Le Royal Barrière Deauville, Icône d’Antan

Hérité de la Belle Epoque, Le Royal Barrière trône aujourd’hui en majesté à Deauville — la ville qu’il a contribué à faire rayonner. 

Le Royal Barrière, La Majesté d’Antan

On le sait, l’histoire de Deauville est intrinsèquement liée à celle de Trouville. Mais à la Belle Epoque, la première va prendre l’ascendant sur la seconde. Et c’est au duo Eugène Cornuché et François André que Deauville doit de rayonner désormais sur sa complice Trouville. Car voilà bien l’histoire d’une ville née par et pour les plaisirs. 

Dans les années 1910, la destruction de l’ancien Casino de Deauville va conduire à l’édification d’un nouveau Casino plus faste et plus beau encore. Et pour accueillir les joueurs qui, on l’assure, ne vont tarder à déferler sur la Côte Fleurie, Eugène Cornuché vise juste. Il va tour à tour conduire à l’édification de deux hôtels aux allures de palaces des mers. 

Il le sait: il faut alors doter la Côte Fleurie de toutes les distractions et du confort auxquels les plus fortunés aspirent naturellement. 

Il faut dire qu’Eugène Cornuché s’y connait en affaire. On lui doit déjà à l’époque d’avoir fait de Chez Maxim’s l’épicentre de la vie mondaine de la Belle Epoque. Alors, il n’est pas étonnant de voir que son intervention à Deauville va concourir à sceller le destin de destination huppée de cette ville côtière. 

En 1912 donc, il va d’abord inaugurer Le Normandy. L’effet Cornuché est de taille — le Tout-Paris se presse déjà à Deauville. Voyant ainsi son premier palace des mers obligé de refuser du monde, Cornuché et son associé d’alors, un certain François André (l’homme à l’origine du groupe Lucien Barrière), vont donc décider d’en édifier un second. 

C’est ainsi que Le Royal va sortir du sable. Son ami Edmond Blanc, qui avait déjà financé le casino et le Normandy, remet ainsi la main au portefeuille. Il acquiert une villa du front de mer — la détruit donc pour y construire Le Royal. 

En juillet 1913 est ainsi inauguré le second temple de l’hospitalité de luxe de Deauville. Dès lors, Le Royal et Le Normandy se placent en modèle à suivre. 

Le Royal Barrière Aujourd’hui, Un 5 Étoiles Epitomé D’un Faste Mesuré

En 2020, Le Royal se présente rénové. Mais attention, le cahier des charges en stipulait l’unique exigence: « respecter et conserver l’âme historique des bâtiments, avec leurs codes, leurs caractères, en insufflant un décor d’aujourd’hui, authentique. »

Le Royal Barrière, Une Atmosphère Calme et Prestigieuse 

Son allure n’a pas changé. Trônant en majesté face à la Manche, Le Royal Barrière incarne la magnificence des grands hôtels Français. Et le charme opère dès l’extérieur. Ses grandes fenêtres ouvrent sur le grandiose de l’endroit — on pénètre ainsi dans un hall théâtral. Un hall où se comprend très vite l’emblème de la Côte Fleurie. Tout simplement grandiose mais chaleureux. 

A dire vrai, tout y est grandiose. Lustres de cristal, étoffes soyeuses, plissés délicats — on entre bien dans la majesté d’antan. Mais il n’est pas question ici de révérer une atmosphère désuète. Bien au contraire ! 

La tradition ici tient bien du glamour et, la rénovation de 2020 n’a fait qu’accentuer un héritage déjà ô combien intemporel. Le luxe y est cosy. Dans les 217 Chambres et 30 suites très spacieuses, baldaquins et lits king size assurent le confort contemporain. 

Envoutante, l’atmosphère prestigieuse s’accorde ainsi autour de nouvelles compositions chromatiques. Gris et bleu royal, grenat et sable — voici les nouvelles couleurs du Royal Barrière. Cette même teinte sable typique de Deauville qui inspira, jadis, une certaine Coco Chanel.

La Gastronomie Au Royal Barrière: Entre Simplicité Et Volupté  

Confiée au célèbre Chef Éric Provost, la cuisine du restaurant le Côté Royal adoube la simplicité. Mais il n’est question ici de facilité. Le Chef Éric Provost pense ainsi une cuisine entre brasserie et haute gastronomie, dans une vision épurée car raffinée. 

L’esprit ‘brasserinomique’ inventé par le Chef lui-même consiste ainsi à sublimer les produits locaux. Dans l’assiette? Le foie gras au naturel, la gelée de Calvados et sa crème balsamique à la pomme verte…  Les déclinaisons de la crémerie d’Isigny accompagnent huîtres et volailles avec délice. Les sens se renversent devant le plateau de fromages normands affinés. 

Et la simplicité des mets entre en écho avec le sublime du lieu. Un héritage Belle Epoque qui, dans les boiseries fines, les lustres étincelants et les lourds tissus délicatement plissés, donne à cette expérience gastronomique des airs de paradis d’esthète. Ainsi lové dans les fauteuils princiers, on comprend la majesté de cet hôtel surnommé le ‘Prince de Deauville’. 

Un lieu iconique qui incarne tout le luxe à la Française — entre discrétion, mesure et envolées culinaires… 

Il n’est alors pas surprenant de savoir que les icônes Américaines, en goguette à Deauville pour le Festival du Cinéma Américain, aiment souvent s’y faire oublier, pour mieux vivre encore la familiarité Normande !

L’Hôtel Barrière Le Normandy, L’Art De Vivre Deauville

L’Hôtel Barrière Le Normandy capture à lui seul l’histoire et l’âme de Deauville — un havre de paix et de sophistication qui veille sur l’art de vivre Deauvillais. 

L’Hôtel Barrière Le Normandy, Le Sublime En Héritage  

L’Histoire De l’Hôtel Barrière Le Normandy 

Les premiers galons de la côte normande sont déjà posés quand les élégantes parisiennes en font un podium lors de leurs échappées. Elles amènent alors à Deauville les objectifs des photographes de gazettes. La ville émerveille et, lorsque l’on pense à l’hôtel Normandy, on réalise l’exploit de François André. Le fondateur du groupe Lucien Barrière et aussi celui qui impulsa la création de l’hôtel Normandy, en 1912.  

