Paris Fashion and Luxury Icons Tour

C’est le circuit des curieux, des gourmets, des passionnés et des connaisseurs de la mode et du luxe !

Un tour des lieux iconiques et enchanteurs de la capitale. Ces lieux où les icônes de la mode, du luxe et de la gastronomie furent, tour à tour, pensées, imaginées, crées, concoctées, et vécues !

Découvrez les lieux où s’est forgée la réputation de Paris comme capitale indiscutable du chic, du luxe et de la joie de vivre. Avec un Parisien, doublé d’un professeur opérant pour les prestigieuses écoles de mode et d‘hôtellerie…

Je vous invite à flâner en ma compagnie — en partant de la Place Vendôme. Là où s’érige le premier palace moderne — le Ritz ! Tant d’histoires s’y sont passées.

Tant d’innovations, aussi. Et notamment celle de l’Ecole de la gastronomie Française, avec Auguste Escoffier opérant à partir des cuisines du Ritz.

Un savoir faire unique, et l’excellence pour signature… Le Chef Nicolas Sale est aux commandes et, côté pâtisserie, c’est François Perret qui ravive aujourd’hui les papilles. Mais l’iconique chocolat chaud et les madeleines, notamment celle de Proust, sont encore bien d’actualité !

Nous poursuivrons ensuite en remontant la Rue de la paix.

La rue des joyaux de la couture et des diamants des orfèvres… Cartier. Mellerio dit Mellers. La boutique du premier couturier de l’histoire… Dont je tais le nom pour mieux le révéler. Et celle de Massaro, dont le nom risque de ne rien éveiller. Pour l’instant !

Nous arriverons ensuite au coeur du luxe à la Française. La Place Vendôme et son aura de magnificence. Le haut lieu de la haute joaillerie —Chaumet, Boucheron, Van Cleef et… Je vous raconterai le scandale provoqué par la première collection de haute joaillerie taillée par une couturière…

Cette même couturière qui s’est inspirée des lignes octogonales de la Place Vendôme pour son parfum N°5.

Des mythes du luxe, et tant d’histoires qui ont encore à s’écrire, comme dans la boutique Louis Vuitton imaginée par le fantasque architecte Peter Marino.

Ensuite ?

Ensuite ce circuit qui retrace les hauts lieux de la mode et du luxe vous plongera au cœur de la Rue Saint Honoré.

Avec Goyard, tout d’abord. Le malletier installé ici, depuis 1853.

Plus loin, c’est l’univers Moynat qui lie la mode, la danse et l’opéra…

Puis ce sera le moment de revenir sur l’art de Francis Kurkdjian, éditeur clé des parfums Français.

Nous débarquerons ensuite sur l’artère pleine de vie qu’est la Rue de Rivoli.
C’est alors que ces secrets chuchotés par la céramique de son trottoir, sous ses arcades, vous seront tous dévoilés…

La libraire Galignani, Angelina, Meyrowitz au 5 rue de Castiglione… Premier lunetier de luxe !

Goutal, autre maison qui fait la grandeur de la parfumerie Française.

Il y a tellement à raconter sur ces icônes ! Des pièces qui ont révolutionné le genre… Mais pas que !

La pâtisserie du Meurice par Cédric Grolet fusionne la sculpture, les fruits et la gourmandise… Le Meurice, encore, d’où Alain Ducasse a littéralement révolutionné la cuisine, en prônant le retour à la simplicité culinaire. Une expérience gustative devenue un exemple du genre…

C’est d’ailleurs là que Guerlain fonde sa maison… En 1828, la parfumerie Guerlain s’installe au rez-de-chaussée de l’hôtel Meurice !

Autre icône de la gastronomie, c’est au Mandarin Oriental que l’on trouvera la cuisine Thierry Marx — et son plat signature… Le Risotto au…

Nous passerons ensuite devant le lieu qui abrita le tout premier défilé d’Yves Saint Laurent.

Nous nous retrouverons au cœur de l’univers Chanel. Là où bat le cœur de ses ateliers, depuis 1910. La rue Cambon.
En un siècle, elle est devenue le coeur de la galaxie Chanel. Et notamment avec les maisons alentours, rachetées par celle de Coco. A l’instar de Maison Michel — on imagine bien la femme Chanel en chapeau Virginie, non?

