Le Co-Branding Par Hermès, Une Leçon De Luxe

La maison Parisienne est passée maître dans l’art des collaborations surprenantes — de l’automobile à l’univers de la technologie, Hermès estampe son savoir faire sur des pièces incroyablement luxueuses car parfaites.

Hermès Et L’Automobile

On le sait, la maison Hermès a forgé ses valeurs dans la confection hautement technique et luxueuse d’articles d’équitation. A l’heure où le cheval constituait le principal moyen de locomotion, Hermès a fait du travail simple et efficace de la belle matière le fer de lance de son activité. Le cheval, depuis devenu l’emblème de la maison (a assuré tout au long du siècle suivant la transmission de ce savoir faire hors norme.

Ainsi lorsque, dans les années 20, la voiture supplante définitivement le cheval, la maison Hermès adapte, avec l’aisance qu’on lui reconnait, le travail des belles matières aux nouveaux besoins de l’époque.

Dès les années vingt donc, Hermès habille les sièges et fauteuils automobiles, assure la confection des indispensables aux automobilistes. Valises, gants, foulards, casquettes, et autres nécessaires de voyage…

A l’instar du bon mot de Jean-Louis Dumas (1938-2010), président de la maison durant trente ans – « Notre premier client, c’est le cheval ; le deuxième, le cavalier » – est ainsi venu s’ajouter l’automobiliste.

Mais chez Hermès, le savoir faire est doublé d’une audace qui force à s’ouvrir à bon nombre d’univers. Tant qu’ils sont en accord avec la vision d’Hermès, le co-branding est envisageable.

D’ailleurs, Pierre-Alexis Dumas, vice-président en charge de la direction artistique d’Hermès, l’a un jour clarifié: « Chez Hermès, nous nous efforçons de proposer à nos clients des objets élégants, créatifs et fonctionnels pour leur vie quotidienne. »

Hermès Et Les Voitures d’Exception

Forte de cette vision, Hermès a ainsi collaboré avec les constructeurs automobiles les plus doués. En 2008, la maison symbole de l’élégance à la Française collabore à produire l’édition spéciale d’une autre icône Française. La Citroën 2 CV.

A l’occasion de son 60ème anniversaire, Hermès a ainsi présenté gracieusement une version Citroën 2 CV signée de son luxe simple et décontracté. A l’intérieur, l’installation et la finition en cuir et toile distillent tous les codes Hermès — ses matières de prédilection, ses couleurs phareset sa sophistication.

La même année, c’est la série limitée Smart Toile-H qui célèbre là encore les dix ans du lancement de la citadine. Un modèle luxe où une quarantaine de pièces seulement jouissent d’un cuir et d’une toile d’Hermès signés du H.

Hermès fait plus — en 2008, c’est la Bugatti Veyron Fbg par Hermès qui casse les codes de l’automobile. Extrêmement raffiné, le modèle transcrit dans une vision 21ème siècle les exigences techniques et esthétiques partagées Ettore Bugatti et Émile Hermès.

Les artisans d’art Hermès ont collaboré avec le designer Gabriele Pezzini pour magnifié l’icône Veyron — on y lit les tics stylistiques d’Hermès, à l’instar du point sellier qui vient se dessiner sur les ouïes d’aération situées au niveau de la garniture de jante.

Une perfection très spéciale limitée à quatre exemplaires.

C’est cette voiture qui, en 2020, inspire le collectionneur Monsieur Khoshbin pour la réalisation de sa Bugatti x Hermès Chiron.

En collaboration avec Hermès, la voiture la plus puissante signée Bugatti rencontre le summum du raffinement. Au coeur de cette création, l’intérieur se pare de portières tapissées d’un imprimé équestre en laine et cachemire… Référence aux matières clés d’Hermès.

Hermès Et Apple, Rencontre Avec La Technologie

 C’est en 2015 que le géant de la tech’ approche Hermès dans l’idée de réaliser un modèle exclusif de l’Apple Watch. Ainsi s’est donc passée la rencontre entre le garant du luxe à la Française et le maître de l’innovation — le résultat?

L’Apple Watch Hermès, l’aboutissement d’une vision originale. Sublime et fonctionnelle, la montre reprend le design d’une autre icône Hermès, la Double Tour.

Ses bracelets taillés à la main par la précision extrême des artisans Hermès, le cadran dessiné par les ingénieurs Apple en Californie — l’Apple Watch Hermès est enfermée dans un emballage reprenant la mythique couleur orange de la maison.

Réitérée depuis, notamment en 2017, avec une montre en hommage aux lignes de la montre Hermès Carrick, imaginée par Henri d’Origny en 1993, la collaboration aboutie en 2019 à l’Apple Watch Hermès Séries 5.

Une pièce d’horlogerie imaginée, cette fois, dans une déferlante de nouveaux boîtiers, qui constitue une ode à l’héritage d’Hermès.  Chacun reprend en effet le dessin du carré Della Cavalleria… En simple ou double tour, les garde-temps démontrent la facilité avec laquelle le luxe Hermès embrasse nombre de références.

