La Collection Capsule Qui Réinvente Le Tailoring Dior

Kim Jones ravive une nouvelle fois les codes clé de la maison de Monsieur. Cette fois, c’est autour d’une collection capsule qui réinvente le tailoring si propre à la maison, que vient s’injecter sa patte streetwear…

Capturée par le photographe Brett Lloyd, la campagne qui met en scène cette nouvelle collection capsule baptisée MODERN TAILORING fige en noir et blanc la filiation entre Christian Dior et Kim Jones.

Car voilà bien le point de départ de la réinvention du tailoring Dior — ce sont les lignes si chères à Monsieur Dior qui guident ici le tailoring façon Kim Jones.

Un tailoring un peu plus organique qui, souple et décontracté, reprend nombre de codes iconiques de la maison de l’avenue Montaigne. A commencer par la mythique veste Bar. On retrouve ici sur ces trois ensembles les boutons identiques à la pièce manifeste de 1947.

Parmi les tissus qui viennent tailler les pièces de la collection Modern Tailoring, on retrouve aussi un clin d’oeil certain aux toiles iconiques de la maison… Un mélange de laine vierge et de mohair, un micro pied-de-poule texturé ou encore un motif Prince de Galles — autant d’éléments qui rappellent l’héritage intemporel de celui qui, il y a plus de 70 ans, réinventait la silhouette contemporaine!

C’est encore un tissu portant le motif cannage, signature de la maison, qui double ses nouveaux costumes éminemment léger. Faciles à porter, ils allurent l’homme Dior d’une attitude plus contemporaine encore.

De quoi renforcer peu plus la filiation entre le casual de Kim Jones et la sophistication du couturier-fondateur. La collection est à découvrir dès à présent !

Le Peekaboo En Vedette Du Défilé Fendi P/E 2021

Silvia Fendi a imaginé cette collection durant le confinement. Et il en résulte une ribambelle de silhouettes aériennes où les effets d’optiques rappellent la poésie des petites choses du quotidien.

La Signature Fendi: Les Effets d’Optiques

Le dernier défilé Fendi avant l’arrivée de Kim Jones à la tête des collections femmes avait des airs de poésie. Mais une poésie louant le sublime des petites choses de tous les jours. Composée en plein confinement, la collection Fendi Printemps/Eté 2021 est bien une ode à la beauté de ces ombres et ces effets de lumières que l’on ne voit plus.

Et c’est au coeur de la maison familiale Romaine que Silvia Fendi a imaginé cette collection. Une maison où, le temps suspendu a nourri sa rêverie. C’est là qu’elle a remarqué le sublime de ces jeux de lumières devenus banals. L’ombre d’une fenêtre, reflétée sur un lit. Le bruissement des feuillages dont le reflet, parfois, vient danser sur un mur. Autant d’éléments qui ont conduit Silvia Venturini Fendi à intégrer ces effets dans la grammaire iconique de Fendi.

S’il n’est pas question de fourrure pour la prochaine saison, c’est bien l’effet d’optique, et le trompe-l’oeil que Fendi a choisi de travailler avec brio. Dans les silhouettes aériennes du Printemps/Eté 2021 se glissent ainsi ces mêmes oeuvres créées par le hasard du quotidien — l’ombre d’une fenêtre, et celle des feuillages.

Et l’on ne connait que trop bien l’intérêt que porte Fendi aux trompe l’oeil. D’ailleurs, l‘iconique sac Peekaboo en est l’incarnation la plus aboutie.

Portée par ce moment familial que le confinement a permis, Silvia Fendi a aussi cherché à distiller dans sa collection les valeurs chères à la maison Fendi, dont elle est la troisième génération à en diriger le destin esthétique. « Dans ma famille, on a toujours mis beaucoup de sens dans ce qu’on fait. J’ai voulu faire des vêtements qui parlent du moment présent, mais qui font aussi partie de votre vie. »

Le résultat? Des coupes amples qui laissent le vent accompagner les mouvements du corps — des tons tantôt clairs ou pastel. Surtout, des pièces inspirées des crochets, de la dentelle et autres techniques de couture que l’on retrouve lorsque l’on prend le temps de remontrer le fil des générations. Des édredons, des draps de lits, aussi…

« Cela m’a rappelé Karl. Il aimait le linge de lit, il avait une grande collection » confiait ainsi Silvia Fendi après sa collection. Une collection Fendi Printemps/Eté 2021 qui loue le passé, dans toutes ses formes, pour mieux sublimer un présent qui appelle, peut être, à regarder le quotidien avec l’onirisme d’antan.

