Le Coffret Exclusif « Beige Et Les Maisons d’Art » Signé Chanel, Lemarié Et Baccarat

Second chapitre des collaborations initiées entre la maison Chanel et les Métiers d’Art qui lui sont affilés — un coffre exclusif teinté du génie Lemarié qui sert d’écrin au parfum « Beige Et Les Maisons d’Art.

La collection Les Exclusifs de Chanel a déjà cela d’exceptionnelle qu’elle capture dans une série de parfums les éléments clé de la grammaire et de l’histoire de maison fondée par Coco Chanel. De l’inspiration Russe en passant par le Jersey, le Coromandel et le 31 Rue Cambon… Chacun de ces parfums raconte la fulgurance qu’un lieu, une matière, une date ou un objet a suscité chez Coco Chanel.

Alors quoi de mieux pour honorer plus encore ces fragments de l’inspiration de l’une des femmes les plus modernes de son temps que d’y allier les savoir-faire légendaires des Métiers d’Art Chanel?

Car les savoir-faire qui composent aujourd’hui ce que l’on nomme les Métiers d’Art Chanel doivent leur survie même à l’intelligence artistique de son successeur, Karl Lagerfeld. C’est lui qui, dès 1985, prend fait et cause pour ces talents inouïs alors en perdition. La maison Chanel les acquiert un à un pour mieux sauvegarder et souligner le sublime de leur artisanat au contact de la grammaire Chanel.

Ainsi, le lancement des parfums Les Exclusifs de Chanel en 2006 s’est accompagné d’une première pièce d’exception — un coffret du parfum Coromandel fut sublimé par les maisons Goossens et Lesage, en 2019.

Cette fois, le second chapitre des collaborations initiées entre la maison Chanel et les Métiers d’Art forge un écrin d’exception au parfum Beige. Le parfum, imaginé par le nez Olivier Polge, Parfumeur Créateur de la maison, traduit en poésie olfactive toute la délicatesse que le Beige de la plage de Deauville a inspiré à Coco Chanel.

Ce beige désormais intrinsèquement lié aux icônes de la maison — à commencer par les souliers bi-colore imaginés en 1957 par la maison Massaro. Ce beige qui habille ou ponctue la couture manifeste de Coco Chanel — ce beige dit Beige Chanel est plus pour Coco… « Je me réfugie dans le beige parce que c’est naturel » aimait à dire Gabrielle Chanel.

Cette fois, le Coffret exclusif « Beige Et Les Maisons d’Art » fut tapissé par la maison Lemarié. Autour de cet artisanat si raffiné, l’écrin adopte la douce texture des plumes, travaillées en camaïeu de brun, pour mieux évoquer la douceur moelleuse et réconfortante de la couleur beige.

Quant au parfum capturé dans une bouteille taillée par le génie du cristal Baccarat, Olivier Polge en parle comme d’une « fragrance sensuelle. Un bouquet de notes éclatantes d’aubépine, de freesia et de frangipanier, souligné de notes miellées et enrichi d’absolus de jasmin exotique et de rose de mai dans leur expression la plus noble et la plus concentrée. Un souffle voluptueux de pétales blancs et d’or blond. »

La bouteille adopte un geste plus sensuel encore grâce à la technique traditionnelle du baudruchage initiée en 1764 — un geste précieux qui consiste à appliquer la fragrance à partir de ce cabochon… Geste aujourd’hui réservé aux extraits des Parfums Chanel !

Evidemment, ce coffret « Beige Et Les Maisons d’Art » ne pouvait que relever d’une pièce de collection — tiré à vingt-cinq pièces numérotées, il s’acquiert dès à présent dans quelques boutiques Chanel. Et sur le site de la maison aux deux C.

Petite Robe Noire Et Tweed Chanel Se Font Cinématographiques Pour le PE 2021

Virginie Viard a placé sa nouvelle collection Chanel sous le sceau du cinéma — une célébration des liens très étroits qui lient, depuis toujours, la maison à l’univers cinématographique.

« Je pensais aux actrices au moment du photo call, sur le tapis rouge, ce moment où elles sont interpellées par les photographes : leurs visages un peu ailleurs, leur attitude un peu en décalage avec les tenues qu’elles portent. Et puis les fans qui les attendent derrière les barrières, ce côté très vivant du cinéma hors du cinéma, c’est ce que j’aime. Cette collection est un clin d’œil aux égéries de la Maison. Certaines sont loin, cela fait longtemps que nous n’avons pas pu les voir. Gabrielle Chanel et Karl Lagerfeld ont tellement habillé d’actrices dans les films comme dans la vie. J’ai pensé à elles qui nous font tant rêver. Mais sans refaire à l’identique. Sans tomber dans la citation vintage. Je voulais que ce soit très joyeux, coloré, très vivant aussi. »

Et Virginie Viard est parvenue à fusionner les classiques du cinéma Chanel au goût du moment. Le résultat? Les icônes du vestiaire Chanel jouent de leur histoire pour se faire plus désirables encore.

Parmi elles, le mythique tailleurs en tweed conserve ses teintes clé — noir ou écru – pour mieux s’associer à la dynamique de lignes, elles, très actuelles. Cropped ou fendu, le tailleur en tweed Chanel n’en devient que plus moderne encore !

Ainsi plongé au coeur du cinéma Hollywoodien, la petite robe noire, qui avait déjà habillé plus d’une actrices, se réinvente une nouvelle fois parsemée de plumes. Longiligne et élégante — elle n’est pas sans rappeler le raffinement et l’allure étrange mais si chic de Delphine Seyrig dans L’Année Dernière à Marienbad, le film d’Alain Resnais.

