Le Savoir Faire Omega, Le Tourbillon

Le tourbillon est une complication horlogère des plus fascinantes. Et elle distille, depuis 1947, l’un des savoir faire clé de l’univers horloger — celui de la maison Omega.

Le Tourbillon Et La Révolution de l’Horlogerie

C’est à Abraham-Louis Bréguet que l’on doit le premier tourbillon de l’histoire horlogère, en 1801. Le pionnier fut en effet à l’origine de cette révolution de l’horlogerie. Il faut dire qu’à l’époque, l’invention de Bréguet tient lieu de solution à un problème horloger, plutôt qu’à une complication éminemment belle et fascinante.

A cette époque, la vogue pour les montres de poche requiert en effet une solution à l’arrêt des balanciers; arrêt provoqué par l’immobilité du garde-temps maintenu dans la poche. Sensible au positionnement, soumise au magnétisme et à la gravité, la montre de poche nécessite ainsi une solution afin de conserver sa précision pour une restitution exacte de l’heure.

L’invention du tourbillon en 1801 ouvrait ainsi l’univers horloger à une solution bien plus pertinente que celle consistant jusque là à en remonter les balanciers. Le tourbillon, aussi appelé cage tournante, vient ainsi ajuster l’équilibre du centre de gravité en contrebalançant les perturbations dues à la gravité.

L’un des premiers Tourbillons Bréguet

Ainsi libérées de la gravité et des imprécisions, les montres mécaniques dotées d’un tourbillon restituent l’heure avec exactitude, quelque soit leur position. Le tourbillon fonctionne en effet à la manière d’une cage tournante. A l’intérieur de cette cage réduite à l’extrême, le balancier et l’échappement sont en rotation sur eux-mêmes. Mais rare et exigeant, le tourbillon ne peut équiper toutes les montres mécaniques.

Et aujourd’hui encore, le tourbillon est considéré comme l’un des mécanismes les plus difficiles à exécuter. Mais voilà, en plus de 200 ans, l’horlogerie a su trouver des solutions plus pertinentes encore. C’est le cas de la montre-bracelet — où le mouvement naturel du poignet fournit le même effet que celui permis par le tourbillon contre la traction de la gravité.

Mais la beauté et la fascination d’une telle complication horlogère a mené les maisons les plus audacieuses vers des inventions complétant allègrement celle de Bréguet. Et notamment la maison Omega !

Le Savoir Faire Omega, Les Tourbillons Pour Montre Poignet

Fondée en 1848 par Louis Brandt, Omega s’est forgée, tout au long de son histoire, une réputation inégalée pour ses innovations dans l’art du tourbillon. A commencer par cette révolution de 1947 !

1947, Première Montre Bracelet A Tourbillon

1947. Lorsque la maison Omega se lance dans le développement de la première-montre bracelet à tourbillon, c’est d’abord pour entrer dans une compétition de chronométrie. Omega concourt en effet dans la catégorie « montre-bracelet » des concours d’observatoire de Kew-Teddington, Genève et Neuchâtel.

A cette époque, le tourbillon n’anime que les montres de poche, ou les horloges de table.

L’un des premiers mouvements de montre-bracelet à tourbillon est ainsi imaginé en 1947 sous le nom de Calibre 30 I. Un tourbillon du calibre 30I effectue ainsi une révolution toutes les 7,5 minutes. Un plaisir pour l’oeil, et le jalon d’un savoir-faire exceptionnel.

Cette année là, Omega imagine en réalité douze mouvements « 30 I » à tourbillon, de seulement 30 mm de diamètre. Entre 1947 et 1952, les douze calibres ont participé à plusieurs tests pour ces concours.

Et la maison ne tarde à réussir son pari. Omega obtient en effet les meilleurs résultats jamais enregistrés par une montre-bracelet. Hautement précise, grâce à son échappement à tourbillon avec balancier Guillaume, la première montre-bracelet à tourbillon révolutionne l’univers horloger, pour toujours. La maison Omega vient de répondre une nouvelle fois à l’ambition première de son fondateur… Celle de réaliser les montres les plus précises au monde.

Epurée et simple à regarder, cette montre prototype de 1947 indique simplement ‘Omega tourbillon’ — voir le tourbillon suffit à fasciner son porteur.

