Le Saddle, Le Diorama Et Le Lady Dior Se Parent De Noir

Les icônes de la maison Dior se trempent d’une teinte dramatique — un fini noir ultra mat éminemment chic!

Chez Dior, on poursuit le dialogue entre héritage et esprit de nouveauté. Cette fois, ce sont les sacs iconiques de la maison qui se parent d’un fini inédit — si noir, si mat, si fascinant! Le Lady Dior, d’abord. Pièce changée en it absolu au bras de la Princesse Diana lors de sa visite en France de 1995, le voici qui se pare d’un noir captivant — ses lignes graphiques, son porté couture, ses surpiqûres cannage bref, les codes chers à Monsieur trouvent dans ce fini noir ultra mat une résonance toute Hitchcockienne. Tellement glamour, façon Marlène Dietrich dans le Grand Alibi, pour lequel Christian Dior réalisait les costumes…

Le Saddle ensuite. Inspiré à John Galliano par le monde équestre en 1999, il fut l’icône de toute une génération. Dans ce fini, le voici qui semble purement atemporel! Vient ensuite le sac Diorama… Lui qui captive depuis le Printemps/Eté 2015 avec son mélange des genres trouve ici une allure radicalement contemporaine. Trois icônes Dior ainsi sublimées. Réinventées. Tout simplement uniques!

Le Serti Van Cleef & Arpels

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L’histoire Van Cleef & Arpels s’amorce lorsqu’en Juin 1895, Estelle Arpels, fille d’un négociant en pierres précieuses, épouse Alfred Van Cleef, fils de lapidaire. A eux deux ils fondent, au 22 Place Vendôme, la maison qui portera leurs noms aux confins des rêves joailliers. Et l’une de leurs plus grandes révolutions techniques figure encore aujourd’hui au summum des techniques joaillières —  la technique du Serti Mystérieux. Brevetée en 1933, le procédé consiste à sertir des pierres éminemment précieuses sans qu’aucune griffe de métal ne vienne perturber l’oeil de cette présente. 

Complexe, la technique du Serti Mystérieux inventée par Van Cleef & Arpels nécessite un tel niveau d’expertise qu’elle n’est maîtrisée que par une poignet de maîtres joailliers — on les appelle les ‘Mains d’or’. « Certains n’y arrivent jamais. On doit être beaucoup plus rigoureux que dans la joaillerie classique. Il faut un oeil, un équilibre, une perfection dans le calibrage des montures » raconte M. Marino, trente-quatre ans de métier. Plus de 200 heures de travail sont nécessaire à la réalisation d’un solitaire; chaque pierre facettée est insérée dans une fine résille d’or épaisse de moins de deux dixièmes de millimètres… Le secret? Des rails en or! C’est dans ce circuit quelque peu pré-établi que les pierres viennent, une à une, s’ajuster et se compléter dans une orchestration savante ne laissant nulle place à la chance. 

Rubis, émeraudes ou saphirs composent ici un opéra somptueux à l’éclat velouté! Mais, à l’instar des choses les plus époustouflantes, la maison ne peut réaliser que quelques pièces chaque année. En 1937, Marlène Dietrich, ambassadrice de la maison, commande le bracelet Jarretière — une monture en Sertie Mystérieux faite de rubis et de platine. 1967, c’est Maria Callas qui fait l’acquisition du clip Fleur serti de rubis. Les pièces Serti Mystérieux de Van Cleef & Arpels donnent toutes une impression quasi-irréelle de surface étincelante; l’impression que la pierre flotte littéralement autour du poignet ou du doigt de l’élégante qui l’arbore… comme déposer sur un écrin précieux. La perfection, et rien d’autre. 

 

La technique du Serti de Van Cleef & Arpels, quelques dates clés

2015 : Les créateurs réalisent le clip fée Ailes Mystérieuses en serti.

2015 : Les créateurs réalisent la bague Coquillage Mystérieux en serti.

2013 : La chaîne youtube de la maison publie un documentairesur la technique du serti et ses Mains d’Or.

2012 : Les créateurs réalisent le collier Trèfles Mystérieux en serti. 

2011 : La maison réalise l’exposition Set in Styleau musée Cooper-Hewitt à New York.

2010 : La collection de Haute Joaillerie Les Voyages Extraordinairesest réalisée. 

2010 : Les créateurs réalisent le clip Perroquet Mystérieux en serti.

2010 : les créateurs réalisent la bague Montgolfière Mystérieuseen serti. 

2009 : La collection California Rêverieest réalisée.

2009 : La maison réalise une exposition « The Spirit of Beauty » à Tokyo où elle présente ses plus belles pièces réalisées avec la méthode du Serti.

2008 : La collection de Haute Joaillerie les Jardinssort.

2007 : La collection de Haute Joaillerie l’Atlantidesort.

