Coco A Biarritz, Le Berceau De La Révolution Chanel

Lovée dans le Golfe de Gascogne, Biarritz a été le berceau de la révolution Chanel. Une révolution en jersey et silhouette épurée; une révolution de mode qui toucha aux normes même de la société.

Coco Chanel A Biarritz

Si la notoriété de Biarritz comme idéal de villégiature s’est faite tout au long du XIXème siècle, c’est à l’Impératrice Eugénie qu’on le doit. C’est par elle que Louis Napoléon Bonaparte découvre Biarritz, pour mieux tomber sous son charme… Il entreprend une série de grands travaux et, avec l’esthétique qu’on lui connaît, donne à Biarritz tout son cachet de villégiature élégance et raffinée. En communion avec l’océan et la nature qui l’entourent.

La Découverte De Biarritz Avec Boy Capel

Lorsque Coco Chanel découvre Biarritz aux côtés de Boy Capel, la destination est déjà prisée des têtes couronnées venant de toute l’Europe.

Mise à la mode par l’Impératrice Eugénie, Biarritz est une destination phare de la Belle Epoque. Mais voilà, la Première Guerre Mondiale, en éclatant, fait aussi de Biarritz une destination sûre… Loin des conflits, limitrophe avec l’Espagne, un pays neutre… Biarritz devient le centre de la vie mondaine et artistique internationale.

Alors que Boy Capel jouit d’une permission, en 1915, le grand amour de Coco décide de faire découvrir Biarritz à Chanel.

A ses côtés, Coco assiste aux soirées à la mode — et c’est au coeur de la vie mondaine et artistique de Biarritz qu’elle tourbillonne au rythme de celle-ci… Ce coeur battant n’est autre que l’hôtel du Palais.  L’ancienne Villa Eugénie, demeure à la magnificence toute impériale, construite par Napoléon III pour son épouse…

Cette ancienne Villa Eugénie donc était déjà devenue l’iconique hôtel du Palais. Coco, elle, y découvre alors un mode de vie sinon contradictoire mais à perfectionner. Les bains de mer, la nature, la communion avec les éléments… Biarritz fusionne avec l’océan, sa fougue et son ardeur. Le tempérament de Biarritz sied à Chanel. Tout donne à penser à la femme assoiffée de liberté qu’elle est !

Elle qui, déjà à Deauville avait perçu l’indispensable nécessité de révolutionner les habits féminins, s’en tenait jusque là aux chapeaux. Déplumés, épurés, faciles et élégants… Les chapeaux Chanel n’étaient en réalité que la première étape de la révolution à venir.

Un jour qu’elle empruntait la descente vers la plage et le casino, elle repère une demeure. La villa Larralde. C’est la révélation — elle emprunte de l’argent à Boy Capel. Celui-ci finance ainsi la troisième boutique Chanel qui s’inaugure alors. Mais celle-ci est différente. Chanel ne se contente pas d’une boutique: elle fonde sa maison de couture.

« Nous apprenons avec plaisir que la maison Gabriel le Chanel de Pars a ouvert ses salons de vente, villa de Larralde, 6 descente de la plage à Biarritz » peut-on lire dans l’édition de la Gazette de Biarritz, Bayonne et Saint-Jean-de-Luz, le 2 septembre 1915.

De 1915 à 1939, au 2 Avenue Edouard VII, la boutique Chanel de Biarritz sera l’épicentre de la révolution Chanel ! Il lui suffit d’un an pour rembourser la somme empruntée à Boy. Car Coco a visé juste — sa mode, son attitude, sa vision de la femme attire à elle les élégantes de la bonne société, bien décidées à en finir avec les carcans.

L’Attitude Chanel S’Affirme à Biarritz

Après la Place Vendôme à Paris, et Deauville, voici donc l’attitude Chanel qui s’installe à Biarritz. Et quelle attitude !

Coco va se lancer avec panache dans la redéfinition de la grammaire vestimentaire des femmes de son époque. Biarritz agit comme un catalyseur de la soif d’affranchissement de Coco Chanel. Elle a 32 ans, et elle s’apprête bien à imposer de nouvelles normes.

Car à cette époque où la vogue des bains de mers est déjà presque établie, hommes et femmes sont loin de goûter aux mêmes joies. Aux hommes qui s’enfoncent dans les vagues et apprécient les bienfaits des bains, répondent des femmes restant sur la plage. Engoncées dans leurs froufrous, leurs corsets, et des robes étouffantes de tissus.

