Le Rouge Coco Lip Blush de Chanel

On sait à présent comment Gabrielle Chanel équilibrait l’allure et élégance de sa silhouette – toujours, la Dame aux Camélias signait d’un rouge la courbe de ses lèvres, pour faire ressortir l’éclat de son sourire. Aujourd’hui, la maison qui lui survie ajoute un nouvel élément à la gamme Rouge Coco ; un nouveau soin d’hydratation et de couleur pensé pour les lèvres et les joues. Le Lip Blush déploie en effet une texture 2-en-1. Toute à la fois légère et confortable, la texture emprunte à la signature Rouge Coco son complexe Hydraboost et, complétée d’huiles végétales dont celle de jojoba et mimosa, distille une couleur intense et nourrissante. Pour assouplir les lèvres, et ainsi améliorer le glissement du rouge, un dérivé de noix de coco émollient fut associé au complexe. Emprisonnés dans un gel, les éléments font ici corps avec la peau pour une beauté naturelle.

            Instantanément hydratées, les lèvres sont aussi nimbées d’une couleur mat et pourtant très lumineuse. Mieux, le Lip Blush invente un nouveau geste qui lie lèvres et pommettes. Un passage avec la partie plate de l’applicateur magnifie donc la courbe des lèvres, tandis que la pointe sculpte leurs contours. Nappées de couleur radieuse, les lèvres offrent aussi un point de matière à appliquer sur les pommettes. La couleur se devine alors et, ne reste qu’à tamponner le gel du bout des doigts pour l’y fondre à la peau…

            L’éclat fuse, comme une lumière intérieure. Et il faut dire que le Rouge Coco Lip Blush introduit six teintes aussi belles que gourmandes. Rouge Captivant reprend ainsi le rouge ultime de Chanel.  Burning Berry, un pourpre chocolaté ; Teasing Pink distille, lui, un rose intense relevé de notes fuchsia… Tender Rose est un nude rosé universel, quand Orange Explosif libère l’éclatante couleur de la saison. Enfin, le Corail Naturel dépose un rose couleur pêche… Une gamme splendide à découvrir dès à présent !

Les Nouveaux Rouge Coco de Chanel

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L’allure Chanel, ou plutôt celle de Gabrielle, mettait un point d’honneur à ponctuer une silhouette à l’élégance monacale à coup de touche d’une créativité un brin déridée. De cette habitude de signer ses lèvres d’un rouge profond, la maison Chanel en a fait la ligne Rouge Coco – une gamme libérée de toute règle sinon celle de la spontanéité. Aujourd’hui, la maison veut imposer une ligne de conduite qui sied à toutes les femmes : Oser ! Et c’est dans cette quête que Chanel a ainsi confié à Lucia Pica la création d’une nouvelle ligne de produits – les Rouge Coco Lip Blush, les Coco Shine, les Coco Stylo et les Coco Gloss.

            Parfaitement calibrées, les nuances viennent insuffler aux looks une signature aussi raffinée que joueuse.  Les Rouge Coco Lip Blush s’inventent autour d’une couleur et d’une hydratation pour les lèvres et les joues. Une formule gel, douce et soyeuse, vient se confondre sur les lèvres et les pommettes pour y infuser un voile de pigments naturel. Si fin et souple, on oublie facilement que sur nos lèvres se nappent d’une teinte radieuse. Cela, qu’il s’agisse du Rouge Intimiste, Malicieux ou du Corail Vibrant… Le Rouge Coco Shine, lui, associe le fondant d’un baume à un effet mouillé des plus sensuels. Mais ici la brillance est naturelle ; une signature déclinée en trois nouvelles teintes.  Rouge Irrésistible, ou framboise impertinent, Rose Émotif, un rose bleuté, et le Poppy Orange, pour un trait vif et éclatant.

            Deux autres produits complètent la nouvelle ligne Rouge Coco. Le Coco Stylo, le rouge à lèvres nomade de la famille, distille sa formule hydratante et soigneusement pigmentée autour de trois nouvelles déclinaisons quand, le Rouge Coco Gloss vient, lui, réinventer le sourire. Et c’est là l’arme fatale des parisiennes. Voici donc un gloss imprégné d’un complexe Hydraboost – évanescent, puissant et vibrant. L’allure Chanel se raconte sur toutes les tonalités de la saison.

Le Soulier Bicolore De Chanel

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Après avoir marqué le monde de la mode avec, entre autres, sa petite robe noire et son sac matelassé, Gabrielle Chanel s’inspire une nouvelle fois du vestiaire masculin pour créer un autre classique, les souliers bicolores. En 1957, Chanel collabore étroitement avec le chausseur Massaro pour réaliser la chaussure emblématique de la maison.

« Une femme bien chaussée n’est jamais laide » disait Coco. Mademoiselle Chanel désire en effet un soulier qui flatte la silhouette féminine et qui soit avant tout pratique. C’est dans cet esprit que le beige et le noir sont choisis pour ces escarpins ouverts. « Le bout noir et légèrement carré raccourcissait le pied. Le beige se fondait dans l’ensemble et allongeait la jambe », explique monsieur Massaro. Pour le côté pratique, Coco Chanel refuse la mode des stilettos et maintient un talon de 6 cm, mais surtout décide de placer une bride afin de maintenir le pied.

Dès leur création, les souliers bicolores rencontrent un immense succès : Catherine Deneuve, Gina Lollobrigida, Romy Schneider et bien d’autres les choisissent ! Forte de son succès, Coco Chanel décline immédiatement les bicolores. Elle s’amuse à changer les couleurs : beige à bout marine pour le jour en été, beige à bout marron pour la détente, à bout doré pour le soir…
 
Cet esprit de déclinaison perdure avec Karl Lagerfeld qui les réinvente à chaque collection de manière magistrale. Et le soulier bicolore de Mademoiselle de rester l’objet de toutes les convoitises.