Enfin, ce sont bien les totems Chanel qui rétrécissent pour mieux correspondre à la facétie de l’époque. A cela, l’icône absolue qu’est le 2.55 gagne des dimensions lilliputiennes, pour mieux s’accrocher ça et là. Souvent sur un rang de perles Chanel.

Il se porte l’envie en collier ou à la ceinture — une façon très Chanel de porter la préciosité. Avec chic et détachement; une liberté d’associer déjà mise en avant dans la dernière collection Joaillerie de la maison.

Chanel Au Palais Galliera:  Rétrospective D’une Mode Radicale

L’évènement est double — la réouverture tant attendue du Palais Galliera s’est faite le 1er Octobre 2020 avec, à l’affiche, une rétrospective colossale consacrée à l’oeuvre radicale de Gabrielle Chanel.

Il s’agit bien de la toute première rétrospective à Paris consacrée à Chanel — et le défi fut relevé avec brio. Car replonger dans le corpus de celle qui, dès 1912, a radicalement changé la définition même de l’élégance et de la féminité, c’est finalement traverser un siècle de révolutions esthétiques.

Chanel Par Man Ray

« C’est notre point de vue sur la créatrice et pas sur la maison, nous ne parlons pas d’ailleurs de ses successeurs » précise Miren Arzalluz la nouvelle directrice du Palais Galliera.

Car Coco Chanel, née en 1883 et disparue en 1971, a laissé derrière elle des gestes modes, des allures, des couleurs et des tissus qui font aujourd’hui partie d’un patrimoine universel. Mais lorsqu’elle ouvre sa première maison à Deauville, puis à Biarritz et Paris, la chose est loin d’être une mince affaire. Dépouillée les toilettes de leur fanfreluche, déplumer les femmes de leur froufrous, et surtout: libérer ces dernières pour leur permettre de circuler dans la vie, active et sans entrave.

Nombre de femmes se sont ainsi appuyées sur l’univers Chanel pour affirmer leur liberté. Les actrices. Puis les femmes publiques. Toujours aussi renversantes d’élégance dans les silhouettes imaginées par Coco, en porte-à-faux de la définition à laquelle le luxe pouvait encore répondre à l’époque.

La directrice du Palais Galliera, Miren Arzalluz, a ainsi su rassembler près de 350 pièces iconiques du style Chanel, dans près de 1 500 m2 !

Des années 20 à l’allure garçon et l’invention du chic, en passant pas la sophistication des années 30 et le déclin de Chanel durant la guerre avant son retour triomphal qui légua aux femmes le tailleur mythique, et le sac 2.55… Rien n’a été oublié.

Mieux, en approchant des musées internationaux et les propriétaires de pièces de collection — la nouvelle directrice du Palais Galliera, Miren Arzalluz, a su mettre en oeuvre une rétrospective claire et limpide. Divisée en 10 chapitres, la rétrospective ‘Gabrielle Chanel, Manifeste de Mode’ imprime sur le visiteur la véritable influence qu’a eu Coco sur ses contemporains… Et le futur de la mode !

Le jersey d’abord utilisé exclusivement pour les sous-vêtements. Le tweed, matière masculine ô possible. Les lignes épurées. La ligne de corps longiligne. Les couleurs clé de Chanel, dont l’introduction du noir autour d’une petite robe… L’idée même du couturier tout puissant; meilleur ambassadeur de sa maison. On doit beaucoup à l’univers de Coco Chanel.

Audacieuse et visionnaire, Gabrielle Chanel a ouvert la voie à nombre de mouvements, esthétiques ou commerciaux — que l’on parle de la radicalité du minimalisme des années 90 ou de l’entrée des couturiers dans le monde du parfum ou celui de la joaillerie. Coco Chanel fut souvent la première dans tous !

‘Gabrielle Chanel, Manifeste de Mode’ est une exposition à voir du 1er octobre 2020 au 14 mars 2021, au Palais Galliera, Paris.

Icônes 1932, Code Coco et Boy•Friend : Les Dernières Créations Chanel

Chanel Horlogerie et Joaillerie introduit les dernières versions des bijoux et montres iconiques de la maison — des pièces qui racontent beaucoup de l’histoire de Coco.

Si les pièces signées de la maison Chanel brillent aujourd’hui encore d’une telle aura, c’est que Coco a su devancer son temps. Une audace créative qui la mena vers des territoires devenus communs pour les maisons de couture.

A son époque, Coco Chanel est pourtant bien la première à confronter ses icônes et autres codes clé de sa maison à l’univers de la haute joaillerie. En 2020, ses codes se réinventent au gré de nouvelles pièces horlogères et joaillières.

Icônes 1932 Chanel

Peu connaisse cette histoire, et pourtant la révolution initiée par Coco fut aussi une affaire joaillière. Chanel a en effet tenu tête aux joailliers la Place Vendôme lorsqu’elle imagina sa seule et unique collection joaillière, en 1932. C’est là qu’elle a introduit ses codes et icônes dans l’univers joaillier — la comète, le soleil, la plume, le ruban… Mais voilà, les joailliers de la Place Vendôme, ulcérés, la forcent à démonter ces créations, pierre par pierre.

