Les Peintres A Saint-Tropez

Avant de figurer l’épicentre d’un mode de vie tout fait de volupté, d’audace et de liberté, Saint-Tropez, le village, attira à lui les peintres en quête de lumière et de paysages pittoresques.

Signac, Le Premier Peintre A Saint-Tropez

Paul Signac avait pour habitude de sillonner les côtes Atlantiques et Méditerranéennes à bord de son yacht, baptisé l’Olympia. Ainsi, lorsqu’il mouille au large de Saint-Tropez, un jour de 1892, Paul Signac a déjà en tête le récit fait par Guy de Maupassant, quatre années plus tôt.

Paul Signac, Le Port De St-Tropez,1899

Dans ce livre, Sur L’Eau, Maupassant y dépeint toute la splendeur de ce village caché, peu connu car comme localisé au bout du monde… Il y note: « Saint-Tropez, à l’entrée de l’admirable golfe nommé jadis golfe de Grimaud, est la capitale de ce petit royaume sarrasin dont presque tous les villages, bâtis au sommet de pics qui les mettaient à l’abri des attaques, sont encore pleins de maisons mauresques avec leurs arcades, leurs étroites fenêtres et leurs cours intérieures où ont poussé de hauts palmiers qui dépassent à présent les toits.

Si on pénètre à pied dans les vallons inconnus de cet étrange massif de montagnes, on découvre une contrée invraisemblablement sauvage, sans routes, sans chemins, même sans sentiers, sans hameaux, sans maisons. De temps en temps, après sept ou huit heures de marche, on aperçoit une masure, souvent abandonnée, et parfois habitée par une misérable famille de charbonniers. »

Touché par le même charme foudroyant de Saint-Tropez, Paul Signac va y faire une halte. A l’origine, le peintre débarquait par curiosité, le temps d’un instant. Mais cet instant va durer 20 ans. Signac s’attache en effet à ce petit village de caractère — une impression d’avoir atteint le point tant recherché, au vue de la lumière solaire qui baigne Saint-Tropez.

Paul Signac, l’Orage de St-Tropez 1895

Signac vit ainsi d’abord dans un cabanon avant de faire l’acquisition d’une villa, la Hune, qu’il transforme en ateliers. C’est cette villa qui va devenir l’épicentre Provençal d’une génération de peintres.

Car à l’été 1904, Signac invite ses amis à venir découvrir ce village hors du temps. Parmi eux, Matisse, Pierre Bonnard, Raoul Dufy, Albert Marquet, Manguin et Francis Picabia…

Matisse, Vue De St-Tropez, 1904

Ces peintres à la recherche d’un nouveau langage pictural vont trouver dans les ruelles escarpées, le port, la modeste chapelle, son clocher, les points de vus magistraux qu’offrent le village de Saint-Tropez sur la mer, une manne de formes, de tons et de couleurs idéale !

Du post-impressionnisme au fauvisme, en passant par le pointillisme — Saint-Tropez, dit-on, aurait été l’élément déclencheur de ces nouveaux mouvements picturaux.

Pierre Bonnard, Le Golfe De Saint-Tropez 1937

Ce qui est certain, c’est que des toiles demeurent pour témoigner de la découverte de Saint-Tropez par ces peintres. Deux d’entre d’elles, datées entre 1905 et 1906, présentent la complicité existante entre ces génies du pinceaux… Deux toiles représentant la même femme: l’une de Matisse, l’autre de Manguin. Peintes dans la maison de Manguin à Saint-Tropez, elles témoignent bien d’un esprit fédérateur et amical qui habite alors les peintres à Saint-Tropez.

Complémentaire plutôt que compétitive, cette période passée à Saint-Tropez a comme porté l’art moderne vers le chemin qui en a fait l’un des plus révolutionnaires…

Bernard Buffet, Amour A Saint-Tropez

Ayant ainsi ouvert la voie aux générations à venir, les peintres de ce début de siècle ont concouru à mettre des lignes et des couleurs sur l’imaginaire de la Côte d’Azur. Près d’un demi-siècle plus tard, c’est une autre génération qui lui donnera son aspect festif et décontracté !

