Les Nouveaux Bijoux Tie & Dior

Victoire de Castellane a appliqué la technique tie and dye aux précieux atours de la nouvelle collection Haute Joaillerie Dior. Une collection en courbes et couleurs éclatantes qui subliment un peu plus la vision de Monsieur.

Les Nouveaux Bijoux Tie & Dior Par Victoire de Castellane

Tout est parti de l’idée d’introduire, dans la nouvelle collection Haute Joaillerie de Victoire de Castellane pour la maison Dior, la technique de teinture textile du tie and dye. Déjà utilisée pour la saison Automne/Hiver 2020 par Maria Grazia Chiuri, c’est sur des pièces joaillières aux courbes éloquentes de la grammaire de Monsieur que les ateliers ont travaillé.

Des pièces qui mettent en scène cette technique de teinture sur les codes iconiques de la maison. Après avoir revisité l’iconique Rose des Vents, les robes renversantes servent de point de départ à cette collection. Mais cette fois, les précieux bijoux se teintent d’une espièglerie très Dior ! Et quel autre talent de la maison que celui de Victoire de Castellane aurait ici pu permettre de créer les nouveaux bijoux Tie & Dior, plus bouleversants encore.

Car si Victoire de Castellane a travaillé cette technique dans un esprit de Haute Joaillerie, les atours Dior gagnent bien à envahir les silhouettes au jour le jour. Précieux, les nouveaux bijoux Tie & Dior le sont assurément. Mais ils sont d’abord le fruit de l’inventivité Dior — celle qui mue la virtuosité couture ou joaillière au rang du quotidien.

Ainsi les nouveaux bijoux Tie & Dior déploient, autour de plus de cent pièces, des couleurs caressant les sens, et égayant la magnificence joaillière de Dior de tons quasi pop.

Avec le réalisme qu’on lui connait, Victoire de Castellane taille ses colliers ras de cou ou pendant, ses bracelets, bagues doubles ou ses boucles d’oreilles asymétriques dans un dégradé de pierreries aussi envoûtant que charmant !

Et si l’on connait de Monsieur Dior l’amour pour les couleurs tendres, c’est bien la première fois que Victoire de Castellane en réalise une association joaillière.

La collection Tie & Dior est bien une révolution — autant de pierres et de perles d’exception, aux tailles et nuances variées, n’avaient jamais autant été travaillées ensemble !

Cette collection figure bien la versatilité et l’adresse du style Dior. Car il en faut de l’adresse pour parvenir à associer autant de teintes, de lignes, et de tailles, dans une harmonie tout simplement exquise à l’oeil !

Ronds, ovales, poires et navettes… Des dégradés passant du rose au blanc, du vert au gris… Les atours, taillés par l’esprit de Victoire de Castellane, prolongent ainsi l’intensité des rubis, des saphirs, des émeraudes ou des spinelles dans des compositions offrant leur pigmentation en tournoiement !

En détournant ainsi l’esprit attendu d’une collection Haute Joaillerie, Victoire de Castellane joue une nouvelle fois des codes classiques pour y injecter du fabuleux ! La collection Tie & Dior est bien un voyage dans l’univers de l’avenue Montaigne, la malice qui fait le sublime en plus !

La Nouvelle Variation Dior Autour De L’Icône Rose Des Vents

Victoire de Castellane appose l’un des grigris de Christian Dior sur la ligne joaillière Rose des vents. Une collection onirique, tout en symbolisme.

Dior, L’Etoile Et La Rose Des Vents

On connait le caractère superstitieux de Monsieur Dior, son amour des roses et son goût infaillible pour le sublime. Et l’on connait l’histoire qui amena Christian Dior à faire de l’étoile l’un des grigris de sa maison.

Le soir du 18 avril 1946, la veille d’un rendez-vous important devant mener à la fondation de sa maison, « en remontant la rue du Faubourg-Saint-Honoré, Christian Dior heurte du pied un objet au sol et manque de tomber, comme si l’objet lui-même cherchait à attirer son attention. »

Cet objet, c’est une étoile. Et l’étoile entrait ainsi dans la grammaire esthétique et visuelle de la maison Dior.

