Le N°5 de Chanel Distille Ses Effluves A Paris

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‘Dans les champs de Chanel’ – à deux pas de la rue Cambon, au coeur du jardin des Tuileries, le Louvre et la maison Chanel s’associent pour offrir une expérience éminemment délicieuse. Un champ/jardin éphémère et poétique où se déploient les 5 fleurs à parfums grassoises déterminant la composition des parfums Chanel. Jasmin de Grasse, rose de Mai, iris Pallida, tubéreuse, géranium rosat… Le jus Chanel N°5 dévoile ainsi les fleurs qui exaltent tout le raffinement de son essence !

Pour la première fois, la maison Chanel amène au cœur de Paris les éléments clés de ses parfums devenus iconiques ! Une visite orchestrée comme une ballade olfactive. Tous les jours, de 10h à 19h, les Jardin des Tuileries ouvre ses portes à la luxuriance des champs de Grasse… Une douceur visuelle qui distille, avec une certaine magnificence, des senteurs de légende. Et la maison du la rue Cambon est depuis passée maître dans la mise en scène de ses icônes !

‘Dans les champs de Chanel’ le visiteur est comme transporté au cœur des champs de Pégomas – la multitude de couleurs fait ici danser la rétine en même temps que se révèlent au nez les arômes premiers des parfums Chanel. Des parfums qui, comme le voulait Mademoiselle, sont aujourd’hui encore « fabriqués comme une robe. »

La Pausa, une Icône Chanel

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Coco Chanel, femme indépendante et novatrice aux côtés de ses contemporaines, avait pour habitude de passer ses vacances dans le Sud-Est de la France, sur le yacht de son amant, le distingué duc de Westminster. A la fin des années 1920, le duc amoureux fait visiter à sa maîtresse un terrain au-dessus de Menton, offrant une vue panoramique sur la baie. Ancienne propriété de la famille Grimaldi de Monaco, la surface de cinq hectares charme Gabrielle Chanel par ses rangées sauvages d’oliviers et d’orangers. Afin de réaliser ce qu’elle voulait être la parfaite représentation de « la villa méditerranéenne idéale », elle fait appel à un jeune architecte d’une vingtaine d’années. Robert Streitz, recruté sur les conseils de son ami le comte Jean de Ségonzac, s’empare d’un chantier évalué à un million huit-cent-milles francs ; une somme colossale pour l’époque. Il crée une villa provençale parcourue d’arches inspirées d’Aubazine, l’ancienne abbaye transformée en orphelinat ayant abrité l’adolescence de Mademoiselle. Plafonds de briques voûtées, marquées des armes du duc, se combinent ainsi avec un motif régulier de cinq fenêtres sur les façades, en hommage au N°5, parfum de la réussite signé Chanel. Mille mètres carrés habitables construits sur quatre étages sont donc parcourus de sept chambres, trois salons, une salle à manger, deux cuisines ainsi que de quartiers pour les domestiques. Accompagnée de deux villas plus modestes réservées aux invités, la propriété est entourée d’un jardin provençal dessiné selon les directives de cette femme au goût novateur. Trente autres oliviers d’Antibes sont plantés, et Gabrielle y fait cultiver des plantes régionales comme la lavande et le romarin, jugées « trop banales » jusqu’alors.

Passionnée par ces nouveaux quartiers entièrement faits à son goût, Coco descend une fois par mois de Paris pour mesurer l’avancée des travaux ; en cas d’impossibilité de se déplacer, elle fait monter à la capitale un artisan pour l’en informer. Elle décide de nommer cette nouvelle maison « La Pausa », en hommage à la légende qui voulait que Marie-Madeleine se soit reposée ici en chemin pour Jérusalem. La maîtresse de maison fait ensuite décorer ses intérieurs à l’aide de son ami Stéphane Boudin, alors président de Maison Jansen. Elle insuffle une ère de modernité, choisissant des matériaux nobles et des tonalités épurées comme le blanc et le beige. Avec une sobriété qui étonne, Gabrielle Chanel parvient à faire de sa villa une nouvelle représentation du bon goût : dans un numéro du Vogue de 1930, on loue « l’essence de la simplicité » et le fait que « rien n’y soit superflu ». Ainsi, pas moins de vingt-mille tuiles faites main sont commandées pour la toiture, les plus beaux meubles XVIè siècle en chêne d’Angleterre habillent les pièces et suites, et de grandioses chandeliers espagnols donnent un style situé entre la Provence et la côte ibérique à la nouvelle villa. L’atmosphère décontractée et informelle ne tarde pas de faire sensation. La Pausa est décrite par Vogue en 1935 comme « l’une des villas les plus enchanteresses jamais matérialisées sur les côtes de la Méditerranée ». Indéniablement, elle s’avère être le nouveau bastion d’un luxe frais et épuré. Finalement, l’histoire veut que la note de chantier se soit élevée à la somme de six millions de francs…