Cette génération n’est autre que celle de Boris Vian, Juliette Gréco, Sartre et De Beauvoir. Arrivant tout droit de Saint-Germain-des-Près, ils vont faire déferler le jazz, l’insouciance, le swing et la jeunesse sur Saint-Tropez.

C’est ainsi au coeur du Saint-Tropez-des-Prés que le peintre Bernard Buffet, venu sur les pas de ces grands maîtres à la recherche d’une contradiction picturale, va rencontrer l’amour…

Tout juste séparé de Pierre Bergé, Bernard Buffet en 1958 tombe amoureux sur la mythique la terrasse du bar de La Ponche… Elle s’appelle Annabel Schwob, et c’est une figure de l’âge d’or de Saint-Germain-des-Prés. Amie de Françoise Sagan, de Juliette Gréco et… du photographe Luc Fournol.

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C’est par son entremise qu’Annabel Schwob va rencontrer Bernard Buffet. Quelques mois plus tard, elle devient Annabel Buffet. Dans la plus grande discrétion, typique de ce Saint-Tropez, Bernard Buffet a en effet épousé celle qui partagera sa vie jusqu’à son dernier souffle — à Ramatuelle !

Annabel Buffet notait ainsi en 1981 dans le livre Saint-Tropez d’hier et d’aujourd’hui : « Notre amour est né à Saint-Tropez… Je sais pourquoi j’aime les arbres, les mâts de bateaux… »

De cette période du peintre à Saint-Tropez il reste des oeuvres puissantes et audacieuses — en porte-à-faux des premières visions impressionnistes de Saint-Tropez, elles caractérisent bien le tempérament volcanique que la ville insuffle à ses hôtes.

On le voit, Saint-Tropez est une presqu’île ayant portée en elle l’inspiration de plus d’un artistes. Il n’est alors pas étonnant de lire que la toile la plus chère jamais vendue fut inspirée de Saint-Tropez.

En effet, la toile de David Hockey ‘Portrait of an Artist (Pool with Two Figures)’ adjugée pour 80 millions d’euros chez Christie’s à New York en 2018 fut… Composée à Saint-Tropez.

C’est bien dans la villa de son ami Tony Richardson dans les hauteurs de Saint-Tropez que David Hockney a fait poser son assistant et un ami avant de figer la scène sur un appareil photo Pentax.

En travaillant à partir de la centaine de clichés faite ce jour là, David Hockney n’a pas seulement capturé l’atmosphère de Saint-Tropez. Il a aussi contribué à forgé l’idéal de l’imaginaire collectif contemporain: la Dolce Vita sur la Riviera !

La Bastide Ramatuelle, Lieu De Volupté

C’est un nouvel hôtel comme seul Saint-Tropez peut inspirer. Un quatre étoiles intime, à la sophistication mesurée, lové dans un jardin luxuriant, fleurant (très) bon la Méditerranée.

La Bastide Ramatuelle, Un 4 Etoiles Solaire Et Naturel

S’il fallait qualifier la Bastide Ramatuelle en trois mots, ceux-ci ne seraient exagérés: havre de paix.

Un Lieu Enchanteur Niché Dans Un Jardin Tropical

C’est à l’abri des regards, dans un jardin aux allures tropicales, que s’érige l’hôtel Bastide Ramatuelle. Dernier né des lieux enchanteurs comme seul Saint-Tropez peut inspirer, La Bastide Ramatuelle déploie un charme emprunt de volupté. Il faut le connaître pour s’y rendre — car La Bastide Ramatuelle a l’élégance de la discrétion. Et le raffinement des gens de goûts !

Il n’y a qu’à voir son aménagement. Entre mer et montagne, air marin et parfums boisés… Dans un décor mêlant allègrement design contemporain, couleurs piquantes et mise en scène Provençale, La Bastide Ramatuelle touche les esthètes au coeur même. Il faut dire que le luxe a ici une saveur particulière — authentique même !

L’élégante maison de maître ne propose que peu de chambres et suites. 9 au total qui, chacune, propose un confort optimal, et une vue épatante de sérénité. Jardin ou montagnes sont rendues visibles à partir de balcon privé, dans chacune des chambres.

