Le Nolinski Venezia Invite Perrotin Au Cœur De La Biennale

Le Nolinski Venezia Invite Perrotin Au Cœur De La Biennale

À l’occasion de la Biennale de Venise 2026, le Nolinski Venezia transforme ses espaces en une promenade artistique intime. Jusqu’au 13 septembre, six œuvres prêtées par la galerie Perrotin dialoguent avec l’architecture et l’art de vivre de l’hôtel vénitien.

Le Nolinski Venezia Invite Perrotin Au Cœur De La Biennale

À Venise, l’art ne se limite jamais tout à fait aux musées. Il déborde dans les palais, traverse les canaux et s’invite désormais dans les couloirs du Nolinski Venezia. À l’occasion de la 61e Exposition internationale d’art de La Biennale di Venezia, l’établissement accueille, du 4 mai au 13 septembre 2026, une sélection exceptionnelle d’œuvres réunies en collaboration avec la galerie Perrotin.

Installées de l’entrée au troisième étage, les pièces composent un parcours discret au fil des espaces communs. Le visiteur découvre ainsi l’exposition comme on habite un lieu : entre un passage dans le lobby, une halte au Bar Bibliothèque ou quelques pas dans les étages. Une manière de faire entrer la création contemporaine dans le rythme quotidien de l’hôtel, loin de la solennité des espaces institutionnels.

La sélection rassemble six artistes aux univers singuliers. Au rez-de-chaussée, Julian Charrière présente Veils | Xestospongia Testudinaria, une photolithographie réalisée à partir de pigments de corail mort et de craie. L’œuvre fait dialoguer mémoire géologique et vulnérabilité des écosystèmes contemporains.

Au premier étage, l’aquarelle Orchid de Klara Kristalova déploie un imaginaire où formes végétales et présence humaine se confondent. Plus loin, The Presentation de Shim Moon-Seup transpose sur la toile le mouvement répétitif de la mer de Tongyeong, dans une peinture méditative aux frontières de la sculpture.

Le troisième étage concentre plusieurs temps forts. Avec The Sleepers — Raphaël Brossard, Sophie Calle confronte l’intimité du sommeil au regard de l’autre. Cette œuvre fondatrice, née d’une expérience menée en 1979 auprès de dormeurs invités dans son propre lit, trouve dans l’environnement hôtelier une résonance presque troublante.

Une toile panoramique de Hans Hartung, striée de noir sur un fond rouge et jaune, apporte au lobby la tension vibratoire de l’art informel. Enfin, Daniel Arsham expose Selenite Eroded Head of Victorious Athlete, sculpture d’inspiration antique transformée en vestige venu d’un futur imaginaire.

À quelques canaux de la place Saint-Marc et de La Fenice, le Nolinski Venezia offre à cette sélection un décor façonné par le Stile Liberty, l’Art nouveau et le modernisme. Entre patrimoine vénitien, hospitalité française et avant-garde internationale, l’hôtel devient ainsi l’un des détours les plus confidentiels de la Biennale.

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