La richesse architecturale traditionnelle de la région normande – style manoir anglo-normand – conjuguée à la grandeur de la Belle-Époque, à travers un assortiment de colombages vert pastel et de damiers de pierres… L’idéal romantique, onirique et fantasmé de Deauville lui doit beaucoup ! 

Confié à l’architecte Théo Petit, c’est encore lui qui capture le mieux l’esprit de ce lieu tout simplement fascinant. « Le Normandy ? C’est une ambiance de cottage anglo-normand avec des pignons normands et des draps en lin, des pommiers et des vaches normandes en son jardin. »

Inauguré le 1er Juillet 1912, le Normandy ne tarde à lever moult éloges — les chroniqueurs de l’époque titrent le « plus bel hôtel du monde ». La légende est faite ! 

En 1913, celle-ci devient un mythe lorsque la jeune Gabrielle Chanel décide d’en faire l’écrin de sa première boutique Deauvillaise. Sous la houlette de Boy Capel, entre le casino et l’Hôtel Normandy ; un store à rayure annonce – Gabrielle Chanel – sans doute une chapelière modiste. Alors même que la première guerre mondiale éclate, les créations innovantes, souples et élégantes – déclinées en polos, courtes jupes plissées et pyjamas de plage – attirent à elle une clientèle, chaque été, toujours plus nombreuse. 

La boutique ne désemplit pas, quand le sable mouillé des plages amène à l’esprit de la modiste la couleur dite « Beige Chanel ». Ce beige qui rappelle les planches – la voie sur mer construite en azobé dans les années vingt – où il est bon être vu. Ces planches qui rappellent le cinéma… Dès lors l’histoire du Normandy va être liée à celle de Chanel, et surtout au cinéma

En 1960, le bar de l’hôtel accueille Jean Gabin dans la peau du Baron de l’écluse. En 1957, dans ‘Assassins et Voleurs’ de Sacha Guitry, le Normandy exhale déjà son charme de manoir de style anglo-normand. Un havre de paix qui sert par deux fois de décor au film de Claude Lelouch, ‘Un Homme et Une Femme’, puis la suite ‘Les Plus Belles Années d’une Vie’, en 2019.

Plus tard, c’est Jack Nicholson que l’on croise au Normandy. Pourquoi? Car malgré sa grande rénovation achevée en 2016, l’Hôtel Barrière Le Normandy n’a fait que moderniser son allure de palace digne des contes !

L’Hôtel Barrière Le Normandy Aujourd’hui  

Que trouve-t-on alors au coeur d’une telle icône de l’hôtellerie? L’âme de Deauville, à savoir un mélange de glamour à l’ancienne et de stars hollywoodiennes.

C’est d’abord un charme rénové, magnifié et rajeuni par les talents que sont Nathalie Ryan pour l’atmosphère de l’hébergement, et Alexandre Danan pour le restaurant.

Baptisé La Belle Epoque, le restaurant porte bien son nom. Une vaste salle distille une lumière solaire, qui entre par les immenses baies offrant une vue sur la quiétude de la cour normande du Normandy. Au plafond, de majestueux lustres en cristal et des moulures font un écho à la modernité des meubles taillés en bois clair. 

Ici, on déguste une cuisine de terroir — sous la houlette du Chef Christophe Bezannier, celle-ci se pense dans une approche imaginative qui met à l’honneur des produits simples, pour mieux les élever vers les cimes des saveurs merveilleuses ! Le tout dans un esprit de partage et de générosité. 

Car si le restaurant Belle Epoque mérite sa réputation de ‘meilleure table de Deauville’, c’est qu’on y déguste des mets affolants de poésie, dans une ambiance de faste d’antan. Mais au Barrière Normandy, tout n’est que mesure et élégance. 

Récemment réinventé par le designer Alexandre Danan, le restaurant La Belle Époque incarne parfaitement cette vision d’un luxe plus discret, et finalement magnifié.

Et l’autre grand Chef des délices, desquels les sens rêvent de s’enivrer, n’est autre que Marc Jean. Le Chef mixologue aux commandes du bar de l’hôtel Normandy à Deauville a ainsi su mêler aux classiques du Calvados une approche innovante de la mixologie.

Ici les cocktails pavent la voie du sublime et, il n’est pas étonnant de retrouver Marc Jean à la tête du classement des Barmans les plus influents. Son approche a conquis à l’international ! Il faut y goûter, à ses divins cocktails, pour en comprendre l’intense perfection.  

L’Hôtel Barrière Normandy, L’Atmosphère Réinventée 

L’autre grande transformation opérée ces dernières années fut celle créée par Nathalie Ryan. La talentueuse décoratrice d’intérieur a ainsi redoré le prestige des icônes du lieu. A commencer par la toile de Jouy. Celle là même qui figurait déjà dans le film de Claude Lellouch… 

Ironie du sort, ce chantier a conduit à une découverte étonnante. Comme l’équipe le relate, on a retrouvé une mystérieuse fresque murale dissimulée sous la toile de Jouy du couloir du 3e étage, sur les murs entre lesquels Claude Lelouch dirigea Anouk Aimée et Jean-Louis Trintignant. «  Portrait d’homme dessiné à la sanguine, la peinture daterait de la construction de l’hôtel mais n’est pas signée. Quel artiste l’a réalisée ? A ce jour, le mystère reste entier. Mais le portrait fait aujourd’hui partie intégrante de la nouvelle décoration. »

Cette toile de Jouy donc a été modernisée pour se décliner dans des teintes harmonieuses. Des teintes qui, selon les chambres, distillent l’attrait pimenté d’un vert, du beige, de l’orange, du bleu et du rouge… Dans un chic devenu l’épitomé de ce qu’est le luxe en 2020. 

Et parce que l’hôtel Normandy n’est pas un 5 étoiles pour rien, Nathalie Ryan a aussi conçu un mobiler tout spécialement pour ce lieu enchanteur. Des tissages légers, unis ou structurés, ornent ainsi ce mobilier tantôt somptueux tantôt étonnant. Un mobilier qui allie dans un sens esthétique bien rare, des pierres blanches, des mosaïques argentées et des meubles vasques en acajou.

271 chambres et suites donc, certaines chambres ouvertes sur la magie infinie de la mer, d’autres sur la coquette ville de Deauville ou encore sur le charme de la cour intérieure du Normandy.

Le reste de la réputation impeccable de la maison Barrière Normandy tient à trois mots: le Spa Diane Barrière. 

