, aussi !

Mais les films drôles ne sont pas en reste puisqu’un défilé comme celui que Jeremy Scott présenta à Milan pour Moschino en 2019. Il mettait en vedette une référence un brin comique. Sur le podium on voyait en effet des mannequins grimés en Jackie O. Mais version allien, le visage couvert d’un couleurs allant du violet au jaune et au bleu. De quoi penser immédiatement à un autre film clé de cette génération Y — The Mask, avec Jim Carrey.

Mieux encore, la déferlante lazywear des saisons passées, doit beaucoup à un film ayant érigé le laisser-aller en modèle — de vie et de style. The Big Lebowski, des frères Coen. Un film culte !

Les films cultes à avoir vu pour ainsi saisir les références contemporaines de la mode sont :

E.T., 1982, par Steven Spielberg

SOS Fantôme, 1984 par Ivan Reitman

Scarface, 1984, Brian De Palma

Paris Texas, 1984, Wim Wenders

Retour Vers Le Futur, 1985, Robert Zemeckis

Top Gun, 1986, Tony Scott

Edward Aux Mains d’Argent, 1991, Tim Burton

Juice, 1992, Ernest R. Dickerson

Reservoir Dogs, 1992, Quentin Tarantino

Pulp Fiction, 1993, Quentin Tarantino

Forrest Gump, 1994 par Robert Zemeckis

Léon, 1994, de Luc Besson

La Cité de la peur, 1994, de Alain Berbérian

The Mask, 1994, de Chuck et Charles Russell

La Haine, 1995, Mathieu Kassovitz

Mission: Impossible, 1996, Brian De Palma

Las Vegas Parano, 1998, Terry Gilliam

The Big Lebowski, 1998, Les Frères Coen

Matrix, 1999, Les Wachowski

Fight Club, 1999, de David Fincher

Les Films A Voir Pour Comprendre La Mode

Une liste des films iconiques pour cerner les subtilités des couturiers, de la haute couture, et la fantaisie du prêt-à-porter.

Les Biographies Cultes De La Mode

Si il existe une myriade de points de vue pour comprendre la mode, les plus intéressants sont ceux qui se fixent sur la figure des couturiers.

De véritables pépites qui, à leur manière, révèlent les dessous de la mode contemporaine. Parmi ces films cultes de la mode, la personnalité mystérieuse de Coco Chanel a fait l’objet de deux long métrages. Extrêmement bien ficelés.

Le premier de Jan Kounen, sorti en 2009, intitulé ‘Coco Chanel et Igor Stravinsky’ retrace l’image de Coco Chanel la mécène, mais aussi et surtout Chanel l’amoureuse. Anna Mouglalis parfaite dans le rôle de Coco, auréolée de secrets.

Amoureuse des arts et des artistes donc — Chanel contribua en effet à sauver le Sacre du printemps en injectant l’argent nécessaire à ses représentations. Le reste tient de la légende puisque, sans elle, le ballet aurait peut être était brûlé sur le bûcher de l’avant-garde. Goût fané d’une époque oblige.

Le second, sorti lui aussi en 2009, fut réalisé par Anne Fontaine. C’est ‘Coco Avant Chanel’, un film sur l’ascension d’une couturière partie de rien. Un film qui se concentre bien sur la révolution stylistique menée par Gabrielle Chanel. Allure simplifiée, petite robe noireet autres icônes de la mode moderne. Avec Audrey Tautou incarnant à merveille la mutine Coco, devenue l’impératrice de la mode Parisienne.

La Figure d’Yves Saint Laurent provoque la même fascination chez les réalisateurs. Puisque deux films sont sortis en 2014 — l’un de Bertrand Bonello avec Gaspard Ulliel, l’autre de Jalil Lespert avec Pierre Niney.

Ces films révèlent la personnalité trouble mais géniale d’Yves Saint Laurent. Lui qui n’hésitait pas à tirer de la vie nocturne l’énergie subversive indispensable à toute révolution esthétique. Dans la haute couture, comme dans le prêt-à-porter ! L’origine de la désinvolture du Smoking  ou celle de la see-through shirt est à chercher par là.

