Les Montres Rolex Dans Les Films

Les Montres Rolex Dans Les Films

Des films pointus aux comédies populaires, les montres Rolex servent bien la narration du cinéma. Favorites des acteurs et des réalisateurs, les montres Rolex se retrouvent ainsi sur le plateau, et dans des films très iconiques.

Déjà, en 1953, Clark Gable arbore sa Rolex Oyster, en or jaune, dans le film Mogambo. Et la maison n’est pas encore le partenaire incontournable du cinéma, comme on le connait aujourd’hui. Cette montre, c’est celle de Clark Gable lui-même. Une façon de souligner la porosité entre le personnage et l’acteur. Une preuve, si l’en fallait une, du caractère cinématographique des montres Rolex.

La Rolex Daytona, Star Grâce Au Cinéma

C’est une montre conçue en droite ligne des exigences des pilotes de course. La Rolex Daytona, créée par la maison en 1963 pour célébrer son partenariat avec la mythique course de Floride, fut la montre favorite des pilotes d’exception. A commencer par Sir Malcolm Campbell. Le pilote qui fila un record à 445 km/h sur la plage de Daytona, en 1935. A son poignet? La Rolex Oyster.

Ainsi, lorsqu’un acteur lui-même adepte de course automobile s’empare de la montre, c’est pour en faire une icône populaire. Cet acteur n’est autre que Paul Newman. Et c’est dans le film Winning, en 1969, qu’il va faire de la Rolex Daytona une montre aussi désirée qu’admirée.

Le film retrace en effet la course automobile des 500 miles d’Indianapolis. Une course d’endurance où la mesure précise du temps est évidemment cruciale. Et c’est là que la fiction rejoint la réalité.

Car la Rolex Daytona est bien cette montre parfaitement taillée pour la compétition automobile. Une pièce admirable qui, au poignet de l’acteur le plus connu de sa génération, va être élevée au rang de mythe absolu de l’horlogerie. Dès lors, la Rolex Daytona ne va jamais perdre de son attrait. Ni de son cachet… D’autant qu’au tournant des années 2000, le garde-temps, équipé du calibre 4130, acquière une précision jugée, aujourd’hui encore, comme la plus parfaite du marche.

La Rolex Submariner, Une Star De Cinéma

Parmi les montres les plus connues de Rolex, la Submariner tient une place particulière dans la production cinématographique. Et notamment grâce à James Bond.

Rolex Et James Bond

1961. Sur le tournage du James Bond, Dr No, le producteur Albert Broccoli se trouve quelque peu embêté. Soucieux en effet de coller au récit original de Ian Fleming, il doit faire porter à son acteur principal, Sean Connery, une Rolex.

Oui, un James Bond sans Rolex, ce serait trahir l’oeuvre même et le personnage imaginé par Ian Fleming. Mais voilà, la maison Rolex n’est pas encore prête à collaborer de si près avec James Bond. Les négociations s’allongent dans le temps. Pas le choix, c’est la montre Rolex Submariner 6538 d’Albert Broccoli lui-même qui sera utilisée.

Un geste audacieux qui a fait l’histoire, puisque Rolex et dès lors associée à James Bond. Et c’est le mythique épisode de Goldfinger, en 1964, qui fait entrer la Rolex dans la légende populaire du cinéma. Sean Connery y porte une Rolex Submariner 6538.

Mieux, en 1973, dans Vivre et Laisser Mourir, la montre Rolex Submariner 5513 de Roger Moore devient un des gadgets iconiques de l’espion 007.

Alors que James Bond et la James Bond Girl sont dans une drôle de situation — attachés et en route pour la fosse à requins… C’est la Submariner qui le sauve. Une pression sur le remontoir, et la lunette se transforme en scie circulaire.

Les autres épisodes de James Bond continuent sur cette lancée. En 1974, L’Homme au Pistolet d’Or voit Roger Moore équipé de la même Rolex Submariner 5513.

Rolex Et Les Films Noirs

Les montres Rolex sont aussi associées dans l’imaginaire avec les héros des films noirs. Ces héros, un brin borderline, qui font le bien, à leur façon. C’est par exemple Le Chasseur, avec Steve McQueen, en 1980. Figure du chasseur de primes des temps modernes… En proie avec des malfrats, mais toujours ouvert à l’idée de la rédemption.  Il porte une Rolex Submariner 5513.

C’est encore Le Flingueur, avec Charles Bronson, en 1972. L’histoire d’un tueur à gages très méticuleux qui prend sous son aile le fils de sa dernière cible… Commanditée par son organisation. Un film dérangeant qui s’ouvre sur 16 minutes, sans dialogue. Au poignet du personnage d’Arthur Bishop, une Rolex Submariner 5513.

Les Rolex Et La Narration Au Cinéma

Ainsi les montres Rolex servent souvent à la narration même du film. Ajoutant au profil personnage qui la porte, des éléments psychologiques ou sociaux, sans besoin de les expliciter.

Rolex Et Les Héros Modernes

Dans le films de 1978, Voyage au Bout de l’Enfer de Michael Cimino, trois Américains s’en vont faire la guerre au Vietnam. Une figuration de la débâcle Américaine, mais une figuration surtout la guerre. Sa déraison, ses illusions et ses effets sur la psychologie humaine. Et c’est dans ce film que Robert De Niro porte une Rolex Sea-Dweller. Element indispensable pour lui permettre de garder les pieds sur terre — car cette montre, autant dans la vie que dans la fiction, est d’une robustesse à toute épreuve.

Dans Rocky III, en 1982, Sylvester Stallone apparaît avec une Rolex Submariner. Element indispensable à la narration d’un personnage tenace, viril et sportif. Un explorateur de la condition physique, en somme.

Enfin, c’est dans Titanic que la Rolex Submarine prend tout son sens. Elle est portée par l’acteur Bill Paxton, incarnant Brock Lovett l’explorateur de fonds sous-marins dans le film. Cette montre signifie ainsi son profil d’explorateur de talent. Explorateur dans la lignée, notamment, du Commandant Cousteau et de Jacques Piccard.

Les deux explorateurs qui ont pu compter sur la Rolex Submariner pour réaliser leur exploit.

Rolex Et Le Prestige

Enfin, c’est au prestige que l’on associe volontiers les montres signées Rolex. Il faut dire qu’en plus d’être performantes, elles sont d’une beauté et d’une noblesse rares ! Ainsi, dans Le Parrain, de Francis Ford Coppola, c’est bien de Don Vito Corleone qui arbore la Rolex. Signe de son autorité et de sa position dans la hiérarchie…

Interprété par Marlon Brando, qui a reçu l’oscar du meilleur acteur en 1973 pour ce rôle… Marlon Brando donc, porte une Rolex Datejust. Un bijou taillé dans les matières chères à Rolex qui distille l’incarnation même du prestige.

C’est exactement ce qu’a cherché à traduire Mary Harron dans son American Psycho, en 2000. Le banquier d’investissement Patrick Bateman, interprété par Christian Bale, a bâti sa vie sur l’apparence et la réussite matérielle. C’est ça et son ambition folle d’être à la page qui se lisent dans sa Rolex Datejust. Choisie avec soin, évidemment, pour incarner le luxe, et l’image du succès.

En définitive, Rolex est une maison capable d’éditer des montres éminemment performantes, pour accompagner les vrais héros sur le terrain. Une qualité intrinsèque à ses icônes, qui sert parfaitement à la narration fantasmée du cinéma.