Le Sac Bobby De Dior Prend Des Couleurs

Dernier icône né de l’univers de Christian Dior, le sac Bobby, introduit cet été, se présente dans de nouvelles teintes !

Le Sac Bobby? Un Hommage Au Chien De Christian Dior

C’est une fois encore en plongeant dans les archives de la maison que Maria Grazia Chuiri a mis au monde un nouvel objet du désir. Un sac qui prend un drôle de nom… Celui de Bobby, le chien de Monsieur Dior. Et il faut dire que du temps de Monsieur, déjà, Bobby était une muse qui prêtait volontiers son nom aux tailleurs les plus prometteurs. Ce, à chacune des collections Dior.

Mieux, en 1953, Bobby inspire un flacon de parfum en édition limitée, taillé par Fernand Guery-Colas. Le parfum Miss Dior qui, pour l’occasion, devient: J’appartiens à Miss Dior.

Dans ses mémoires,  Christian Dior et moi, Monsieur Dior le notait lui même: « Il y avait dans chaque collection un tailleur présumé à succès qu’on appelait Bobby. » Que l’on parle de tailleurs de ligne oblique ou de ligne A — Bobby signait le nom des tailleurs qui, souvent, se sont avérés être les plus vendus.

Coïncidence ou annonce d’un succès garanti: Maria Grazia Chuiri accompagne cette collection Dior Automne/Hiver 2020 d’un accessoire éponyme. Le sac Bobby tient du même acabit que ce compagnon fidèle — le sac d’une femme est bien l’extension de sa maison, dans la vie de tous les jours.

Ainsi, celui imaginé par Maria Grazia Chuiri présente une délicate boucle, piquée des initiales CD. Une forme arrondie, une demi-lune avec une bandoulière confortable.. Le Bobby est l’exemple du savoir-faire des artisans Dior. Exquis et pratique.

Et voici qu’il présente aujourd’hui de nouvelles teintes ! Après avoir été introduit dans la mythique toile oblique, en noir et en crème, le voici en… Gris Montaigne, couleur clé de la grammaire Dior. En bleu denim et en camel. De quoi faire exploser sa cote de désidérabilité — le Bobby distillant dans ces teintes toute la douceur et la sensualité de son cuir très, très raffiné.

La Collection Dior Homme P/E 2021

Kim Jones a orchestré la collection Dior Homme du P/E 2021 autour de l’œuvre du peintre Ghanéen Amoako Boafo — autour, surtout, de la célébration du style comme vecteur de l’identité noire et de la masculinité ! 

La Collection Dior Homme P/E 2021

Si la collection Dior Homme du P/E 2021 est partie d’une rencontre à Miami, c’est bien dans l’héritage couture de Monsieur qu’elle puise beaucoup de son panache romantique. 

La Genèse De La Collection Dior Homme P/E 2021

C’est au Rubell Museum de Miami que Kim Jones a fait la rencontre artistique qui allait inspirer cette collection. Et ce fut un véritable coup de foudre artistique — pour la vision et les tableaux de l’artiste Ghanéen Amoako Boafo. 

Il faut dire que le travail du peintre Amoako Boafo met en lumière les modes et l’importance du style dans la définition de l’identité de la Black Diaspora. Et, en centrant son propos pictural sur la vie contemporaine de la capitale du Ghana, Accra, le peintre met en vedette un héritage historique inestimable. Celui du Ghana et de son savoir faire textile. 

A cela, Kim Jones, qui lui même a vécu en Afrique étant plus jeune, ne pouvait rester insensible. « J’adore son travail, j’ai toujours voulu travailler avec un artiste africain car j’ai grandi en Afrique et l’art africain a toujours fait partie de ma vie » précise Kim Jones dans le film qui dévoile la collection. 

C’est ainsi que de cette admiration mutuelle, Kim Jones et Amoako Boafo ont su lier leur art pour donner forme à la collection Dior Homme du P/E 2021. Une collection qui, comme le travail d’Amoako Boafo et celui de Kim Jones, a su figer dans des silhouettes exaltantes la rencontre entre des styles, des techniques et des héritages différents mais bien complémentaires.