C’est ce que semble montrer le film biographie de Jalil Lespert ‘Yves Saint Laurent’. Un récit s’achevant sur le défilé de maître que fut la collection Ballets Russes de 1976.

Bertrand Bonello dans ‘Saint Laurent’ vise à explorer les aspects sombres et occultés de la personnalité du couturier. « Nous n’étions pas intéressés à montrer comment Yves Saint Laurent est devenu un génie. Nous voulions montrer ce que cela lui a coûté chaque jour d’être qui il était, et c’est pourquoi, au début du film, il est déjà une star. » Un film à voir pour comprendre la position de tout couturier dans le système de la mode !

En parlant de ce système souvent très délicat. Le film documentaire de Ian Bonhôte et Peter Ettedgui, ‘McQueen’, sorti en 2018, retrace la vision tellurique d’Alexander McQueen. Le film qu’il faut absolu avoir vu si l’on veut produire ou comprendre l’impact que peut avoir une collection et un défilé sur la mode.

Et justement, quel impact peut avoir la personnalité du designer sur la mode qu’il produit? Un pan de la création d’Olivier Rousteing est ainsi exploré dans le documentaire Wonder Boy.

Dans un autre registre, le documentaire consacré à la vision de Diana Vreeland, rédactrice en chef du Vogue Américain et Harper’s Bazaar, connue pour être la femme qui fit entrer la mode au musée…

Et toute la narration de Valentino se trouve décrite dans ce superbe documentaire par Matt Tyrnauer… ‘Valentino: The Last Emperor’ le titre parle de lui-même.

Ce documentaire offre une perspective inédite sur le travail et l’intérêt esthétique d’un magazine de mode. ‘The eye has to travel réalisé par Lisa Immordino Vreeland, Frédéric Tcheng, Bent-Jorgen Perlmutt est un chef d’oeuvre du genre.

Les Documentaires De Loïc Prigent

Nul besoin de présenter l’approche décomplexée et très drôle de Loïc Prigent sur la mode. Ces documentaires sont pourtant d’une précision rare — le suivre dans les coulisses de la préparation d’un défilé ou l’entendre retracer les décennies phares de la mode permet à quiconque de comprendre ce milieu.

A voir: ‘Le jour d’avant volume 1’: Sonia Rykiel. Jean Paul Gaultier. Proenza Schouler. Fendi.

Le jour d’avant, volume 2’ : Donatella Versace. Diane Von Fustenberg. Nina Ricci. Narciso Rodriguez. Jeremy Scott. Alexander Wang. Lanvin. Isabel Marant

Signé Chanel, 2005. ’Karl Lagerfeld se dessine’, 2013. Mais aussi ‘Le testament d’Alexander McQueen‘, 2015. Scandales de la mode, 2016. Qu’est-ce que la haute couture?, 2016. ‘Les dessins de Christian Dior’, 2018…

Ses projections sur La Mode Des Années 90. Un régal, bien savant !

Les Films De Mode Plus Réels Encore…

Le film évènement ‘The September Issue’, 2009, nous embarque littéralement au coeur de la rédaction du Vogue Américain, alors en préparation du numéro de Septembre — le plus important !

On y voit le travail des journalistes de mode, d’Anna Wintour et de son bras droit, la très inspirée Grace Coddington. De quoi comprendre la vie et le rythme d’un magazine de mode au plus haut.

Prêt a porter‘ de Robert Altman, 1994, est quant à lui un film qui joue sur l’idée des clichés prêtés au milieu de la mode dans les années 1990. En plein boom des Supermodels, le film joue sur le faux meurtre du président du syndicat du prêt-à-porter… Tourné en vrai pendant la semaine de la mode à Paris.

Un film où Marcello Mastroianni, Sophia Loren et Kim Bassinger côtoient Anouk Aimée, Rosy de Palma, Julia Roberts, Lauren Bacall, Björk, Cher, Naomi Campbell, Sonia Rykiel, Claudia Schiffer, Jean Paul Gaultier… Un micmac de figures de la mode et du cinéma !