En 2020, le nom Chanel est bien celui qui trône par delà les frontières du monde entier. Synonyme d’une mode radicalement chic, il signe la prestance et l’audace créative d’une femme qui a imposé au monde sa vision du féminin. Et justement, en 2020, voila que Chanel Joaillerie réinvente une fois de plus ce vocabulaire éminemment intemporel.

Et puisque la maison a en héritage la créativité, ces nouveautés transformables et articulées expriment toute la liberté avec laquelle Mademoiselle Chanel pensa l’allure de la femme moderne. Une allure qui se complète ici d’atours à la simplicité solaire — des atours ‘Icônes 1932’ où le lion, signe astrologique de Mademoiselle Chanel, se glisse pour la première fois.

Le résultat?

On remarque dans cette collection: un collier transformable ‘Comète’ en or blanc 18 carats et diamants. Le pendentif comète se détache à l’envie, pour se porter comme une broche.

Un collier transformable Soleil de Chanel, cette fois taillé en or jaune 18 carats, or blanc 18 carats et diamants. Le pendentif soleil peut lui aussi être détaché.

C’est encore la bague Soleil de Chanel — transformable en or jaune 18 carats, or blanc 18 carats et diamants… Clin d’oeil à la vision éclairée de Chanel, les deux parties de cette bague peuvent se porter sur un seul doigt pour former un soleil… Ou comme deux bagues séparées sur deux doigts différents !

La Boy•Friend de Chanel

Incarnation horlogère du masculin-féminin Chanel, la montre Boy•Friend est, depuis 2015, une pièce clé de la maison. D’abord parce qu’elle célèbre l’histoire d’amour la plus importante de Coco Chanel… Celle entre Coco et Boy Capel. Boy Capel qui lui permit d’ouvrir sa toute première boutique à Deauville. Sans cet amour qui servit de tremplin à la créativité débordante de Coco, la femme moderne de Chanel aurait pu avoir un tout autre destin. Car, déterminée à lui rembourser au plus vite, il ne fallut pas un an à Chanel pour assumer son émancipation !

La collection Boy•Friend s’agrandit ainsi de deux modèles de garde-temps. Un plus petit, 27,9 mm, venant twister l’allure de la montre autour d’une boîte et lunette en acier. La couronne en acier avec cabochon en spinelle noir… Le cadran opalin guilloché. Un bracelet interchangeable en veau noir motif matelassé et boucle ardillon en acier… autant d’éléments qui offre à ce modèle une lecture captivante du temps !

Le second modèle, lui, est de taille moyenne. Mais d’un luxe assurément puissant. Son boîtier de 34,6 mm de diamètre se complète d’une lunette sertie de 64 diamants taille brillant !

La Montre Code Coco

Enfin, dernière collection Chanel horlogerie à être agrémentée de nouveauté — la ligne Code Coco. Initiée en 2017, elle transforme le fermoir emblématique du sac iconique de la maison en bijou horloger.

Le 2.55. Ce sac incarna à lui seul à la fougue de Coco. Retirée de la mode et de la couture, elle signe un retour triomphal en 1955 avec une collection qui cloue ses critiques au pilori. Alors âgée de 72 ans, Chanel revient sur le devant de la scène pour y introduire deux de ses pièces devenues l’apanage de femmes légendaires — le tailleur, et le 2.55. Habillant les femmes de Jackie Kennedy aux monstres sacrés du cinéma.

La montre Code Coco reprend bien le fermoir du 2.55 et, comme lui, se ferme d’un clic. Ouverte ou fermée, elle cache ou dévoile l’heure qui s’y affiche discrètement. On le voit, à l’instar de ce que peut bien contenir un 2.55, le temps est aussi un secret que l’on veut parfois protéger. Oublier le temps d’un seul clic, voilà bien l’extravagance Chanel.

En 2020 donc, la collection Code Coco s’enrichie de trois nouvelles déclinaisons. Des pièces limitées chacune à 255 exemplaires.

L’une présente son bracelet en acier XXL — enserrant le poignet telle une manchette. Elle se pare aussi d’un cuir noir gaufré d’un motif matelassé. La seconde, baptisée ‘So Black’, se couvre intégralement de noir pour un look plus Chanel encore !

Enfin, le troisième modèle se présente en XXL. Une ‘Coco Code Oversize’ qui étend sa modernité sur 50,4mm de diamètre.

Une montre qui, avec son boîtier et bracelet en acier et titane, son cadran laqué noir serti d’un diamant taille princesse, admet bien que le style Chanel est tout sauf une histoire relevant du goût d’une époque. Il est celui de l’élégance. Absolue et éternelle.

La Collection Chanel Haute Couture 2020

Après l’allure monastique de la précédente collection Couture de Chanel, Virginie Viard l’affirme: « J’avais envie de complexité, de sophistication. »

La Collection Chanel Haute Couture 2020, Opulence Et Extravagance

« Je pensais à une princesse punk sortant du Palace à l’aube. Avec une robe en taffetas, des cheveux volumineux, des plumes et beaucoup de bijoux. Cette collection est davantage inspirée par Karl Lagerfeld que par Gabrielle Chanel. Karl allait au Palace, il y accompagnait ces femmes très sophistiquées, très habillées, très excentriques aussi » annonce Virginie Viard.

La femme Haute Couture Chanel 2020 a en effet tout pour faire tourner la tête des esthètes. Jouant allègrement de la grammaire de Coco et celle de Karl Lagerfeld, la collection Haute Couture Chanel 2020 présente les icônes de la maison comme injectées d’une haute dose d’exubérance. A commencer par le tweed.