Dior Oblique, Tailleur Bar et Imprimé Lierre

Car là où les peintures d’ Amoako Boafo distillent beaucoup de style et mettent en exergue la perception de l’identité noire, Kim Jones a bien su y voir la filiation avec l’oeuvre de Monsieur Dior.

C’est ainsi que le tailoring exceptionnel de la maison s’accorde avec une folle facilité aux envolées stylistiques des personnages des portraits ‘Black Diaspora’ d’Amoako Boafo. Des envolées stylistiques que Kim Jones a su marier avec adresse aux codes clé de la maison de l’Avenue Montaigne.

Transposées de façon littérale ou métaphorique sur les looks Dior Homme du P/E 2021, les silhouettes et les masculinités d’Amoako Boafo gagnent à se voir incarner autour de la grammaire Dior.

Ainsi, la collection met en beauté l’iconique Dior Oblique dans un shirt jouant une fois encore de la transparence. Pertinente, l’approche de Kim Jones injecte une nouvelle vision du masculin dans des compositions hautement stylisées. Mais il y a mieux. 

C’est sur une chemise à la coupe irréprochable que l’on retrouve l’imprimé lierre comme richement brodé par Christian Dior en 1950. C’était alors l’ornement d’une robe du soir taillée dans la soie…

Et une fois inspiré d’un des portraits d’Amoako Boafo, l’imprimé lierre de Monsieur Dior s‘acoquine volontiers d’une chemise ou d’un cuir embossé servant des bottes militaires — le tout accompli dans une allure street-couture des plus mémorables ! 

Il suffit de voir la réminiscence de l’iconique Veste Bar en version masculine pour se convaincre du pouvoir d’une telle collection. 

Une collection présentée sous la forme d’un film quasi-documentaire, fait en deux parties. La première, capturée par Chris Cunningham, capte la genèse de la collection de Londres au studio d’Amoako Boafo au Ghana. La seconde, oeuvre de Jackie Nickerson, dévoile les pièces de la collection Dior Homme P/E 2021. Dans une célébration de l’art du portrait. 

C’est à voir ici



L’America’s Cup Et Les Maisons De Luxe

Le plus ancien trophée sportif international repose aussi sur ces partenaires tout en luxe et savoir-faire.

L’Histoire de L’America’s Cup

Une course née à la fin du XIXème siècle, devenue le lieu de rencontre de la technologie et du nautisme de pointe…

L’America’s Cup Fut D’Abord Britannique

Si l’America’s Cup prend son nom après la victoire de L’America, un yacht de compétition qui a été le premier à remporter le trophée de voile international en 1851, l’un des trophées les plus anciens était d’abord une affaire Britannique.

C’est en effet le 20 août 1851 qu’est courue pour la première fois la One Hundred Guinea Cup. Organisée par le Royal Yacht Squadron de Grande-Bretagne, la compétition consiste alors à faire la course autour de l’île de Wight.

Mais voilà, c’est L’America qui remporte cette coupe… Laissant dubitative la Reine Victoria. L’anecdote rapportée démontre le coeur de cette compétition hors norme. En 1851 donc, en croyant voir au loin un bateau à l’allure radicale sortir de la brume, loin, très loin devant le Royal Yacht, la Reine Victoria aurait demandé:

« Les yachts sont-ils en vue?/ Oui, Votre Majesté/ Quel est le premier?/ L’America, Votre Majesté./ Et le second?/ Votre Majesté, il n’y a pas de second ! »

Et c’est bien là le coeur de l’America’s Cup. Cette poursuite singulière de l’excellence fait que le gagnant emporte tout. La coupe. Et l’avantage de nommer ses compétiteurs à la prochaine remise en jeu du trophée.

Ainsi, lorsque L’America remporta cette coupe en 1851, il en fait don au New York Yacht Club en 1857. Pour une compétition internationale perpétuelle.

Chaque navire en compétition doit donc être conçu, construit et, dans la mesure du possible, équipé uniquement dans le pays qu’il représente. Et si les conditions de navigation ont évidemment largement été modifiées en près de deux siècles, une chose reste inchangée… L’America’s Cup est bien la compétition devenue le lieu de rencontre de la technologie et du nautisme de pointe…

Les Pays Et Les records

Le Defender défend sa coupe. Les Challengers tentent de lui arracher la victoire. La coupe, c’est l’aiguière d’argent ! Pendant deux années, les équipes s’affrontent ainsi dans des régates préliminaires autour du monde, pour cumuler un maximum de points, en vue des épreuves éliminatoires des Challengers de la Coupe.