2006 : La collection de Haute Joaillerie Trésors Révélésmet en valeur la technique du serti comme avec le clip Feuille Mystérieuse.

2004 : La collection Couturerend hommage au savoir-faire des Mains d’Or de la maison et donc à leur technique d’exception comme le Serti Mystérieux.

2000 : Pour célébrer le millénaire, la maison créé le Clip du Millénaire.

1994 : Lors de la cérémonie des Academy Awards, Sharon Stone porte la broche Dagronfly faite en Serti Mystérieux. 

1992 : Van Cleef & Arpels est présente à la première exposition au Musée de la Mode et du Costumeau Palais Galliera à Paris, expose plusieurs pièces en serti, dont la parure Galliera réalisée pour l’occasion. 

1990 : La maison dépose une nouvelle technique pour pouvoir monter le serti sur des plus petites pièces.

1972 : La maison réalise la broche Walska : une monture de la forme d’un oiseau portant un diamant jaune,  serti d’émeraudes et de saphirs.

1967 Maria Callasfait l’acquisition du clip Fleur serti de rubis.

1965 : La maison réalise le collier serti de son saphir « Blue Princess ».

1955 : La broche Dragonfly, faite en Serti est réalisée. 

1950 : La maison réalise une parurepour la Maharani de Baroda comprenant un collier composé de 13 émeraudes de Colombie taille poire, pour un poids total de 154 carats, chacune suspendue à un motif en fleur de lotus serti d’un pavage de diamants.

1944 : L’héritière Barbara Huttoncommande la broche Fée Spirit of Beauty, sertie de diamants, d’émeraudes et de rubis.

1943 : Le premier clip Ballerineen serti est réalisé.

1942 : Les joailliers réalisent les premiers clips sertis de pierres précieuses, en forme d’oiseaux, avec le clip Oiseau de Paradis.

1941 : Le clip Danseuse Espagnoleen serti est réalisé.

1940 : Le premier clip Féeen serti est réalisé.

1940 : Les joailliers de la maison réalisent les premiers clips Ballerine et Fée, dont les tenues sont serties de pierres précieuses.

1937 : Les créateurs réalisent le clip Pivoineen serti.

1937 Marlène Dietrich, ambassadrice de la maison, commande le bracelet Jarretière, dont la monture est sertie de rubis et de platine.

1935 : Les joailliers réalisent également le modèle de la montre Cadenasconstituée de pierres montées en Serti et le déposent.

1935 : Les joailliers de Van Cleef & Arpels réalisent un nouveau modèle iconique,  le bracelet Ludo Hexagone, dont les pierres sont montées en Serti étoilé. 

1936 : La maison perfectionne sa techniquepour l’adapter au style de ses créations.

1933 : La maison brevettela technique du Serti Mystérieux.

Les Indémodables Tropéziennes

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L’idée vint à l’imagination de Domique Rondini, bottier toscan venu ouvrir un atelier de cordonnerie dans la cité du bailli de Suffren, dans le village de Saint-Tropez. Nous sommes en 1927 et au début de la décennie, un homme – Monsieur Robert, a remis à la mode la spartiate, cette « sandale grecque » dont il a copié l’allure et les mesures sur une antique statue. Il la nommeTropézienne. Entièrement plate, toute de cuir, sobre, souple et robuste, la sandale est faite pour résister à l’eau et au sel. Ainsi en 1927, Rondini ouvrit son atelier et une boutique de sandales pour y fabriquer pièce par pièce sa tropézienne – c’est aujourd’hui toujours la seule boutique.

Aujourd’hui tout se passe encore comme hier : c’est dans l’atelier, situé dans l’arrière boutique, que la famille Rondini pense et produit ses tropéziennes. La sandale originelle n’a pas de boucle sur l’arrière, et ce afin de ne pas « gâcher la ligne ». Au fil des générations, la maison Rondini a élargi son offre à une trentaine de modèles. Ils restent des artisans, loin du tumulte créatif des businessmen. Dans les premiers temps, Domique Rondini ne présente à la vente qu’un unique modèle, fait à la main. Il attire l’oeil de Colette et celui de Marlène Dietrich. De ce cuir naturel se dégage comme un chic décontracté et libre. Une french touch, faite à partir de cuirs français tannés à l’écorce de chêne.

