Le Lady, Lady Di, Lady Dior

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1994. Un petit nouveau entre au répertoire maroquinerie de la maison Dior – en interne, on l’a baptisé Chouchou. Et il a déjà tout d’un sac remarquable. Chouchou est une pièce à forte identité ; un sac reconnaissable entre mille. C’est que la pièce emprunte nombre de ses gimmicks au vocabulaire déjà iconique de la maison de Monsieur. Il y a d’abord ce porté main – démarche très couture initiée, sinon inventée, par Christian Dior. Vient ensuite son caractère audacieux, en rupture avec les codes de l’époque. Comme elle le fit dans l’après-guerre en rendant aux dames cette allure de femme-fleur, la maison Dior initie avec Chouchou une véritable révolution dans l’allure des sacs à main – portés épaule et sacoches sont alors légion. Chouchou respire aussi toute l’élégance et le raffinement du 30 de l’Avenue Montaigne. Sa surpiqûre cannage, signature même Dior, est ici constituée d’un réseau de coutures obliques et perpendiculaires. Sa poignée en forme d’arceau, symbole du geste féminin, confère à la pièce sa gestuelle couture quand, les charms qui l’ornent égrainent magnifiquement les quatre lettres qui font alors rêver le monde entier – D.I.O.R.

            130 pièces sont à assembler pour réaliser un sac Lady Dior. Cette harmonie précise porte en elle l’empreinte inimitable du style de Monsieur Dior. Alors, lorsqu’en 1995 la première dame de l’époque, Bernadette Chirac, contacte la maison afin d’offrir un sac unique à Lady Diana pour sa visite à Paris, Dior ne se trompe guère. Au vernissage de l’exposition Cézanne tenue au Grand Palais, on aperçoit Chouchou, nommé « Princesse » pendant ce court laps de temps, au bras de Lady Diana. Il n’en faut pas plus pour introniser la pièce. Chouchou devient le Lady Dior et dès lors, l’un des accessoires les plus iconiques de l’histoire.

            Depuis 2008, Lady Diana a laissé place à Marion Cotillard pour être l’égérie de ce sac éponyme. Cuir, velours, satin, jean, python, crocodile, tweed, jacquard… Le Lady Dior procède d’une telle équation qu’il est perméable à toute création. C’est ainsi qu’en 2016, la maison Dior introduit le projet Lady Art. Le plot : une icône revisitée par des artistes de renom. Les beaux-arts étant depuis longtemps au cœur de la création Dior – les noms comme ceux de Max Ernst, Alexander Calder, Alberto Giacometti et Pablo Picasso furent en effet exposés dans la galerie de Christian Dior. C’est cet héritage que retravaille aujourd’hui Maria Grazia Chiuri avec des artistes tels Hong Hao, Jamilla Okubo ou encore Lee Bul. Le Lady Dior est définitivement une pièce qui jamais n’a cessé d’inspirer les femmes !

 

Le Lady Dior en Quelques Dates Clés :

2017 : La maison Dior célèbre ses 70 ans aux Galeries Lafayette et présente la collection « I feel blue » où nous retrouvons un Lady Dior souple en veau brodé.

2017 : Pour la collection croisière 2018, Maria Grazia Chiuri revisite ses classiques, dont le sac Lady Dior qui est décliné dans des nuances terreuses et organiques.

2017 : Seconde édition du projet Lady Art, où la Maison Dior s’associe à dix artistes contemporains venus du monde entier.

2016 : L’ouverture de la House of Dior à Londres a pour objectif de réinventer le mythique sac Dior.

2016 : Marion Cotillard incarne une fois de plus la femme Dior, sur la campagne publicitaire Lady Dior Printemps/été 2016.

2016 : Introduction du projet Lady Art, dans lequel des artistes de renom revisitent l’iconique Lady Dior.

2014 : Nouveau film publicitaire, dans lequel nous retrouvons Marion Cotillard, mettant à l’honneur un Lady Dior argenté.

2014 : La campagne publicitaire signée Jean-Baptiste Mondino présente Marion Cotillard s’envolant dans un saut gracieux.

2013 : Campagne publicitaire réalisée par Tim Walker avec l’éternelle Marion Cotillard dévoilant les nouveaux Lady Dior « à l’esprit pop et aux couleurs acidulées et brillantes. »

2013 : Collaboration entre l’artiste Pop Art Andy Warhol et la Maison Dior qui aboutit à des pièces délicates comme un Sac Lady Dior imprimé d’un escarpin dessiné à la main.

2013 : Dior s’invite chez Harrods, à Londres, et nous retrouvons la silhouette du sac Lady Dior, affichée par la poudre My Lady.