Et parce que Chanel peut compter sur l’adresse exceptionnelle de tout ses métiers d’art, la rencontre des ateliers de broderie Lesage et Montex, Lemarié et Goossens, a donné naissance à des tweeds rebrodés, perlés, et franchement hypnotisants de beauté !

L’allure du tweed, matière fétiche de Coco, se complexifie ainsi dans des paillettes, des strass, des pierreries et des perles qui, à bien y regarder, revisitent sourdement l’allure Chanel.

Le mythique tailleur tweed présente ainsi un plastron bijouté par Goossens — un brin offbeat, mais complètement chic.

Sur des robes de cocktail, ce sont les iconiques camélias qui se piquent, cette fois, sur ces pièces opulentes de pierreries. Mieux, les grandes robes du soir s’amusent de la coupe panier pour plus de romantisme encore. Et Virginie Viard le dit-elle même: « Pour moi, la Haute Couture est romantique par essence. Il y a tellement d’amour dans chacune de ces silhouettes. »

On lit en effet toute l’admiration que les ateliers portent à leur mission dans ces tailleurs-pantalons, piqués de galons diamants.

Et puis il y a surtout dans cette collection une mise-en-scène de circonstance. Un mini-film figé par Michael Jansson, où les parures des collections de Haute Joaillerie viennent pour la première fois compléter des silhouettes Chanel à la fois grandiloquentes et finalement très, très coutures.

Un mini-film à voir ici.

Rouge Coco Flash, Nouvelles Teintes En Vue

Le rouge à lèvres Chanel déploie toute sa profondeur autour de 12 nouvelles teintes. Aussi pop que sensuelles !

Le Rouge à Lèvres Chanel, Le Rouge Coco Flash

« Si vous êtes triste, ajoutez plus de rouge à lèvres et attaquez. » Les mots de Mademoiselle, apôtre d’une élégance qui a révolutionné la mode et la féminité, sonnent justes !

D’autant lorsque l’on remarque la fougue et l’allure que signent les rouges à lèvres Chanel. Le nouveau Rouge Coco Flash, sorti en 2019, est d’une extrême puissance.

Léger et doux, fondant sur les lèvres, il laisse dans son sillage un lavis de couleur fort et précis… Sa consistance est obtenue à partir d’un mélange d’huiles de mimosa, de jojoba et de tournesol — le résultat? Le Rouge Coco Flash est extrêmement hydratant. Mieux, les pigments, réfléchissants la lumière, distillent l’équilibre parfait entre couleur et brillance.

Et cette fois, le nuancier de couleurs du Rouge Coco Flash a été complété de 12 nuances. Pop et audacieuses !

Incarnée par Lily-Rose Depp, l’attitude Chanel se déploie ainsi autour de teintes sucrées ou saisissantes.

Lové dans l’iconique tube en verre, le Rouge Coco Flash signe l’éclat d’un sourire, dans un geste simple et précis.

Teinte aubergine profonde de Mood… Le rouge-orange vif de la teinte Lively. Easy, le rose sucré ou Freeze le rose perlé… Fuchsias, prunes ou chocolats— les teintes fusent et ne se ressemblent pas. Le plus simple reste de choisir, selon l’humeur et l’envie. A la Chanel !

Et le berceau de la création de Coco Chanel se dévoile ici, avec cette visite mode et luxe du vrai Paris. Réservez votre ‘Paris Fashion and Luxury Icons Tour’.

La J12∙20, Condensé Des Codes Iconiques De Chanel

On connaissait déjà la révolution J12, voici Chanel qui édite sans doute sa montre la plus emblématique des codes de la maison.

L’année 2020 marque l’anniversaire des 20 ans de la montre J12. Une montre qui, en 2000, révolutionna l’allure des montres féminines.

La Révolution J12, Le Masculin Féminin

On connait le génie de la maison Chanel à transfigurer les éléments du vestiaires masculins en ode à la féminité. C’était déjà le cas du temps de la mythique Coco Chanel.

D’ailleurs, le cinéma ne s’y trompa guère. Nombre d’actrices, et de films, ont fait appel à Coco Chanel. A commencer par le président de la MGM, dans les années 1930. Chanel et le cinéma, c’est une histoire !

De la veste en tweed, au jersey en passant par les chaînes… Coco Chanel a aisément pioché dans le vestiaire de ses amours la grammaire de sa mode. Une mode franchement éternelle qui, en 2000, gagne une nouvelle fois à être interprétée dans le monde de l’horlogerie.

On parle bien d’une nouvelle fois, car en 1987 déjà, la maison Chanel imaginait la Première. Montre iconique, elle aussi…

Ainsi en 2000, la maison Chanel introduit la J12. Une montre sacrément innovante. Parce qu’elle se présente comme une montre féminine mais qu’elle joue des codes massifs des garde-temps masculins, la J12 est un pur produit du vocabulaire Chanel.

Taillée dans la céramique, noire d’abord puis blanche en 2003, la J12 ne tarde à attirer l’attention. Sacrée première icône horlogère du 21ème siècle, la J12 est d’une beauté hypnotisante.

Une allure éternelle qui donne au poignet féminin une audace aussi éternelle qu’un diamant !

Et voici qu’en 2020, le garde-temps J12 fête ses 20 ans autour d’éditions d’un raffinement extrême. Les codes Chanel en prime !