Car c’est bien pour cela qu’il faut se rendre à La Bastide Ramatuelle — une parenthèse d’enchantement où corps et esprit viennent s’inscrire en parfaite harmonie avec l’environnement qui les entoure. Et quel environnement !

Un mythe même — la Plage de Pampelonne, rendu mythique par le film ‘Et Dieu Créa… La Femme’. Véritable phénomène artistique et culturel, c’est par ce film de Roger Vadim que Saint-Tropez perdit un brin de son secret pour devenir une destination iconique.

Justement, La Bastide Ramatuelle tend à renouer avec la discrétion, le secret et le sentiment d’avoir atteint un bout du monde… Autant d’émotions qui ont fait la poésie de Saint-Tropez. Avant que Saint-Tropez ne soit Saint-Trop’. A l’époque où Signac, Matisse ou encore Bonnard venaient y inventer le fauvisme, et le pointillisme.

C’est bien cette âme toute faite de beauté et d’appel à contempler la nature qui forge l’atmosphère de ce lieu baigné de soleil et de saveurs.

Un 4 Etoiles Solaire

Une piscine chauffée, entourée de grands arbres… Un bar qui la jouxte, où l’on se laisse enivrer du charme du lieu. C’est que l’esprit créatif derrière la fondation de La Bastide Ramatuelle est passionné par l’idée de chiner dans les enchères Drouot des pièces d’un luxe hors du temps et de tous les temps.

C’est ainsi que le petit-déjeuner concocté autour de brioches faites maison, et de viennoiseries succulentes, se sert dans de la porcelaine de Limoges. Très beau et gourmand, il ajoute plus d’authenticité encore à la beauté indescriptible de ce lieu typique de Saint-Tropez. L’esprit Riviera en somme !

En parlant de Riviera justement, Saint-Tropez ne sonne-t-il pas comme un exhausteur de beauté naturelle? Brigitte Bardot, Bianca Jagger, ou encore Alain Delon, Romy Schneider et Jane Birkin dans le film ‘La Piscine’… Tous semblent avoir été magnifiés par l’air de Saint-Tropez.

Pour découvrir cet air littéralement séduisant, La Bastide Ramatuelle propose une virée en voilier de course. Nommé le Oscar 2, taillé en carbone, un Mylius 50… A bord, le capitaine Fred, un Brestois (Tonnerre !), invite ses hôtes à sillonner ici les eaux paisibles et cristallines de Saint-Tropez —  une navigation à la carte, la tête bercée de songes sous un soleil éclatant. Une escapade idéale pour rejoindre le haut lieu de la voile à quelques kilomètres de Saint-Tropez, Cogolin.

Et il faut croire que toute la demeure de La Bastide Ramatuelle fut elle même orchestrée pour faire chavirer les sens, et ainsi porter l’esprit vers des pensées solaires. Le tout lové dans une approche charmante et bon enfant qui sied tant Saint-Tropez.

Belle-Île-En-Mer, Charme iconique

C’est un lieu qui a frappé au coeur nombre d’artistes. Une île de la côte Atlantique piquée au creux du Golfe de Gasconne — c’est Belle-Île-En-Mer, un lieu littéralement enchanteur.

Belle-Île Et Les Artistes

Il y règne une atmosphère douce et ensoleillée — l’impression d’avoir atteint un point du monde où seule l’extase des sens compte réellement. Belle-île-en-Mer est un écrin. Un écrin de nature, un écrin rocheux où le soleil tantôt dardant tantôt occulté baigne l’île d’une atmosphère tout simplement incroyable. Les sens se perdent un peu dans cette beauté chaleureuse, tant Belle-Île porte merveilleusement bien son nom.

On embarque au port de Quiberon et, fendant le golfe de Gascogne, on débarque à Belle-Île — un lieu à la beauté contrastée mais assurée ! Ses richesses exceptionnelles, autant naturelles que culturelles, Belle-Île a su les conserver, les embellir, les chérir… Ce n’est pas pour rien qu’elle attire, de partout, les âmes d’esthètes ou les artistes qui ont su, à leur tour, capter ou mettre en mots cette atmosphère éperdument magique. Et ce, à toutes les époques.