Face à elles, Coco détonne. Elle aime nager, et faire dorer sa peau au soleil. Elle dénude ses bras, ses jambes… Son corps en mouvement, libre de se découvrir… L’attitude Chanel se reflète très tôt dans ses vêtements. Des vêtements faciles et pratiques, sportifs et confortables.

La ligne est svelte, la peau est bronzée, l’air marin la vivifie. Portée par ce mode de vie balnéaire, Coco va imaginer un vestiaire à la hauteur de la nature qui l’environne. Son but est simple: elle veut libérer les mouvement de la femme, qu’elle veut active et sportive.

La Révolution Chanel Se Concrétise A Biarritz

« J’ai rendu au corps des femmes sa liberté; ce corps suait dans des habits de parade, sous les dentelles, les corsets, les dessous, le rembourrage. »

Chanel a donné de l’élégance aux plages de Biarritz avec ses costumes de bains. Des maillots de bain que Picasso fige dans sa toile Les Baigneuses, peinte à l’été 1918… A Biarritz !

Oui, Picasso le pacifiste avait aussi rejoint la côte Basque pour y trouver refuge, le temps d’un voyage de noces avec sa femme Olga Kokhlova.

Ainsi c’est cette proximité avec l’Espagne qui va donner à Chanel l’assise de sa révolution. Car si la France est en guerre, et souffre d’une pénurie de tissus, à Biarritz tout est possible. L’Espagne à côté lui permet de se fournir en tissu. Et notamment en maille jersey.

Avec le jersey, elle va ancrer sa révolution dans les tenues de bains. Puis c’est pour des ensembles veste et jupe qu’elle se sert de cette matière jusque là réservée aux dessous masculins.

Elle taille ainsi son premier succès dans une robe plus courte et légère — la robe chemise sans taille.

Elle pense un vestiaire pour une plus grande liberté de mouvement— elle imagine des pantalons larges à taille haute qui font office de sortie de bain. Elle taille encore son iconique veste trois quart en jersey, l’ancêtre de la petite veste Chanel. Chanel vient ainsi de mettre au jour une nouvelle harmonie vestimentaire — Gabrielle Chanel inventa une toute nouvelle silhouette.

Cette révolution Chanel est aussi une question de couleurs. En réponse aux robes bariolées affichées par les élégantes, Chanel réplique avec du vieux rose, du vert tamaris. Une palette qui fait écho aux nuances typiques des bords de l’océan. Comme à Biarritz.

Mais ce n’est pas tout ce que la révolution Chanel doit à Biarritz. Etant devenue le refuge de l’aristocratie Russe fuyant la révolution Bolchévique, Biarritz va permettre à Chanel d’entrer en contact avec… La famille de la grande duchesse Maria Pavlovna.

Chanel fait alors la connaissance du frère de celle-ci, le Prince Dimitri. Elle tombe amoureuse de lui.

Elle confie à Maria Pavlovna la création de l’atelier de broderie de la maison de couture. Oui car, la duchesse était experte en broderie russe… Chanel ne pouvait qu’être inspirée par leur pelisse et blouse brodée.

Quant à Dimitri… Il l’introduit à un certain Ernest Beaux. Nous sommes en 1920 et Chanel vient de rencontrer le nez par qui va être composer le plus célèbre parfum au monde. Le N°5.

Elle lui commande alors: « Un parfum artificiel, je dis bien artificiel comme une robe, c’est-à-dire fabriqué. Je suis un artisan de la couture. Je ne veux pas de rose, de muguet, je veux un parfum qui soit un composé. »

« Mlle Chanel, qui avait une maison de couture très en vogue, me demanda pour celle-ci quelques parfums. Je suis venu lui présenter mes créations, deux séries : 1 à 5 et 20 à 24. Elle en choisit quelques-unes, dont celle qui portait le no 5 et à la question « Quel nom faut-il lui donner ? », Mlle Chanel m’a répondu : « Je présente ma collection de robes le 5 du mois de mai, le cinquième de l’année, nous lui laisserons donc le numéro qu’il porte et ce numéro 5 lui portera bonheur ». Je dois reconnaître qu’elle ne s’était pas trompée… »

On le voit, Chanel a trouvé à Biarritz une atmosphère emplie de raffinement et de panache. Une ambiance qui, si l’on en croit l’histoire même de sa maison, a été un terreau inouï pour sa révolution.

