Le Trench Amusé de Burberry

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Lors de la semaine de la mode Londonienne, la maison Burberry a présenté son désormais tant attendu défilé see-now/buy-now. En prenant possession de la Old Sessions House, ancienne prison fermée au public depuis plus d’un siècle, la griffe au tartan mythique a choisi de renouer avec l’essence même de la Grande Bretagne ; à savoir, un style savamment désagencé. Dans cette mode toute faite de textures, de couleurs et de silhouettes surprenant l’oeil bienséant, Christopher Bailey pioche des archétypes, des looks comme des portraits de l’éclectisme Britannique. Et le 16 septembre dernier, c’est bien la tradition Burberry qui se liait à l’audace de la rue.

Devant un parterre de stars et d’icônes, de Kate Moss à Naomi Campbell, le défilé a introduit une ribambelle de retournements stylistiques : le plastique waterproof, très habituel dans la capitale Britannique, se fond ici dans la structure d’un trench luxueux ; des teintes vives épousent le célèbre tartan Anglais… Mais la pièce qui capture tout l’esprit de cette collection est inévitablement le trench amusé – un paletot coupé en gabardine tropicale, évidemment tissée en Angleterre. Pièce classique du vestiaire et de l’histoire de la Grande Bretagne, la trench flirte ici largement avec le second degré Britannique. A la fois léger et protecteur, sobre et élégant, le trench version Automne/Hiver 2017 s’amuse aussi de l’imagerie de l’Albion.

A travers des imprimés à dessins esquissés à la main dans les studios Burberry, Christopher Bailey joue en fait des classiques de cette culture populaire : Huffin & Puffin, ou encore le lapin d’Alice au Pays des Merveilles qui n’en peut plus de courir après le temps sur le dos d’un Double Decker ! Une pièce aussi attrayante que parfaitement atemporelle donc, qui insère un peu plus Burberry dans l’aura caustique et urbaine de l’époque. 

Le Trench Démesurément Plissé de Maison Margiela

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Il est l’accessoire le plus glamour de l’histoire – le trench appartient au vestiaire des femmes comme à celui des hommes mais, c’est entre les mains de ces dames que la pièce gagne en panache, et ce depuis plus d’un siècle. Il suffit de le voir porté par Catherine Deneuve ou encore Brigitte Bardot pour se rendre compte de l’effet-trench. Justement, pour composer sa collection présentée lors de la Semaine de la Haute Couture à Paris, John Galliano prit pour point de départ des figures iconiques telles Elizabeth Taylor et Marilyn Monroe. Mais l’actuel directeur artistique de la maison Margiela est loin d’une mode passéiste – l’homme invente et cette saison il a été animé « par l’idée de proposer un nouveau glamour. Je ne dis pas que je l’ai trouvé, parce que c’est un processus de travail. »

Au cœur des ateliers de la maison, installés dans le XIe arrondissement de Paris par Martin Margiela lui-même, John Galliano a distillé une collection inspirée par un geste, la « vitesse du glamour » : « Elle met une lèvre rouge, elle prend un manteau et sort à la hâte. » Cette idée se retrouve dans ce trench démesurément plissé à l’aspect d’un œuvre d’art. La matière, le volume, la découpe – tout illustre ici l’ADN même de la maison Margiela. Fondement de la collection, pièce icône assurément, ce trench semble réévaluer l’aspect humble du dit-manteau pour l’élever au contact de la Haute Couture Margiela ! Brillamment, John Galliano parvient à déformer, tordre, couper une pièce couture dans une simulation de carton ondulé. Il s’agit pourtant d’organza et de crin travaillés dans un pli étroit ici associés à un trench en trompe-l’oeil – de l’art, tout simplement.

La réflexion sur le glamour, Galliano la porte encore un peu plus loin : « Le glamour ne peut pas exister sans audience » a-t-il déclaré. « Vous pouvez avoir un glamour intellectuel, vous pouvez avoir un sens de l’humour et être glamour, mais sans public, cette lumière – elle n’existe pas. » Ainsi, Galliano interroge l’essence même de la Haute Couture – réflexion qui semble courir auprès de nombreux autres couturiers cette saison. Et de façon à faire sortir la couture des musées, Galliano pense des pièces magistrales mais ô combien pragmatiques : si l’esthétique Galliano pour la Maison Margiela se précise un peu plus en couture, c’est bel et bien pour une version plus terre-à-terre que le couturier aime à raisonner. Une version prêt-à-porter sans doute plus à mène de descendre dans la rue !