2013 : La campagne publicitaire avec l’incontournable Marion Cotillard, capturée par Jean-Baptiste Mondino présente un Lady Dior version Raf Simons qui prend une esthétique moderne, un brin plus géométrique.

2012 : Les pièces iconiques de la maison Dior s’invitent au Printemps Haussmann, où nous retrouvons entre autres le sac Lady Dior.

2012 : La Maison Dior propose à Marion Cotillard, après plus de 4 ans de collaboration, de créer sa version du Sac à main Lady Dior.

2012 : Publicité Lady Dior dans les Hamptons avec l’éternelle Marion Cotillard.

2012 : Le nœud, code incontournable de la Maison Dior fait son apparition sur l’emblématique sac Lady Dior.

2011 : Lancement du film L.A. by Dior, avec Marion Cotillard et écrit par John Cameron Mitchell.

2010 : Le sac Lady Dior apparaît en version gris colombe, couleur reflet de la maison Dior.

2008 : L’actrice française Marion Cotillard devient ambassadrice de la Maison Dior.

1996 : Avec la bénédiction de Lady Diana, « Chouchou » est renommé « Lady Dior ». La légende est née.

1995 : Bernadette Chirac fait appel à la Maison Dior pour créer un sac unique à offrir à Lady Diana pour sa visite à Paris. Le sac Lady Dior, nommé « Princesse » pendant un court laps de temps semble parfait.

1994 : Création du premier Lady Dior, à ses débuts appelé « Chouchou ».

Le Dior Lady Art

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La maison Dior est connue pour la relation très particulière qu’elle entretient avec le monde de l’art – en faisant cette fois-ci collaborer six artistes Britanniques et Américains, la maison de Monsieur Dior repousse les limites de son savoir-faire. Ce projet consiste en effet en une véritable carte blanche donnée à ces artistes ; l’objectif : transposer leur univers tantôt fantasmagorique tantôt glacé au langage iconographique de la griffe Dior. Six artistes se sont ainsi vus confier les rênes du Lady Dior. Jason Martin, connu pour ses effets d’oscillation, a réalisé des tableaux monochromes monumentaux qui s’apparentent à des sculptures texturées. Pour Dior, l’artiste imagine des courbes hautes de presque 2 centimètres comme des accumulations de pigments. Sur le Lady Dior, l’oeuvre fut ainsi réalisée selon une technique particulière qui permet de travailler le cuir en lui procurant une ondulation unique et sensuelle.

Puis vint le tour de Daniel Gordon : loué pour son travail sur la couleur et l’art d’associer différents pigments pour générer des imprimés, l’artiste a réinterprété l’emblématique cannage en redessinant ses lignes graphiques. Rendus plus spontanés, presque naïves, les grigris Dior gagnent en poésie. Matthew Porter, le photographe qui apostrophe la lumière comme personne, fasciné qu’il est par le crépuscule et l’aube, surtout lorsqu’ils se posent sur les rues de San Francisco, reproduit pour la maison Dior l’une de ces scènes favorites. Sur le côté du Lady Dior, les éléments du cuir sont assemblés un à un pour recomposer une image inspirée de l’univers automobile et de l’art du camouflage. Mat Collishaw, lui, produit habituellement tour à tour des photographies ou des installations, prenant toujours la nature pour point de départ. Axé souvent dans le détail, il offre ici à Dior son univers très visuel, marqué par des thématiques telles que la vie et la sexualité. Inspiré de l’une de ses œuvres majeures, il créé sur le sac l’impression de deux papillons en très haute définition. Les ailes veloutés dans un soucis de réalisme, l’icône s’imprègne ainsi de la poésie des contrastes.

Dans le même esprit, Chris Martin a repris le dessin de la grenouille, issu de l’une de ses œuvres majeures – Frog 01. Composée de lignes abstraites de paillettes, il ajuste la création Dior en y incrustant des personnages historiques et des scènes cachées à l’oeil dans un premier temps, rendant ainsi le Lady Dior encore un peu plus ludique. Enfin, Ian Davenport réalise ses œuvres en appliquant la peinture à l’aide de seringues sur des plaques d’aluminium ou d’acier inoxydable. Le résultat : des rayures verticales colorées où ce mélange pour se rencontrer des nuances inédites ! C’est cette essence que l’artiste apporte à Dior en réalisant une séquence de lignes extraites de sa série Colorgall. Adaptées à même le cuir ! Dans la boutique de Miami, dans un pop-up store à Los Angeles, puis en Corée, à Londres, en Chine, à Dubaï et à Paris, ces dernières versions du Lady Dior se dévoileront ainsi en cours des mois à venir. Attention, les Dior Lady Art sont une édition très limitée.