Le Spa Diane Barrière…

Car il ne faut pas se méprendre — on se rend aussi au Barrière Normandy pour y tester le Spa hors norme qu’est le Spa Diane Barrière. En collaboration avec Aerial Wellbeing for the Future, celui-ci parvient à mêler expérience de régénération intense et plaisirs de soins sur-mesure ! 

Comme un point final donné à un luxe tenant pour un standard du groupe Barrière, le Spa Diane Barrière propose une approche complète et en écho avec les soucis contemporains… Apaisement du stress et rééquilibrage de l’harmonie intérieure sont ainsi les maîtres mots de l’approche beauté développée par Aerial Wellbeing for the Future. 

Et pour ne rien gâcher, le protocole beauté se pense comme un bien-être total. Le Tigre Yoga Club Deauville, un club de bien-être, centre de yoga et méditation, studio de Pilates, institut de soin… Massage chinois ancien énergisant sur mesure, massage des tissus profonds… 

C’est aussi dans un lieu au charme fou que l’on se détend — une retraite du monde qui fait vibrer jusqu’aux sens les moins évidents. Une retraite qui s’achève ou commence autour de l’une des piscines les plus étonnantes au monde — des colombages et un accord de teintes qui portent le chic en étendard de la beauté ! 

On le voit, L’hôtel Barrière Le Normandy distille bien tout l’art de vivre Deauville. 

La 46e Édition Du Festival Du Cinéma Américain De Deauville

Jusqu’au 13 septembre prochain, Deauville servira une nouvelle fois d’écrin à l’un des festivals les plus courus au monde — le Festival du Cinéma Américain de Deauville, et sa 46ème édition ! 

L’Histoire D’Un Festival De Cinéphiles 

L’ambiance qui règne au Festival du Cinéma Américain de Deauville n’est à nulle autre pareille — entre humour, détachement et approche peu compétitive de l’exercice, les acteurs et actrices, aussi glorieux soient-ils, trouvent ici l’occasion de lâcher prise. Comme voulu par le Duc de Morny, Deauville est toujours cette station balnéaire où il fait bon vivre et être vu.

Et tout a commencé par une histoire de cinéphile. Car lorsque le journaliste André Halimi et le publicitaire Lionel Chouchan ont l’idée de créer un festival mettant à l’honneur le cinéma Américain, c’est d’abord avec l’ambition de partager leur passion qu’il approche d’éventuels associés. 

Dans leur visée, André Halimi et Lionel Chouchan ont trois villes. Mais c’est auprès du maire de Deauville, Michel d’Ornano, qu’ils trouvent l’oreille la plus attentive. Et, l’adhésion du maître des lieux, Lucien Barrière, ne tarde à leur ouvrir de nouvelles perspectives. Le quatuor est en effet sur la même longueur d’ondes — celle de partager avec un public, qu’ils espèrent nombreux, la passion pour l’art, l’élégance et le Nouvel Hollywood. 

C’est aussi une façon d’attirer à Deauville les cinéphiles — ceux là mêmes qui ne tarderont à découvrir une ville cinématographie et ô combien hypnotisante. N’est-ce pas sur cette plage que Claude Lelouch eut l’idée de l’iconique ‘Un Homme et Une Femme’? 

Là qu’un jour de Septembre 1965, après que le jeune cinéaste ait subit l’échec d’un film, Claude Lelouch roula vers Deauville… Là que, à la nuit tombée, il s’écroule de fatigue dans sa voiture. Réveillé par la lumière diurne, il vit une femme sur la plage, marchant avec un enfant et un chien. 

Il commence alors à imaginer mille et unes raisons ayant poussées cette femmes sur cette plage, avec son enfant et son chien, à cette heure si matinale. De là s’est écrit ‘Un Homme et Une Femme’  — le film qui définitivement lia l’atmosphère et le décor de Deauville au 7ème art. 

En Septembre 1975 donc, le premier Festival du Cinéma Américain fut inauguré mais, aucun Américain n’est présent. Deux ans plus tard, Chouchan visera juste : en introduisant le concept des “hommages“, c’est l’ensemble des acteurs du cinéma Américain qu’il parvient à toucher. La même année, il reçoit avec faste Gregory Peck et Harrison Ford. Dès lors, une procession d’étoiles défile à Deauville : De Niro, Clint Eastwood, Sharon Stone, Kirk Doublag, mais aussi Liz Taylor, Al Pacino, George Clooney ou encore Julia Roberts… Leur nom figé pour l’éternité à bord des mythiques planches de Deauville ! 

Et les histoires ne se sont pas arrêtées là. Parce que Deauville se prête volontiers à toutes sortes d’espiègleries, le Festival du Cinéma Américain fut le théâtre de scènes très drolatiques ! 

C’est par exemple Danny Kaye qui, en 1980, inaugure le festival en arrivant à quatre pattes sur la scène du cinéma du Casino. Buzz Aldrin en tenue d’astronaute sur la plage de Deauville. Ou encore la projection du mythique Flashdance d’Adrien Lyne qui, une fois terminée, voit le public refuser de quitter la salle de projection!

Une 46e Édition Sous Le Signe Du Lion 

Depuis presque quarante ans, ce festival est le lieu éphémère de découverte et de reconnaissance des réalisateurs Américains — dans une ambiance conviviale et sans frontière avec le public. 

Seul festival au monde à proposer des projections 24h/24 pendant dix jours, il incarne aussi les liens privilégiés tissés entre la mode et le cinéma au fil des décennies, dans une fascination réciproque cristallisée en un sens unique: le glamour. 

Ainsi, en plus de réaliser l’ensemble des trophées, la maison Cartier immortalise son partenariat avec le festival par le Prix de la Révélation Cartier.

La maison Chanel, elle, partage aussi une histoire précieuse et précise avec le cinéma. Déjà du temps de Coco, la maison aux deux C fut appelée à Hollywood. L’histoire de Coco Chanel et des actrices se raconte mieux ici. Celle de Coco et Deauville, ici.

Ce qui demeure de cette relation se comprend dans les silhouettes infiniment somptueuses, ou les bijoux éclatants qui défilent sur le tapis rouge… Sur les épaules des plus grandes actrices. 

Pour la seconde année consécutive, Chanel compte désormais comme partenaire clé du Festival du Cinéma Américain de Deauville. D’ailleurs, la présidente du jury de cette édition n’est autre que Vanessa Paradis — l’ambassadrice de la maison de la rue Cambon ! 