La J12∙20, Un Condensé Des Codes Chanel

Avoir 20 ans rime souvent avec réinvention. A cela, la J12 s’est prise d’une envie de jouer… Du répertoire hautement iconique de la maison Chanel !

Un condensé des codes Chanel, voilà bien ce qu’ont travaillés les ateliers Haute Horlogerie de la maison de la rue Cambon.

Le sac 2.55, le camélia, la bouteille du N°5, la veste en tweed… Si ces pièces phares sont désormais connues et désirées de tous, une fois piquées dans la géométrie de la J12, elles se réinventent plus chic encore !

Avec ces motifs légendaires polis rhodiés sur la lunette et le cadran… La J12∙20 est ainsi la montre la plus Chanel qui soit. Une montre plus merveilleuse encore, dans sa version ponctuée de 12 diamants ! Une irrévérence qui figure l’essence même du chic Chanel.  Une exception limitée à 2020 exemplaires.

Déclinée dans une version Haute Horlogerie en émail, numérotée et limitée à 5 pièces. Une référence au numéro fétiche de Mademoiselle.

Et justement, le Studio de Création Horlogerie a édité cette année aussi une montre-bijou à l’aune de la figure éternelle de Mademoiselle. Une ligne Mademoiselle Privé Bouton comme une véritable figuration de l’adoration de Gabrielle Chanel pour les boutons et les galons. On retrouve ici le lion, le camélia, la croix byzantine — les véritables grigris de Chanel.

Et la manchette Mademoiselle Privée Bouton de Chanel s’inscrit déjà dans l’histoire des Art Décoratifs. Doublée d’un calibre hautement performant, un mouvement quartz de haute précision.

La J12, L’Icône Chanel A 20 Ans

Imaginée au tournant de l’an 2000, la montre J12 de la maison Chanel a devancé son époque sur nombre de questions. Une montre radicalement chic, à la singularité aujourd’hui incarnée dans une campagne anniversaire.

L’Histoire de La J12 de Chanel

Editée en 2000, la montre J12 est très vite devenue l’une des montres emblématiques de la maison de le rue Cambon. Avec un chic indéniable!

C’est que l’esprit de la J12 distille tout de celui de Coco Chanel. Il y a sa couleur, d’abord. La maison Chanel a habillé la J12 d’une céramique glacée, tantôt noire, tantôt blanche. Il y a le masculin-féminin, ensuite.

Montre J12 Chanel, Blanc

On connait l’attrait de Coco pour le vestiaire masculin, et sa révolution en jersey en passant par le tweed et mythique petite veste Chanel. La J12 introduit ainsi la même élégance organique, sur un écran un brin imposant, et un bracelet en maillons… Racée, puissante mais extrêmement subtile.

Et c’est au regretté Jacques Helleu que l’on doit ce design. Lui qui déjà avait fait entrer la griffe aux deux C dans le monde de l’horlogerie en 1987, avec la montre Première.

Montre J12 Chanel, Noir

Première montre icône du XXIe siècle signée Chanel donc, voici que la J12 célèbre son vingtième anniversaire !

La Campagne Anniversaire de La J12

C’est autour d’une série de vidéos, glacée dans le noir et blanc favori de Coco, que Chanel retrace avec grâce et poésie ce que représente le temps, de 20 ans.

Naomi Campbell pour la montre J12 Chanel, 20 ans

« 20 ans ce n’est pas assez pour… »

Claudia Schiffer, Liu Wen, Naomi Campbell ou encore Vanessa Paradis… Autant d’égéries chères à la maison Chanel qui, chacune, donne à voir un peu de la vision de la J12.

Ali Macgraw pour la montre J12 Chanel, 20 ans

Pour Ali Macgraw, icône absolue du Hollywood des années 60 et 70, « 20 ans ce n’est pas assez pour… »

« 20 ans, ça ne suffit pas pour faire toutes les choses que j’ai envie de faire » dit-elle face caméra, distillant là tout le chic d’une muse Chanel.

Finalement, la J12 est une affaire de seconde, de temps, de poésie et de chic radical. Le tout, distillé dans une montre qui, elle, en 20 ans, a su devenir une icône de l’horlogerie.

Les Films A Voir Pour Comprendre La Mode

Une liste des films iconiques pour cerner les subtilités des couturiers, de la haute couture, et la fantaisie du prêt-à-porter.

Les Biographies Cultes De La Mode

Si il existe une myriade de points de vue pour comprendre la mode, les plus intéressants sont ceux qui se fixent sur la figure des couturiers.

De véritables pépites qui, à leur manière, révèlent les dessous de la mode contemporaine. Parmi ces films cultes de la mode, la personnalité mystérieuse de Coco Chanel a fait l’objet de deux long métrages. Extrêmement bien ficelés.

Le premier de Jan Kounen, sorti en 2009, intitulé ‘Coco Chanel et Igor Stravinsky’ retrace l’image de Coco Chanel la mécène, mais aussi et surtout Chanel l’amoureuse. Anna Mouglalis parfaite dans le rôle de Coco, auréolée de secrets.

Amoureuse des arts et des artistes donc — Chanel contribua en effet à sauver le Sacre du printemps en injectant l’argent nécessaire à ses représentations. Le reste tient de la légende puisque, sans elle, le ballet aurait peut être était brûlé sur le bûcher de l’avant-garde. Goût fané d’une époque oblige.