Le Lion Et Le Chiffre 5, La Symbolique Chanel

Pourquoi le mythique parfum N°5 fut ainsi nommé? Pourquoi le lion est ainsi présent dans nombre des créations Chanel? Les icônes de la maison de Coco distillent en réalité une symbolique liée à la célèbre couturière.

Le Lion Chanel, L’Animal Totem De Coco

Coco Chanel a très vite fait du lion la griffe même du 31 de la rue Cambon. Si le lion est une majesté, un animal fort et sauvage, Gabrielle a su l’apprivoiser. Coco Chanel aimait en fait à dire  : «  Je suis lion et comme lui je sors mes griffes pour éviter qu’on me fasse mal (…) mais croyez moi, je souffre plus de griffer que d’être griffée. »

Véritable animal-totem de Mademoiselle, le lion s’est lié pour toujours à l’imaginaire de la maison Chanel, un jour de l’année 1920. A Venise, cette année là, après la mort de son grand amour Boy Capel, Chanel se rend en Italie en compagnie d’un couple d’amis. Lasse et chagrinée, elle voit alors le lion surgir plus majestueux que jamais. Le gardien de sur la cité des Doges vient de lui faire comprendre le lien qui les unis.

C’est Boy Capel qui l’a initié à l’ésotérisme; c’est sa mort qui l’a conduite vers à Venise; c’est ici qu’elle découvre la puissance du lion de Saint Marc. Dès lors, le lion sera célébré, révéré, honoré sur des colliers, des broches, des boucles d’oreilles aussi somptueux que l’animal.

Coco Chanel le fait graver sur les boutons de ses tailleurs de tweed. Il est décliné sur nombre de ceintures et fermoirs de sac… Elle le laisse envahir son univers, jusqu’à prendre une grande part dans la décoration de son appartement du 31 de la rue Cambon. Trônant sur une table, il est là, conquérant, la patte posée sur une perle

Karl Lagerfeld En A Fait Un Langage

Fidèle aux symboles de Coco, Karl Lagerfeld avait fait du lion une grammaire à part entière. A l’instar du double C , le lion est devenu le prétexte à toutes les somptuosités, autant joaillières que lors de défilés hors normes.

C’est lui qui accompagne le set de la collection Automne/Hiver 2010 — là encore magistral, la patte posée sur une perle. Lui encore qui, en 2013, est le fil conducteur de la collection ‘Sous le Signe du Lion’… Une ode de 58 pièces aux savoir-faire exceptionnels de la joaillerie Chanel.

Un grigri qui accompagne même Chanel dans sa dernière demeure puisque 5 têtes de lions sont sculptée au dessus de sa tombe. Ce qui rappelle, d’ailleurs, une autre symbolique chère à Coco.

Le Chiffre 5, La Numérologie Chanel

« Je présente ma collection de robes le 5 du mois de mai, le cinquième mois de l’année, nous lui laisserons donc le numéro qu’il porte et ce numéro 5 lui portera bonheur. » Cette phrase, c’est Coco elle-même qui la prononce lorsqu’elle doit choisir le nom de son premier parfum. Composé par Ernest Beaux, en 1921, le N°5 est ainsi nommé en référence au numéro d’échantillon qu’il porte. Certes.

Mais, fait du hasard, c’est aussi le chiffre que Coco Chanel affectionne tout particulièrement, et ce, depuis son enfance. Au pensionnat d’Aubazine, la jeune Gabrielle Chanel est très attentive à ce qui l’entoure — là, le chiffre 5 gravé dans la mosaïque marque son esprit à jamais. Chanel pensera toute sa vie que le 5 est un bon chiffre, son chiffre.

Le N°5 peut alors se comprendre comme ce catalyseur… Coco aimait d’ailleurs qu’il annonce sa venue; voilà pourquoi elle faisait vaporiser l’escalier de son atelier. Voilà aussi pourquoi, sans doute, dans son appartement du 31 de la rue Cambon, trône encore un lustre en cristal de roche, dont les girandoles forment des numéros 5…

Le Défilé Chanel Métiers d’Art 2020

Autour de l’escalier mythique de la rue Cambon, c’est toute la grammaire de la maison au double C qui fut, une nouvelle fois, magnifiée… En vedette, la petite veste noire, le tailleur tweed et le N°5. En Version sautoir.

Depuis que la maison Chanel a cherché à préserver les savoir-faire Français d’une disparition certaine, le groupe est l’heureux détenteur des plus beaux artisans de l’hexagone. Lesage, Massaro, Maison Michel… Ils sont mis à contribution d’une collection unique en son genre, puisqu’elle n’appartient qu’à Chanel. La collection Métiers d’art 2020 fut ainsi l’occasion pour Virginie Viard d’orchestrée sa vision magnifiée des icônes Chanel. Le résultat?