Si aucun acteur Américain n’a malheureusement pu faire le déplacement — pandémie mondiale oblige — les films à récompenser signent une narration au diapason de l’époque. 

Comme Coco en son temps, le 7ème art ici mis en avant parle à son époque. « Les œuvres choisies sont des eaux-fortes qui abreuvent nos nécessaires imaginaires. Les films retenus retracent pour partie les problématiques actuelles et sont bien le reflet d’une quête effrénée : recherche d’identité, urgence écologique, mythes et chimères, sexualité et incertitude d’avenir. La création place le désir d’aimer au-delà de toute réalité, sans oublier de nous rappeler que les guerres tuent toute vie » précise Bruno Barde, le directeur du festival. 

En plus d’une sélection de films des Festivals de Cannes et d’Annecy… Le Festival du Cinéma Américain a de quoi ouvrir la voie à de grandes icônes cinématographiques ! La sélection complète est à découvrir ici.

Chanel, Deauville Et Le Festival Du Cinéma Américain

Pour la seconde fois, Chanel est partenaire du Festival Du Cinéma Américain de Deauville. L’occasion de revenir sur les liens forts qui unissent Chanel à Deauville, et au 7ème art. 

Chanel, Deauville Et Le Cinéma: Triangle d’Art

Après Biarritz, l’autre berceau de la révolution Chanel est bien la ville de Deauville. Celle-ci inspira à la dame aux camélias les codes clé d’une mode toujours aussi révérée. 

Coco Chanel Et Deauville 

L’une des premières villes à avoir inspiré à Coco le style Chanel – l’une des premières villes à y succomber aussi — ne fut autre que Deauville. Dans les années 1910, Gabrielle y entre par la grande porte, au bras de Boy Capel; dès lors, le destin de sa maison y sera à jamais lié. 

Car voilà bien ce que l’âme d’esthète de Coco y trouva: l’inspiration pour sa mode intemporelle. À Deauville, lors même que la maison se nomme encore Gabrielle Chanel, Coco pioche ça et là les codes d’un sceau qui deviendra celui d’un empire éternel.

Du haut de sa suite de l’hôtel Normandy, Coco observe et pressent les bouleversements à venir – bouleversements des corps, des loisirs et des styles de vie ! Au bras de Boy Capel, arpentant cette ville de bord de mer où déjà se réunissent têtes couronnées et élégantes du monde entier, Gabrielle est particulièrement attentive aux nuances de la nature – ces silhouettes corsetées et surannées l’agacent.

En 1912, elle fonde, avec l’aide de Boy Capel, une boutique de chapeaux à son nom, située rue Gontaut-Biron, au coeur de l’hôtel Normandy. Dans sa quête d’une nouvelle élégance, Coco va trouver à Deauville les éléments indispensables à sa grammaire stylistique. La marinière, le pantalon à pont, le sac matelassé… C’est aussi et surtout sur la promenade du bord de mer qu’elle remarque la force et la volupté du sable caressé par l’écume – un beige profond et nuancé. 

Il n’en faut pas plus pour que Chanel décide d’en faire sa couleur de prédilection. Associée au noir qu’elle tient à dérober des tenues du couvent, Coco vient de déterminer sa couleur de l’élégance; une association bi-colore. 

« Je me réfugie dans le beige parce que c’est naturel. » Tout lui plaît dans cette teinte – ces nuances qui évoquent la peau nouvellement dorée par le soleil; ces teintes d’une simplicité folle; la sourde sensualité qui s’en dégage… 

Tout correspond à l’essence de ce qui deviendra le style Chanel. Car bientôt et à jamais, Coco teinte de ce beige nombre de ses pièces iconiques. Surnommé beige Deauville, il colore d’abord ses pièces en jersey. En 1957, l’arrivée des souliers bicolores signe un tournant irréfutable: le beige allonge la jambe, le bout noir donne l’illusion d’un pied plus petit. Ces souliers, eux, deviennent instantanément des icônes de mode. 

Chanel, Icône De Cinéma 

Et justement, le cinéma ne tarde à s’appuyer sur la grammaire Chanel pour figurer la modernité de ses récits. Et celle de ses héroïnes. « C’est par le cinéma que peut être imposée la mode aujourd’hui » tranche Coco Chanel dans La Revue du Cinéma en 1931.

Quelques mois plus tôt, Coco Chanel faisait en effet la rencontre de Samuel Goldwyn, le propriétaire des studios de la MGM… Par l’intermédiaire du grand-duc Dimitri Pavlovitch, à Monte-Carlo, Chanel est ainsi appelée à redonner de la fougue et du rêve à Hollywood. 

Au lendemain du plus grand krach boursier de l’histoire, Samuel Goldwyn compte sur la papesse de la mode moderne pour transformer ses actrices en icônes. Il compte sur Chanel, aussi, pour amener de « la classe » à Hollywood.

En 1931, c’est d’abord dans le film ‘Ce Soir Ou Jamais’ que Gloria Swanson démontre toute la puissance de la mode Chanel. Samuel Goldwyn confiait ainsi, en 1931, à des journalistes français: « Je pense qu’en engageant Mme. Chanel j’ai non seulement résolu le problème difficile de savoir comment empêcher les vêtements d’être datés, mais c’est également un service rendu aux femmes Américaines, qui peuvent voir dans nos films les dernières modes parisiennes, parfois même avant que Paris ne les voit. »

Plus tard, la Nouvelle Vague trouvera dans le style Chanel l’expression la plus radicale de la modernité. Pourtant, lorsque Truffaut ou Alain Resnais approchent Coco Chanel, elle a déjà 75 ans.

« Tout le cinéma a envie de s’habiller chez Chanel » écrit Elle en novembre 1958. Et c’est le cas ! La relation si singulière qu’entretient Chanel avec le cinéma et les actrices se détaille plus ici. Mais il est important de noter que l’épure Chanel figure l’élément indispensable à la narration simple mais féroce que visent nombre de cinéaste.

Chanel et Le Festival Du Cinéma Américain de Deauville 

Il n’est ainsi que peu surprenant de voir la maison Chanel s’associer au plus Français des festivals consacrés au cinéma Américain. Le Festival du Cinéma Américain de Deauville semble ainsi figurer tout le triangle d’art qu’est le triptyque Chanel-Deauville-Cinéma.

