Les Lignes Dior, Une Couture Iconique

Si Kim Jones et Maria Grazia Chuiri parviennent aujourd’hui à créer une mode aussi désirable, c’est que le fondateur de la maison Dior avait déjà vu juste. La femme-fleur, les lignes Oblique, H, A et la ligne Tulipe servent désormais à une couture aussi sublime que cool.

La Femme-Fleur, Granville Et Le New Look De Christian Dior

Dessinateur, costumier de théâtre, de ballet ou pour Hollywood… Christian Dior avant même d’être le plus grand couturier du siècle avait déjà en tête ce la silhouette idéale de la femme du XXe siècle. C’est que, au lendemain de la Second Guerre Mondiale, Dior pressent comme personne l’intérêt vital de redonner à la femme sa beauté d’antan.

Là où les horreurs de deux guerres mondiales avaient aliéné le romantisme et trahit l’élégance féminine, Christian Dior entend bien tout remettre à zéro. Ainsi, ce 12 Février 1947, Dior présente au coeur du 30 Avenue Montaigne sa toute première collection. 170 silhouettes prônant le luxe et le raffinement, dont certaines en imprimé léopard.

Ce défilé donc se divise en fait en deux thèmes. La première partie, ‘Huit, met en avant une taille de guêpe, des hanchez galbées et une silhouette franchement exquise. La seconde, intitulée ‘Corolle’ est celle qui entrera dans les annales. C’est elle qui dévoile au monde le manifeste Dior: taille serrée, bustier, et déferlement inédit de métrages de tissu. Le tailleur-bar est de ces silhouettes introduites en 1947.

« Je dessinai des femmes-fleurs, épaules douces, bustes épanouis, tailles fines comme lianes et jupes larges comme corolles » affirme plus tard Christia Dior. En attendant, les magazines de mode, eux, ont déjà trouvé un nom — « Such a New Look » s’exclame Carmel Snow, rédactrice en chef du Vogue Américain.

Dans le numéro du 1 avril 1947, on y lit: « S’il pouvait y avoir une femme composite, mythique habillée par un couturier mythique et composite, elle porterait probablement sa jupe à environ 14 pouces du sol; Il pourrait avoir, pour son modèle de travail, une fleur: des pétales de rembourrage et de raidissement vus sous la coupe de la jupe. En d’autres termes, elle porterait la silhouette New Look introduite par Dior dans sa première collection, l’exemple le plus emblématique dont le costume Bar. »

Des lignes piochées de ces heures passées dans la roseraie de sa mère à Granville, Dior retient ainsi l’élégance et la poésie des fleurs. Avec un oeil travaillé par l’architecture, Christian Dior fait aussi entrer la ligne corolle dans la mode — ces fleurs qui ne cesseront d’inspirer sa création.

Ici, Dior se pose en pourfendeur de la figure de proue des années 20: l’intrépide Garçonne, taille aux hanches, élégante androgyne, incarnée entre autres par Louise Brooks. Ce qui hérissa profondément Mademoiselle Chanel, qui sortie de sa retraite pour un dernier coup d’éclat.

En 1956, c’est Grace Kelly que l’on voit avec le tailleur Bar. Ce faisant, elle n’invente rien — le look de Christian Dior est déjà partout. D’ailleurs, des décennies plus tard, chaque talent se trouvant à la direction artistique de la maison le travaille tel un chef d’oeuvre absolu.

John Galiano, avec la plus iconique de ses versions en 2008, pour la collection Haute Couture. Raf Simons, aussi, qui a fait du tailleur Bar et de sa ligne Corolle un fil rouge… Ou récemment Maria Grazia Chuiri. Trois visions différentes, une seule icône à l’élégance intemporelle — c’est ça, le luxe Dior.

Oblique Et Tulipe Chez Dior, Des Lignes En Mouvement

Automne/Hiver 1950-1951. La collection Oblique de la maison Dior introduit une complication couture qui ne tarde à faire légion. C’est que le couturier repense une nouvelle fois la silhouette autour du mouvement. Il faut dire que Dior, alors galeriste, fut l’un des premiers à organiser les expositions solo de Salvador Dali en 1931, puis celle de Calder et Giacometto en 1932.