Ainsi, en 2020, c’est Victoire de Castellane, l’esprit facétieux et éminemment glamour à la tête des créations joaillières Dior, qui se charge d’en donner une nouvelle variation.

Et cette fois, le porte-bonheur de Christian Dior vient illuminer une ligne de bijoux déjà iconique. La ligne joaillière Rose des vents, imaginée par Victoire de Castellane en 2017…

Gardiens éternels des inspirations du couturier, les bijoux Rose des Vents sont taillés à la manière de la mosaïque présente dans la villa Les Rhumbs à Granville. Lieu clé de la création de Dior, puisqu’il est celui de son enfance.

La nouvelle variation Dior autour de l’icône Rose des vents se comprend donc comme une célébration de l’artisanat d’exception des ateliers Dior.

Les nouveaux modèles imaginés par Victoire de Castellane sont constellés de diamants, de pierres ornementales et de torsades d’or grain-de-riz, qui viennent ourler les médaillons… Un savoir faire virtuose qui distille le symbolisme des grigris de Monsieur, tout en constituant des talismans modernes faits pour s’accumuler, au gré des joies de la vie !

Et si la curiosité vient à piquer votre envie de connaître tout des lieux qui ont inspiré la création de Christian Dior, cette visite ‘Paris Fashion and Luxury Icons Tour’ saura y répondre allègrement.

La Collection Dior Automne/hiver 2020, Et La Rosa Mutabilis

Maria Grazia Chuiri distille une rose précieuse venue de Chine, dans sa collection Dior Automne/hiver 2020. Une floraison sur les icônes de la maison qui n’est pas sans rappeler l’influence de la Chine sur l’imaginaire de Monsieur.

Dior Et La Chine, Une Histoire De Rose

Alors qu’il renversait la mode avec la pièce-manifeste de sa collection présentée en 1947, Christian Dior distillait dans cette première collection son amour pour les imprimés fleuris, et les silhouettes de l’Orient.

Des silhouettes inspirées par une vision fantasmée de la Chine. Pays où Christian Dior n’avait encore jamais été.

La Chine Rêvée De Monsieur Dior

1947 est une date clé dans l’univers de la maison Dior. Déjà, car le 30 Avenue Montaigne accueillait pour la première fois une collection pensée par Monsieur Dior. 1947, c’est ensuite et surtout la collection qui a posé les jalons de l’esthétique de la maison.

Dans cette collection le tailleur-bar pose la grammaire Dior. Et les silhouettes inspirées de la Chine rêvée par Monsieur Dior achèvent d’en déterminer l’esthétique !

Dans ce premier défilé donc, on remarque tout le panache d’un paletot baptisé Shanghai, porté avec un chapeau tonkinois… En 1948, il continue d’explorer le vocabulaire de la tradition Chinoise et, présente ses modèles intitulés ‘Chine’, ‘Pékin’ et ‘Shanghai’.

En 1950, ce sont les idéogrammes qui lui inspirent un imprimé pour une robe de la ligne Verticale…Plus magistral encore, en 1955, Dior réinterprété les traditionnelles robe qipao, portées les femmes de Shanghai dans l’entre-deux-guerres.

Mais chez Dior, elle emprunte une teinte rose vif, et devient un ensemble: Surprise, taillé pour l’Automne/hiver 1955.

Et lorsque la passion de Christian Dior pour les fleurs – et les roses ! – rencontre une espère rare de Chine… Tout est en place pour inspirée la collection Dior Automne/Hiver 2020 !

La Collection Dior Automne/Hiver 2020, Et La Rosa Mutabilis

Imaginée par Maria Grazia Chiuri, la collection Automne/Hiver 2020 distille un imprimé décalquant l’hypnotique Rosa Mutabilis sur les icônes de Dior.

Cette espèce de rose venue de Chine a en effet la particularité de changer de couleur au gré de sa floraison… Ainsi appliquée sur les icônes que sont le Dior Book Tote, les sneakers Walk’n’Dior, les escarpins J’Adior et le foulard Mitzah, du nom de la muse de Monsieur… La Rosa Mutabilis distille tout l’enchantement de la grammaire Dior.