En 1933, Mademoiselle met fin à sa relation avec le Duc, après n’avoir jamais accepté de devenir la troisième épouse de ce dernier. « Il y a beaucoup de duchesses, mais seulement une seule Coco Chanel », lui prête-t-on. La maison devient le lieu d’invitations de marque successives et ininterrompues : après le duc de Westminster, son nouvel amant Paul Iribe vient y séjourner durant quelques étés. Il décède malheureusement en 1935 lors d’une partie de tennis sur le terrain de La Pausa. Chanel y donne pareillement des dîners fantastiques où chacun se trouve libre de venir flâner près de grands buffets pour aller déguster de bonnes choses où il lui plaira. Tour à tour, ce sont d’éminents artistes comme Jean Cocteau, Serge Lifar, Pierre Reverdy, Pablo Picasso, Luchino Visconti ou encore son amie texane Misia Sert qui viennent profiter du soleil méditerranéen dans ce havre de paix. En 1938, Gala et Salvador Dali s’y installent même quatre mois, dont on retrouvera de nombreux clichés. Un autre invité de renom porta une affection toute particulière à ses voyages en terre Chanel : Winston Churchill. Entre 1953 et 1954, année du décès du duc de Westminster, Mademoiselle affirme ne plus avoir l’envie de se rendre à La Pausa et décide de vendre sa villa. C’est l’ancien Premier Ministre britannique qui trouvera de nouveaux acquéreurs pour la propriété, faisant d’Emery Reves, éditeur et auteur hongrois travaillant pour lui, le nouveau maître de ces lieux.

Emery Reves et sa femme Wendy, ancienne mannequin américaine et autre femme de caractère, s’installent à La Pausa pour en faire leurs quartiers d’été. Changeant une partie de l’aménagement sans réellement toucher au mobilier, le couple continue de faire du lieu un endroit de villégiature pour leurs célèbres amis. Churchill allonge ses séjours, venant à y passer presque un tiers de l’année ; il surnomme lui-même le lieu « Pausaland », qui lui fait paraître « vingt ans plus jeune ». Il y écrit d’ailleurs en partie son roman History of the English Peoples. Greta Garbo, le prince Rainier et la princesse Grace de Monaco ou encore Jackie Onassis honorent aussi La Pausa de leur ​venue. Pour se démarquer de l’indélébile présence de l’ancienne propriétaire des lieux, Wendy Reves fait de cette maison un véritable temple voué à l’art : demandant à ses domestiques d’ « arrêter avec Coco Chanel », les théoriciens actuels tels qu’Olivier Meslay ne peuvent s’empêcher de dire que « Reves est le corps et Chanel le squelette » de cette villa. La période Reves de La Pausa est ainsi marquée d’un goût renforcé pour l’art, rassemblant une collection de quarante-mille œuvres parmi lesquelles trois-cents pièces de porcelaine chinoise, des tableaux impressionnistes de Cézanne, Monet, Gauguin, Renoir, Van Gogh ou encore Degas, une batterie de cent-cinquante objets en argent, ainsi que des tapisseries persanes. A la mort d’Emery en 1981, sa femme fait don de tout cela au Dallas Museum of Art, en échange d’une rétrospective sur la villa : cinq pièces de La Pausa sont reconstruites à l’identique dans l’enceinte du musée. En 2007, Wendy Reves décide de revendre La Pausa, après cinquante-trois ans de vie entre ses murs. La même année, la maison Chanel sort un parfum exclusif en l’honneur de cette villa personnalisant sa fondatrice : « n°28 La Pausa », référant à l’année d’acquisition du terrain par Mademoiselle tant par le nombre 28 que par ses senteurs de lavande. Après des années de vacation, La Pausa​, maison emblématique d’une partie de la vie de Coco Chanel, est racheté par la maison de haute couture qu’elle avait fondée​.  