Avec Karl Lagerfeld, la relation s’est plus intensifiée encore. Il a collaboré avec de nombre de cinéastes clé — de Franco Zeffirelli à Pedro Almodóvar, il a habillé de nombreuses actrices, notamment Kristen Stewart, Penélope Cruz, Margot Robbie et Marion Cotillard, à l’écran comme sur les tapis rouges. 

Faisant appel à de grands réalisateurs comme Martin Scorsese, Ridley Scott, Baz Luhrmann, James Gray ou encore Steve McQueen, pour réaliser des campagnes publicitaires pour les parfums Chanel — campagnes considérées comme des icônes du genre ! 

Ainsi, la 46e édition du Festival du Cinéma Américain de Deauville est une nouvelle occasion pour la maison de Coco de signifier son éternel attachement à Deauville et au septième art. 

Avec Vanessa Paradis pour présidente du Grand Jury de cette édition, l’une des ambassadrices les plus solaires de la maison fait rayonner l’héritage Chanel. Un héritage qui se distille aussi sur les épaules des stars en présence — toutes auréolées du glamour aux C entrelacés ! 

Hippodrome De Deauville-La Touques, Lieu D’Élégance

Inauguré à l’aube de la Belle Epoque, l’hippodrome de Deauville-La Touques est ce lieu d’excellence et d’élégance, où se presse le gratin, et ce depuis son ouverture. 

L’Hippodrome De Deauville-La Touques, Epicentre De La Vie Mondaine

 Si on lui doit déjà la fondation même de la ville de Deauville, c’est encore au Duc de Morny que l’on doit l’initiative de son hippodrome. 

L’Hippodrome de Deauville, Sport Et Luxe En Goguette 

L’hippodrome de Deauville-La Touques fut inauguré en 1863, mais son implantation dans l’urbanisme de la ville tient lieu de la destinée même de la station. En fait, dès l’élaboration du plan d’urbanisme de Deauville par le Duc de Morny, il est convenu que l’hippodrome tiendra une place de choix. 
C’est qu’à l’époque du Second Empire, les hippodromes tiennent lieu d’épicentre de la vie mondaine et politique. Quelques deux siècles plus tard, l’attrait pour ces courses équestres ne s’est pas démenti. 

Ainsi, les deux journées d’inauguration qui se sont tenues en Août 1863 ont comme donné le ton de l’avenir de ce lieu où sport et luxe entrent en goguette. Les 14 et 15 Août donc, se présente autour du Duc de Morny une foule considérable, composée des personnalités les plus en vue de l’époque. Les cocottes sont là… Emilienne d’Alençon, Liane de Pougy… Les personnalités politiques aussi; pour voir se tenir les six premières course de l’histoire d’un hippodrome devenu une icône du genre ! 

En 1871, on crée alors le Grand Prix de Deauville. En 1890, on l’agrandit autour de ses 70 hectares avec un pavillon des balances — taillé dans un style néo-normand des plus charmant. Toujours visible aujourd’hui, il marque la filiation avec cet héritage ô combien élégant. 

 En 1913, l’hippodrome va plus loin et se dote d’une piste en ligne droite — c’est ici que se courent les meilleures épreuves deauvillaises. Et ce n’est pas tout. 

Il y a une petite dizaine d’années, l’hippodrome de Deauville–La Touques fut le premier au monde à se doter d’une piste en sable fibré — faisant ainsi de lui le premier hippodrome quatre saisons. Et que de beaux prix y sont désormais disputés ! 

Le prix Rothschild, Maurice de Gheest, Jacques Le Marois, Morny, Jean Romanet, et le désormais mythique Grand Prix de Deauville… Autant d’évènements mondains et culturels qui placent Deauville comme l’épicentre de la vie élégante et sportive.

 Une vie à l’image d’une ville qui n’a cessé d’étendre son rayonnement pour atteindre le statut d’icône équestre. Car, à bien y regarder, nombre d’histoires liant l’élite des cavaliers et la clientèle internationale, que l’on parle de luxe et de mode, se sont écrites dans cet hippodrome. 

A commencer par celle de Coco Chanel, et de Arthur dit Boy Capel. Ou encore l’éternelle alliée du cheval et du luxe… La maison Hermès.

Trouville, Plus Ancienne Station Balnéaire de Normandie

A la différence de sa voisine Deauville, Trouville jouit d’une aura un brin moins huppée. On la dit bohème, tendre et chic ! 

Trouville, Un Charme Qui Ravit Les Coeurs

Comment devient-on le lieu de villégiature iconique du Tout-Paris? L’histoire de Trouville l’illustre à merveille — une histoire qui lie de grands peintres et auteurs à des investisseurs de talents. 

1825. Trouville n’est alors qu’un village de pêcheurs lorsque le peintre Parisien Charles Mozin y capture un charme qui ravit son coeur. C’est par lui que Trouville va, une première fois,être introduite au gotha de la capitale. Car voici bien la genèse de la plus ancienne station balnéaire de Normandie — un peintre qui en figea la beauté et le mystère sur des toiles devenues légendaires. 

En 1825 donc, le peintre Charles Mozin fait de Trouville la vedette d’une série de toiles qu’il introduit sans mal à Paris, dans les salons mondains. Dès lors, le charme agit. La bonne société Parisienne s’éprend immédiatement de ce petit bout de mer, pas si loin de la capitale — et contrairement à Dieppe, Trouville-sur-Mer présente l’élégance d’un sable fin, parsemé de coquillage. 

Et ce n’est pas tout. La vogue pour les bains de mer en provenance directe d’Angleterre ne pouvait laisser Trouville sur la touche. Concomitant au développement du chemin de fer, c’est cette double conjoncture qui va mener le Tout-Paris sur la route de Trouville. Mais il fallait encore mettre en mots ce qu’on allait y trouver. Pour cela, c’est à Alexandre Dumas père que l’on doit d’être considéré comme « le découvreur de Trouville. »

Il y séjourna en 1832, alors à la recherche d’un coin retiré du monde et de la houle mondaine. Dans ses mémoires, il se rémora ainsi sa rencontre avec Trouville: « […] Arrivé au Havre, je me mis en quête d’un endroit où passer un mois ou six semaines ; je demandai un village, un coin, un trou, pourvu qu’il fût au bord de la mer ; on me nomma Sainte-Adresse et Trouville. […] et ayant appris que Trouville était encore plus isolé, plus perdu, plus solitaire que Sainte-Adresse, j’optai pour Trouville. […] 

Puis je me rappelai, comme on se rappelle un rêve, que mon bon ami Huet, le paysagiste, le peintre des marais et des grèves, m’avait parlé d’un charmant village au bord de la mer où il avait failli s’étrangler avec une arête de sole, et que ce village s’appelait Trouville. […] ll y avait au Havre infiniment plus d’occasions pour Rio de Janeiro, pour Sydney ou pour la côte de Coromandel qu’il n’y en avait pour Trouville. Trouville, comme latitude, était alors à peu près aussi ignoré que l’île de Robinson Crusoé ».