Et Monsieur lui même n’aurait pu être autrement qu’enchanté par une telle collection. Lui qui écrivait, dans son Petit Dictionnaire de la Mode, en 1954 : « Je pense que les imprimés fleuris sont merveilleux – les imprimés en soie, de belles couleurs, sont parfaits pour les ensembles d’après-midi, les robes du soir ou les robes de cocktail. Dans les couleurs brillantes aussi, les imprimés fleuris peuvent égayer les vêtements de vacances… »

En parlant de vacances, profitez d’une visite à Paris pour découvrir l’histoire du luxe et les hotspots de la capitale. Une visite guidée de Paris à réserver ici. ‘Paris Fashion and Luxury Icons Tour

Le Gris Trianon, Couleur Clé De La Maison Dior

L’identité d’une maison aussi iconique est aussi une affaire de teinte — celle de Christian Dior est le gris Trianon, parfois appelé gris Montaigne. Retour sur une couleur clé du luxe à la Française.

Le Gris Dior, La Couleur Des Débuts

1947, c’est l’année où Christian Dior achète le 30, Avenue Montaigne. A deux pas du Plaza Athénée, sa maison de couture prend place au coeur d’un hôtel particulier — mais il manque la touche de Monsieur. Pour habiller les salons de sa maison de couture, il choisit un gris. Mais pas n’importe lequel.

Si Chanel avait le noir, Christian Dior, lui, a su amener le gris dans le monde de la couture. Pourquoi le gris? La couleur de prédilection de la maison s’explique en fait à l’aune de ses souvenirs d’enfance…

Il y a à Granville, posée sur un promontoire rocheux, une étrange villa crépie de rose, baptisée les Rhumbs. C’est là que Christian Dior grandit, bercé par les nuits orageuses et la brume de Normandie. Mais à Granville, le rose épouse le gris. L’amour des fleurs transmis par sa mère, et l’exotisme des fresques de l’entrée des Rhumbs offrent au jeune Christian Dior ses premiers émois esthétiques.

Ainsi, lorsque l’homme acquiert l’hôtel particulier du 30 de l’avenue Montaigne pour en faire le siège de sa maison, c’est tout naturellement qu’il se dirige vers ses teintes qui ne sont, peut-être, complémentaires qu’à son seul sens esthétique. Mais qu’importe, puisque Dior lui appartient et Dior porte son nom. Le rose et le gris rappellent ainsi au couturier sa maison d’enfance : un savant mélange de gravier gris au sol, et du crépi d’un rose très doux…

Les Salons Coutures Dior

Aujourd’hui, une fois passée la façade néo-classique, les clientes sont plongées dans un univers d’élégante sobriété. Composé de moulures blanches et de boiseries gris Trianon, de fauteuils à médaillon néo-Louis XVI et de cadres ornés de nœuds à la fontanges : tout n’y est qu’harmonie et subtilité. La douce nuance qu’est le gris Trianon plonge les clientes dans le coeur du chic à la Française.

D’ailleurs, dans son Petit Dictionnaire de la mode, Christian Dior parle du rose comme de la couleur de la joie et de la féminité; le gris, lui, est neutre et pratique. Pratique car il est élégant, et ce, dans toutes les matières – tweed, laine ou flanelle…

Ce gris, il en fait sa couleur. La couleur qu’il a choisi d’utiliser partout dans la décoration de son hôtel particulier du 30, avenue Montaigne. La plus élégante des couleurs neutres étaient, pour lui, essentielle au charme de l’Avenue Montaigne – décorée mais non décorative.

Il habille donc le lieu lieu d’un gris perle… murs, tentures et meubles sont déclinés dans ce même gris, et servent d’écrin aux collections de haute couture et de prêt-à-porter. Il fait « ressortir l’éclat bigarré de la couture de monsieur Dior. » En 1950, il introduit son premier parfum, Miss Dior, dans un présentoir inspiré du Temple de l’amour au Petit Trianon de Versailles — évidemment gris !

« Ce génie léger, propre à notre temps et dont le nom magique comporte Dieu et or » comme disait Jean Cocteau à propos de Christian Dior, vient ainsi d’introduire une couleur positive, un symbole d’espérance et de bonheur dans le vocabulaire de la haute couture. Et le gris devint le Gris Dior.

