La Bugatti Veyron, l’Histoire d’un Sacre

Introduire la Veyron Grand Sport revient à résumer ainsi l’esprit d’Ettore Bugatti, fondateur de la mythique manufacture : « Si la comparaison se fait, alors ce n’est plus une Bugatti. » Et il en est toujours ainsi aujourd’hui ; avec la même volonté de distinction et différenciation, la manufacture Bugatti poursuit l’intronisation de modèles historiquement différents. Si les voitures d’Ettore ont toujours accentué l’efficacité, démontrant que la puissance brute n’est pas un genre absolu, ses successeurs se sont assurés de présenter le savoir-faire technologique du groupe Volkswagen dans des carlingues toujours plus softs.

« Rien n’est trop beau, rien n’est trop cher », déclamait souvent Ettore Bugatti. Ainsi, lorsqu’en 1998 Ferdinand Piëch devient grand manitou du groupe, l’enfant ayant connu ses premiers émois automobiles en regardant courir les bolides du sorcier de Molsheim au côté de son grand-père Ferdinand Porsche, décide alors d’élever Bugatti à son rang de prédilection – celui de griffe la plus prestigieuse du monde. Ainsi s’amorça le second chapitre Bugatti – forgé sur une idée d’Ettore : « Mes véhicules sont destinés à rouler et non à freiner. » A partir de 1998 donc, le cahier des charges édicté par le patron ne tient qu’en quelques chiffres : « 1001 ch et 400 km/h »… Véritable casse-tête pour les ingénieurs du groupe, ceux-ci engagent la confection d’un véhicule inédit partant d’une simple feuille blanche – pour se conformer à un tel niveau de puissance et de performances, il fallait pratiquement tout réinventer. Une liberté de créer conjuguée au savoir-faire idéal de Volkswagen, et voici comment la Veyron est-elle née. Avec elle, c’est tout le marché de l’automobile d’exception qui entre dans une nouvelle dimension.

Six ans de gestation eurent raison de l’opération : en 2005 sort la Veyron ! Pratiquement pas un élément, pas une pièce dudit bijou n’a été étudié et fabriqué spécifiquement pour elle. À commencer par son impressionnant moteur seize cylindres en W, gavé par quatre turbos, ou la boîte robotisée à double embrayage, seule capable d’en digérer le couple titanesque. Il faut dire que le modèle se voulait un hommage à Pierre Veyron, vainqueur, avec Jean-Pierre Wimille, des 24 Heures du Mans 1939 au volant d’une Bugatti Type 57C ! C’est donc à ce grand monsieur de l’automobile que la maison iconique a rendu hommage, capturant dans des lignes douces mais puissantes tout le fantasme des pilotes de F1.

 

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