Aussi ignorée que l’île de Robinson Crusoé, Trouville ne le resta pas longtemps. Car déjà, Trouville est en train de se muer en lieu de villégiature où le charme opère. Dans tous les sens du terme. 

C’est ici que Gustave Flaubert connaît, à l’âge de 15 ans, ses premiers émois sentimentaux — sur la plage, il tombe sous le charme d’Elsa Schlésinger. Cet amour à sens unique lui inspira le personnage de Mme Arnoux, dans L’Education sentimentale… 

Trouville par son atmosphère pittoresque et ses embruns de bout du monde sert ainsi de décor à nombre d’impressionnistes. Claude Monet y peignit, dans les années 1870, Camille Assise sur La Plage de Trouville. Ou encore  La plage de Trouville. Ainsi l’imaginaire de l’époque est-il titillé par cette image d’un village où tout semble être magnificence, calme et volupté. 

Pour accueillir ce beau monde à l’exigence racée, c’est d’abord l’hôtel de Paris qui est construit. Et son nom démontre bien la fascination qu’exerce déjà Trouville sur les Parisiens. Érigé en 1840 sur le front de mer, il accueille ces étrangers du dedans venus découvrir les bains de mer, et la Côte fleurie. 

Quelques 26 ans plus tard, c’est l’hôtel des Roches Noires qui est bâtit dans un luxe devenu typique de Trouville. Cet hôtel, construit par l’architecte Alphonse-Nicolas Crépinet, s’agrandit au fur et à mesure que Trouville gagne en réputation.  75 chambres à l’origine, puis 300 chambres en 1913… Claude Monnet l’a encore figé dans l’une de ses toiles. 

Des ruelles pavées, des bateaux de pêche et un artisanat encore inconnu — Trouville gagne le surnom de « Reine des plages. »

Il n’en faut pas plus pour que des entrepreneurs aguerris et de riches familles choisissent d’y faire bâtir des villas somptueuses; aujourd’hui somptueusement conservées. 

Trouville, Lieu De Villégiature 

Dès 1847, le casino de Trouville fait se déplacer les foules. On s’y imprègne d’une oisiveté bien inspirée — tant il devient l’épicentre d’un mode de vie balnéaire. C’est ici même que le sculpteur trouvillais Gustave Binant y inventa les petits chevaux. Ici, encore, que les cocottes de la Belle Epoque y trouveront leur compte. Mais en attendant, Trouville est surtout le lieu où il faut investir. 

Et l’époque est à l’audace architecturale. Alors on construit des villas qui mêlent toutes les beautés architecturales du monde. Une villa mauresque piquée d’un escalier renversant. Une autre villa persane en brique polychrome, destinée au Prince Sagan. Une autre bâtisse digne d’un château, érigée là pour la marquise de Montebello… On se surpasse pour combler les attentes Trouvillaises, comme titillées par tant de récits picturaux ou romanesques. 

D’ailleurs le charme de Trouville ne s’est jamais tari. Lorsque Marcel Proust se rend à Trouville, il loge à l’hôtel des Roches Noires. Lorsque Marguerite Duras décide d’y acquérir un bien, c’est dans ce même hôtel, devenu entre temps une résidence privée, qu’elle achète un appartement faisant face à la splendeur de la mer ! 

Que reste-t-il alors de ce lieu de villégiature au charme épatant? Des brasseries typiques ayant traversées le temps sans une once de prétention — les Vapeurs avec leur nom évoquant ce glorieux passé ! Ou encore Deauville. La ville voisine qui fut construite pour directement concurrencer la beauté et l’attrait de Trouville. Désormais complémentaires, ces icônes de la côte Normande n’ont décidément pas fini d’inspirer les artistes. Il n’y a qu’à suivre la 46ème édition du Festival du Cinéma Américain de Deauville, s’il fallait s’en convaincre. 

Deauville, Ville d’Art et De Plaisirs


Elle a inspiré Monet et Chanel, Proust et Sagan. Sortie de terre au milieu du XIXe siècle, Deauville distille un art de vivre bien à elle.

La Ville Des Bains De Mer, Des Plaisirs…

1858. Lorsque le Duc de Morny, demi-frère de Napoléon III, sur les conseils de son médecin, découvre les bains de mer à Trouville, la vogue pour les ‘douches de vagues’ est déjà bien installée.

C’est sur cette plage, en 1836, que Gustave Flaubert fait la rencontre d’Elisa Schlésinger. Un amour absolu mais impossible qui hante son premier roman, Mémoires d’Un Fou. Là aussi que Flaubert, enfant de la côte Normande, plante le décor de son roman iconique Madame Bovary. Mais lorsque le Duc de Morny séjourne à Trouville ce qui le frappe, lui, c’est cette bande de sable vierge, 160 hectares complètement vides. C’est décidé, Morny veut y faire construire la “ville chic des plaisirs“.

Il confie à l’architecte Breney, déjà derrière la réalisation du casino de Trouville en 1847, la construction de sa ville. Deauville. Se basant sur le principe développé par le Baron Haussmann à Paris, Breney conçoit Deauville sur ces mêmes codes urbains; de façon à ce que « la haute société se retrouve pour ainsi dire chez elle » selon l’expression consacrée de Pierre de Régnier.

Juillet 1863 marque ainsi l’inauguration de Deauville — son golf, ses bains, et surtout son hippodrome. Tout juste sorti de terre, l’endroit devient le rendez-vous de la saison. Et pour cause! Morny, dandy et entrepreneur, s’est assuré la promotion de tout ce que Paris compte de gens importants.