En 1933, une autre marque prend ses marques à Saint-Tropez et tombe sous le charme de la tropézienne : K. Jacques stylise alors la sandale. Les deux maisons ne sont pas pour autant rivales : la famille Keklikian collabore avec Karl Lagerfeld, Isabel Marant ou encore Vanessa Bruno, parfois avec réticence, optant pour un ancrage mode et tendance, tandis que la famille Rondini préfère s’inscrire dans la tradition. Il faut d’ailleurs attendre le fils de Dominique Rondini – Serge – pour voir s’agrandir la gamme : les lignes se travaillent alors à mesure que les Indes, l’Egypte, le Sahara et Capri les inspirent. Tandis que K. Jacques est plébiscité dans les années 30 par des artistes, des personnalités et des politiques, pour ces 20 à 30 modèles annuels, la famille Keklikian poursuit sa découverte de nouvelles couleurs, l’usage d’autres matières comme le veau ou le python ; tout en même temps qu’elle prend soin de garder l’essence fonctionnelle de la sandale. Et c’est dans ce style épuré où l’on trouve le secret de longévité de la simplissime chaussure. Vues aux pieds de Kate Moss ou d’Inès de la Fressange, une chose est certaine : il y aura toujours des tropéziennes.

Le Beverly Hills Hotel

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Le Beverly Hills Hotel illumine, abrite et enflamme le tout Hollywood depuis plus d’un siècle. Il fut imaginé comme un palais : une architecture démesurée de 5 000 m² initiée par Elmer Grey, en 1911 ; un habillage de jardins tropicaux et de fleurs exotiques – créations du paysagiste Wilbur David Cook’s… L’hôtel ne tarde pas à attirer les esthètes de la planète. Affectueusement surnommé « Pink Palace » (référence à ses tonalités de rose et de vert) la ville de Beverly Hills a littéralement migré ses mondanités pour l’enceinte de ces murs colorés. En son sein aussi, le premier studio hollywoodien d’Al Christie. Le Beverly Hills Hotel est un véritable mythe qui sous son toit vit passer Charlie Chaplin, Sharon Stone ou encore Brad Pitt.

Et l’attrait de l’hôtel auprès des célébrités ne se démord pas. Elizabeth Taylor a séjourné dans l’un des bungalows, tandis que son père disposait de la galerie d’art du Pink Palace. Dans les années 40, à cause, grâce ou en l’honneur de Will Roger et Spencer Tracy, qui pratiquaient le Polo et aimaient à arroser leurs victoires au restaurant de l’hôtel, le nom The polo Lounge fut préféré à celui d’ El Jardin Restaurant. C’est d’ailleurs au sein de ce même restaurant que s’opèra une grande révolution : Marlène Dietrich le fréquentant à l’époque, en changea les habitudes le jour où elle apparut en pantalon – dress code jusqu’alors interdit aux femmes. La piscine et le Cabana Club entrent dans la légende en 1956 pour le film La Femme modèle, servant de décor au tournage d’une scène entre Gregory Peck et Lauren Bacall, dans le film de Vincente Minnelli. À la fin de la décennie, l’hôtel est définitivement sacré quand Marilyn Monroe et Yves Montand y séjournent durant le tournage du film Le Milliardaire. Le groupe The Eagles ira jusqu’à choisir un cliché du Beverly Hills pour leur album Hotel California en 1976…

Le Costume Armani

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C’est en s’attaquant au costume rigide des hommes des années 60, que la légende italienne s’est écrite. Partant d’un constat, le fait est que l’homme reste corseté dans ce carcan du monde du travail que la mode pénètrait difficilement. En épousant le corps, en déstructurant la veste et en supprimant tout ornement superflu, Giorgio Armani libère l’homme de la contrainte d’un vêtement qui ne lui seyait pas. Sa sensualité devient le symbole d’ascension et de réussite. Porter une veste chiffonnée Armani ne vous propulsait pas au sommet mais assurait la parfaite adéquation entre esprit et élégance. C’est ce que le créateur a tenté de traduire dans les costumes réalisés pour Leonardo Dicaprio dans le Loup de Wall Street. La puissance comme la déchéance ; la nervosité comme la concentration s’y projette de façon spectaculaire, tout cela habillé d’un costume inconventionnel pour un excès absolu.
Les années 80/90, période de prospérité économique internationale, ne voit pas que les hommes se lancer à la conquête du pouvoir financier. De fait, cette coupe informelle et révolutionnaire ne tarda pas à s’appliquer au vestiaire de la femme, alors en quête de pouvoir et d’ambition. Presque simultanément à la collection homme, Giorgio Armani entend donner un rôle prépondérant aux femmes. Il leur donne le textile masculin, une même coupe simple et souple tout en gardant cette autorité masculine que confère le costume Armani. Loin du tailleur classique français, ce dernier s’inspire du power dressing new yorkais et incarne un caractère androgyne à la Marlene Dietrich, c’est-à-dire une féminité envoûtante à laquelle s’attache la puissance masculine de l’assurance. Véritable institution des codes du business, le costume Armani ne cesse d’inspirer et se mue en une fragrance aux notes boisées et épicées de sorte que les effluves amènent elles aussi à l’image d’un nouveau pouvoir masculin. L’Eau d’Arômes, troisième opus de la Maison après l’Eau pour Homme et l’Eau de Nuit entend bien donner à l’homme l’omniscience Armani.