Car Belle-Île est accueillante. Elle berce les navires plutôt qu’elle ne les déplore. Il n’y a qu’à se rappeler les vers de François-René de Chateaubriand, rapportant ce que les marins avaient coutume de dire: « Celui qui voit Belle-Isle, voit son île […] ; Celui qui voit Ouessant, voit son sang. » Le vers est clair.

Les premiers touristes, eux, arrivèrent à la fin du XIXème siècle —parmi eux, certains pionniers dans leur art, et des personnalités tout simplement hors norme !

Ainsi les écrivains Gustave Flaubert et Maxime Du Camp firent-ils une halte à Belle-Île, en Mai 1847. Découvrant par la même son fascinant paysage, ils figent l’âme et le charme que ce voyage leurs inspire — dans un récit publié en 1881, Par les champs et par les grèves.

En 1847 toujours, c’est Alexandre Dumas qui figure la fin de Porthos, héros de son ouvrage de référence, Les Trois Mousquetaires, au coeur de Belle-Île. Parce que le lieu est si propice au récit épique, c’est dans la grotte de Locmaria de Belle-Ile que meurt le premier des trois mousquetaires… Tout un symbole lorsque l’on connait l’histoire qui lie l’île à ceux ayant voulu fuir Louis XIV et Mazarin.

Mais c’est l’époque moderne et tout le panache que la Belle-Epoque a apporté dans cette île qui nous intéresse ici. Le panache de cette période clé pour la mode et le luxe, comme incarné par une certaine… Sarah Bernhardt.

Sarah Bernhardt Et Belle-île-En-Mer

Sarah Bernhardt, véritable icône de La Belle Epoque — première actrice, première comédienne à avoir fait des tournées sur les cinq continents, première muse de grands couturiers… Bref, Sarah Bernhardt, première en tant de choses, est sans doute celle par qui le rayonnement sur Belle-île devint le plus fulgurant !

Il faut dire que l’actrice jouissait d’une telle popularité…

Ainsi, lorsqu’elle découvrit Belle-Île, fut elle à son tour touchée par la grâce de son charme, et l’élégance sauvage de ces paysages. Elle confiait alors, en 1894: « La première fois que je vis Belle-Île, je la vis comme un havre, un paradis, un refuge. J’y découvris à l’extrémité la plus venteuse un fort, un endroit spécialement inaccessible, spécialement inhabitable, spécialement inconfortable. et qui, par conséquent, m’enchanta. »

C’est sur la remarquable pointe des Poulains qu’elle acquit ainsi un fort — un fort qui, par l’intervention loufoque et éminemment originale de Sarah Bernhardt, devint l’un des lieux de villégiature les plus inspirants !

Elle aimait, dit-elle, « venir chaque année dans cette île pittoresque, goûter tout le charme de sa beauté sauvage et grandiose. » Puisant « sous son ciel vivifiant et reposant, de nouvelles forces artistiques »

La tragédienne, pour qui Jean Cocteau inventa le terme de « Monstre sacré », fut une hôte sans commune mesure. Elle y passa vingt-neuf étés, de 1894 jusqu’à la vente de son fort en 1922, soit quelques mois avant sa mort… Et on la remarqua chaque fois !

Dans sa robe blanche et son grand chapeau, Sarah Bernhardt débarquait ainsi avec une véritable petite troupe de troublions — son secrétaire, sa dame de compagnie, ses amis, artistes, peintres, sa famille, son singe, son boa, son crocodile qui dévora Hamlet, son chien. Ce même chien qui fini empaillé au-dessus de sa chambre. Si tout cela est aujourd’hui encore visible dans Le Fort des Poulains, c’est que Sarah Bernhardt a véritablement lancé la vogue des touristes de Belle-Île.

Mais elle n’était évidemment pas la seule à chérir ce bout d’île recelant tant de beauté !

Claude Monet, Henri Matisse… Les Grands Peintres A Belle-Île

Claude Monet et Matisse à Belle-Île

C’est à l’été 1886 que Claude Monet se met en tête de réaliser une « grande tournée en Bretagne, mais en simple touriste, la canne à la main » — mais de la Bretagne, il ne verra finalement que Belle-Île.