Sans tapage, le gris en vint à évoquer cette élégance à la Française et ce luxe poussé à son paroxysme. Le gris Dior, couleur aujourd’hui protégée par un brevet, était aux yeux de Christian la teinte parfaite : «  Tout se marie avec le gris, c’est donc la couleur recommandée pour les accessoires.  » Une composition certaine et immuable, qui deviendra la signature des pièces iconiques de la griffe, du Lady Dior à la montre Grand Bal. La signature des esthètes en quête de sophistication toute aristocratique, aussi. Kim Jones, actuel directeur artistique de la maison, en a fait sa teinte favorite. Il n’y a qu’à voir comme ce gris sied à merveilles le tailoring cool car décomplexé du Britannique !

Le Tailleur Bar Dior se Teinte d’Or pour la Haute Couture Hiver 2018- 2019

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Rien ne sert de conter une nouvelle fois l’histoire du New Look et la révolution que Christian Dior initia en 1947. La maison qui porte son nom, ses ateliers et son savoir-faire sont là pour en témoigner. Et la semaine passée à Paris, au cœur des jardins du Musée Rodin, l’actuelle directrice artistique de la maison Dior a cherché à distiller l’essence, la nature même de la Haute Couture. Activité particulière et éminemment traditionnelle, la Haute Couture résonne tout particulièrement avec la grammaire Dior – il faut dire que Dior le couturier est parvenu à imposer une nouvelle vision de l’exercice sans en chercher la flamboyance.

Les ateliers, gardiens de la pensée Dior, ont ainsi assisté Maria Grazia Chiuri lorsque celle-ci a voulu revenir aux fondamentaux de l’Avenue Montaigne. Des fondamentaux qui passent inévitablement par l’interprétation de l’icône absolu de la maison – le tailleur-bar, pièce vedette de cette collection Haute Couture 2018-2019. Et la pièce cultive l’audace de ses débuts. Taillé dans sa forme originelle, le tailleur-bar s’accompagne ici d’un pantalon mais, façon or Dior. Oui, c’est bel et bien coulé dans cette teinte, dont Cocteau disait qu’elle faisait partie intégrante de l’univers Dior, que Maria Grazia Chuiri initie la combinaison la plus désirable de sa collection couture.

Cela, puisque le tailleur-bar a la force des intemporels – une pièce qui, fidèle aux gestes codifiés, se permet l’audace d’une telle teinte ! Ainsi twistée, l’icône Dior flirte avec le statut de pièce sacré ; une pièce comme hommage au passé de la maison, qui ouvre les nouvelles générations à la merveille qu’est l’exercice de la couture. Une élégance qui se murmure dans les détails plutôt qu’elle n’hurle sa singularité.

Le Lady, Lady Di, Lady Dior

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1994. Un petit nouveau entre au répertoire maroquinerie de la maison Dior – en interne, on l’a baptisé Chouchou. Et il a déjà tout d’un sac remarquable. Chouchou est une pièce à forte identité ; un sac reconnaissable entre mille. C’est que la pièce emprunte nombre de ses gimmicks au vocabulaire déjà iconique de la maison de Monsieur. Il y a d’abord ce porté main – démarche très couture initiée, sinon inventée, par Christian Dior. Vient ensuite son caractère audacieux, en rupture avec les codes de l’époque. Comme elle le fit dans l’après-guerre en rendant aux dames cette allure de femme-fleur, la maison Dior initie avec Chouchou une véritable révolution dans l’allure des sacs à main – portés épaule et sacoches sont alors légion. Chouchou respire aussi toute l’élégance et le raffinement du 30 de l’Avenue Montaigne. Sa surpiqûre cannage, signature même Dior, est ici constituée d’un réseau de coutures obliques et perpendiculaires. Sa poignée en forme d’arceau, symbole du geste féminin, confère à la pièce sa gestuelle couture quand, les charms qui l’ornent égrainent magnifiquement les quatre lettres qui font alors rêver le monde entier – D.I.O.R.