Le second, sorti lui aussi en 2009, fut réalisé par Anne Fontaine. C’est ‘Coco Avant Chanel’, un film sur l’ascension d’une couturière partie de rien. Un film qui se concentre bien sur la révolution stylistique menée par Gabrielle Chanel. Allure simplifiée, petite robe noireet autres icônes de la mode moderne. Avec Audrey Tautou incarnant à merveille la mutine Coco, devenue l’impératrice de la mode Parisienne.

La Figure d’Yves Saint Laurent provoque la même fascination chez les réalisateurs. Puisque deux films sont sortis en 2014 — l’un de Bertrand Bonello avec Gaspard Ulliel, l’autre de Jalil Lespert avec Pierre Niney.

Ces films révèlent la personnalité trouble mais géniale d’Yves Saint Laurent. Lui qui n’hésitait pas à tirer de la vie nocturne l’énergie subversive indispensable à toute révolution esthétique. Dans la haute couture, comme dans le prêt-à-porter ! L’origine de la désinvolture du Smoking  ou celle de la see-through shirt est à chercher par là.

C’est ce que semble montrer le film biographie de Jalil Lespert ‘Yves Saint Laurent’. Un récit s’achevant sur le défilé de maître que fut la collection Ballets Russes de 1976.

Bertrand Bonello dans ‘Saint Laurent’ vise à explorer les aspects sombres et occultés de la personnalité du couturier. « Nous n’étions pas intéressés à montrer comment Yves Saint Laurent est devenu un génie. Nous voulions montrer ce que cela lui a coûté chaque jour d’être qui il était, et c’est pourquoi, au début du film, il est déjà une star. » Un film à voir pour comprendre la position de tout couturier dans le système de la mode !

En parlant de ce système souvent très délicat. Le film documentaire de Ian Bonhôte et Peter Ettedgui, ‘McQueen’, sorti en 2018, retrace la vision tellurique d’Alexander McQueen. Le film qu’il faut absolu avoir vu si l’on veut produire ou comprendre l’impact que peut avoir une collection et un défilé sur la mode.

Et justement, quel impact peut avoir la personnalité du designer sur la mode qu’il produit? Un pan de la création d’Olivier Rousteing est ainsi exploré dans le documentaire Wonder Boy.

Dans un autre registre, le documentaire consacré à la vision de Diana Vreeland, rédactrice en chef du Vogue Américain et Harper’s Bazaar, connue pour être la femme qui fit entrer la mode au musée…

Et toute la narration de Valentino se trouve décrite dans ce superbe documentaire par Matt Tyrnauer… ‘Valentino: The Last Emperor’ le titre parle de lui-même.

Ce documentaire offre une perspective inédite sur le travail et l’intérêt esthétique d’un magazine de mode. ‘The eye has to travel réalisé par Lisa Immordino Vreeland, Frédéric Tcheng, Bent-Jorgen Perlmutt est un chef d’oeuvre du genre.

Les Documentaires De Loïc Prigent

Nul besoin de présenter l’approche décomplexée et très drôle de Loïc Prigent sur la mode. Ces documentaires sont pourtant d’une précision rare — le suivre dans les coulisses de la préparation d’un défilé ou l’entendre retracer les décennies phares de la mode permet à quiconque de comprendre ce milieu.

A voir: ‘Le jour d’avant volume 1’: Sonia Rykiel. Jean Paul Gaultier. Proenza Schouler. Fendi.

Le jour d’avant, volume 2’ : Donatella Versace. Diane Von Fustenberg. Nina Ricci. Narciso Rodriguez. Jeremy Scott. Alexander Wang. Lanvin. Isabel Marant

Signé Chanel, 2005. ’Karl Lagerfeld se dessine’, 2013. Mais aussi ‘Le testament d’Alexander McQueen‘, 2015. Scandales de la mode, 2016. Qu’est-ce que la haute couture?, 2016. ‘Les dessins de Christian Dior’, 2018…

Ses projections sur La Mode Des Années 90. Un régal, bien savant !

Les Films De Mode Plus Réels Encore…

Le film évènement ‘The September Issue’, 2009, nous embarque littéralement au coeur de la rédaction du Vogue Américain, alors en préparation du numéro de Septembre — le plus important !

On y voit le travail des journalistes de mode, d’Anna Wintour et de son bras droit, la très inspirée Grace Coddington. De quoi comprendre la vie et le rythme d’un magazine de mode au plus haut.

Prêt a porter‘ de Robert Altman, 1994, est quant à lui un film qui joue sur l’idée des clichés prêtés au milieu de la mode dans les années 1990. En plein boom des Supermodels, le film joue sur le faux meurtre du président du syndicat du prêt-à-porter… Tourné en vrai pendant la semaine de la mode à Paris.

Un film où Marcello Mastroianni, Sophia Loren et Kim Bassinger côtoient Anouk Aimée, Rosy de Palma, Julia Roberts, Lauren Bacall, Björk, Cher, Naomi Campbell, Sonia Rykiel, Claudia Schiffer, Jean Paul Gaultier… Un micmac de figures de la mode et du cinéma !

Les Actrices, Chanel Et Le Cinéma

D’Hollywood à la Nouvelle Vague, l’esthète qu’était Coco Chanel a contribué à faire la légende de films iconiques. Une histoire qui se raconte, aussi, à travers des actrices de grandes envergures.

Coco Chanel Et Le Cinéma

La force et la modernité des silhouettes de Coco Chanel ont très vite servi à la narration cinématographique.

Coco Chanel, Epoque Hollywood

« C’est par le cinéma que peut être imposée la mode aujourd’hui » tranche Coco Chanel dans La Revue du Cinéma en 1931.