L’endroit lui est si charmant, si complet, qu’il veut d’abord y séjourner une quinzaine de jours. Mais voilà, le charme opère et, arrivé le 12 septembre 1886, il en repart le 25 novembre. « Je suis installé dans un tout petit hameau de Belle-Île, je travaille beaucoup, l’endroit est très beau mais très sauvage, la mer est incomparablement belle et accompagnée de rochers fantastiques. Du reste, l’endroit s’appelle la mer sauvage. »

Aux côtés d’un pêcheur de l’île, il fait la découverte des aiguilles de Port-Coton — les superbes rochers du Lion, le Port-Goulphar et le Port-Domois. Ce paysage où la lumière changeante, où les hautes falaises sombres et les vents tempétueux font s’éclater les vagues… tout cela marque profondément l’oeuvre impressionniste de Claude Monet !

« C’est sinistre, diabolique mais superbe et je ne crois pas retrouver pareille chose ailleurs » écrit-il dans l’une de ses correspondances.

« Je suis dans un pays superbe de sauvagerie, un amoncellement de rochers terrible et une mer invraisemblable de couleurs ; enfin je suis très emballé quoique ayant bien du mal, car j’étais habitué à peindre la Manche et j’avais forcément ma routine, mais l’Océan, c’est tout autre chose »

Les humeurs changeantes de Belle-île à l’automne furent à l’origine d’une nouvelle approche pour Monet — perturbé par le temps instable et par le phénomène des marées qui modifient constamment le paysage, Monet doit travailler plusieurs toiles en même temps. Développant ainsi ses premières séries… Dont les plus iconiques d’entre elles seront les Nymphéas.

La quarantaine de toiles peintes durant ce séjour contribuera à faire connaître Belle-île dans le monde entier !

Dix ans plus tard, c’est Henri Matisse qui débarqua à son tour sur les pas de Monet, rendant en fait visite au peintre John Peter Russell à Belle-Île.

Il est touché par cette même épiphanie. « La Bretagne a son côté intime et fin qu’il faut pouvoir pénétrer (…) sa lumière est particulièrement argentée, et ses ciels sont de nacres. Aussi il faut observer beaucoup avant de travailler et revenir plusieurs années de suite pour se pénétrer du caractère du pays. »

Il y gagne une toute nouvelle approche des couleurs ! « Je revins à Paris libéré de l’influence de Louvre. Je me dirigeais vers la couleur. Je revins de mon voyage avec la passion des couleurs de l’arc-en-ciel. »

Le Castel Clara, 4 étoiles Garantes Du Charme De Belle île

C’est un château au charme ancien qui semble veiller sur Belle-Île, et son caractère ensorcelant ! On s’y imprègne de ce paysage qui a bercé et inspiré tant d’âmes — le Castel Clara est aussi un lieu à part.

Un lieu dédié au bien-être et à la rêverie; un lieu où l’on ressent mieux encore le charme enchanteur de Belle-Île ! Et c’est d’ailleurs tout le dessein qui se niche derrière sa transformation. Car avant de devenir le Castel Clara, la bâtisse était en fait la demeure du peintre John Peter Russel. Celui dont Matisse disait, après l’avoir visité: « Russell a été mon professeur, et Russell m’a expliqué la théorie des couleurs. »

Cette demeure donc est reconstruite en 1958 suivant les plans d’un certain Paul Meunier, restaurateur à Poissy, près de Paris. Il a alors acquis la maison pour la transformer en hôtel moderne — l’idée est alors saugrenue pour l’époque,. Un hôtel à Belle-Île… L’île n’est pas encore prisée des touristes Français.

Qu’importe, pour Paul Meunier, il s’agit d’abord d’offrir à son épouse un cadre face à l’océan, et baigné d’air marin, pour qu’elle se refasse une santé.

Face à l’anse de Goulphar, le Castel Clara offre ainsi un panorama portant à la somptueuse rêverie — le succès, lui, est immédiat. En 1992, le Castel Clara se complète d’une offre de thalasso.  Un cadre au charme incomparable donc — des soins et des massages pensés en écho avec la magnificence de la nature environnante…

Sur les hauteurs de Belle-Île, le Castel Clara offre tout des saveurs d’une île abracadabrante.