 

Le Duffle-Coat Burberry Automne-Hiver 2016

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Si Christopher Bailey a, lundi, présenté sa vision de l’homme pour la saison Automne/Hiver 2016, c’est bel et bien le mélange des genres qui orchestrait la nouvelle collection Burberry. En signant un style dans l’équilibre parfait entre casual, sportswear et inspiration militaire, le directeur artistique de la maison a ici mis en lumière un homme d’une élégance folle, dans un tailoring à la simplicité mesurée.

Christopher Bailey revisite ainsi la gimmick Burberry le long d’un duffle-coat vert kaki – englobant, un tombé nonchalant sublimant à merveille la silhouette de l’homme, la pièce révèle une longueur peu habituelle mais ô combien rêvée. Subtilement feutrée, teint dans un vert forêt, le duffle-coat conserve toutefois l’éternel cordage beige… Avec cette collection, Burberry signe ainsi l’allure d’un homme profondément dans l’air du temps, élégant, l’air de rien.

Le « Trench Par-Dessus » Automne-Hiver 2016 par Burberry

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Christopher Bailey a cette année fait plus que rechercher dans les archives de la maison une grammaire parfaite pour l’époque – depuis quelques saisons déjà, à force de réinventer les codes de la maison, Bailey parvient aujourd’hui à mettre en mode le millésime du trench imaginé par Thomas Burberry il y a plus d’un siècle.

Et c’est ainsi que la pièce centrale du défilé se fait parfois demi-zippée, parfois sans, tantôt utilisée comme par-dessus, tantôt enfilée comme un trench. Zippée blanc, et avec un long col léger tout à la fois esthétique et protecteur, la nouvelle variation autour du trench Burberry sent bon la fin des seventies. Allurant sans hésitation l’homme qui le fait sien, le trench par-dessus, dans sa nouvelle équation, s’impose comme le must-have de l’hiver prochain.

Le Trench Imprimé de Burberry Automne-Hiver 2015-2016

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On le sait, Christopher Bailey est fasciné par le rythme et le changement du monde. Pour autant, voici que le directeur artistique de la maison Burberry s’éprend, s’amuse, et éprouve même un certain bonheur à l’idée de ralentir la marche du monde – du moins, à son niveau. La collection se nomme Patchwork, Motif et des Tirages… C’est ainsi qu’il se mit à réfléchir sur le trench au prisme d’une réalité : il est une pièce qui se transmet de génération en génération, un héritage qui parfois remonte à son statut de manteau des tranchées… Le voici qui se confie alors sur son désir de léguer de nouvelles pièces patrimoniales.

Dans ce vestiaire post-hippie, la palette est chaude : du bordeaux au bleu canard, on passe par des nuances vert bouteille et ocre. Le kaki, l’orange et le vert turquoise se déclinent et s’entremêlent sur des pièces résolument ethniques. Et le fameux trench ceinturé se revisite sous des influences bohèmes. Inspirée des artisanats nationaux, l’esthétique hippie est portée à un tel degré de raffinement que le trench à motifs fleuris est un véritable hommage à scène folk des années 60-70… Un témoignage de la richesse et de la force de proposition de la griffe.

Le Trench-Coat Burberry Printemps-Été 2016

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L’héritage de Burberry est vieux de plus d’un siècle, et pourtant, la maison de Thomas Burberry est sans doute celle la plus à même de dialoguer avec les nouvelles générations. Le directeur artistique de la maison, Christopher Bailey, cherche sans relâche à se frotter à l’avant-garde. Pour la saison prochaine, il n’hésite pas à multiplier les références aux attributs de la monarchie britannique, mais dans une veine sombre et très rock. C’est ainsi une atmosphère tout en romantisme noir qui s’échappe de ce défilé ; une atmosphère générée là au travers d’une inspiration délicatement vintage.

Le trench-coat, pièce iconique de la maison, après moult évolution romanesque et poétique, s’incarne cette année dans une veine d’inspiration militaire. Noire ébène, contourée de fils d’or, la pièce a été fabriquée par une manufacture spécialisée dans la confection d’uniformes de l’armée depuis le XVIIIe siècle… Réalisée par les mêmes brodeuses que celles de la Garde de la Reine. Raffiné, travaillé minutieusement et de plus en plus envoutantes, le trench Burberry se réinvente au contact d’une inspiration très Sgt. Pepper–style. De quoi ravir les nouvelles générations en quête d’une nonchalance stylisée !

