La Ceinture, Accessoire Iconique de Balmain

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Pierre Balmain s’est formé pour être architecte en suivant des études à Paris – ses dessins, ses robes, la mode, relevaient alors d’un passe-temps, d’un loisir qu’il aimait à pratiquer. Les deux disciplines étaient ainsi souvent liées dans ces travaux – dans ses dessins se lit l’esprit d’un architecte cherchant la parfaite composition autour d’un corps. Les robes de ses débuts apparaissent ainsi très cintrées, donnant plus de féminité à la ligne et, très vite se distingue un accessoire clé dans cette équation tant recherchée : la ceinture. Dans ce contexte d’après-guerre, la ceinture symbolise plus qu’une taille marquée – elle était pour Pierre Balmain l’accessoire censé démontrer que la femme avait évolué, que son statut la menait aujourd’hui à être aussi puissante que les hommes. Et puis, le couturier aimait aussi “les bonnes carrures” et, le fait de cintrer les tenues ou mettre des ceintures était un moyen de souligner les courbes d’une femme. C’est en 1952, autour de la collection Jolie Madame qu’apparaît ainsi pour la première fois la ceinture sur le podium Balmain. Depuis, ses prédécesseurs n’ont cessé de jouer de l’accessoire pour confectionner ce qui est aujourd’hui la silhouette phare de la maison.

La ceinture est une constante depuis plusieurs saisons – chez Balmain, la taille est toujours aussi fine, comme étranglée dans de large ceintures, créant des courbes voluptueuses. Lorsqu’il prend la direction artistique de la maison en 2011, Olivier Rousteing renoue avec l’héritage de Pierre Balmain – en réinterprétant les codes, il renouvèle toutefois l’esthétique de la mythique enseigne de la rue François Ier. Glamour et over sexy, Olivier Rousteing propulse la ceinture au rang de tendance incontournable. Son mantra est clair : mettre la femme en valeur. Cette nouvelle femme Balmain qui puise sa force dans des ceintures ultra-luxueuses est conquérante, sûre d’elle, et très séduisante. Il marque la taille, fait ressortir la poitrine, compose des pièces très structurées et spectaculaires par leur densité – sur les épaules des tops du moment, de Cara Delevingne à Jourdan Dunn, Rousteing fait défiler ses glamazones dans des pièces toujours, toujours allurées de cet accessoire phare. Toujours très fidèle au style de Pierre Balmain, c’est souvent qu’il plonge dans les archives du fondateur.

Le point d’orgue de cet hommage est sans doute sa collection Printemps/Eté 2017 tant l’ensemble fait la part belle à des tenues à larges ceintures, gages d’un luxe affirmé ! « Balmain c’est du luxe qui se voit et qui s’assume. » précise Rousteing. Et l’élément-clé de la griffe se porte toujours dans des matières nobles, rares, corsets, à basques peplum, tressées, haute et bien visible. Les sahariennes sont donc retenues à la taille par d’épaisse ceinture ; le soir venu, cette guerrière du glamour s’habille de python, coloré dans les tons rouge, vert et bleu. Glissée au creux des différentes étoffes, passant tantôt au-dessus, tantôt au-dessous des kaftans, la ceinture est définitivement le fil rouge de toutes les collections Balmain.

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