Les Appareils Photos Iconiques

Si derrière nombre de photos cultes il y a un talent, les appareils photos, aussi, sont des objets iconiques. Leica, Canon, Nikon ou encore Hasselblad figurent au panthéon.

Les Nikon de Peter Lindbergh, Martin Parr ou Steve McCurry

C’est l’une des photos les plus iconiques de notre temps — Steve McCurry a shooté « Afghan Girl » 1982 avec son Nikon FM2. S’il est certain que son habileté a beaucoup joué à faire la photo parfaite, il est amusant de constater l’impact des appareils Nikon dans nombre de travaux photographiques, devenus cultes !

Il faut dire que la maison Nikon existe depuis 103 ans maintenant. Plus d’un siècle que le fabricant Japonais innove et accompagne l’oeil de photographes audacieux… A l’instar de Peter Lindbergh (1944-2019).

Le photographe de mode utilisait un Nikon 810. Ses portraits forts en réalisme sont devenus canoniques. Et pour cause: Peter Lindbergh a toujours refusé de retoucher ses images. Avec son Nikon 810, souvent en objectif 70-200 mm, il pouvait se permettre de retoucher les grains de ses photos pour en faire sortir de nouveaux canons de beauté.

Naomi Campbell pour Vogue Italia, en 1988. Kate Moss pour Harper’s Bazaar US, en 1994. Jeanne Moreau pour Vogue Italia en 2004. La mythique photo qui fit entrer le mannequinat dans l’ère des supermodels, en 1989, avec la Une du Vogue… C’est lui et son Nikon 810. Toujours en noir et blanc.

Peter Lindbergh s’est inspiré de l’approche documentaire de la photographie. Et c’est bien au photographe Martin Parr que l’on doit les plus adéquates. Photographe Britannique, il documente avec piquant et un fort oeil stylistique les travers risibles de notre époque.

Pour ses format 35mm, Martin Parr utilise un Nikon 60mm avec macro lens combiné à un SB29. Un corpus d’oeuvres très intéressant !

Hasselblad, Richard Avedon, la Lune et Abbey Road

Le fabricant Suédois peut en effet se targuer d’être le première appareil photo à être aller sur la Lune. Dès 1969, les appareils photo Hasselblad sont en effet utilisés par les astronautes de la NASA. Réputés pour leur qualité et leur légèreté, c’est à un Hasselblad 500 EL que l’on doit cette photo de l’astronaute William Anders… Baptisée « Earthrise ».

La couverture de l’album Abbey Road entrée dans la mémoire collective?  Un travail de Iain Macmillan, en 1969, fait avec un Hasselblad. Et ce n’est pas le seul travail mémorable rendu possible grâce à un Hasselblad.

Le mythique photographe de mode Richard Avedon (1923-2004) avait fait siens les Hasselblad 500cm et Hasselblad 150mm f/4 lens. Parmi ses photos iconiques qui ont marqué l’histoire de la mode, ‘Dovima et les éléphants’ (1955), vêtue en Dior pour Harper’s Bazaar. Les campagnes cultes et culottées pour Gianni Versace.

Ou encore les nombreux éditoriaux fait pour le Vogue Américain, avec la grandiose Veruschka. Un nombre incroyables de photos que l’on ne peut résumer ici…

Le Canon d’Helmut Newton

Un tel sujet sur les appareils photo iconiques ne pourrait être complet sans revenir sur l’œuvre colossale et révolutionnaire d’Helmut Newton (1920-2004). Ses nues ont marqué les esprits. Et c’est avec un simple appareil photo reflex Canon 35 mm avec tous les paramètres automatiques, et un simple flash accroché au sommet de son appareil qu’il les a pour la plupart réalisés.

A une époque où les photographes de mode visaient le grain fin, photographiant avec des appareils photo de moyen et grand format pour atteindre la perfection, Helmut Newton, lui, visait l’authentique.