Enfin, nous arriverons dans le temps de la nuit Parisienne — Maxim’s, haut lieu du Second Empire. Haut lieu de la vie Parisienne, où le plaisir des sens est devenu un mode de vie. Haute couture, champagne, fêtes jusqu’au petit matin — les cocottes ont bien posé les jalons de la vie Parisienne…

L’hôtel du Crillon, lui, en a vu des Parisiennes justement. Le premier palace de l’histoire vieille à ce savoir-vivre !

Ainsi après avoir vu les lieux où s’est écrit un grand pan de l’histoire de la mode et du luxe, nous traverserons la rue Royale pour rejoindre l’artère mondiale du beau et du sublime.

La rue du Faubourg Saint Honoré — la rue la plus luxueuse au monde détient les clés de plus d’un produits universellement désirés aujourd’hui.

Il sera alors temps de remonter, non loin, vers la boutique où s’acquiert l’extase du luxe à la Française… La boutique Hermès déborde d’objets du désir, de vitrines très inspirées. Et d’anecdotes qui ont hissé bien haut les standards de la mode et du luxe, dans le monde entier !

Jeanne Lanvin, aussi, a eu sa part à jouer. En 1889, elle inaugure ici, au 16 rue Boissy d’Anglas, ce qui deviendra la plus ancienne maison de mode Française.

Paris est une histoire de chic et de sophistication.
Une histoire de plaisir et de savoir vivre. Une histoire que La Durée raconte toujours. Alors, comment ne pas clore ce « Paris Fashion and Luxury Icons Tour » avec ces macarons, gourmandises si chic.

Il faut ainsi avoir vu et goûté ces petits bouts de la vie Parisienne pour mieux la comprendre encore !

Réservations

Liane De Pougy, Cocotte Et Reine De La Mode

Cocteau l’adouba ‘reine de la mode’; Liane De Pougy fut toute à la fois cocotte et reine du tout-paris. Inspirant de Lanvin à Boucheron.

Sarah Bernhardt lui prodigua le conseil d’une vie : « N’ouvre pas la bouche, contente toi de te montrer. » Si Liane de Pougy a en effet une beauté tapageuse, son talent, lui, ne brilla sur les planches. Ce n’est pas faute d’avoir eu le soutient de l’un des talents les plus glorieux de son temps. Henri Meilhac, l’homme derrière les librettos d’Offenbach et Bizet, prend sous son aile la jeune Anne-Marie Olympe (1869- 1950). La faisant jouer aux Folies Bergères, puis à l’Olympia, à la Scala et au Moulin-Rouge. Si les critiques restent dubitatives, le par-terre où se pressent Rois et Empereurs du monde entier, lui trouve un véritable talent! Il faut dire qu’à l’époque, les têtes couronnées venaient à Paris pour s’encanailler — trouvant là des femmes n’ayant d’autres choix que de devenir courtisanes. Mais les cocottes, comme on les appelle, ne sont pas de simples prostituées: elles incarnent une nouvelle forme de féminité. Tout en nuances et beauté. Affriolante de liberté!

Liane de Pougy tient ainsi le haut du pavé. Elle n’est peut être point une artiste, mais elle est incontestablement une icône de mode. Nombre de journalistes de l’époque rapportent que sa loge est pareille à une boutique de joaillier. Et pas n’importe laquelle. Liane de Pougy aime en faire l’inventaire : « Admirez ce collier de turquoises, cette rivière, cette broche en émeraude, et ces deux autres broches que me donnèrent deux lords… Vous voulez voir maintenant mes trente-trois bagues? Sont-elles belles, hein? Voyez d’abord ce grand serpent de diamants. Sa langue est de rubis. Cette petite bête vaut 900 000 Francs. C’est Boucheron qui l’a vendu à M. Meilhac de qui je le tiens. »

Il est vrai que depuis qu’il a ouvert sa boutique en 1858, Boucheron peut compter sur les commandes extravagantes de Liane de Pougy. Sans elle et les autres grandes courtisanes, les créations joaillières de l’époque auraient été cantonnées à la sobriété des femmes de la haute société. Et c’est bien là tout l’apport des cocottes dans la mode et le luxe. Figure féminine tout en style et exubérance, elle contribua a faire avancer les créateurs de l’époque. Cartier, Maubossin, Tiffany’s… Et c’est encore plus vrai pour la haute couture alors naissante!