Et il est vrai que la silhouette moderne et épurée de Coco Chanel peut tout dire d’un personnage, sans qu’il ait à parler. En 1931, c’est dans le film Ce Soir Ou Jamais que Gloria Swanson démontre toute la puissance de la mode Chanel.

Coco Chanel, 1930’s, dans les bureaux de la MGM

Cette actrice, star du muet passant à l’audio, focalise en effet l’attention dans ses tenues Chanel. Quelques mois auparavant, en 1930, Coco rencontrait Samuel Goldwyn, le propriétaire des studios de la MGM…

Par l’intermédiaire du grand-duc Dimitri Pavlovitch, à Monte-Carlo, Chanel est ainsi appelée à redonner de la fougue et du rêve à Hollywood. Au lendemain du plus grand krach boursier de l’histoire, Samuel Goldwyn compte sur la papesse de la mode moderne pour transformer ses actrices en icônes. Il compte sur Chanel, aussi, pour amener de « la classe » à Hollywood, face aux costumiers un brin trop théâtraux.

A la recherche d’un nouveau public à amener au cinéma, il ambitionne donc d’en faire une vitrine de la mode.

Depuis Paris puis New York, Chanel rejoint Los Angeles dans un train blanc – clin d’oeil à sa teinte favorite – tout spécialement affrété pour elle. Et c’est Greta Garbo en personne qui l’accueille à l’arrivée. L’histoire de Chanel et du cinéma s’amorce, et les journaux titrent: « Deux reines se rencontrent. »

Si la réputation et la mode de Coco Chanel avaient déjà conquis le monde, Hollywood avait besoin de s’appuyer sur son talent pour ériger ses actrices en épitomé du chic. Ainsi, les femmes du monde entier ont vu dans ces silhouettes l’attitude à adopter.

Chanel et Samuel Goldwyn

Samuel Goldwyn confiait ainsi, en 1931, à des journalistes français: « Je pense qu’en engageant Mme. Chanel j’ai non seulement résolu le problème difficile de savoir comment empêcher les vêtements d’être datés, mais c’est également un service rendu aux femmes Américaines, qui peuvent voir dans nos films les dernières modes parisiennes, parfois même avant que Paris ne les voit. »

Avec la MGM, Chanel signe un contrat qui, comme le rapporte Rhonda K. Garelick, en 2014, dans la biographie Mademoiselle: Coco Chanel and the Pulse of History « Habiller ses stars, à l’écran comme à la ville. . . . Chanel devait mettre les actrices dans des styles « six mois en avance » sur la mode, afin de compenser le délai inévitable entre le tournage et la sortie.»

« C’est un nouveau chapitre dans ma carrière qui commence aujourd’hui » confie Chanel en mars 1931 au Los Angeles Examiner.

Dès lors, le nouvel Hollywood espère se reposer sur des éléments cinématographiques directement liés à la mode de Chanel. Attirant ainsi un nouveau public, d’abord. Puis en donnant aux actrices une allure glamour, quasi-surnaturelle.

Gloria Swanson, Ce Soir ou Jamais, en Chanel

Mais voilà, le film avec Gloria Swanson, Ce Soir Ou Jamais, est un échec. Un échec que Gloria Swanson explique comme un échec vestimentaire.

Coco Chanel époque Hollywood est finalement une expérience de courte durée. Son style sobre et épuré ne rentre finalement pas dans la définition hautement rocambolesque du glamour à l’Américaine.

Gloria Swanson, Ce Soir ou Jamais, en Chanel

Soit. Mais si en 1931 Chanel est une nouvelle fois trop à l’avant-garde, c’est une autre avant-garde qui se tourne vers elle, vingt ans plus tard, pour ses looks de cinéma !

La Nouvelle Vague Et L’Epure de Chanel

La Nouvelle Vague a en effet trouvé dans le style Chanel l’expression la plus radicale de la modernité. Pourtant, lorsque Truffaut ou Alain Resnais approchent Chanel, elle a déjà 75 ans. Et la Dame aux camélias a derrière elle une forte expérience dans le domaine.

Michèle Morgan dans Le Quai des Brumes

En 1938, elle réalise un coup d’éclat lorsque Michèle Morgan cherche une robe pour son rôle dans Le Quai des Brumes de Marcel Carné. Elle se rend ainsi rue Cambon mais ne trouve que l’opposition de Coco Chanel. Pour elle, « un film comme celui-là n’a pas besoin de robe; un imperméable, un béret, voilà tout ! »

L’élégance et la féminité toute en audace masculine – déjà griffe de Chanel – porte ainsi à l’écran une Michèle Morgan au sommet de sa séduction. Mystérieuse et féline, la silhouette fait Ecole.

En 1939, pour le film La Règle du Jeu, Chanel distille son intelligence de classe autour d’un éventail de personnages, pensé par Jean Renoir.

La Règle du Jeu. Costumes par Chanel

Puis vint la Nouvelle Vague. Et ses cinéastes fascinés par l’épure Chanel. « Tout le cinéma a envie de s’habiller chez Chanel » écrit Elle en novembre 1958. Et c’est le cas !

La Nouvelle Vague voit dans l’épure Chanel l’élément indispensable à sa narration simple mais féroce. L’élément indispensable à leurs femmes modernes car libres, aussi !