« En photographie de rue – j’aime « le régler et l’oublier » en plaçant mon appareil photo en mode «P» (programme), où l’appareil photo choisit automatiquement l’ouverture et la vitesse d’obturation. J’ai réglé mon ISO élevé (1600–3200) pour m’assurer de ne pas avoir de flou dans mes photos. J’ai placé la mise au point automatique de mon appareil photo au centre. Et puis je shoot » résumait-il. Une prouesse de l’oubli rendu ainsi possible par un appareil performant donc, le reflex Canon 35 mm.

Le plus légendaire? Le Leica

Utilisé par Robert Capa durant ses reportages de guerre. Cette image ‘Mort d’un soldat républicain’ fut si parfaite, qu’elle a longtemps été décriée pour avoir été préparée. Montée de toute pièce. Robert Capa l’a évidemment shooté sur le vif.

Un Leica IIIA a été utilisé pour cette illustre photo de la libération, « V-J Day In Times Square » de Alfred Eisenstaedt, en 1945.

Il a servit à Henry Cartier Bresson pour capturer Paris la nuit dans le noir et blanc qu’on lui connait tous aujourd’hui. En 1960, le portrait de Che Guevara par Alberto Diaz Gutiérrez… Avec un Leica encore que Marc Riboud prend la photo qui va s’ériger en symbole universel du pacifisme… Une fleur contre les fusils, image magistrale d’une jeune fille de 17 ans, faisant face à des soldats devant le Pentagone. Une fleur à la main.

Le peintre de la Tour Eiffel, par Marc Riboud prise en 1953. Mohammed Ali immortalisé par Thomas Hoepker en 1966. La photo de Nick Ut prise en 1972 illustrant la barbarie de la guerre du Vietnam…

Brigitte Bardot sur le tournage de ‘Et Dieu Créa La Femme’, de Vadim, dans les années 60, par Edward Quinn. Le Leica est encore là.

Nombre des photographes ayant contribué à la réputation du magazine Life, avaient entre leur main un appareil photo Leica. Une icône légendaire qui, à l’instar des Canon, Nikon et Hasselblad, ont fait entrer des visions inédites, révolutionnaires, parfois choquantes mais toujours pertinentes, dans l’histoire de l’humanité.

La Chaîne d’Ancre Hermès

Motif iconique depuis métamorphosé en bracelet, bague, créoles et autres montres, la Chaîne d’Ancre signait au siècle dernier l’entrée d’Hermès dans la modernité.

Hermès Et La Normandie

A l’aube des années 40, le sellier Hermès est depuis longtemps connu et reconnu pour incarner la quintessence du chic et du raffinement, notamment en matière d’équipements sportif et de voyage.

Largement inspiré du milieu équestre , les pièces Hermès ne sont pas encore celles que l’on connait aujourd’hui. Mais voilà qu’en 1937, Robert Dumas, gendre du fils du fondateur Thierry Hermès, va faire entrer la maison dans la modernité. Et c’est lors d’un voyage sur les côtes Normandes que tout va commencer.

Hermès, on le sait, aime à reproduire dans ses lignes la pureté et l’élégance d’éléments souvent peu estimés.

Lorsque Robert Dumas repère la singularité et l’enchevêtrement des maillons de la chaîne reliant un bateau à son ancre, il se doute surement de l’impact d’une telle inspiration.

L’idée du mythique Bracelet Chaîne d’Ancre vient bel et bien de cet emmêlement aussi chic que complexe. Mais voilà, si Robert Dumas veut transmuer cette idée en bijou, aucun bijoutier de l’époque ne souhaite travailler à sa réalisation. Aucun n’est prêt à le suivre.

Il faut dire que Robert Dumas insiste pour que son bracelet soit conçu en argent… Alors que l’époque ne jure que par l’or et le platine. Finalement, c’est un certain Monsieur De Perçin qui accepte de travailler ce métal un brin folklorique pour son temps…

L’Icône Chaîne d’Ancre, Une Signature Hermès

En 1938 donc, le bracelet Chaîne d’Ancre est né. Bijou à l’équilibre naturel, à l’allure si chic et facile… La Chaîne d’Ancre ne tarde pas à devenir le bijou à posséder.

