Le Peekaboo En Vedette Du Défilé Fendi P/E 2021

Silvia Fendi a imaginé cette collection durant le confinement. Et il en résulte une ribambelle de silhouettes aériennes où les effets d’optiques rappellent la poésie des petites choses du quotidien.

La Signature Fendi: Les Effets d’Optiques

Le dernier défilé Fendi avant l’arrivée de Kim Jones à la tête des collections femmes avait des airs de poésie. Mais une poésie louant le sublime des petites choses de tous les jours. Composée en plein confinement, la collection Fendi Printemps/Eté 2021 est bien une ode à la beauté de ces ombres et ces effets de lumières que l’on ne voit plus.

Et c’est au coeur de la maison familiale Romaine que Silvia Fendi a imaginé cette collection. Une maison où, le temps suspendu a nourri sa rêverie. C’est là qu’elle a remarqué le sublime de ces jeux de lumières devenus banals. L’ombre d’une fenêtre, reflétée sur un lit. Le bruissement des feuillages dont le reflet, parfois, vient danser sur un mur. Autant d’éléments qui ont conduit Silvia Venturini Fendi à intégrer ces effets dans la grammaire iconique de Fendi.

S’il n’est pas question de fourrure pour la prochaine saison, c’est bien l’effet d’optique, et le trompe-l’oeil que Fendi a choisi de travailler avec brio. Dans les silhouettes aériennes du Printemps/Eté 2021 se glissent ainsi ces mêmes oeuvres créées par le hasard du quotidien — l’ombre d’une fenêtre, et celle des feuillages.

Et l’on ne connait que trop bien l’intérêt que porte Fendi aux trompe l’oeil. D’ailleurs, l‘iconique sac Peekaboo en est l’incarnation la plus aboutie.

Portée par ce moment familial que le confinement a permis, Silvia Fendi a aussi cherché à distiller dans sa collection les valeurs chères à la maison Fendi, dont elle est la troisième génération à en diriger le destin esthétique. « Dans ma famille, on a toujours mis beaucoup de sens dans ce qu’on fait. J’ai voulu faire des vêtements qui parlent du moment présent, mais qui font aussi partie de votre vie. »

Le résultat? Des coupes amples qui laissent le vent accompagner les mouvements du corps — des tons tantôt clairs ou pastel. Surtout, des pièces inspirées des crochets, de la dentelle et autres techniques de couture que l’on retrouve lorsque l’on prend le temps de remontrer le fil des générations. Des édredons, des draps de lits, aussi…

« Cela m’a rappelé Karl. Il aimait le linge de lit, il avait une grande collection » confiait ainsi Silvia Fendi après sa collection. Une collection Fendi Printemps/Eté 2021 qui loue le passé, dans toutes ses formes, pour mieux sublimer un présent qui appelle, peut être, à regarder le quotidien avec l’onirisme d’antan.