Ainsi, dans notre époque moderne, les pays ayant les records les plus significatifs sont… Les Etats-Unis et la Nouvelle-Zélande.

Et comme dans toute compétition de cet ordre, les skippers courent pour la gloire ! Le skipper de la victoire de la Nouvelle-Zélande en 1995 était Russell Coutts, qui a également mené la Nouvelle-Zélande à une victoire en 2000… Avant de trahir le pays et de donner la victoire pour la Suisse ! En effet, Coutts, skippant pour une équipe suisse, a remporté une troisième victoire consécutive en 2003.

En 2013, les États-Unis ont connu l’un des retours les plus spectaculaires de l’histoire du sport. L’équipe américaine (dirigée par Jimmy Spithill et évoluant dans un catamaran nouvellement conçu de 72 pieds, soit 22 mètres) suivait la Nouvelle-Zélande 8-1 sur 17, puis a remporté les huit courses restantes pour la victoire la plus inattendue de l’America’s Cup !

Une course haute en émotion qui peut s’adjoindre le prestige des grandes maisons de luxe…

L’America’s Cup Et Les Maisons De Luxe

La coupe est à l’image des partenaires de la course… L’Aiguière d’argent, ce vase en argent ciselé d’environ 1 m de haut où sont gravés les noms de tous les vainqueurs. Et c’est la même coupe que les pays s’arrachent depuis 1851 !

Louis Vuitton

« Les droits télés ont été vendus dans 25 pays cette année, les épreuves seront diffusées dans 105 nations, et c’est bel et bien aujourd’hui le troisième événement sportif au monde » Bruno Troublé, le créateur de la Louis-Vuitton Cup, avait vu juste.

La « Louis Vuitton America’s Cup Challenger Playoffs »

L’engouement pour l’America’s Cup est tel que la compétition constitue pour les maisons du luxe un moyen d’aller plus loin que leurs prérogatives tendances. En effet, la Louis Vuitton Cup fut, dès 1983, lors de la 25e édition, un associé de choix pour la Coupe.

En associant ainsi son nom et son savoir faire, Louis Vuitton a poussé la compétition vers des sommets. Mais voilà qu’en 2007, Louis Vuitton annonce sa rupture…

« Louis Vuitton a décidé de ne pas donner cette fois-ci son nom à la prochaine épreuve de sélection des Challengers mais observera avec attention l’évolution de l’épreuve à l’avenir… » En porte-à-faux avec la gestion trop commerciale et pas assez tournée vers les expérimentations et les innovations technologiques, Louis Vuitton rompt son association… Jusqu’en 2016.

July 2015, Americas Cup World Series Portsmouth 2015, Race 1 and Race 2

Et le retour fut fracassant ! Michael Burke, PDG de la maison, réaffirmant son attachement à l’America’s Cup: « Nous voulons être associés à des événements mythiques, et il n’y a pas de manifestation sportive plus iconique que l’America’s Cup! »

Et il est vrai que la rencontre entre Vuitton et l’America’s Cup mena cette année là à une flopée d’objets confectionnée avec la même précision que celle des coureurs de l’America’s…

Kim Jones, alors tout nouvel directeur artistique de la mode masculine de Vuitton, repense le mythique monogramme dans les tons bleu-blanc-rouge du logo de l’America’s Cup !

Mieux, il imagine un vestiaire complet — une série de silhouettes en écho au nautisme, sa sophistication et son exigence !

D’ailleurs, certains des navigateurs portaient ces tenues griffées LV. Un engagement du luxe pour le dépassement des possibles qui n’est pas du tout étranger à la maison Vuitton.

Omega, Le Chronométreur Officiel

En 2000 et 2003. La Coupe de l’America s’associe à Omega, chronométreur officiel des Jeux Olympiques depuis près d’un siècle déjà pour satisfaire à l’exigence de cette compétition. Mais l’histoire d’Omega et la mer, est évidemment plus ancienne.