Et comme beaucoup d’icônes de la maison, Hermès aime les faire réapparaître là où l’on ne les attend pas.

On retrouve ainsi la Chaîne d’Ancre déclinée en motif. Ça et là, des lignes d’assiettes en porcelaine au garde-temps Nantucket… Imprimé sur le carré de soie…  Servant de motif de découpe à des sandales… Ce jeu de formes et de volumes embellit et magnifie nombre d’objets signés Hermès. D’ailleurs déposé en 1970, ce design est une signature appartenant à la seule maison !

En 2011, c’est à partir des maillons Chaîne d’Ancre qu’Henri d’Origny imagine la montre Hermès Cape Cod.

La même année, Pierre Hardy s’inspire du fermoir du bracelet Chaîne d’Ancre pour dessiner des boucles d’oreilles en suspension… D’or, d’argent, et pavé de diamants… Pierre Hardy travaille même toute une collection de haute joaillerie autour la Chaîne d’Ancre et ses maillons —  c’est pour lui « un point d’ancrage créatif permanent. » Parmi ces pièces, ce sac fait d’un total de 1.160 diamants, soit 33,94 carats.

 Oui, le motif est à la fois versatile et ultimement raffiné. Robert Dumas avait vu juste!

Au point que la Chaîne d’Ancre est plus actuelle que jamais. Aperçue sur un blouson homme de la collection Hermès Printemps/Eté 2018… Ou mise en vedette pour le Printemps/Eté 2020, autour d’un collier Chaîne d’Ancre d’inspiration punk… Le motif incarne bien l’esprit poétique et facétieux de la maison Hermès!

Les Selles Hermès

Travaillées depuis la fondation de la maison, les selles sont aujourd’hui encore fabriquées dans la pure tradition Hermès, toujours nichée au coeur du 24 Faubourg Saint-Honoré.

A l’Origine d’Hermès, L’Amour Du Cheval

Lorsque Thierry Hermès fonde sa maison en 1837, il ouvre en fait une boutique spécialisée dans la sellerie et l’harnachement des chevaux. L’époque est au transport équestre et, rapidement, Hermès passe maître en la matière.

Dès la seconde moitié du XIXe siècle, désormais installée au 24 rue du Faubourg Saint-Honoré, Hermès jouit d’une réputation sans faille — ayant remportée en 1867, la médaille première classe à l’exposition universelle de Paris… Forte d’un savoir-faire exceptionnelle, la maison réalise des selles parfaites car adaptées à tout types de chevaux et de cavaliers.

Ainsi, lorsque la voiture supplante le cheval, Hermès diversifie sa production, certes, mais jamais n’abandonnera le savoir-faire des selles. Et aujourd’hui encore, entre 400 et 500 selles sortent chaque année du 24 rue du Faubourg Saint-Honoré. C’est là que l’on trouve toujours les ateliers riches d’une expertise aussi luxueuse qu’efficace.

« Notre premier client, c’est le cheval; le deuxième, le cavalier » déclarait justement Jean-Louis Dumas. Car si le cheval n’est plus si commun, la maison puise dans ses racines des codes esthétiques promptes à inspirer son logo ou son mythique carrée… Mais aussi et surtout, Hermès puise dans ses archives les techniques idéales pour innover en matière de selles.

Et dans ce domaine, les registres d’Hermès tracent toutes les selles produites depuis 1909 — chacune d’entre elles est numérotée.

Le Design Des Selles Hermès

Minimaliste et performant. Comme le formule Laurent Goblet, maître-sellier chez Hermès depuis plus de 40 ans, et responsable du développement Equitation: « Je ne suis pas sellier pour faire des pièces de musée ! Mon métier, c’est de produire des selles adaptées aux besoins des cavaliers avec des matériaux, des technologies qui permettent de répondre aux mieux à leurs attentes. »

Au coeur des créations Hermès depuis ses origines, le métier de sellier revêt en effet une importance considérable dans la réalisation de pièces d’exception. Parmi celles-ci, les selles Hermès tiennent le haut du pavé.

