Un Patchwork Fun Fur et Les Juxtapositions de Kim Jones Pour la Haute Couture Fendi 2021

Un Patchwork Fun Fur et Les Juxtapositions de Kim Jones Pour la Haute Couture Fendi 2021

La première collection Haute Couture de Kim Jones pour la maison Romaine plongeait un peu dans les archives Fendi, mais aussi et surtout dans l’oeuvre clé de Virginia Woolf…

La collection Haute Couture Fendi par Kim Jones a révélé une approche plus intrigante de l’univers Fendi. Les 19 silhouettes de la collection ont ainsi défilé dans un Palais Brognart vidé d’assistance, mais plein de symbolisme Fendi. Le décor, tout d’abord. Un magnifique labyrinthe de verre érigé sous la forme de l’iconique logo double F de Fendi. Un logo imaginé par Karl Lagerfeld, resté à la tête de la création Fendi durant 54 années…

Et justement, Kim Jones a su, sinon se mettre dans les pas du Kaiser, exprimé avec sa sensibilité couture une nouvelle vision pour la maison Fendi. En cela, le Britannique est allé puisé dans l’une des ses fascinations — Virginia Woolf, et le Bloomsbury Group. Un cercle d’artiste réunit, au XXème siècle, autour de la figure de Virginia Woolf. Une fascination littéraire en somme, qui n’est pas étrangère à la Haute Couture.

« Fendi a été fondée en 1925. Orlando a été publié en 1928. Ils viennent donc de la même période de l’histoire, littéralement. Et j’ai pensé que c’était assez intéressant de noter comment ils sont à la fois très modernes et pertinents aujourd’hui » déclarait Kim Jones.

C’est l’atmosphère du défilé qui surtout puise dans le récit de Virginia Woolf. Les silhouettes, elles, caractérisaient les juxtapositions phares de la signature Kim Jones. Mais c’est bien dans les croquis laissés par Karl Lagerfeld que l’on peut retracer l’origine de la silhouette portée par Adwoa Aboah.

Une silhouette emblématique des juxtapositions de Kim Jones — une pièces hybride entre une demi-robe de soirée, complétée par l’incursion d’un blazer. Une pièce qui vise à abolir un peu plus la connotation genrée de certaine pièce… Une philosophie que l’on retrouve dans Orlando, le conte de Virginia Woolf sur l’androgynie !

Sur le podium virtuel, que l’on peut voir ici, Kate Moss, Demi Moore ou encore Naomi Campbell ont offert un spectacle divinement couture. Naomi Campbell qui, d’ailleurs, fermait le défilé dans un ensemble enveloppant — une cape coupée comme un patchwork de fourrure, la signature Fendi. Et l’ imprimé en marbre avait de quoi intriguer à son tour.

Le motif n’est pas sans rappeler les livres peints à la main réalisés à l’époque par Virginia Woolf et son mari Leonard… Mais aussi les pierres colorées de la Galleria Borghese de Rome. On le voit, les références abondaient dans cette première collection Haute Couture Fendi par Kim Jones.