            130 pièces sont à assembler pour réaliser un sac Lady Dior. Cette harmonie précise porte en elle l’empreinte inimitable du style de Monsieur Dior. Alors, lorsqu’en 1995 la première dame de l’époque, Bernadette Chirac, contacte la maison afin d’offrir un sac unique à Lady Diana pour sa visite à Paris, Dior ne se trompe guère. Au vernissage de l’exposition Cézanne tenue au Grand Palais, on aperçoit Chouchou, nommé « Princesse » pendant ce court laps de temps, au bras de Lady Diana. Il n’en faut pas plus pour introniser la pièce. Chouchou devient le Lady Dior et dès lors, l’un des accessoires les plus iconiques de l’histoire.

            Depuis 2008, Lady Diana a laissé place à Marion Cotillard pour être l’égérie de ce sac éponyme. Cuir, velours, satin, jean, python, crocodile, tweed, jacquard… Le Lady Dior procède d’une telle équation qu’il est perméable à toute création. C’est ainsi qu’en 2016, la maison Dior introduit le projet Lady Art. Le plot : une icône revisitée par des artistes de renom. Les beaux-arts étant depuis longtemps au cœur de la création Dior – les noms comme ceux de Max Ernst, Alexander Calder, Alberto Giacometti et Pablo Picasso furent en effet exposés dans la galerie de Christian Dior. C’est cet héritage que retravaille aujourd’hui Maria Grazia Chiuri avec des artistes tels Hong Hao, Jamilla Okubo ou encore Lee Bul. Le Lady Dior est définitivement une pièce qui jamais n’a cessé d’inspirer les femmes !

 

Le Lady Dior en Quelques Dates Clés :

2017 : La maison Dior célèbre ses 70 ans aux Galeries Lafayette et présente la collection « I feel blue » où nous retrouvons un Lady Dior souple en veau brodé.

2017 : Pour la collection croisière 2018, Maria Grazia Chiuri revisite ses classiques, dont le sac Lady Dior qui est décliné dans des nuances terreuses et organiques.

2017 : Seconde édition du projet Lady Art, où la Maison Dior s’associe à dix artistes contemporains venus du monde entier.

2016 : L’ouverture de la House of Dior à Londres a pour objectif de réinventer le mythique sac Dior.

2016 : Marion Cotillard incarne une fois de plus la femme Dior, sur la campagne publicitaire Lady Dior Printemps/été 2016.

2016 : Introduction du projet Lady Art, dans lequel des artistes de renom revisitent l’iconique Lady Dior.

2014 : Nouveau film publicitaire, dans lequel nous retrouvons Marion Cotillard, mettant à l’honneur un Lady Dior argenté.

2014 : La campagne publicitaire signée Jean-Baptiste Mondino présente Marion Cotillard s’envolant dans un saut gracieux.

2013 : Campagne publicitaire réalisée par Tim Walker avec l’éternelle Marion Cotillard dévoilant les nouveaux Lady Dior « à l’esprit pop et aux couleurs acidulées et brillantes. »

2013 : Collaboration entre l’artiste Pop Art Andy Warhol et la Maison Dior qui aboutit à des pièces délicates comme un Sac Lady Dior imprimé d’un escarpin dessiné à la main.

2013 : Dior s’invite chez Harrods, à Londres, et nous retrouvons la silhouette du sac Lady Dior, affichée par la poudre My Lady.

2013 : La campagne publicitaire avec l’incontournable Marion Cotillard, capturée par Jean-Baptiste Mondino présente un Lady Dior version Raf Simons qui prend une esthétique moderne, un brin plus géométrique.

2012 : Les pièces iconiques de la maison Dior s’invitent au Printemps Haussmann, où nous retrouvons entre autres le sac Lady Dior.

2012 : La Maison Dior propose à Marion Cotillard, après plus de 4 ans de collaboration, de créer sa version du Sac à main Lady Dior.

2012 : Publicité Lady Dior dans les Hamptons avec l’éternelle Marion Cotillard.

2012 : Le nœud, code incontournable de la Maison Dior fait son apparition sur l’emblématique sac Lady Dior.

2011 : Lancement du film L.A. by Dior, avec Marion Cotillard et écrit par John Cameron Mitchell.

2010 : Le sac Lady Dior apparaît en version gris colombe, couleur reflet de la maison Dior.