Le temps et la passion investis dans les recherches et le développement sur l’ergonomie des selles ont en effet conduit Hermès à non seulement améliorer le confort du cheval et celui du cavalier, mais aussi à proposer des selles modulaires,  simple à faire évoluer.
Dans les ateliers du 24 Faubourg Saint-Honoré travaille chaque jour un petit groupe de 7 artisans. Et chacun de ses talents se compilent pour aboutir à la confection de selles exemplaires — façonnant tour à tour les sanglons, olives, troussequins, ou faux-quartiers, tous taillés dans les merveilleux cuirs de la maison Hermès. 

« Au début on apprend à travailler avec les outils, puis après on a le droit de rêver, on a le droit de réinventer, de transformer » — Laurent Goblet a ainsi initié la selle Talaris, en 2010.

Les Selles Du Catalogue d’Hermès

Au catalogue Hermès, on dénombre une dizaine de selles. Trois pour l’obstacle: les selles Cavale, Allegro et Steinkraus. Une selle mixte nommée Oxer ; une autre d’extérieur, la Senlis. Une selle de cross, une autre de polo. Et deux encore pour le dressage les Corlandus et la selle Arpège. Et la Talaris.

Quand d’autres maisons du luxe fondent leur succès sur le marketing, Hermès préfère cultiver l’excellence — et c’est dans un produit aussi performant que la selle que l’on lit cette quête.

Ainsi en 2010, Laurent Goblet imagine la selle Talaris. « Ce squelette de bois et d’acier empêchait toute évolution. Nous avons cherché comment tirer parti des nouveaux matériaux pour proposer une selle offrant de meilleures sensations au cavalier et au cheval » explique-t-il.

Rigide mais souple, solide mais fine, la Talaris offre la légèreté idéale pour l’obstacle. Conçue autour d’un arçon en carbone et titane, son siège sans coutures et ses panneaux à mousse injectée permettent en fait une excellente répartition de l’effort sur le dos du cheval.

En 2013, c’est au tour de la selle Hermès Cavale de voir le jour. Les selles se suivent et ne se ressemblent pas.

La selle Steinkraus, plate et conçue pour la monte en équilibre, s’adresse aux cavaliers de saut d’obstacles et de hunter. Réalisée pour une équitation sportive, sobre et naturelle.

L’Oxer est, elle, une selle sportive. Imaginée pour les cavaliers qui pratiquent plusieurs disciplines avec une dominante obstacle, elle est taillée autour d’un d’un arçon semi-creux — pour retrouver instantanément l’équilibre.

Mise au point avec Margit Otto-Crépin, championne de dressage, la selle Corlandus est dédiée à la pratique du dressage de haut niveau. Elle offre au cavalier de percevoir avec précision les attitudes du cheval.

Toutes ces selles sont évidemment estampillés du luxe discret et de la beauté dont jouissent les pièces Hermès… Elles sont en soi de véritables oeuvres d’art qui, bien que conçues pour être fonctionnelles, porte haut l’art d’atteler.

Le Co-Branding Par Hermès, Une Leçon De Luxe

La maison Parisienne est passée maître dans l’art des collaborations surprenantes — de l’automobile à l’univers de la technologie, Hermès estampe son savoir faire sur des pièces incroyablement luxueuses car parfaites.

Hermès Et L’Automobile

On le sait, la maison Hermès a forgé ses valeurs dans la confection hautement technique et luxueuse d’articles d’équitation. A l’heure où le cheval constituait le principal moyen de locomotion, Hermès a fait du travail simple et efficace de la belle matière le fer de lance de son activité. Le cheval, depuis devenu l’emblème de la maison (a assuré tout au long du siècle suivant la transmission de ce savoir faire hors norme.

Ainsi lorsque, dans les années 20, la voiture supplante définitivement le cheval, la maison Hermès adapte, avec l’aisance qu’on lui reconnait, le travail des belles matières aux nouveaux besoins de l’époque.