« Je suis une femme, et je suis la mode. Alors un jour Doucet, un jour Callot » a-t-elle un jour confié à un magazine de mode. Oui car Liane de Pougy est très tôt reconnue pour être une figure de mode. On l’invite par exemple à endosser le rôle de rédactrice en chef lors d’un numéro spécial du magazine L’Art d’Etre Jolie. C’était en juillet 1904. Les couturiers eux-mêmes ne tarissent d’éloges; en 1892 déjà Jeanne Lanvin déclarait au journal Liberté, dans un article intitulé ‘Une ambassadrice de l’élégance. Avec Liane de Pougy pendant une séance d’essayage’ : « Elle est mon modèle. C’est un véritable plaisir de l’habiller, peu de femmes se préoccupent autant de la coupe ou du style de la robe. Elle peut porter les créations les plus difficiles. » Lorsque Liane de Pougy quitta la France pour une tournée aux Etats Unis, elle fut celle qui, la première, contribua à la renommée des couturiers Français qui l’habillaient avec délectation. Paul Poiret en tête!

C’est l’effet Liane de Pougy — son visage s’étalait dans tout Paris. Dessinée par Mucha. Photographiée par Nadar. Edmond Goncourt finit par la qualifier de ‘femme la plus belle du siècle’. Mais elle n’était pas la seule. La compétition entre ces grandes horizontales était un tel spectacle que celui-ci ne pouvait se faire autrement qu’à travers bijoux et luxueux vêtements. L’altercation la plus célèbre se déroula le 6 février 1897, dans la salle du Casino de Monte-Carlo. Albert Flament en a été témoin: « Dans ce milieu international, les foules brillantes d’un monde pour qui le monde sans l’or serait sans raison d’exister, la belle Otero attire d’abord l’attention. (…) Puis, de la tête aux pieds, elle n’est que pierres précieuses et diamants. (…) Ce soir dans l’atrium du casino de Monte-Carlo, la foule savait déjà qu’Otero ajoutait à ses précédentes exhibitions des émeraudes exceptionnelles. Jusqu’au seuil des salles réservées à la roulette s’enflait un grand brouhaha. Qu’en penserait Liane? »

« Complaisamment, Otero repassait, faisant la roue entre une double haie de spectateurs. Mais soudain, comme à l’approche d’un drame de palais, une rumeur courut. Le public, absurde et impressionable, paria que ce qu’il avait attendu éclatait. Mme de Pougy venait d’apparaître. Et, tandis que des remous se produisaient soudain, des applaudissements s’élevèrent. (…) Vêtue de mousseline blanche dont la diaphaneité se nuançait de rose, apparut Liane de Pougy. Pas un diamant, pas un rubis, pas un saphir… Il y manquait une dernière touche… En effet derrière elle, sa femme de chambre avançait, portant une de ses robes sur laquelle s’écrasaient plus de bijoux que jamais Otero n’en exhiba. Et c’est la femme de chambre qu’on applaudissait. » Peu étonnant que Liane de Pougy alla jusqu’à inspirer à Proust le personnage d’Odette de Crecy, l’obsession de Swan dans La Recherche. Une icône en somme, révérée par les arts.

Le Drapé Iconique De Lanvin

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Sa principale source d’inspiration était la féminité, dans tous ses états. Il y a chez Lanvin une volonté évidente de mettre en valeur les courbes féminine ; d’orner le corps, le voiler, le draper pour le sublimer un peu plus. En coupant ainsi le tissu dans son sens biaisé, le drapé né d’un ensemble de plis souples pour donner naissance à une sensualité et une liberté de mouvement, devenues depuis les synonymes du style Lanvin. Cette folie du drapé, on la doit aux inspirations de pièces persanes auxquelles Jeanne Lanvin tenait beaucoup.