Le Rouge Coco de Chanel

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Une femme qui retouche sa bouche avec du rouge à lèvres… c’est si beau. S’éclipser un tout petit instant, puis revenir maquillée, la bouche en cœur. Mettre du rouge à lèvres matin, midi et soir ; laisser des secrets sur un col de chemise… Le Rouge Coco, c’est ça : un léger claquement d’air aussi coquin qu’un baiser volé. « Puisqu’il est convenu que les yeux sont le miroir de l’âme, pourquoi ne pas admettre aussi que la bouche soit l’interprète du cœur. » Mademoiselle Chanel a toujours été obsédée par le rouge à lèvres. En 1954, la dame aux camélias imagine un raisin onctueux qu’elle loge dans un tube rectangulaire – le tube reprenant exactement les lignes d’un vaporisateur de N°5. Ce rouge, Gabrielle le conçoit pour suivre les femmes à chaque instant de leur vie, et lui réserve même le fameux fourreau de cuir intégré à l’intérieur de chaque sac 2.55. Aujourd’hui, Lucia Pica, Creative Desgner de la maison pour le Maquillage et la Couleur, revisite entièrement l’essentiel féminin. Le Rouge Coco se pare ainsi d’une nouvelle peau : le métal. Un moyen de retrouver aisément son rouge à chaque fois que l’on plonge la main dans son sac.

La nouvelle ligne Rouge Coco peut se comprendre comme le prêt-à-porter du rouge à lèvres. Irrésistiblement hydratant, son complexe Hydraboost galbe et embellit les lèvres. Un seul passage sur les lèvres suffit à les pigmenter. C’est pourquoi la palette de couleurs se fait accessible ! Si l’on retrouve les teintes iconiques, comme Sari Doré, née avec le tout premier Rouge en 1954, ou Rouge Noir lancée en 1996, Lucia Pica expérimente des variations très subtiles : des demi-nuances de rose, de rouge ou de brun. La ligne se décompose comme suit : les roses, les bruns, les beiges, et les rouges. Au total, le rouge légendaire de Mademoiselle se décline en 20 nuances ; 20 nuances dont la texture et les couleurs, absolument élégantes, permettent toutes les folies. Ne reste qu’à s’autoriser toutes ses envies !

La Petite Veste Chanel Automne-Hiver 2015-2016

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Chez Chanel on reste sobre, comme le voulait Mademoiselle. C’est ainsi que la profusion créative du Kaiser s’exprime souvent dans la réalisation de défilé-spectacles chaque saison un peu plus subjuguant. Cette saison, ce fut la brasserie Gabrielle, créée de toute pièce sous la verrière du Grand Palais. Carrelages petits carreaux, comptoir de brasserie parisienne, bruits de vaisselle et banquettes rouges réifiaient une atmosphère à la frontière du réel. Côté couture, le noir, le blanc et quelques touches excentriques s’appropriaient çà et là les icônes de la maison aux deux C.

Dans cette profusion de classiques revisités, la petite veste Chanel se trouve bousculée par de nouvelles proportions. C’est une pièce dans laquelle différentes époques vivent ; une silhouette où les années se rejoignent puis divergent dans une modernité sans nom. Jouant sur des contrastes de matières, Largerfeld réinvente l’icône : la petite chaîne, jusque-là éclipsée dans la doublure intérieure, se défait de toute emprise, et vient emprisonner le tweed pour forger un motif matelassé. Un effet de matelassé et le graphisme ne s’en trouve que sublimé : les boutons sont précieux, pourtant, une mode chic est bel et bien de mise. Finalement, la petite veste Chanel de l’hiver prochain est incontestablement l’icône de demain.

Chanel Joaillerie Présente « Les Intemporels »

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Il n’est un secret pour personne : Coco Chanel adorait arborer des sautoirs, des rangs de perles, blanc de préférence, aimant mêler à la somptuosité des diamants et la simplicité des fausses perles. Aujourd’hui, les ateliers de haute joaillerie de la maison qui porte son nom, mettent en évidence l’élégance de ses talismans ; c’est que la dame aux camélias cultivait un mysticisme sans pareil, puisant dans la constellation, dans la divination, la force et l’inspiration nécessaire à son ascension. Le patrimoine joaillier de Chanel, c’est ce que propose cette mini-collection de haute joaillerie constituée de 33 pièces. 33 pièces qui, du lion au ruban, du camélia à la comète, se sculptent dans un matériau des plus éblouissants.

Les intemporels de Chanel le sont certainement. La mini-collection s’articule ainsi autour de quatre thèmes chers à Chanel : le lion, la comète, le camélia, et le ruban. Le ruban, emblématique des activités haute couture de la maison, s’idéalise sous forme de nœuds endiamantés ou parés de spinelles noirs ; le tout flatté de volumes généreux et aériens. Iconiques avant l’heure, les somptueux sautoirs à rangs multiples de Mademoiselle se subliment ici au contact d’un Camélia Gansé. Serti de 362 diamants taille brillant, le collier, coulé dans l’or blanc, éblouit de par ses 454 spinelles. Et le camélia justement se fait bombé, léger grâce à une maîtrise de sertissage discret parfaitement maîtrisée. Une beauté atemporelle, tout simplement.

