Il y a des années où Noël ressemble à un rituel trop déjà vu, trop préemballé. Et puis il y a 2025 — l’année où Kartell rappelle que la surprise peut encore venir d’un matériau, d’une couleur, d’un geste technologique. Noël devient un terrain de jeu pour les designers qui ont façonné notre imaginaire, et pour ceux qui continuent de le reprogrammer. Pas de tendance lisse, pas de minimalisme fade : Kartell propose une vision où l’objet-cadeau devient une pièce d’histoire, de recherche, de pop-culture ou d’architecture portable. Un présent qui raconte quelque chose, et pas seulement quelque chose qui se présente bien.
Le Noël Kartell 2025 : Les objets qui donnent au cadeau un sens
Tout commence avec la réédition de la KD28 de Joe Colombo : une lampe-outil née en 1964, pensée comme une projection d’habitat futuriste. La revoir aujourd’hui, en version 2025, c’est constater à quel point Colombo était déjà en avance. Elle incarne le retour d’une modernité optimiste, presque spatiale, parfaitement alignée avec l’idée que Noël est aussi une question de lumière.

Autre lumière, autre histoire : les Componibili, icône absolue d’Anna Castelli Ferrieri, reviennent dans une gamme de couleurs 2025 qui remet le design familial au cœur du contemporain. Impossible de ne pas y voir une continuité affective : la petite-fille, Lorenza Luti, portant l’héritage de sa grand-mère dans un Kartell qui réactive la pièce sans jamais la trahir. Une transmission moderniste, teintée d’une douceur chromatique nouvelle.

Dans un registre plus intime, Battery de Ferruccio Laviani adopte elle aussi de nouvelles couleurs. La lampe nomade, déjà culte, devient presque un bijou de table, une micro-lanterne à l’esthétique précieuse, parfaite pour les repas de décembre qui durent plus longtemps que prévu.

La fête continue dans un autre geste, plus modulaire, avec le porte-bouteille Infinity de Ron Arad. Rien de nouveau, certes, mais ce point est justement ce qui le rend si “actuel”. Sa forme serpentine, presque algorithmique, absorbe la notion même de célébration : un objet du début des années 2000 qui retrouve sa pertinence dans l’hyper-présent.

Vient ensuite Tea Time de Philippe Starck, premier objet de la maison en PMMA recyclé. Un plateau, oui — mais un plateau qui marque surtout une prouesse technologique. La circularité appliquée à un objet si simple qu’il en devient une déclaration. Le cadeau pour ceux qui savent regarder le futur sans lever la voix.

Dans l’éternelle famille Kartell, Ettore Sottsass continue d’imposer ses volumes : Pilastro, Colonna et Calice composent une trilogie Memphis qui ne faiblit jamais. Pas de nouveauté, et pourtant l’évidence demeure : ces objets-colonnes sont faits pour tenir ensemble les intérieurs de décembre.
Pour un esprit plus scintillant, la lampe Planet de Tokujin Yoshioka reste l’objet le plus “boule de Noël” que Kartell ait jamais produit. Ses facettes internes réfractent la lumière avec une précision presque joaillière. Un effet diamanté qui suffit, à lui seul, à définir une ambiance.
Starck fait un second retour avec Goodnight, la lampe-bougie revisitée en version abat-jour. L’objet qui remplace le chandelier classique — la tradition transformée en LED minimaliste. Noël vu à travers le prisme d’un futur calme, stylisé, presque monacal.
Pour ceux qui aiment offrir de l’icône pop-culture avec un twist, le Toy Or de Moschino par Jeremy Scott reste un cadeau parfait. Le teddybear en version gold n’est pas nouveau, mais il a cette qualité rare : être immédiatement Noël, immédiatement objet, immédiatement statement.

Enfin, la grande nouveauté 2025 : La Coupole de Fabio Novembre, inspirée de la cathédrale de Florence. Une pièce qui condense un fragment d’architecture Renaissance dans un objet domestique. C’est monumental, précis, et totalement inattendu. Le genre de cadeau qui transforme un intérieur en chapitre d’histoire de l’art.

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