Coco Chanel

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« La mode n’existe pas seulement dans les robes… La mode est dans l’air, c’est le vent qui l’apporte, on la pressent, on la respire, elle est au ciel et sur le macadam, elle est partout, elle tient aux idées, aux mœurs, aux événements… » – Coco Chanel

Coco Chanel

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 « La mode n’existe pas seulement dans les robes… La mode est dans l’air, c’est le vent qui l’apporte, on la pressent, on la respire, elle est au ciel et sur le macadam, elle est partout, elle tient aux idées, aux mœurs, aux événements… » – Coco Chanel

« Une Femme Sans Parfum Est Une Femme Sans Avenir. » Coco Chanel

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1921, après avoir initié la coupe garçonne, donné ses lettres de noblesse au Jersey, alors que son style est devenu une pierre angulaire de la mode parisienne, Miss Coco Chanel complète l’inventaire de la femme Chanel en y apposant l’ultime touche d’élégance : la fragrance.

A l’époque, Coco s’est éprise du Grand-duc Dimitri Pavlovitch, exilé à Paris. Par son entremise elle fait la connaissance d’Ernest Beaux, ancien parfumeur à la cour des tsars russes ; elle ne tarde pas à lui confier la confection de son premier parfum. Ce nez lui confectionne deux séries de senteurs : numérotées de 1 à 5 et de 20 à 24. Chanel choisit la n°5. Pour autant, Ernest Beaux ne pouvait être pleinement satisfait de sa création : l’odeur, trop pesante, restait au fond du flacon, et risquait de peser sur la peau, oubliant alors de se répandre à leur passage. Son génie le guida vers l’aldéhyde (des molécules de synthèse capturant une vague odeur d’alcool) : une fois injectée à la substance première, le parfum prend son envol. C’est cela qui apporte la touche de sophistication, cette pénétrante odeur qui surpique l’olfactive odeur de sainteté.

Si la femme était définie par son odeur, par ce qu’elle dégageait, si le parfum était l’aura de la féminité? Chanel semble avoir imaginé, à sa façon, la fragile dichotomie féminine : passion ou raison, qui doit décider? Aussi, l’aura des deux amants enferme la fragilité de l’essence féminine sous une robuste fiole aux allures de flasque dessinée par le Duc. Quand il a fallu donner un nom à la postérité, Chanel a laissé la vie décider pour elle : « je présente ma collection de robes le 5 du mois de mai, le cinquième de l’année, nous lui laisserons donc le numéro qu’il porte et ce numéro 5 lui portera bonheur ». Le mythe est construit.

La Petite Veste Noire de Chanel

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L’unique but de Coco était d’habiller la femme le mieux possible : dessiner le buste, allonger la taille, dégager les bras. Sous le tissu, les coutures de la petite veste noire témoignent de cette histoire. 

A Salzbourg, la dame aux camélias croise, dans un hôtel, un liftier dont l’uniforme appelle à elle l’image d’une veste à quatre poches. On raconte que son amant de l’époque, le duc de Westminster, lui lègue ce goût proprement british pour le tweed. Sans surprise, la couturière opte pour cette chair : une laine moins lavée afin d’y garder souplesse et moelleux. La peau est invitée  à côtoyer la veste à travers la soie, le taffetas et le jersey. Le perfectionnisme qui meut l’avant-gardisme de la demoiselle la conduit à ouvrir le monde de la Mode à une petite veste aux lignes nettes.

Coupée droite, la jaquette est articulée de manière à donner une aisance aux mouvements : Chanel veut des femmes gracieuses, de celles dont les pas glissent. Le devant du vêtement est monté en fil droit, sans pince poitrine, faisant de ce tissu un tout. Le dos en est séparé par une simple colonne de coutures. Le secret de ce tombé parfait : une chaînette dorée ourle la doublure. Devenue depuis signature de la maison, seule à employer cette technique servant l’impeccable verticalité. 

Pour Gabrielle Chanel, tout devait avoir une fonction et, elle se devait d’être pratique. Son esprit se distille dans chacune des parties de son chef d’oeuvre. Les quatre poches devaient être en mesure d’abriter un mouchoir, un bout de papier ou, un briquet. Quant aux manches montées au sommet de l’épaule, l’aspect étriqué n’est illusoire : grâce à une pièce de tissu placée juste sous l’aisselle, le mouvement du bras se libère du carcan du vêtement.

Des galons enserrés de cordons y sont apposés : libre et inventive, ils sont la matérialisation de l’imaginaire Chanel. Chacun d’eux était singulier, car « par principe, j’invente toujours, je ne fais rien qui existe déjà. Je me consacre à l’unique » disait Gabrielle Chanel. D’or, de soie, ou d’argent, ils sont néanmoins toujours en complexion avec les boutons. Traitées comme de précieux bijoux, les attaches ont pris vie sous différents traits, dont les plus aimés par la créatrice étaient ceux à tête de lion. 

La petite veste continue d’enchanter. Déjà un an que l’exposition qui lui était consacré posait ses valises au Grand Palais à Paris. Karl Lagerfeld a su maintenir encore cette année dans sa collection Printemps-Eté 2014, cet héritage tout en y posant sa patte : les motifs de boutons s’agrandissent avec le double C, le trèfle à quatre feuilles ou le Camélia ; se colorant de différentes teintes selon les saisons. Finalement, c’est une sorte d’éternelle jeunesse que véhicule cette pièce qui, par ailleurs, est la plus copiée au monde.