Têtes couronnées et banquiers, mondaines et demi-mondaines, actrices et personnalités en vues gravitant autour du luxe et de la mode — le Tout-Paris est là, et déjà, le Tout-Paris veut faire construire sa villa. Les plans s’enchaînent, et en 1897, le Figaro écrit: « La terrasse du casino semble un prolongement du boulevard des Italiens. »

L’hippodrome devient un podium géant, où il n’est pas rare de croiser Jeanne Paquin et ses modèles. Déjà Deauville a tout de la vie mondaine Parisienne — mais plus calme, sans doute. Monet y peint. Proust, habitué de l’hôtel Les Roches noires, y trouve l’inspiration de son mythique A La Recherche Du Temps Perdu.

Plus tard et jsuqu’à la réhabilitation de l’hôtel, c’est Marguerite Duras qui trouvera sur les plages de Deauville l’écho à son Indochine natale. Mais voilà, avec la chute de l’Empire à la fin du XIXe siècle, Deauville, connotée frivole et impériale, tombe en désuétude. C’est en 1910 avec l’arrivée de Cornuché que la ville que l’on connaît et admire tant aujourd’hui prend sa forme quasi-définitive.

La Ville Du Bien Être

L’homme derrière la glorieuse réputation de Maxim’s y plante le “plus bel hôtel du monde“, le Normandy, mais aussi le merveilleux Casino de Deauville et Les Cures Marines.

C’est au coeur des Cures Marines que l’on découvre l’essence même du bien être. Si elles ne sont précisément nichées à Deauville mais à Trouville, Les Cures Marines n’en restent pas moins nourrit de cet esprit balnéaire chic au possible.

Les Cures Marines distillent toujours aujourd’hui une haute dose de bien être et de miracle beauté dans le pouvoir régénérant de l’eau de mer ! Le bonheur absolu.

Suite de soins privée, bar à gommage, modelages aux pierres volcaniques ou à la fleur d’oranger, élixirs floraux, musicothérapie… Un élixir de jouvence que l’on doit à cette légende balnéaire bâtit par Cornuché.

Et ce n’est pas tout. Son théâtre, inspiré du Petit Trianon de Versailles, accueille pour l’inauguration non moins que Diaghilev et Nijinski en personne pour une représentation inédite des Ballets Russes.

C’est d’ailleurs à cette époque, nichée dans l’artère creusée à l’arrière du Normandy que Coco Chanel inaugure sa seconde boutique, avec l’aide de Boy Capel. Là encore que la jeune couturière trouve tour à tour un public influent sensible à ses créations, et l’inspiration de ses codes les plus iconiques. Le beige Chanel. La marinière. Le jersey.

Là encore que les années folles battent leur plein — la vedette Mistinguett en goguette! Deauville avait là tout pour devenir la ville cinématographique qu’elle est aujourd’hui. Une vidéo d’archives extrêmement rare en témoigne…

Pas moins de cinquante films y furent tournés. ‘Les Liaisons Dangereuses’ de Roger Vadim en 1960, avec Jeanne Moreau et Boris Vian. Mais aussi et surtout l’icône absolue du cinéma Deauvillais, ‘Un Homme et Une Femme’ de Claude Lelouch. L’icône de la Côté Fleurie avait alors tout pour accueillir un festival d’envergure. En 1975, c’est Deauville qui fut choisie par André Halimi et Lionel Chouchan pour être le théâtre du Festival du Cinéma Américain!

Ville De Savoir-Vivre Et De Jeu !

Dès lors, le passé Belle Epoque de Deauville épouse son présent et fait briller son art de vivre dans le monde entier. Nichés dans un décor Normand et art déco, nombre de restaurants distillent tout ce savoir vivre autour de plats exceptionnels servit dans une simplicité salvatrice. C’est Les Vapeurs et ses fruits de mers.

La Villatara et sa vision précise des traditions Deauvillaises. Mais Deauville, c’est surtout la station balnéaire de tous les possibles. Là où, un 8 août, Françoise Sagan gagnait aux jeux sa demeure légendaire.

« Nous étions le 8 août, à présent, j’avais gagné avec le 8, il la vendait 8 millions anciens, il était 8 heures du matin, que vouliez-vous que je fisse contre tout cela ?…

Je tirai les billets de mon sac à main du soir, qui en débordait, et je les lui mis dans la main, avant d’aller me coucher triomphante, dans ce qui allait être- et qui est resté jusqu’ici -mon seul bien sur la terre, une maison toujours un peu déglinguée, sise à trois kilomètres d’Honfleur (et douze de Deauville). »

La Palette Iconique de Chanel? Beige, Noir Et Blanc

Des couleurs si propres à la maison Chanel qu’elles sont devenues synonymes d’élégance intemporelle. Coco elle-même ne disait-elle pas: « La mode se démode, le style jamais. »

La Volupté du Beige Chanel

Dans la palette du 31 rue Cambon, nombre d’éléments découlent de la puissance d’observation de Mademoiselle Chanel. A Deauville, alors que la maison se nomme encore Gabrielle Chanel, Coco pioche ça et là les codes d’une mode qui deviendra éternelle.

1913. Elle découvre le lieu de villégiature qu’est déjà la petite ville Normande. Au bras de Boy Capel, arpentant cette ville de bord de mer où déjà se réunissent têtes couronnées et élégantes du monde entier, Gabrielle est particulièrement attentive aux nuances de la nature.

Dans sa quête d’une nouvelle élégance, Coco va trouver à Deauville les éléments indispensables à sa grammaire stylistique. La marinière, le pantalon à pont, le sac matelassé… C’est aussi et surtout sur la promenade du bord de mer qu’elle remarque la force et la volupté du sable caressé par l’écume – un beige profond et nuancé.

Il n’en faut pas plus pour que Chanel décide d’en faire sa couleur de prédilection. Associée au noir qu’elle tient à dérober des tenues du couvent, Coco vient de déterminer la couleur de l’élégance.

« Je me réfugie dans le beige parce que c’est naturel. » Tout lui plaît dans cette teinte – ces nuances qui évoquent la peau nouvellement dorée par le soleil. Ces teintes d’une simplicité folle. La sourde sensualité qui s’en dégage…

Tout correspond à l’essence de ce qui deviendra le style Chanel. Car bientôt et à jamais, Coco teinte de ce beige nombre de ces confections. Surnommé beige Deauville, il colore d’abord ses pièces en jersey. En 1957, l’arrivée des souliers bicolores signe un tournant irréfutable. Le beige allonge la jambe, le bout noir donne l’illusion d’un pied plus petit. Et de noir il est aussi beaucoup question !