Massaro, Chanel et la Sandale Bicolore

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En effet, c’est de l’opportunité entre Raymond Massaro et Gabrielle Chanel qui, à l’époque, entretenaient une relation de travail forte qu’est née une véritable icône au sein de la maison rue Cambon. De cette étroite collaboration naquit à la fin des années 50, la renommée sandale bicolore Chanel. Massaro proposa alors à Mademoiselle Chanel de laquelle il dit encore aujourd’hui « Elle était d’une intelligence hors du commun », de lui façonner un soulier décomposé, une partie beigne accompagnée d’un bout délicatement carré de couleur noire. Ce soulier à la fois pratique et élancé, du haut de ses 6 centimètres de talon, est comme toute création provenant des ateliers Massaro confortable et chic. Le fruit de cette collaboration fut rendu possible grâce à la formidable acuité de Massaro dans la création, non seulement dans la confection du soulier au travers des dessins, des formes, mais aussi dans la prise en compte du vêtement qui sera assorti à celle-ci. Une aubaine pour Chanel alors au sommet de son art dans la couture. Une ligne directrice commune pour les deux artistes associés, apporter l’excellence à leurs clientes.

Chez Massaro, que le soulier soit fait d’une des dizaines de peausseries luxueuses présentent en atelier, qu’il soit mat ou brillant, le raffinement issu de la main du maître artisan perpétue sans cesse l’héritage bottier français ; la sandale bicolore concoctée pour la maison Chanel n’y fait pas défaut. Massaro, bottier d’exception et maître d’art français sait faire rêver toute personne amoureuse de chaussures luxueuses. Avec son style graphique propre, il fait de la sandale bicolore un objet phare, porté par les grands de ce monde, de Marlène Dietrich à Catherine Deneuve en passant par Romy Schneider. La sandale bicolore, coupée dans un chevreau beige et accompagnée de sa pointe en satin noir permettant d’allonger la jambe sans détirer le pied, reste une référence de la maison Massaro ainsi que de son époque, et l’influence du vestiaire masculin cher à Chanel s’y retrouve pour offrir au monde de la mode, une véritable référence en matière de souliers féminins.

Aujourd’hui encore, les souliers bicolores continuent d’être réinventés rue Cambon et Massaro fait dorénavant partie des « métiers d’arts » acquises par Chanel.  Ce qui fait de la maison Massaro une maison à part depuis sa création en 1974, tout comme pour la maison Chanel, réside dans le savoir-faire artisanal mais aussi dans l’esprit familial. Au delà de la forte notion d’artisanat et d’héritage, le bottier Massaro, souligne l’importance de la relation, partant de la prise d’empreintes et la mesure du pied jusqu’à la réalisation du prototype puis les essayages et ajustements, le tout pour une trentaine à une cinquantaine d’heure de travail pour finaliser une paire. Durant ces six semaines de patience et de labeur, la confiance qui s’installe entre le client et l’artisan est primordiale autant pour l’heureux requérant de rareté que pour le bottier qui se remet perpétuellement en question pour parfaire son art. Dans cette recherche constante d’excellence, fort similaire à l’activité de la maison Chanel, autant aujourd’hui que du vivant de Gabrielle Chanel, le bottier écoute et pourvoit à chaque caprice de ses clientes, que ce soit des particuliers ou bien pour des collections hautes coutures. La rigueur est bien le maître mot du métier, un mot bien connu, en son temps, par Gabrielle Chanel qui, comme Raymond Massaro insistait sur le fait que, le soulier tout comme l’habit, ne sont que détails signant une allure, la silhouette de celle qui les porte.

La Petite Veste Noire de Chanel

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Coco Chanel découvrait l’Écosse au côté du duc de Westminster ; elle en rapporte le tweed, sa matière emblématique. 1954, l’heure est au volume, et au New Look de Christian Dior. Chanel, elle, poursuit sa quête de modernité et, dessine un style à contre-courant : les silhouettes se font minimalistes, les vêtements moins contraignants. Mademoiselle met alors au point des astuces, et des techniques de couture inédites. Cette année-là, au-delà du tailleur, c’est la veste de tweed qui fait sensation. Sous ses dehors de vieille dame de la rue Cambon, Chanel démontre là toute l’impertinence d’une désinvolte élégance. La veste tombe comme une seconde peau quand c’est une fois de plus le tweed qui la compose ; la coupe est droite, quatre vraies poches flanquées de chaque côté structurent l’absence de col, et, voilà un vêtement hors du temps.