2008 : L’actrice française Marion Cotillard devient ambassadrice de la Maison Dior.

1996 : Avec la bénédiction de Lady Diana, « Chouchou » est renommé « Lady Dior ». La légende est née.

1995 : Bernadette Chirac fait appel à la Maison Dior pour créer un sac unique à offrir à Lady Diana pour sa visite à Paris. Le sac Lady Dior, nommé « Princesse » pendant un court laps de temps semble parfait.

1994 : Création du premier Lady Dior, à ses débuts appelé « Chouchou ».

Les Roses Dior en Broderie pour l’Automne/Hiver 2018

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Depuis qu’elle est à la tête de la direction artistique Dior, Maria Grazia Chiuri n’a de cesse de revisiter les codes de la maison à l’aune d’un engagement féministe. La semaine passée à Paris, c’est l’anniversaire de Mai 68 et ses contrepoints stylistiques qui ont inspiré à la designer italienne une collection manifeste. « Tout est parti d’une exposition d’art sur Mai 68 à Rome. Mais aussi de cette expression inventée en 1965 par Diana Vreeland “Youthquake” » explique Maria Grazia Chiuri.  On retrouve ainsi une collection mettant en avant le point de croix, l’artisanat et la broderie. Pièce vedette de ce défilé, les roses Dior en broderie sur une robe diaphane signent un hommage à la vision de Monsieur.

            Fleur iconique de la maison du 30 de l’Avenue Montaigne, la rose était en effet la préférée de Christian Dior. À Granville, dans les jardins de la villa familiale qui borde la mer, Dior s’est forgé cette sensibilité et cette culture unique dans la roseraie aménagée par sa mère. Plus tard, le couturier cisèlera ses femmes en fleurs avec une sensibilité très particulière. Et c’est toute cette sensualité que l’on retrouve pour l’Automne/Hiver 2018/19 dans ces roses Dior en broderie sur une robe diaphane… Hommage stylisé à la fleur préférée de Monsieur, cette pièce honore en même temps la sérénité et l’allure des sixties !

            De cet imprimé de fleurs tiré des archives, Maria Grazia Chiuri a confié la réalisation de cette robe brodée aux ateliers du Vermont – une maison parisienne acquise en 2013. Entre les murs du musée Rodin, la maison Dior ancrait ainsi sa silhouette phare de l’Automne/Hiver 2018/19 dans une exploration des archives datées de 1968. Aux murs, des coupures de la presse mode datant de l’époque. Et, à défaut de le décalquer, Maria Grazia Chiuri parvient à insérer cet héritage dans les évènements actuels de la société – c’est peut-être ça, le Flower Power d’aujourd’hui.

Maison Christian Dior, la Déclaration d’Amour au Parfum

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« Une goutte de parfum, et vous êtes habillés en Dior. » La maxime de Monsieur essentialise l’idée derrière la nouvelle collection de parfum qu’est Maison Christian Dior. Du village de Grasse à la boutique iconique du 30 de l’Avenue Montaigne, le conte olfactif de la maison Dior se comprend de multiples façons. Il y a le marbre et les tissus, la sensualité des matières et la profondeur des couleurs, le toucher et la fougue de l’élégance – c’est bien tout cela qui compose la création de Monsieur. Alors, lorsque fut confiée à François Demachy l’élaboration d’une collection sentant bon l’esprit, l’audace et le raffinement de la maison, c’est naturellement dans un mouvement excessif de liberté qu’il composa cette ode au parfum. « Je crée ces parfums en faisant fi des contraintes techniques, du calendrier, des modes et des tendances. Cet univers est ma recréation, dans le sens premier du terme. »

Maison Christian Dior fut ainsi le nouveau terrain de jeu de François Demachy – une collection qui transcende le romantisme, la passion et l’amour pictural des émotions dans des parfums, des bougies, des savons et une série de plaisirs parfumés. Comme autant de chapitres olfactifs de l’histoire de Christian Dior, la collection nous guide à travers cet univers. Avec cette distinction jamais affectée. Pour François Demachy, « elle se balade en Orient, en Asie, partout où mes voyages me mènent. Qu’ils soient réels comme avec Sakura et Balade Sauvage qui ont été inspirés par de véritables escapades. Ou bien qu’ils soient fantasmatiques comme avec Diorama ou Souffle de Soie. D’autres fragrances sont aussi des voyages imaginaires, inspirés par une matière première d’exception comme Purple Oud qui raconte un Orient rêvé. »