C’est ainsi que Jeanne Moreau en 1958 dans Les Amants de Louis Malle arbore le mythique tailleur Chanel. En 1963, Jacques Demy rappelle Jeanne Moreau, et le Tailleur Chanel dans la Baie des Anges…

Jeanne Moreau La Baie des Anges

Uniforme des femmes modernes, le tailleur se trouve une nouvelle fois sur les épaules de Jeanne Moreau dans Ascenseur pour l’échafaud, en 1958 toujours. C’est alors la deuxième collaboration entre Louis Malle et Gabrielle Chanel — et le début d’une longue histoire entre Jeanne Moreau et Coco. A la ville comme à l’écran, Jeanne Moreau porte haut les valeurs de la maison aux deux C.

En 1960, Alain Resnais fait appel à Chanel pour habiller Delphine Seyrig dans L’Année Dernière à Marienbad. Le film va marquer l’histoire du cinéma, en même temps que sa relation avec les maisons de mode. En effet, pour la première fois de l’histoire du cinéma, les silhouettes ne sont pas pensées pour les personnages, mais bien tirées des collections Haute Couture…

Delphine Seyrig dans L’Année Dernière à Marienbad.

Alain Resnais inaugure ainsi une nouvelle voie pour les costumes de cinéma. Cette fois, ils sont ancrés dans la réalité. Dès lors, la mode ne peut se passer du cinéma pour exposer ses créations !

Delphine Seyrig dans Baisers Volés

En parlant de réalité justement. C’est peut être pour cela que Truffaut, en 1968 pour Baisers Volés, donne carte blanche à l’actrice Delphine Seyrig pour choisir chez Chanel l’ensemble de ses costumes. Le néo-réalisme, voilà bien ce qui habite nombre de films de Truffaut.

Visconti et Chanel

Mais Chanel adore aussi jouer le rôle de mécène, de pygmalion même. Elle est celle à avoir introduit Visconti à Jean Renoir, projetant ainsi la carrière du réalisateur. Tandis que, lorsque Hanne Karin Bayer arrive à Paris à l’âge de 17 ans pour se lancer dans le cinéma, c’est sa rencontre avec Gabrielle Chanel qui change sa vie.

L’actrice phare de la Nouvelle Vague, Anna Karina, est ainsi entrée dans la mode comme mannequin, avant le cinéma.

Coco Chanel Habille Les Actrices

Coco Chanel a ainsi su mettre en mouvement ses silhouettes sur les actrices les plus révérées de son temps. Annie Girardot, Brigitte Bardot… Nombreuses sont celles à s’être appuyées en retour sur la mode de Chanel pour dégager l’image d’une femme moderne, libre et assurément élégante.

Et parmi les élégantes les plus iconiques, on retient tout particulièrement Romy Schneider et Anouk Aimée.

Romy Schneider

Elle a incarné la femme Chanel à l’écran et à la ville. Il faut dire que Coco Chanel a pris Romy Schneider sous son aile, dès 1961… A la demande de Luchino Visconti.

Romy Schneider dans Boccacio 70

C’est pour le film non moins iconique Boccacio 70, en 1961, que Chanel et Romy Schneider entament leur recherche du style adéquat. Et quoi de mieux que le tailleur Chanel pour camper le personnage joué par Romy Schneider dans le film — une aristocrate espiègle et émancipée. Emancipée de l’emprise de son mari, en écho au mouvement de libération des femmes… En Chanel !

Une femme au style fou devenue une icône de mode, figeant dans l’éternel de la pellicule la sophistication détachée du légendaire tailleur Chanel. Romy Schneider ne quittait, à la ville non plus, son élégance Chanel.

Anouk Aimée

L’autre icône absolue des actrices en Chanel, c’est Anouk Aimée. Qu’elle pose dans les pages du Vogue sous la caméra d’Irving Penn en 1962…

Ou qu’elle fasse l’objet d’un texte du Vogue Paris, en 1963, qui relate toute la force des silhouettes Chanel sur la sublime Anouk Aimée.

« Une nouvelle femme, toute différente de cette Luisa qu’avait imposée Fellini. Anouk Aimée a laissé à Rome les cheveux courts et les lunettes qu’elle portait dans  » 8 ½ « . La voici vue par Chanel, et vêtue d’or. Or brun, le tailleur du soir en lamé cloqué de Bucol. Veste à col châle entièrement ourlé de zibeline comme les poignets des manches longues. Robe trés simple: corsage décolleté en rond à deux bretelles fines; jupe à quatre plis creux couvrant les genoux. Détail nouveau: les deux plis sont ouverts assez haut sur le devant, et piqués trés bas dans le dos. Camélia de velours rouge dans les cheveux. Collier doré, rubis et émeraudes fantaisie. »

Anouk Aimée a incarné la femme Chanel.

Justement… Les femmes Chanel comptent parmi les actrices les plus iconiques de l’histoire. De Marilyn Monroe et son adoration pour le Chanel N°5, en passant par les actrices Françaises de la Nouvelle Vague qui, à la ville comme à l’écran, portent du Chanel. La maison a un lien étroit avec le cinéma, et les grandes dames.

Comment, en effet, ne pas penser à Jackie O., autre icône de mode. Comment ne pas penser, aussi, à Karl Lagerfeld qui a poursuivi ces liens profonds avec nombre d’actrices et de réalisateurs.

Isabelle Huppert, Carole Bouquet, Nicole Kidman, Vanessa Paradis ou encore Keira Knightley, Penélope Cruz, Kristen Stewart et récemment Margot Robbie… Les égéries Chanel se réinventent autour d’un style qui lui est éternel !