Déjà en 1995, Omega était aux côtés du légendaire marin Sir Peter Blake pour Emirates Team New Zealand. 25 ans plus tard, Omega satisfait leur passion commune pour l’innovation, la technologie, la vitesse et la précision… Et revient aux côtés du Challenger de 2012… Emirates Team New Zealand.

GC32 ALINGHI in Villasimius, Sardegna 21 May, 2019.

Raynald Aeschlimann, Chef de la direction Omega, précisait ainsi… « L’America’s Cup a une place vraiment spéciale au sein de la marque OMEGA. De l’ingéniosité et de la précision, à l’énergie compétitive et à l’histoire, chaque partie de celle-ci fait appel à notre esprit. Nous sommes très enthousiasmés par notre rôle en mars prochain et aussi par la chance d’être à nouveau avec Emirates Team New Zealand. »

Le PDG de Defender Emirates Team New Zealand, Grant Dalton, a, lui, déclaré: « Nous travaillons avec Omega depuis de nombreuses années et nous respectons vraiment leurs normes d’excellence élevées. Nous savons qu’ils apporteront beaucoup d’expérience à l’événement. […]

Notre objectif est d’avoir les meilleures personnes pour chaque partie de la 36e America’s Cup présentée par Prada. Le choix d’Omega était évident. Ils ont non seulement une histoire distinguée en tant que chronométreur officiel des Jeux Olympiques, mais ils se sont également imposés comme le leader du chronométrage sur l’eau. »

2021 marquera aussi la troisième fois dans l’histoire que la maison horlogère chronométrera la prestigieuse course de voile !

L’occasion d’introduire une nouvelle OMEGA Seamaster Planet Ocean 36th America’s Cup Limited Edition. Présentée sur un bracelet en caoutchouc structuré, la montre de 43,50 mm est fabriquée en acier inoxydable. Limitée à 2 021 pièces…

La 36ème course, cette fois, mise sur le patronage de Prada.

Prada en 2021

Pour sa 36e édition, l’America’s Cup, le plus ancien trophée du sport international, a accueilli le partenaire Prada… pour la série éliminatoire des challengers de la 36e édition de l’America’s Cup !

La série de tiendra ainsi à Auckland, en Nouvelle-Zélande, en janvier et février 2021. Pour l’occasion, la maison a ainsi créé le trophée Prada Cup… Le magnifique trophée en argent de la Coupe Prada a été créé par Marc Newson.

« C’est l’un des événements les plus dynamiques au monde, et mes premières réflexions sur le trophée étaient de créer un objet qui n’était pas statique, qui avait un sens du mouvement, qui reflétait la technologie. Ce ne sont plus vraiment des bateaux – ce sont des sortes d’objets volants… Je me suis dit wow, ne serait-il pas intéressant de penser à un trophée qui vole de la même manière que ces vaisseaux. »

Evidemment, il jouit du savoir-faire Prada, puisqu’il fut fabriqué à la main selon les spécifications des orfèvres florentins… Le tout niché dans un coffre en cuir luxueux conçu et fabriqué à la main par les ateliers Prada.

Il faut dire que le mari et associé de Miuccia Prada, Patrizio Bertelli, participe depuis longtemps à la compétition. Avec le Luna Rossa, un catamaran high-tech, il engage la maison Italienne dans la prestigieuse régate… Pour la quatrième fois cette année !

De quoi attendre patiemment le départ de la 36ème édition, normalement prévu durant l’été austral, en 2021… Pourquoi pas chausser des Compétition Tod’s.

La Toile Oblique De Dior, Signe De Désir

Une toile oblique imaginée en 1967, devenue cette année l’une des plus recherchées — le Canvas oblique Dior est une icône luxe et pop.

La Toile Oblique Et Marc Bohan

Le couturier à la tête de la création la maison Dior durant trois décennies est certes un peu moins populaire qu’Yves Saint Laurent ou John Galliano, mais il n’en reste pas moins derrière l’une toiles les plus iconiques de la galaxie.

C’est lui qui, en 1967, tire des archives de la maison Dior cette toile évènement. La toile oblique tire son nom de la collection du même nom, dessinée par Christian Dior pour l’Automne/Hiver 1950-1951. Mais elle n’apparaît en boutique qu’en 1969, lors de la collection Printemps/Eté.

L’imprimé signe alors ce cabas tiré de la collection. Dès 1974, la toile oblique devient l’élément clé de la boutique homme de Christian Dior — du sol, aux marches de l’escalier, elle devient l’élément de la grammaire Dior Monsieur.