Tout ici est à sentir, à ressentir. La vie en Dior est désormais aussi un voyage sensoriel de quelques 70 heures de plaisir à travers des bougies, des savons, et même une collection inédite de foulards à parfumer – baptisée Mitzah. Muse de Christian Dior, elle portait toujours un foulard de soie noué à son poignet… Mieux, dans ces écrins d’une extrême sophistication on célèbre les icônes de la maison. Gipsy devient ici une ode à la reine des fleurs de Grasse. Le vert effervescent de Lucky veut révéler un muguet moderne, un peu caché. Quand le doré de Jasmin des Anges appelle à la gourmandise, le violet doux de Dioramour est lui une caresse poudrée… Et bientôt, d’autres créations parfumées suivront – des plaisirs inédits à offrir comme autant de déclarations d’un amour tout simplement fou ! 

Le Parfum Bois d’Argent par Christian Dior

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« On n’imagine pas à quel point créer un parfum demande du savoir-faire et de la précision. Le processus créatif est si prenant, si exigeant, que je me sens autant Parfumeur que Couturier. » Dès 1947, Christian Dior bouleverse et retourne les codes de la silhouette avec sa première collection couture. Dès 1947 aussi, l’artiste du vêtement assume de parfumer les salons de son premier parfum, l’éternel Miss Dior. Couturier Parfumeur, dès ses débuts Monsieur Dior voit dans le parfum un supplément d’allure, la « finishing touch », ce je-ne-sais-quoi qui fait la différence. En 2015, comme un hommage à la vocation visionnaire de la maison, le nez François Demachy imagine une collection d’eaux singulières, où l’on embouteille le New Look, où l’on voyage vers les maisons chères à Christian Dior, de Granville à Milly-la-Forêt, où l’on croise celle qui fut sa muse, Mitzah Bricard…

Aussi, constante dans l’histoire de la Parfumerie Dior, l’utilisation des notes florales se fait également le fil conducteur de cette collection. De l’Oriental à la Cologne, du féminin au masculin, chacune des onze fragrances est composée avec les matières les plus nobles et les plus précieuses de la parfumerie. Ces parfums, fabriqués et conditionnés à la main, furent manufacturés comme des artefacts, suivant scrupuleusement tout le savoir-faire et l’expertise des ateliers de la maison. « Des matières rares, des parti-pris olfactifs osés, une création sans limite… Cette collection est le reflet d’une liberté que seul le vrai luxe peut permettre » résume François Demachy. Parmi ses senteurs, Bois D’argent souffle un vent intime et intimiste. Un parfum laissant sur son passage flotter des notes enveloppantes et singulières. Au cœur de ce bois, l’Absolu d’Iris de Florence, véritable fantasme de parfumeur, répand ses senteurs poudrées, à peine boisées, dans le ton d’un accord sensoriel ambré, épicé autour de l’Encens du Yémen et la Myrrhe de Somalie. A l’instar des mots de son compositeur, « Bois d’Argent se dessine comme un trait… Epuré, extrêmement contemporain. C’est un parfum qui, sous sa tendresse, cache une composition de haute précision. »

Une Nouvelle Version pour la Veste Bar Dior

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A quelques pas des Invalides, l’artiste Pietro Ruffo avait imaginé un décor décalquant la savane africaine. Dans la cour Vauban de l’Hôtel des Invalides, un jardin luxuriant fut ainsi recréé à partir d’une carte gravée en 1957 par Albert Decaris, retrouvée dans les archives de la maison du 30 de l’Avenue Montaigne… Cette carte servie de point de départ à Maria Grazia Chiuri pour composer sa mappemonde rêvée. Au milieu des rhinocéros, lions et autres girafes en bois, les modèles défilaient ainsi pour présenter la seconde collection Haute Couture imaginée par Maria Grazia Chiuri pour la maison Dior. Intitulée « Mind the Map », c’est autant de diverses variantes du mythique gris Dior mais aussi et surtout celle de l’iconique veste Bar qui retinrent toute l’attention. « Christian Dior a traversé le monde dès 1947. Cette fois-ci, nous avons fait venir les cinq continents à Paris » a déclaré Sidney Toledano, PDG de Christian Dior.