La veste Chanel, c’est avant tout une veste d’homme devenue un vêtement typiquement féminin. Inspirée d’une veste d’homme, uniforme de liftier autrichien, Gabrielle Chanel l’a voulue pratique et confortable, comme un vêtement qu’on enfilerait à la campagne. Dans l’ourlet, une chaînette vient plomber le tombé, pour laisser aux femmes toute l’aisance du mouvement. Une pièce universelle si l’en est, la petite veste noire de Chanel dégage toute la sensualité de la rencontre du masculin/féminin. En imposant à la société de l’époque un vêtement au raffinement dégagé, le style de la dame aux camélias devient le signe d’une élégance où se dessine la modernité pour redéfinir la tradition.


Inside Chanel : Mademoiselle Chanel et le Diamant

Le troisième chapitre de la saga Inside Chanel rouvre cette fois la page de l’exposition de l’unique collection de Haute Joaillerie de la maison, alors dirigée par Mademoiselle. A jamais cette ligne a marqué la joaillerie contemporaine, d’une exquise simplicité. Le diamant et Chanel en 1932 donnent le ton : trois ans après la crise de 29 qui met à mal l’empire masculin de la finance, Gabrielle annexe les atours féminins. Leur ligne supplante la mise en valeur de la pierre ; et les parures s’ouvrent et s’étendent autour de 5 (son chiffre fétiche) thématiques, chéries par la créatrice. La poésie des étoiles inonde les décolletés quand le rayonnement du soleil lui inspire une broche, à glisser sur la chevelure ou ailleurs. 
Comme un ruban, elle pense le bijou léger et souple ; à la manière des franges, il se doit d’être outrageusement gai, et, léger comme les plumes. Sur son enfance passée à l’abbaye d’Aubazine, Coco l’orpheline n’a jamais voulu s’étendre. Pourtant, c’est de là qu’elle tire et magnifie son essence. Narrée par cette collection de diamants, l’abbaye est mise en avant : les étoiles, les croissants de lune, les croix de malte et le soleil, ne sont rien d’autres que les éléments graphiques du pavé d’un des étages. Pavé qu’elle foula dès douze ans. 
Les années précédant l’arrivée de la maison aux deux C dans la Joaillerie, elle était au bras du duc de Westminster, réformant les structures des parures qu’il lui offrait après les avoir démantelées. C’est sur le même ton espiègle que Chanel présente aujourd’hui les vidéos de l’exposition retrouvées dans les archives Pathé. Et, c’est avec la même sophistication retenue que la maison perdure dans le paysage de la Haute Joaillerie.

La Nouvelle Montre Première de Chanel

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De l’emblématique 2.55 on retrouve la chaîne tressée de cuir et de métal, venant ici enrouler le poignet ; de la Place Vendôme, c’est le cadran octogonal qui cette fois reprend les contours ; enfin, de Mademoiselle, on retrouve la couleur favorite : deux aiguilles apposées sur un noir total, sans chiffres, ni trotteuse de seconde, ni même un index ne viennent en troubler la profondeur. Libéré des codes de l’industrie horlogère suisse, Jacques Helleu dessine la Première de façon à la faire légère mais racée.

Cette année, la maison se penche dessus, non sans avouer que « c’était un vrai exercice de style de toucher à cette icône », selon les mots du PDG de Chanel Horlogerie et Joaillerie, Philippe Mougenot. La voilà qui de nouveau s’allège : actualisée, le cuir du bracelet est retiré pour ne laisser que des maillons assouplis. Sobre mais technique, la nouvelle Première suit une approche minimale du design, de quoi satisfaire toutes les femmes. Et à ce titre, la maison Chanel, à travers un court-métrage pétillant et fascinant, fait vivre au garde-temps 24h de la vie de la parisienne – rectification : des parisiennes. De la bobo de Montmartre à la BCBG de Passy, toutes sont mises en acte et à l’honneur dans les rues de la ville. De nuit comme de jour, du soir au matin, indépendamment du vêtement, la montre épouse chacune des personnalités que peut abriter la ville lumière. Et, pour parfaire la présentation de la Première, une expérience interactive vous invite à analyser, sous une dialectique de construction-déconstruction, toutes les facettes de celle-ci ; le tout condensant les essentiels de la Grande Mademoiselle.

Coco Chanel

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« La mode n’existe pas seulement dans les robes… La mode est dans l’air, c’est le vent qui l’apporte, on la pressent, on la respire, elle est au ciel et sur le macadam, elle est partout, elle tient aux idées, aux mœurs, aux événements… » – Coco Chanel