Côté gastronomie, c’est l’inventivité du Chef Franck Moisan qui se distille dans des menus pensés en harmonie avec les saisons et les douceurs de l’océan. Le restaurant le 180° est aussi bien-nommé…

On y cuisine les viandes — le pigeon rôti, l’agneau du large ou le bœuf des embruns… Les délices de la mer, les homards bleus de Bretagne, les langoustines, les huîtres creuses, les coquillages et crustacés…

Un véritable tour des saveurs, doublé d’une nature chatoyante — Belle-Île-En-Mer est une destination iconique à bien des égards !

La Malle Louis Vuitton, L’Icône Idéale Car Versatile

Commandes sur-mesure et innovations follement pratiques — la malle Louis Vuitton dépasse les attentes pour réaliser les rêves les plus fous. Depuis 1854.

L’histoire de Louis Vuitton est incontestablement liée à celle de l’essor des transports au tournant du XXème siècle. C’est que le jeune Louis Vuitton avait l’oeil, et le bon. Lors de son apprentissage, le fondateur de la maison la plus luxueuse de la galaxie a su observer les bouleversements de son époque. En 1854, exit les malles bombées, Louis Vuitton innove et invente une malle plate, pratique et idéale à empiler dans les bateaux, les voitures naissantes et les trains. Mais pas n’importe lequel. Les voyages en Orient Express connaissent alors leur apogée.

Les maharadjahs et les rois d’Orient deviennent alors les ambassadeurs non-officiels de la maison Vuitton. Mais la fin du XIXème siècle et l’orée du XXème siècle sont aussi et surtout celles des grandes explorations — archéologues et aventuriers ne tardent à passer des commandes spéciales à la maison. Qui les relève avec brio !

En 1868, Louis Vuitton créé la malle Lit pour l’exposition Universelle de Paris. Peu de temps après, l’explorateur Pierre Savorgant de Brazza la rend iconique. En 1872, c’est le sultan de de l’Empire Ottoman Abdulhamid II qui commande à la maison une malle pour ses petits dessous… En 1886, Georges Vuitton révolutionne un peu plus le confort des voyages en inventant la serrure incrochetable. Les malles de voyage Vuitton deviennent de véritables coffres à trésors.

Paul Poiret tombe sous le charme, et fait fabriquer des malles autant pour ses pièces que pour son usage personnel… Jeanne Lanvin fait de même pour son nécessaire de toilette. Le mode de la mode embrasse l’innovation mais en 1911, l’explorateur Albert Kahn renoue avec sa dimension aventurière.

Il commande chez Louis Vuitton des malles de voyage pour transporter son matériel photo, vidéo et ses effets personnels. Grâce à ces malles, il a pu réaliser et rapporter en Europe le plus grand rassemblement d’autochromes, sur plaque en verre consacré à la diversité des peuples et des cultures… En provenance des cinq continents et de plus de 60 pays !

L’âme voyageuse d’Ernest Hemingway trouva aussi dans la malle Louis Vuitton le compagnon idéal à… ses rêveries. Correspondant étranger installé à Paris au milieu des années 20, il commande auprès du malletier une version arrangée de ses malles-bibliothèques. Il y loge non seulement des livres, mais aussi une machine à écrire. Cette malle le suivra toute sa vie, avant de disparaître. Retrouvée dans les sous-sols du Ritz, elle contenait le manuscrit perdu de Paris est une fête — son chef d’œuvre posthume !

Peu étonnant ainsi de savoir que des peintres de la trempe de Matisse et Picabia ont fait confiance à Louis Vuitton pour réaliser des malles à tableaux. Gage de sécurité éternelle — aussi chic que pratique ! Un héritage qui trouve aujourd’hui un écho un brin plus espiègle dans l’oeuvre de Nicolas Ghesquière. Lui qui, en 2019, imagine la mini-malle pour Apple AirPods. A chaque époque ses envies et priorités. Louis Vuitton n’est là que pour les réaliser.