Dès les années vingt donc, Hermès habille les sièges et fauteuils automobiles, assure la confection des indispensables aux automobilistes. Valises, gants, foulards, casquettes, et autres nécessaires de voyage…

A l’instar du bon mot de Jean-Louis Dumas (1938-2010), président de la maison durant trente ans – « Notre premier client, c’est le cheval ; le deuxième, le cavalier » – est ainsi venu s’ajouter l’automobiliste.

Mais chez Hermès, le savoir faire est doublé d’une audace qui force à s’ouvrir à bon nombre d’univers. Tant qu’ils sont en accord avec la vision d’Hermès, le co-branding est envisageable.

D’ailleurs, Pierre-Alexis Dumas, vice-président en charge de la direction artistique d’Hermès, l’a un jour clarifié: « Chez Hermès, nous nous efforçons de proposer à nos clients des objets élégants, créatifs et fonctionnels pour leur vie quotidienne. »

Hermès Et Les Voitures d’Exception

Forte de cette vision, Hermès a ainsi collaboré avec les constructeurs automobiles les plus doués. En 2008, la maison symbole de l’élégance à la Française collabore à produire l’édition spéciale d’une autre icône Française. La Citroën 2 CV.

A l’occasion de son 60ème anniversaire, Hermès a ainsi présenté gracieusement une version Citroën 2 CV signée de son luxe simple et décontracté. A l’intérieur, l’installation et la finition en cuir et toile distillent tous les codes Hermès — ses matières de prédilection, ses couleurs phareset sa sophistication.

La même année, c’est la série limitée Smart Toile-H qui célèbre là encore les dix ans du lancement de la citadine. Un modèle luxe où une quarantaine de pièces seulement jouissent d’un cuir et d’une toile d’Hermès signés du H.

Hermès fait plus — en 2008, c’est la Bugatti Veyron Fbg par Hermès qui casse les codes de l’automobile. Extrêmement raffiné, le modèle transcrit dans une vision 21ème siècle les exigences techniques et esthétiques partagées Ettore Bugatti et Émile Hermès.

Les artisans d’art Hermès ont collaboré avec le designer Gabriele Pezzini pour magnifié l’icône Veyron — on y lit les tics stylistiques d’Hermès, à l’instar du point sellier qui vient se dessiner sur les ouïes d’aération situées au niveau de la garniture de jante.

Une perfection très spéciale limitée à quatre exemplaires.

C’est cette voiture qui, en 2020, inspire le collectionneur Monsieur Khoshbin pour la réalisation de sa Bugatti x Hermès Chiron.

En collaboration avec Hermès, la voiture la plus puissante signée Bugatti rencontre le summum du raffinement. Au coeur de cette création, l’intérieur se pare de portières tapissées d’un imprimé équestre en laine et cachemire… Référence aux matières clés d’Hermès.

Hermès Et Apple, Rencontre Avec La Technologie

 C’est en 2015 que le géant de la tech’ approche Hermès dans l’idée de réaliser un modèle exclusif de l’Apple Watch. Ainsi s’est donc passée la rencontre entre le garant du luxe à la Française et le maître de l’innovation — le résultat?

L’Apple Watch Hermès, l’aboutissement d’une vision originale. Sublime et fonctionnelle, la montre reprend le design d’une autre icône Hermès, la Double Tour.

Ses bracelets taillés à la main par la précision extrême des artisans Hermès, le cadran dessiné par les ingénieurs Apple en Californie — l’Apple Watch Hermès est enfermée dans un emballage reprenant la mythique couleur orange de la maison.

Réitérée depuis, notamment en 2017, avec une montre en hommage aux lignes de la montre Hermès Carrick, imaginée par Henri d’Origny en 1993, la collaboration aboutie en 2019 à l’Apple Watch Hermès Séries 5.

Une pièce d’horlogerie imaginée, cette fois, dans une déferlante de nouveaux boîtiers, qui constitue une ode à l’héritage d’Hermès.  Chacun reprend en effet le dessin du carré Della Cavalleria… En simple ou double tour, les garde-temps démontrent la facilité avec laquelle le luxe Hermès embrasse nombre de références.