Une pléthore de silhouettes aussi suaves que désirables, défilant autour du mythique escalier de la rue Cambon, reproduit pour l’occasion avec la participation de Sofia Coppola. Cet escalier résonne aujourd’hui comme le point de départ des collections Chanel par Virginie Viard: « Je pense d’abord à l’escalier : j’imagine une fille qui le descend. Avec quelle robe ? Quels souliers ? » Mais s’il s’agit bien de la première collection Métiers d’Art post-Lagerfeld, c’est toujours la nef du Grand Palais qui accueille l’évènement. Sur le podium donc, l’artisanat éminemment précieux du luxe Français épousait avec allégresse les codes Chanel.

Le tailleur en tweed iconique trouva ainsi un nouvel équilibre autour d’une taille légèrement plus basse que la normale. Tandis que son illustre petite veste, elle, se réduisit dans des lignes plus graphiques. Le camélia, grâce aux génies Lesage et Lemarié, se trouva quant à lui sculpté à même les bombers du soir, quand il n’était imprimé sur des plumes aériennes. Mieux encore, le légendaire soulier bi-colore imaginé par Massaro en 1957 pour Chanel est ici orné de petits nœuds en cuir or. « Les Métiers d’art m’apportent leur savoir-faire. Ils subliment nos créations » précise Virginie Viard. Et il est vrai que cette collection a quelque chose de plus essentielle; comme une volonté de laisser parler le talent des artisans des trente-trois maisons qui composent les Métiers d’Art. « Il y a une forme de simplicité à revenir à l’abécédaire de Chanel. Nous n’avons pas besoin d’en faire trop » explique l’actuelle directrice artistique de la maison.

Une façon très Parisienne finalement de concevoir l’allure — et ce grin de folie qu’on lui connait trouve ici son apogée dans un sac cage… Un clin d’oeil franc et efficace à la publicité non moins iconique imaginée par Jean-Paul Goude. Vanessa Paradis en oiseau Chanel. D’ailleurs, le flacon du N°5, inspiré de la forme de la Place Vendôme, joue de sa taille, cette fois en sautoir. L’esprit Chanel, tout magnifiquement.

Le Parfum Angel Par Mugler, L’Icône Irrésistible

Thierry Mugler voulait «  un parfum qui pourrait avoir une résonance commune à tout le monde, quelque chose proche de la tendresse et de l’enfance.  » L’icône Angel est ainsi née, non sans péripéties.

C’est l’histoire d’un parfum aussi connu qu’apprécié. Aussi gourmand que sexuel. Cette senteur n’est autre que celle imaginée par Thierry Mugler, couturier ô combien avant-gardiste; puisant dans le futurisme une grammaire folle mais désirable ! Dans les années 1990, alors au sommet de son art, le designer entreprend de créer un parfum comme nul autre mais, un parfum qui résonnerait en chacun comme une odeur si familière qu’elle en devient insaisissable.

L’idée est là. Seulement, peu de talents de l’industrie de la parfumerie ont l’audace des créations de génie. C’est l’impulsion par le nez Olivier Cresp que ce projet aboutit; il raconte: « J’ai passé deux heures à discuter avec Thierry Mugler. Il m’a parlé des goûters qu’il prenait chez sa grand-mère, des madeleines qu’il trempait dans son chocolat, puis des fêtes foraines et des barbes à papa. »

Plus de 600 essais furent nécessaires à Olivier Cresp avant d’aboutir à cette fragrance ! En tête, kiwi, cassis et mandarine — vif et pétillant. En notes de coeur, les fruits de la passion. Puis viennent les notes de fond: patchouli, caramel, cacao, héliotrope, miel et vanille — le côté suave de l’icône. Oui, Angel de Thierry Mugler est bien une icône de la parfumerie. Aussi vendu que le N°5 de Chanel ou le J’adore de Dior, Angel a cela de différent qu’il reste en tête à la manière d’une gourmandise. Douce et sensuelle.

Pour capturer ce jus volontairement charnel, Thierry Mugler veut un écrin à la hauteur de sa mode. Un flacon futuriste qui reprend l’un des grigris du designer — l’étoile. Mais celle-ci est bleue, et plate. Or, là encore, aucun verrier n’est prêt à fabriquer une telle bouteille. Seules les verreries Brosse acceptent de relever le défi. Deux ans de recherches parvinrent à mettre au monde un flacon comme un fétiche — un objet original et hypnotisant. A la hauteur du jus Angel. Irrésistible et voluptueux, le parfum Angel de Mugler jouit d’une aura franchement désirable… Incarnée par Jerry Hall, Eva Mendes ou plus récemment par Georgia May Jagger.