Et c’est justement pour des aventurières en partance pour différentes sortes de conquête du monde que la directrice artistique de la maison a imaginé une pléthore de silhouettes finalement très proches de celles des premières exploratrices. Au milieu des laines pied-de-poule, des chevron de laine, ou encore des cachemire prince-de-galles, les pièces de la première partie du défilé introduisaient une flopée de matières au raffinement certain. « J’ai voulu utiliser des matières vraiment anglaises, celles que Monsieur Dior utilisait » explique la designer italienne. Mais c’est au moment de la seconde partie que se dévoile toute la sensualité de la femme Dior imaginée par Maria Grazia Chiuri

En haut, une veste tailleur Bar légèrement moins accentuée que l’original vient comme allurer une jupe à la transparence ô combien élégante. La complexion des deux apparaît illustrer comme nulle autre la rencontre entre l’héritage de Monsieur et la sensuelle féminité de la première directrice artistique de la maison. « On se souvient souvent des robes à fleurs de Monsieur Dior, des robes du soir, mais c’était un couturier qui faisait beaucoup de vêtements pour la journée, des vestes, des chemisiers » souligne-t-elle. « A cette époque-là, la haute couture était destinée au quotidien, pas uniquement aux occasions spéciales. » Et c’est justement ce qui se lit dans cette association entre veste Bar et jupon de tulle extra-long, fourni et brodé de plumes, plus à même de sublimer la femme Dior lors d’un cocktail. C’est une sorte de haute couture à explorer tous les jours à laquelle invite finalement Maria Grazia Chiuri.

Le pied-de-poule de Dior en quelques dates

1947 : Né initialement comme motif pour travailler la laine chez les bergers écossais, le pied-de-poule devient un tissu de mode pendant les années 1930, après avoir été utilisé par l’aristocratie Anglaise. A compter de 1947 il est devenu une vraie signature personnelle de Christian Dior et est progressivement entré dans ses collections.

1947 : Le pied-de-poule devient rapidement un élément clé de Dior. Christian Dior choisit ce motif pour orner le flacon du parfum Miss Dior. Mais Miss Dior sera seulement le premier. Diorissimo et d’autres parfums Dior montreront le même motif décoratif.

1959 : Pour la première fois dans l’histoire, Roger Vivier utilise le motif pied-de-poule pour une chaussure Dior.

1957 – 1960 : Le pied-de-poule est un must pour le nouveau directeur artistique Yves Saint Laurent, mais il commence à modifier formes, couleurs et structures du motif pied-de-poule.

1961 – 1988 : Le pied-de-poule est encore un élément clé des collections que Marc Bohan signera pendant deux décennies.

1989 – 1996 : Gianfranco Ferrè guide les femmes Dior dans une nouvelle ère mais le pied-de-poule est encore là, sur les vetêments féminins et les anguleux-masculins costumes pour femme.

1995 : Le sac «Lady Dior» est né. Et une version avec le motif pied-de-poule  ne pouvait être absente.

Les années 2000 : En tant que symbole de Dior, le pied-de-poule est expérimenté dans plusieurs secteurs: du Baby Dior aux chaussures, cosmétiques, lunetterie, montres.

1997 – 2011 : Perturbation c’est la vraie religion de John Galliano à la tête de Dior, mais le pied-de-poule est encore là. Toutefois, à un certain point il essaie de réinventer le pied-de-poule à travers le motif “CD” qui utilise les initiales de Christian Dior.

2012 – 2016 : Raf Simons choisit une solution à mi-chemin entre classicisme et innovation. Et le pied-de-poule est le principal protagoniste, plus que jamais depuis 1947. 

2017 : Maria Grazia Chiuri doit intercepter millennials, streetwear, style urbain et l’utilisation de nouveaux materiaux, dessins, formes et motifs innovants, mais le pied-de-poule ne cesse d’être protagoniste de la maison Dior.