Peu étonnant alors de le voir introduire en couture cette idée de ligne inversée. La ligne Oblique, qui vient souligner un peu plus la délicatesse de la femme. D’ailleurs, cette photo de Richard Avedon capturant la divine Dovima dans l’ensemble ‘Ambuscade’ de la collection Oblique résume tout ! Le panache et l’élégance d’une telle audace. D’une subtilité et une simplicité folles.

Ainsi, lorsque Kim Jones en reprend le principe pour Dior Homme, lors de son défilé Printemps/Eté 2019, on ne peut que constater à quelle point celle-ci vient magnifier l’iconique costume Dior. Un modèle désormais phare…

La ligne Tulipe, elle, suit un principe un brin différent. Née en 1953 comme la combinaison  de la ligne de profil des saisons précédentes, elle fut l’une des favorites de Christian Dior. Le buste là encore épanoui, les jupes légèrement gonflées, il puise dans sa fascination du XVIIIe siècle l’accord de sa silhouette. Mais bientôt, Christian Dior se tourne vers des lignes plus naturelles…

La Recherche du Naturel, Les Lignes H et A

L’époque a changé. Dior veut désormais satisfaire le vestiaire des élégantes modernes — la femme est de plus en plus active, et les lignes doivent suivre.

« En stylisant l’ampleur de certains modèles de la collection Printemps/Eté 1955 et en laissant libres les jeux de la taille, j’ai isolé la lettre A qui succédait elle-même à la lettre H de la précédente. Mais chaque collection st constituée d’une grande variété de thèses et aucune lettre de l’alphabet – A, H, Y n’est capable à elle seule de les incarner toutes » détaillait le couturier.

Mois accentuée donc, la ligne H libère « une ligne entièrement  différente basée sur la longueur et  l’amenuisement du buste: c’est sur le  parallèles qui forment la lettre H, tout en hauteur, que se construisent robes,  tailleurs et manteaux » de la définition même de Dior.

La ligne A, quant à elle, propose le buste allongé et prolongé par des basques, cadré à l’horizontale d’une ceinture. Servant ainsi une allure libre et raffinée, la ligne A était souvent taillée autour de l’ajout d’un noeud qui, par empiècement, venait en souligner l’horizontalité.

Deux lignes si emblématiques du luxe et de l’allure de la maison Dior que Maria Grazia Chuiri en a fait l’étalon de sa mode. Nombre de ces toilettes exquises et légères profitent de cette couture née il y a presque 65 ans. De quoi certifier de l’éternelle beauté des femmes Dior.

Le Dior Addict Gloss de Dior

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Une « bouche-bijou » qui s’accorde à la puissance cristalline, un esprit printanier tout en provocation et gourmandise. Les bouches constellées d’une pluie de strass et de cristaux Swarovski nous ont déjà subjugués lors du défilé Printemps/été 2013. Dior confirme son goût des couleurs et des paillettes, en toute légèreté.

« Chaque femme est une princesse » disait Christian Dior. Une femme sultane, une couleur et un bonheur à chaque fois uniques. Autant de teintes et de nuances que la maison décline dans sa gamme glossy, pour une addiction des plus pop et fraîche. A partir du 15 mars prochain, le panel des Dior Addict Gloss va s’élargir, offrant vingt-quatre nouvelles teintes, éclatant du rose au beige, en passant par l’orangé vibrant. Pour intensifier l’émoi, trois effets spéciaux sont déclinés, dessinant une bouche scintillante, perlée ou pure. Tyen, directeur de création du maquillage de la maison explique le gloss : « [Son effet] capte toute la lumière sur les lèvres et projette la couleur pour une séduction presque fatale ». Effleurement doux et délicat de la volupté, le gloss habille les lèvres d’une psyché, dont le reflet ferait pâlir Narcisse lui-même. En effet, le Mirror Shine Complex est une formule de microbilles cristallines, qui fonctionnent telles des miroirs : le jeu sur les réflexions et les matières est alors possible, magnifiant la fascination. L’acide hyaluronique pulpe et hydrate les lèvres, pour un effet volumateur intensifié.

Accessoire indispensable, objet de désir et bijou de lèvre, il remplace presque les stilettos, accompagnant la femme Dior à tous moments.