Les Nouveautés J12, Première, Boy∙Friend et Code Coco Chanel au Baselworld 2019

Les icônes de la rue Cambon ne changent pas. Elles poétisent le temps, le comprennent pour mieux se réinventer — elles sont J12, Première, Boy∙Friend ou Code Coco.

S’il fallait conter l’odyssée horlogère de la Maison Chanel, on commencerait évidemment par rappeler la Première — une pièce exclusivement créée pour les femmes en 1987. C’est que l’icône Première distille déjà beaucoup de la grammaire iconique de la rue Cambon : forme octogonale empruntée au bouchon du flacon N°5, celle même de la place Vendôme… Un bracelet multiple reprenant les mythiques lanières de cuir tressées dans la chaîne du 2.55. Voici donc qu’en 2019, la collection Première s’enrichit d’une version phare en or jaune sur bracelet effet velours ; quand la Première ne se dévoile pas dans une version inédite teinte d’un noir intense. La Première Rock.

La métamorphose clé présentée à Baselworld 2019 concerne la montre J12 — à l’orée de ses 20 ans, la J12 se transforme sans se dénaturer. C’est Jacques Helleu, alors directeur artistique des parfums et de l’horlogerie Chanel, qui la dessine sportive, toute noire et intemporelle. La J12, il la dessine pour lui. Inspiré de deux univers qu’il aime plus que tout, l’automobile et la voile. D’autant que la silhouette des voiliers de l’America’s Cup donne le ton des courbes de la montre. Bientôt, elle prendra le nom de ces mêmes voiliers. Les J12. Sacrée première icône horlogère du 21ème siècle dès sa commercialisation, la J12 de Chanel révolutionne le monde de l’horlogerie avec sa robe de céramique noire. Aujourd’hui, Arnaud Chastaingt lui offre une cure de jouvence en augmentant délicatement l’épaisseur de sa boîte.

Mais la nouveauté la plus époustouflante de ce Baselworld 2019 est bien la nouvelle collection ‘Mademoiselle Privé’. Conçue comme la collection « dévoilant les symboles que Mademoiselle chérissait et les éléments dont elle aimait s’entourer », elle présente des pièces littéralement uniques car produites en un seul exemplaire. C’est, cette année, l’univers poétique desparavents de Coromandel qui inspire au Studio de Création de l’Horlogerie Chanel une pièce comme l’expression des savoir-faire d’excellence des Métiers d’Art. Le Sautoir Mademoiselle Privé Coromandel. Une pièce en or beige 18 carats, rassemblant près de 400 diamants pour un total de 7,62 carats… Une pièce d’exception, et c’est peu dire à la vue du résultat tout juste époustouflant — oeuvre d’émailleurs, graveurs, ciseleurs, sertisseurs… Un numéro 5 merveilleusement entrelacé aux branches de cerisiers.

Le N°5 de Chanel Distille Ses Effluves A Paris

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‘Dans les champs de Chanel’ – à deux pas de la rue Cambon, au coeur du jardin des Tuileries, le Louvre et la maison Chanel s’associent pour offrir une expérience éminemment délicieuse. Un champ/jardin éphémère et poétique où se déploient les 5 fleurs à parfums grassoises déterminant la composition des parfums Chanel. Jasmin de Grasse, rose de Mai, iris Pallida, tubéreuse, géranium rosat… Le jus Chanel N°5 dévoile ainsi les fleurs qui exaltent tout le raffinement de son essence !

Pour la première fois, la maison Chanel amène au cœur de Paris les éléments clés de ses parfums devenus iconiques ! Une visite orchestrée comme une ballade olfactive. Tous les jours, de 10h à 19h, les Jardin des Tuileries ouvre ses portes à la luxuriance des champs de Grasse… Une douceur visuelle qui distille, avec une certaine magnificence, des senteurs de légende. Et la maison du la rue Cambon est depuis passée maître dans la mise en scène de ses icônes !