Cela, sans même mentionner ici la ribambelle de talents et de visions géniales ayant aboutit à la naissance de Carré incroyablement créatifs…

Le Lion Et Le Chiffre 5, La Symbolique Chanel

Pourquoi le mythique parfum N°5 fut ainsi nommé? Pourquoi le lion est ainsi présent dans nombre des créations Chanel? Les icônes de la maison de Coco distillent en réalité une symbolique liée à la célèbre couturière.

Le Lion Chanel, L’Animal Totem De Coco

Coco Chanel a très vite fait du lion la griffe même du 31 de la rue Cambon. Si le lion est une majesté, un animal fort et sauvage, Gabrielle a su l’apprivoiser. Coco Chanel aimait en fait à dire  : «  Je suis lion et comme lui je sors mes griffes pour éviter qu’on me fasse mal (…) mais croyez moi, je souffre plus de griffer que d’être griffée. »

Véritable animal-totem de Mademoiselle, le lion s’est lié pour toujours à l’imaginaire de la maison Chanel, un jour de l’année 1920. A Venise, cette année là, après la mort de son grand amour Boy Capel, Chanel se rend en Italie en compagnie d’un couple d’amis. Lasse et chagrinée, elle voit alors le lion surgir plus majestueux que jamais. Le gardien de sur la cité des Doges vient de lui faire comprendre le lien qui les unis.

C’est Boy Capel qui l’a initié à l’ésotérisme; c’est sa mort qui l’a conduite vers à Venise; c’est ici qu’elle découvre la puissance du lion de Saint Marc. Dès lors, le lion sera célébré, révéré, honoré sur des colliers, des broches, des boucles d’oreilles aussi somptueux que l’animal.

Coco Chanel le fait graver sur les boutons de ses tailleurs de tweed. Il est décliné sur nombre de ceintures et fermoirs de sac… Elle le laisse envahir son univers, jusqu’à prendre une grande part dans la décoration de son appartement du 31 de la rue Cambon. Trônant sur une table, il est là, conquérant, la patte posée sur une perle

Karl Lagerfeld En A Fait Un Langage

Fidèle aux symboles de Coco, Karl Lagerfeld avait fait du lion une grammaire à part entière. A l’instar du double C , le lion est devenu le prétexte à toutes les somptuosités, autant joaillières que lors de défilés hors normes.

C’est lui qui accompagne le set de la collection Automne/Hiver 2010 — là encore magistral, la patte posée sur une perle. Lui encore qui, en 2013, est le fil conducteur de la collection ‘Sous le Signe du Lion’… Une ode de 58 pièces aux savoir-faire exceptionnels de la joaillerie Chanel.

Un grigri qui accompagne même Chanel dans sa dernière demeure puisque 5 têtes de lions sont sculptée au dessus de sa tombe. Ce qui rappelle, d’ailleurs, une autre symbolique chère à Coco.

Le Chiffre 5, La Numérologie Chanel

« Je présente ma collection de robes le 5 du mois de mai, le cinquième mois de l’année, nous lui laisserons donc le numéro qu’il porte et ce numéro 5 lui portera bonheur. » Cette phrase, c’est Coco elle-même qui la prononce lorsqu’elle doit choisir le nom de son premier parfum. Composé par Ernest Beaux, en 1921, le N°5 est ainsi nommé en référence au numéro d’échantillon qu’il porte. Certes.

Mais, fait du hasard, c’est aussi le chiffre que Coco Chanel affectionne tout particulièrement, et ce, depuis son enfance. Au pensionnat d’Aubazine, la jeune Gabrielle Chanel est très attentive à ce qui l’entoure — là, le chiffre 5 gravé dans la mosaïque marque son esprit à jamais. Chanel pensera toute sa vie que le 5 est un bon chiffre, son chiffre.

Le N°5 peut alors se comprendre comme ce catalyseur… Coco aimait d’ailleurs qu’il annonce sa venue; voilà pourquoi elle faisait vaporiser l’escalier de son atelier. Voilà aussi pourquoi, sans doute, dans son appartement du 31 de la rue Cambon, trône encore un lustre en cristal de roche, dont les girandoles forment des numéros 5…