Lorsqu’en 2001 Alber Elbaz prend la direction artistique de la maison, il ancre résolument le drapé dans les codes de la griffe. Orfèvre de la matière, Alber ainsi devenu “Alber de chez Lanvin“ enroule le corps, enchevêtre les tissus, les noue et les lie pour mieux les délier, les fait vivre, les faire virevolter au grès des pas de ses élégantes. Il crée des plis, des ombres et des lumières dans une soie lavée ; orne un tissu lisse de majestueuses vallées d’étoffe. Il se plaît alors à imaginer des vagues de tissus sur la peau – il les rêve, les imagine minutieusement tel un maître. Il esquisse la légèreté, usant et abusant de cette pratique qui donne presque un effet de seconde peau. Il fascine les initiés, rapproche ses créations de l’antiquité tandis qu’une joie toute en légèreté semble habiter ses sculptures de textiles.

Lanvin met son savoir faire au service de la délicatesse, de fourreaux qui glissent sur le corps et de coutures raffinées qui accroissent la splendeur de ce travail si particulier. Ce sens du détail enivre, ce travail de l’étoffe souligne la démarche tout en la subjuguant – ne jamais perdre de vue la sublimation de la femme, telle est en effet le mantra de la maison Lanvin. Successeur d’Alber Elbaz, Bouchra Jarrar s’empare à son tour de ce savoir- faire quasi-ancestral – du drapé iconique de Lanvin, Bouchra Jarrar injecte une dose de tailoring développant néanmoins une nonchalance sophistiquée. Qu’il soit col bénitier ou tissu ramené sur la hanche pour laisser tomber délicatement des plis tubulaires, le drapé assure une allure aussi féline que classique, parfois romantique, mais sans cesse réinventé.

La Robe Lanvin Automne/Hiver 2017-2018

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« Je me suis inspirée de la danse, de la poésie, de la dentelle, des paysages » annonçait la directrice artistique de la maison Lanvin, Bouchra Jarrar. Pour sa deuxième saison à cette position, la Française signe une ligne de palette strictement monochrome, tantôt alluré d’association iconique, tantôt piqué de matières nobles car atypiques. C’est ainsi qu’un doux rose pastel, un bleu foncé, ou quelques traits de vert et de violet viennent habiller les chemisiers et les costumes coupés dans du satin. Ce sont ici des vêtements pensés pour la femme Lanvin qui se rend à des cocktails – extrêmement soignée. Joliment coupés, les pantalons gabardine taille haute, les jupes et vestes sur mesure se décoraient de volants de tulle et autres insertions…

Un style, une allure, une silhouette purement Parisienne, qui vient ici célébrer les hautes heures de l’élégance Française. Si admirée dans le monde entier, Lanvin est en fait la figure de proue de cette ligne – et aujourd’hui, c’est dans une robe diaphane couleur ivoire, piquée d’empiècement tulle et dentelle que la femme Lanvin veut se glisser. Mais attention, cette femme là s’est entre temps épris d’un mélange des genres somme toute très distingué. En amenant dans l’illustre maison Lanvin sa passion et son remarquable savoir-faire sur le cuir, Bouchra Jarrar fait ainsi subtilement se télescoper le perfecto et la sensualité d’une robe qui n’en finit pas, le tout pour mettre au monde une tenue de soirée pour les femmes qui ont besoin de passer d’un bureau en marbre au petit salon.

 

Quand Alber Elbaz Crée…

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“La main, c’est le toucher de la matière… ce que j’aime plus que tout. D’abord elle est unique, c’est celle du couturier, puis plurielle avec tout l’atelier. J’imagine une histoire mais elle s’écrit à plusieurs” Alber Elbaz

La Robe de Style Lanvin Printemps-Été 2016

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« À l’ère du numérique, nous vivons à travers nos écrans, à mettre en images le moment présent. Nous ne regardons plus, nous filmons. Nous n’écoutons plus, nous enregistrons. Et nous ne parlons plus, nous téléchargeons » arguait Alber Elbaz en coulisse de son défilé. C’est ainsi en toute logique qu’il a voulu faire de la femme Lanvin l’archétype d’une nostalgique qui, loin d’être sotte, rappelle les grandes heures de ce passé si fantasmé que fut celui de Paris. Car la femme Lanvin aime la nuit, les mondanités, la décadence et les toilettes qu’elles appellent. La femme Lanvin est une Parisienne, et voilà tout. Son élégance, ses secrets, les lumières et le faste, elle en fait son affaire – toute en grâce et en légèreté.