La Toile Oblique, L’Icône Populaire

Si elle reste quelques années de côté dans les tiroirs de la maison, c’est John Galliano qui va l’introduire définitivement dans l’univers de la pop culture. En renversement l’échelle des valeurs de la maison, il imprime à tout va la toile Oblique sur des pièces en accord avec l’époque.

Dans les années 2000, elle est partout — sur des publicités sugestives, sur l’icône qu’est le Saddle Bag, des clips de MTV aux jambes des starlettes de l’époque… La toile Oblique atteint le paroxysme de sa notoriété sur cette publicité du Printemps/Eté 2000 avec Gisèle Bundchen.

Et c’est tour à tour Maria Grazia Chuiri et Kim Jones qui vont remettre au goût du jour cet imprimé emblématique. La directrice artistique de la maison n’hésite à en imprimer d’autres icônes — le Saddle Bag, mais aussi le nouveau Book Tote…

Kim Jones quant à lui en fait un élément clé de sa couture streetwear — apposée par touche sur des sneakers ou en all-over sur des sacs et des complets, la toile Oblique est de nouveau au firmament du désir.

Symbole d’un savoir-faire sans cesse en accord avec son temps, la toile Oblique Dior va de paire avec une obsession pour les codes Dior. Des codes qui, à l’instar du gris Montaigne, du cannage et du léopard, ont encore beaucoup à apporter à la mode contemporaine.

La Air Jordan Signée Dior

L’objet du désir de cette saison 2020 est signé Kim Jones pour Dior — une collaboration inédite entre la maison de l’Avenue Montaigne et la marque Jordan aboutit en effet sur la Air Jordan 1 High OG Dior. Une basket très spéciale.

La Collection Capsule Dior x Jordan

C’était à Miami, il y a quelques mois. Dior Homme présentait sa collection Automne/Hiver 2020 avec, en prime, une collection capsule réalisée en collaboration avec la marque Jordan. Une ligne de prêt-à-porter complétée d’une basket hautement symbolique. La jonction de deux mondes jusque là opposés qui, sous la houlette du très talentueux Kim Jones, ouvre des perspectives inédites.

Transcendant avec talent le sportswear et le tailoring, cette collection met surtout en vedette l’iconique Swoosh de Nike piquée du légendaire logo Dior Oblique — évidemment teinté de la couleur clé de la maison, le gris Trianon.

Travis Scott En Vedette

Cette vision contemporaine et décomplexée du luxe achève de se mettre en scène à travers la personne de Travis Scott. Le rappeur Américain prend la pose dans ce nouvel objet icône en prenant soin de célébrer le Jump Man, aka Michael Jordan. Un effet graphique qui fait écho à la Air Jordan 1 High OG Dior — prônant non sans une certaine subtilité, la liberté créative et l’audace de Kim Jones. Attention, l’objet sans doute très demandé sera disponible dès Avril 2020.

Le Sac Cannage du Printemps/Eté 2019

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La première collection de Kim Jones pour la maison Dior semble avoir remplie toutes les attentes — du tailoring ultra-précis en passant par les références aux codes clés de la maison, le Britannique a dévoilé au coeur de la cour de la Garde Républicaine à Paris une collection éminemment fraîche, éminemment Dior! Autour d’une sculpture réalisée par l’artiste Kaws faite de 70.000 fleurs (majestueux clin d’oeil à la passion de Monsieur), la collection Homme Printemps/Eté 2019 mettait à l’honneur la vision d’une masculinité franchement plus sensuelle. 

Au bras de ces hommes romantiques, virils car élégants, une pièce inédite captait toute l’attention. Des sacs format weekend réalisés à partir du mythique cannage de la maison. C’est qu’à l’époque même de Monsieur Dior, les invités étaient accueillis dans les salons du 30, avenue Montaigne, installés sur d’élégantes chaises de style Napoléon III. L’assise était réalisée en cannage, couleur claire… Depuis devenu l’une des griffes emblématiques de la couture Dior, le cannage est aujourd’hui le tressage clé d’une pièce ultra-désirable. 