Cela, sans même mentionner ici la ribambelle de talents et de visions géniales ayant aboutit à la naissance de Carré incroyablement créatifs…

Le Made In France C’est Aussi Bugatti

« Rien n’est trop beau, rien n’est trop cher » — la devise d’Ettore Bugatti accompagne aujourd’hui encore les plus belles voitures du monde.

Bugatti, 110 Ans de Made In France

Ettore Bugatti avait le perfectionnisme dans le sang. Alors, lorsqu’en 1909, il fonde l’écurie Bugatti, c’est pour construire les voitures les plus belles du monde, les plus puissantes aussi. Il aimait à dire : « Si la comparaison se fait, alors ce n’est plus une Bugatti. » Première voiture à faire entrer son nom dans l’histoire, la Bugatti Type 2 éblouit lors de sa présentation à l’Exposition automobile internationale de Milan en 1901.

C’est le début de l’ère automobile, mais déjà, en 1921, Bugatti est définitivement entré dans l’histoire de la compétition automobile avec la T22 et ses quatre victoires à Brescia. Quelques années plus tard, Bugatti peut se targuer de plus de 2 000 victoires avec la T35. En 1939, le pilote Français Pierre Veyron offre les 24 Heures du Mans à l’écurie au volant de la Bugatti Type 57. Voilà pour les chiffres mais le succès Bugatti tient aussi à autre chose

Les Veyron et Chiron de Bugatti, Des Voitures Très Puissantes

En 2005, Bugatti présente la Veyron, nommée en hommage à son célèbre pilote et à son sacre absolu au 24 Heures du Mans. Un impressionnant moteur seize cylindres en W, gavé par quatre turbos. Une boîte robotisée à double embrayage, seule capable d’en digérer le couple titanesque… La Veyron de 2005 répond aux exigences originelles d’Ettore Bugatti: « Mes véhicules sont destinés à rouler et non à freiner. » A partir de 1998 donc, le cahier des charges édicté par le patron ne tient qu’en quelques chiffres : « 1001 ch et 400 km/h »…

En 2012 l’écurie Bugatti va plus loin encore dans cette réalisation. Elle édite alors la Bugatti Veyron Grand Sport Vitesse. Sa vitesse de pointe record de 408,84 km/h en fait le roadster le plus rapide du monde. Et en 2016, place à la Bugatti Chiron ! La voiture la plus puissante de Bugatti fut dévoilée au Salon de Genève  — sa vitesse de pointe : plus de 400 km/h ; de 0 à 100 km/h en 2,4 secondes… Sous le capot, elle abrite un moteur W16 de plus de 1 000 ch. Une icône signé du logo Bugatti: le très recherché Perloval cerné de 60 perles.

La Bugatti Veyron, l’Histoire d’un Sacre

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Introduire la Veyron Grand Sport revient à résumer ainsi l’esprit d’Ettore Bugatti, fondateur de la mythique manufacture : « Si la comparaison se fait, alors ce n’est plus une Bugatti. » Et il en est toujours ainsi aujourd’hui ; avec la même volonté de distinction et différenciation, la manufacture Bugatti poursuit l’intronisation de modèles historiquement différents. Si les voitures d’Ettore ont toujours accentué l’efficacité, démontrant que la puissance brute n’est pas un genre absolu, ses successeurs se sont assurés de présenter le savoir-faire technologique du groupe Volkswagen dans des carlingues toujours plus softs.

« Rien n’est trop beau, rien n’est trop cher », déclamait souvent Ettore Bugatti. Ainsi, lorsqu’en 1998 Ferdinand Piëch devient grand manitou du groupe, l’enfant ayant connu ses premiers émois automobiles en regardant courir les bolides du sorcier de Molsheim au côté de son grand-père Ferdinand Porsche, décide alors d’élever Bugatti à son rang de prédilection – celui de griffe la plus prestigieuse du monde. Ainsi s’amorça le second chapitre Bugatti – forgé sur une idée d’Ettore : « Mes véhicules sont destinés à rouler et non à freiner. » A partir de 1998 donc, le cahier des charges édicté par le patron ne tient qu’en quelques chiffres : « 1001 ch et 400 km/h »… Véritable casse-tête pour les ingénieurs du groupe, ceux-ci engagent la confection d’un véhicule inédit partant d’une simple feuille blanche – pour se conformer à un tel niveau de puissance et de performances, il fallait pratiquement tout réinventer. Une liberté de créer conjuguée au savoir-faire idéal de Volkswagen, et voici comment la Veyron est-elle née. Avec elle, c’est tout le marché de l’automobile d’exception qui entre dans une nouvelle dimension.

Six ans de gestation eurent raison de l’opération : en 2005 sort la Veyron ! Pratiquement pas un élément, pas une pièce dudit bijou n’a été étudié et fabriqué spécifiquement pour elle. À commencer par son impressionnant moteur seize cylindres en W, gavé par quatre turbos, ou la boîte robotisée à double embrayage, seule capable d’en digérer le couple titanesque. Il faut dire que le modèle se voulait un hommage à Pierre Veyron, vainqueur, avec Jean-Pierre Wimille, des 24 Heures du Mans 1939 au volant d’une Bugatti Type 57C ! C’est donc à ce grand monsieur de l’automobile que la maison iconique a rendu hommage, capturant dans des lignes douces mais puissantes tout le fantasme des pilotes de F1.