Sa robe de style s’écrit la saison prochaine au fil des paillettes qui la brodent. La pièce attrape la lumière comme Paris aime à en jouer, dans des teintes rouge et orangé somme toute très douces. Étrangement, les vêtements et les chaussures qui ce jour là ont défilé avaient des airs de croquis et patrons, lesquels peuvent être aujourd’hui appréciés dans les musées et autre galerie spécialisées. Pourtant, c’est bien un style années 20 actualisé qui s’incarne dans cette robe jouant aussi d’une juxtaposition de matière inattendue où la rigidité des paillettes s’est mis à côtoyer la douceur et la fragilité de la dentelle. Mais par touche – pour n’ajouter qu’un peu plus de grâce à la composition de cette robe de style.

Beussanda par Imane Ayissi

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C’est à Paris, en 1992, qu’Imane Ayissi défile pour la première fois. Sa collection, largement composée de robes à pois, lui fait dire qu’il y avait « des pois en entrée, en plat de résistance et en dessert, en tout plus d’une centaine de robes ! » Ses maîtres, que sont Alaïa, Lanvin ou Saint Laurent, lui ont transmis l’amour de la fluidité, le goût des lignes architecturales, et l’utilisation de la couleur. Imane Ayissi en est convaincu : « La fluidité, c’est la liberté de mouvement. Le vrai luxe, c’est la sobriété. La sensualité, c’est une manière de plaire aux autres. »
Ainsi, sa collection Printemps ­Eté 2016 regorge de formes et tissus africains, principalement teintés tie and dye, dans lesquels il s’éprend à glisser des mannequins androgynes. « Beussanda » dans sa langue natale du Cameroun signifie étoffes nouées, drapées sur un corps. Cette façon de se vêtir, en drapant, nouant ou enserrant un tissu de différentes manières remonte à la nuit des temps, et perdure encore dans de nombreuses sociétés… 
Les couleurs et les formes concourent ainsi à ce qu’il nomme le grand théâtre à ciel ouvert : dans les rues, la générosité et l’élégance naturelle surgissent alors de manière inattendue comme dans un conte de mode où les corps s’expriment à travers le drapé… Et c’est ce sentiment qu’Imane Ayissi est parvenu à capturer. A Paris défilait ainsi une collection où la sophistication de la coupe tout occidentale se conjugue à la nonchalance et l’espièglerie des tissus africains, pour donner vie à une silhouette au raffinement aérien.

Le Costume d’Académicien par Lanvin

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Le nouvel Académicien élu, Alain-Charles Perrot, architecte en chef des Monuments Historiques, a confié à Lanvin la réalisation de sa tenue d’immortel. L’occasion ainsi fut donnée à la maison cette année de renouer avec une tradition vieille de plus de 113 ans : la réalisation des costumes sur-mesure d’Immortels – le fameux Habit Vert. En effet, en 1901 déjà, avant même la création de son département costumes d’enfant, Jeanne Lanvin habillait son premier Académicien : l’illustre dramaturge Edmond Rostand. Et d’autres ont suivi : Paul Valéry, André Maurois, Georges Duhamel, ou Jean Cocteau… Nombreux sont ceux à avoir ici fait réaliser leur Habit Vert : le costume, comme l’épée, est commun à tous les membres de l’Institut de France. En drap bleu foncé ou noir, brodé de rameaux d’olivier vert et or, c’est à cela qu’il doit son nom.

Et voici comment s’opère le sur-mesure Lanvin : dans les ateliers du 15 Faubourg Saint Honoré à Paris, la réalisation du précieux vêtement a nécessité une quantité de travail à la hauteur de l’extraordinaire. Si la veste et le pantalon ont demandé 80 heures de travail, la chemise 12 heures, les broderies de branches d’oliviers, d’ailleurs dessinées par Monsieur Perrot lui-même, ont elles demandé près de 600 heures. Lanvin réalise ainsi l’Habit Vert d’Alain-Charles Perrot ; après six mois d’un travail méticuleux et quatre essayages. Le sur-mesure Lanvin, la magie du fait main !