En 1950, Omega décroche aussi la meilleure note jamais obtenue jusqu’alors à Genève dans la catégorie montre-bracelet. D’une précision sans pareille, les montres Omega écrivent l’histoire.

Des pièces d’histoire qui restent à l’état de prototype… De véritables pièces de collection qui s’arrachent lors de ventes toujours évènements. Comme lors de la vente chez Phillips à Genève en novembre 2017. Où un prototype unique de montre-bracelet à tourbillon de 1947 fut adjugé au terme de 19 minutes d’enchères. Pour 1 222 247 euros, soit la montre Omega la plus chère de l’histoire.

La Montre Tourbillon Omega de 1994

1994. La maison Omega perfectionne son métier d’art et présente le premier mouvement tourbillon moderne. Nommé ‘calibre Omega 1170’, le tourbillon se positionne au centre du cadran de la montre. Mieux, c’est un tourbillon automatique ! Ainsi, les secondes trottant via le tourbillon se placent au centre, tandis que les aiguilles des minutes et des heures sont appliquées directement sur des cristaux de saphir.

Une merveille technique et esthétique qui rappelle toute l’audace du savoir faire Omega.

D’ailleurs, les garde-temps tourbillon de la maison Omega sont toujours affaire de savoir faire magistraux. Ainsi, le département tourbillon Omega ne travaille qu’à repousser un peu plus les limites de la fabrication horlogère. Avec, en tête, le beau et le métier.

1997 marque aussi un développement sur le mouvement tourbillon. Il devient le calibre 2600A. Pour la première fois là encore, le système de remontage automatique fait désormais partie du mouvement lui-même.

Entre 1994 et 2010, Omega a confectionné près de sept variations du mouvement tourbillon.  Une complications affichant l’expertise de la maison dans la miniaturisation de ce système inventé en 1801…

L’Echappement Co-Axial, Icône du Savoir Faire Omega

C’est en 1999 que la maison Omega reprend l’invention du génial George Daniels. L’échappement Co-axial.

Il note ainsi: « L’échappement Co-Axial est de fait révolutionnaire et radical. Il permet de résoudre une question qui préoccupait les horlogers depuis 500 ans : le problème de la lubrification. Les montres mécaniques ont une longue histoire. Les améliorer présente des défis que des siècles de maîtres horlogers ont tenté de relever. Les problèmes de la viscosité de la lubrification et le besoin de lubrification occasionné par les frottements du glissement ont été étudiés par les horlogers pendant des siècles et ils n’ont été résolus qu’à l’apparition de l’échappement Co-Axial. »

Le Co-Axial repose sur l’énergie apportée par l’échappement, qui transmet la force générée par des mouvements tangentiels de ses composants.
Une impulsion est ainsi transmise dans le sens horaire directement de la dent de la roue d’échappement au plateau. L’équilibre, lui, s’opère lorsque l’impulsion est délivrée au plateau via l’ancre, dans le sens anti-horaire. La roue d’échappement se trouve alors en repos, tandis que le balancier perpétue ses oscillations librement. Sans perturbation.

En 2010, Omega présentait à Baselworld une montre Squelette Tourbillon Central Co-Axial Platine. Exceptionnelle, elle met en lumière toute la poésie de ce mouvement Co-Axial.

« Le résultat est spectaculaire. Elles semblent flotter librement au-dessus du mouvement » précisait la maison. Et le savoir faire lui-même est spectaculaire.

Squelette Tourbillon Central Co-Axial Platine Omega

Les horlogers de la maison ont ainsi épuré la matière superflue des ponts du tourbillon. Chaque tourbillon est ici le résultat de la maîtrise parfaite d’un seul horloger… ayant passé jusqu’à 540 heures sur la confection de cette montre Squelette Tourbillon Central Co-Axial Platine !

Et dix ans plus tard, en 2020, voici la nouvelle merveille née des ateliers et du savoir faire hors norme d’Omega… La montre De Ville Tourbillon Édition Numérotée. Une vision plus fascinante encore de la complication inventée par Bréguet, il y a près de 220 ans !

De Ville Tourbillon Édition Numérotée