Découpé au laser, le cannage ici passé par le filtre Kim Jones gagne en pertinence. En puisant ainsi dans l’inépuisable grammaire Dior, le nouveau directeur artistique de la maison fait une proposition forte et raffinée, assurément dans l’ère du temps. Un sac en toute transparence qui fait écho à ce puissant savoir-faire haute couture! Kim Jones en est convaincu:  « Pour moi, Dior est le meilleur du meilleur. » Une assertion assurément partagée par le prestigieux par-terre d’invités, de Takashi Murakami et Karl Lagerfeld, Naomi Campbell et Kate Moss, Bella Hadid et A$AP Rocky. 

Le Costume Oblique Dior pour le Printemps/Eté 2019

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Samedi 23 juin, pour son premier défilé signé sous la bannière de la maison Dior, Kim Jones embarquait l’assistance au coeur de la cour de la Garde Républicaine à Paris. Autour d’une gigantesque sculpture de fleurs réalisée par l’artiste Kaws, la collection du Printemps/Eté 2019 distillait une nouvelle vision de l’homme Dior — un homme qui, fidèle aux codes de Monsieur, n’en oublie pas moins le côté pop et fun de l’époque. Justement, cette sculpture décalquait avec fraîcheur l’homme Dior mi-humain mi-nounours qui, à son bras, tenait une sculpture de Bobby, le chien de Christian Dior.

« Les archives et le patrimoine Dior sont incroyables, et on ressent un tel respect de ce passé… Ce sont d’inépuisables sources d’inspiration pour mes collections » précisait Kim Jones. Et il est vrai que l’homme du Printemps/Eté 2019 tire son élégance de la ligne oblique imaginée par Monsieur en hiver 1950. Evidemment actualisé au contact d’un tissu fluide et éminemment sensuel, le costume iconique de Dior s’approprie l’asymétrie et l’accentuation des volumes initiés par le fondateur cet hiver 1950. La veste se pense cette fois croisée et, portée ouverte, la voilà savamment retenue par une longue patte. Baptisée Oblique, le costume se teinte en rose gourmand…

« Où que vous alliez dans le monde, il n’y a qu’à regarder la façon dont les jeunes s’habillent, ils font preuve d’une grande ouverture d’esprit. C’est de la mode masculine, mais la mode masculine d’aujourd’hui » — Kim Jones n’a pas son pareil pour revisiter les codes d’une illustre maison. Ici donc, la ligne oblique habille l’homme de son époque! Fraîche et joyeuse, la collection du Britannique semble en effet renouer avec l’essence de Dior; une maison qui perpétue le savoir-faire des grands maîtres tailleurs, sans une once d’affectation. Ici, on remarque surtout la somptuosité d’un tel costume! L’artiste japonais Takashi Murakami, Karl Lagerfeld, Naomi Campbell, Kate Moss ou encore Lenny Kravitz ne pouvaient qu’acquiescer. 

La Toile Monogramme Habille l’Homme Vuitton de l’Automne/Hiver 2018

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Le monogramme Louis Vuitton est sans aucun doute la signature, le logo le plus iconique de tous. Imaginé la fin du XIXe siècle pour contrecarrer les plans des contrefacteurs, le motif est devenu au fil du temps le sceau d’une qualité irréprochable, celui d’un mode de vie dédié au voyage, à l’exploration bref, au rêve et à sa réalisation. Emblème le plus connu de Louis Vuitton, malletier des Empereurs et des Maharadjahs, le monogramme est pensé dans un camaïeu de beige et de marron clair – des motifs semi géométriques et végétaux entourent les initiales du fondateur.

            Une fleur quadrilobée, une étoile à quatre branches, un losange convexe ajouré en négatif… Voici que pour sa collection Automne/Hiver 2018, Kim Jones parvient à mêler le mythique logo à un tailoring puissant qui le fait entrer dans le vestiaire de tous les jours. Avec tout le talent qu’on lui connait, le tout juste ex-directeur artistique de la ligne homme de Louis Vuitton, parvient en effet à éviter l’écueil « du trop » pour définitivement consacrer la silhouette griffée de la prochaine saison.

            Oui, il est incontestable que ce look entrera parmi les must-have, et les icônes du vestiaire masculin. S’agissant en effet de l’ultime collection du britannique pour la maison, on ne peut que sous-estimer aujourd’hui la portée d’une telle silhouette. Un look très actuel qui puise dans le grand héritage de Vuitton tout le panache du style – ou quand les lignes intemporelles rencontrent la frénésie d’aujourd’hui pour les griffes.