L’ADN Mode De Chanel, Le Duo Noir Et Blanc

« Les femmes pensent à toutes les couleurs, sauf à l’absence de couleur. J’ai dit que le noir tenait tout. Le blanc aussi. Ils sont d’une beauté absolue. C’est l’accord parfait. » Devenue une combinaison classique de la garde-robe, le noir et le blanc furent en effet les teintes favorites de Coco Chanel.

C’est que la couturière a l’oeil pour définir la silhouette idéale — le noir fait ressortir la ligne et le visage de la femme qui le porte, tandis que le blanc, couleur de la pureté, vient l’éclairer.

On raconte que c’est à Aubazine que Coco Chanel capture de son oeil d’esthète tout le potentiel du noir; une rigueur monacale. Et puisqu’elle n’aime rien de plus que les contrastes, Chanel va faire du noir et du blanc l’union sacré de sa couture.

Mais à son époque, le noir est réservé aux deuils. Elle en fera une couleur appropriable par tous, et finalement appropriée tout le temps. Et c’est la mythique petite robe noire qui lui permettra d’achever la transformation.

Transformée en symbole de l’élégance, voici le noir et sa robe devenus l’uniforme de la femme moderne. La coupe sobre et débarrassée de tout surplus permet en fait d’en faire une pièce caméléon comme symbiose de raffinement, variant de la coupe à l’ajout d’accessoires. Il est connu que Gabrielle, elle, y ajoutait son rang de perles.

La toute première petite robe noire apparaît ainsi en Octobre 1926, dans le numéro de Vogue. « Cette robe en crêpe de Chine noir est le modèle type de Chanel : sobre, s’adaptant aisément aux circonstances, et d’une élégance impeccable dans sa simplicité. »

La robe, bien entendu dessinée avant cette date, est ainsi devenue un vêtement bien adapté à la réalité des femmes de son temps. En adéquation avec leurs besoins et leurs désirs.

Finalement, pourquoi le noir? Avant tout, puisque le noir est seyant ! Il prête aux femmes un charme, un peu plus de mystère, mais surtout ajoute un caractère de grande distinction à l’élégance et à la silhouette féminine… Dès lors, Mademoiselle en fait le modèle type de la sobriété raffinée, s’adaptant aisément aux circonstances de la vie parisienne.

Justement, la seconde collections de Virginie Viard pour la maison Chanel puise aux sources de cette révolution — pour le Printemps/Eté 2020, celle-ci distille le noir et le blanc autour de silhouettes très Parisiennes. Le chic, le luxe et l’élégance, et rien d’autre !

Chanel et Deauville : La Volupté du Beige

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Dans la grammaire du 31 rue Cambon, nombre d’éléments découlent de la puissance d’observation de Mademoiselle. À Deauville, lors même que la maison se nomme encore Gabrielle Chanel, Coco pioche ça et là les codes d’un sceau qui deviendra celui d’un empire éternel. Nous sommes en 1913 lorsqu’elle découvre le lieu de villégiature qu’est déjà la petite ville normande. Au bras de Boy Capel, arpentant cette ville de bord de mer où déjà se réunissent têtes couronnées et élégantes du monde entier, Gabrielle est particulièrement attentive aux nuances de la nature – ces silhouettes corsetées et surannées l’agacent.

Dans sa quête d’une nouvelle élégance, Coco va trouver à Deauville les éléments indispensables à sa grammaire stylistique. La marinière, le pantalon à pont, le sac matelassé… C’est aussi et surtout sur la promenade du bord de mer qu’elle remarque la force et la volupté du sable caressé par l’écume – un beige profond et nuancé. Il n’en faut pas plus pour que Chanel décide d’en fait sa couleur de prédilection. Associé au noir qu’elle tient à dérober des tenues du couvent, Coco vient de déterminer sa couleur de l’élégance ; une association bi-colore.

« Je me réfugie dans le beige parce que c’est naturel. » Tout lui plaît dans cette teinte – ces nuances qui évoquent la peau nouvellement dorée par le soleil ; ces teintes d’une simplicité folle ; la sourde sensualité qui s’en dégage… Tout correspond à l’essence de ce qui deviendra le style Chanel. Car bientôt et à jamais, Coco teinte de ce beige nombre de ses confections. Surnommé beige Deauville, il colore d’abord ses pièces en jersey. En 1957, l’arrivée des souliers bicolores signe un tournant irréfutable : le beige allonge la jambe, le bout noir donne l’illusion d’un pied plus petit. Ces souliers, eux, deviennent instantanément des icônes de mode. Chanel, à l’époque de Deauville, est elle sur le point de conquérir le monde !

Deauville, séjour à l’Hôtel du Golf

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Les hôtels de luxe tels le Normandy ou le Royal Barrière sont situés à deux pas des célèbres Planches. Magnifique bâtisse normande, mélange de colombages et de boiseries, l’Hôtel du Golf quant à lui est un peu en retrait, sur les hauteurs du Mont Canisy, dans un écrin de verdure dominant la mer offrant un « oasis de sérénité ». C’est l’un des nombreux établissements hôteliers du Groupe Barrière (comme le Majestic Cannes ou le casino de La Baule). Il propose 170 chambres et suites dont la décoration intérieure est l’œuvre de Chantal Peyrat, qui l’a souhaitée moderne sans pour autant négliger le caractère proprement normand de l’établissement.

Comme son nom l’indique, il est situé sur un Golf (créé en 1929). Il se trouve également à deux pas de l’Hippodrome de Clairefontaine dont la création remonte à 1864. Assister aux courses sur l’hippodrome de Clairefontaine est l’une des nombreuses activités offertes par Deauville. Et si vous souhaitez ajouter un peu de piment et d’excitation à l’expérience, vous pourrez aussi parier sur votre cheval favori grâce à des sites comme Unibet.

À proximité de Paris, Deauville est une destination de court séjour par excellence, desservie par la ligne ferroviaire Paris-Deauville.  Un week-end sur les Planches en septembre et peut-être aurez-vous la chance de voir parmi les plus grandes stars américaines présentes pour le Festival du Film Américain. L’Hôtel du Golf est sans aucun doute, le havre de paix que vous recherchez pour échapper aux trépidations d’un quotidien. À bientôt à Deauville !