‘Dans les champs de Chanel’ le visiteur est comme transporté au cœur des champs de Pégomas – la multitude de couleurs fait ici danser la rétine en même temps que se révèlent au nez les arômes premiers des parfums Chanel. Des parfums qui, comme le voulait Mademoiselle, sont aujourd’hui encore « fabriqués comme une robe. »

You Know Me and You Don’t : Chanel en Campagne

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L’occasion du lancement de N°5 l’Eau All-Over Spray et N°5 l’Eau On Hand Cream fut pour la maison Chanel celle d’éditer une campagne digitale à forte intensité. L’idée est aussi précise qu’innovante : un court film sur une danse à la gestuelle paradoxale. Imaginés par le chorégraphe Dimitri Chamblas, les mouvements ici interprétés sont l’évocation énergique des nouveaux gestes induits par N°5 l’Eau All-Over Spray et N°5 l’Eau On Hand Cream. Une orchestration de lignes, de pas et des corps ; celui d’une femme « double » exprimant ses différents tempéraments à travers une danse cathartique.

N°5 est toujours en mouvement. Et ces nouvelles façons de se parfumer démontrent toute l’évidence d’une eau plus qu’iconique. À chaque produit, son geste, sa sensation, son intensité – le film de campagne réalisé par Jacob Sutton distille ainsi une énergie sensuelle et progressive, puissante et évanescente. Une énergie qui capture dans les mouvements de la danseuse, la poésie de la N°5 l’Eau On Hand Cream et la légèreté de la brume N°5 l’Eau All-Over Spray.

Joué en écran divisé, le film installe un dialogue en miroir – un dialogue qui devient interactif lorsque le spectateur devient l’acteur de l’expérience sensorielle N°5 l’Eau. Ainsi invité à dessiner son propre mouvement sur l’écran ou sur le trackpad, le spectateur est capable de diriger la grâce de la danseuse qui, immédiatement, interprètera ce mouvement en gestuelle. 15 gestes sont donc à découvrir sur les réseaux sociaux à partir du 10 mai prochain. Une campagne libre et bouillonnante ! 

La Minaudière Chanel N °5 du Défilé Métiers d’Art 2017

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La place Vendôme est depuis longtemps l’une des inspirations de la maison Chanel. A vrai dire, il y a longtemps déjà que Coco et la place Vendôme sont liées ! Elle qui n’a jamais voulu s’installer a fait de la place Vendôme, et plus particulièrement du Ritz, son espace à part entière. Ainsi, lorsqu’il fallut donner une forme physique à sa pénétrante odeur, Gabrielle Chanel emprunta à la place sa forme, ses courbes droites et octogonales : son premier parfum, le N°5, adopte donc un flacon scellé d’un bouchon en forme octogonale

Aujourd’hui, l’occasion du défilé Métiers d’Art 2017 offre à Karl Lagerfeld l’opportunité de s’amuser avec la muse, une fois de plus. Réalisée comme un totem post-moderne, la minaudière Chanel N°5 se taille ainsi dans un flacon plexiglas, flanqué de rangs de perles. Voici un travail artisanal si fantastique qu’il achève de célébrer les qualités uniques d’un design imaginé il y a près d’un siècle… Une esthétique espiègle mais pragmatique au fermoir nostalgique.

N°5 de Chanel : Une Version Nomade en Édition Limitée

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Alors que la maison de la rue Cambon s’apprête à commercialiser en France le tout nouveau format de son iconique fragrance, c’est à Londres que la maison aux deux C a choisi d’exposer la rétrospective de la création de Gabrielle Chanel. Intitulée « Mademoiselle Privé », l’exposition se tiendra au sein de la très célèbre Saatchi Gallery – du 13 octobre au 1er novembre 2015, le focus tiendra sur l’année 1909. Si nombre d’expositions eurent déjà pour qualité la mise en valeur de la création Chanel, Mademoiselle Privé est la première rétrospective à se concentrer sur la construction de l’empire à travers l’oeil de Karl Lagerfeld, actuel directeur artistique de la griffe.

Mais c’est aussi et surtout la personnalité charismatique de Coco qui sera mise à l’honneur, tandis que la prestigieuse galerie promet de conter la légende du Chanel N°5, qui n’est autre que le parfum le plus connu au monde. Et justement, le 16 octobre prochain sera introduit le nouveau format de 35ml – un flacon à portée de main servant d’écrin à l’eau de parfum et à l’eau première. Mais attention, il s’agit là d’une édition limitée. Une version miniature de toute l’audace, de la liberté et de l’innovation de Gabrielle Chanel – un flacon que l’on peut glisser dans son sac à main, histoire d’être toujours accompagnée de l’élément olfactif des grands voyages.