Le Trench Coat Burberry Automne-Hiver 2015-2016

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Castleford, si la ville du nord de l’Angleterre ne sonne familièrement, le trench Burberry, lui, assure son rayonnement. C’est en effet là que les artisans de la maison se chargent de sa confection. En combinant techniques traditionnelles et dernières avancées technologiques, la maison de Thomas Burberry continue d’atteindre parfaite composition qui donne naissance à la plus culte des gabardines, et ce depuis plus de 100 ans. Aujourd’hui si la recherche se tourne vers une quête de légèreté, la silhouette classique du manteau des tranchées s’adapte à la modernité en troquant cette dégaine extrêmement pratique pour une allure très sophistiqué, un peu rock.

Et cette rentrée, aux nuances déjà existantes de miel, et de pierre noire viennent s’ajouter des tons jamais utilisés : le rouge parade et le bleu marine. Nouvelles teintes inédites de trench-coats donc, le trench Burberry Héritage se propose dans un style intemporel mais néanmoins ancré dans l’évolution. C’est en effet pour devenir l’icône de cette saison que la pièce 100% Made in UK s’allure d’une toute autre façon.

Le Trench Burberry Printemps-Eté 2015

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S’il y a bien une chose que l’on ne pourra reprocher à Christopher Bailey, c’est son manque d’audace. Dans une volonté de jouer avec la joie de la couleur, avec la joie de la mode en fait, le directeur artistique de Burberry signe une collection comme une vision idéalisée d’un été anglais. Des couleurs minérales, des calligraphies oversized, des lettrages, de grands insectes et des oiseaux virevoltaient ainsi sur le podium de la Fashion Week de Londres. C’est dans de vieux ouvrages d’ornithologie et d’entomologie, que Bailey est allé dénicher ces illustrations, cette fois-ci imprimées à la main sur d’authentiques tissus britanniques.

Et pour la première fois dans l’histoire du manteau de tranchée, chaque trench a sa couleur, son motif, et finalement son approche de l’iconique. L’incontournable trench coat est donc ici modernisé par de grands motifs naturels, et des couleurs vives et puissantes. Une poésie toute nouvelle qui sans doute s’incarne dans ces ceintures d’arc de tulle. On les attache nonchalamment, de la même façon que ces bouquets de fleurs. Le résultat ? Des trenchs ultradésirables dans des couleurs acidulées et au fini mat. Un bariolage très très cool

Le Trench Imprimé de Burberry Automne-Hiver 2015-2016

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On le sait, Christopher Bailey est fasciné par le rythme et le changement du monde. Pour autant, voici que le directeur artistique de la maison Burberry s’éprend, s’amuse, et éprouve même un certain bonheur à l’idée de ralentir la marche du monde – du moins, à son niveau. La collection se nomme Patchwork, Motif et des Tirages… C’est ainsi qu’il se mit à réfléchir sur le trench au prisme d’une réalité : il est une pièce qui se transmet de génération en génération, un héritage qui parfois remonte à son statut de manteau des tranchées… Le voici qui se confie alors sur son désir de léguer de nouvelles pièces patrimoniales.

Dans ce vestiaire post-hippie, la palette est chaude : du bordeaux au bleu canard, on passe par des nuances vert bouteille et ocre. Le kaki, l’orange et le vert turquoise se déclinent et s’entremêlent sur des pièces résolument ethniques. Et le fameux trench ceinturé se revisite sous des influences bohèmes. Inspirée des artisanats nationaux, l’esthétique hippie est portée à un tel degré de raffinement que le trench à motifs fleuris est un véritable hommage à scène folk des années 60-70… Un témoignage de la richesse et de la force de proposition de la griffe.

My Burberry : Le Parfum de Trench

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Mettre un trench en bouteille ? Difficile à imaginer. Mais Burberry l’a fait. Ce jus, Christopher Bailey le voulait iconique ; et, quelle pièce plus iconique pour la maison Londonienne que son intemporel trench ? De cette inspiration, le flacon en déborde. L’habituelle couleur miel du manteau des tranchées se reflète sans jalousie dans celle de My Burberry. Le nœud de gabardine qui ceinture la bouteille rectangulaire n’est pas sans rappeler celui qui souligne la taille de ces femmes prêtes à affronter le climat automnal. En effet, sans lui, la saison serait bien morose ; difficile pour ses belles de passer un jour sans celui qu’elles appellent aussi « my burberry ». Un surnom si bien installé dans les esprits, que l’on finit par ne plus savoir si elles parlent du vêtement ou du parfum qu’elles portent.

Un parfum dont le flacon se referme grâce à la parfaite imitation du bouton brun. Un précieux geste pression qui capture un mouvement qu’elles connaissent bien. Et le check ? C’est caché dans la boite couleur miel qu’on le devine, comme dans le revers d’un trench. La comparaison ne pouvait s’arrêter là puisque selon Bailey : « Une fragrance qui s’inspire de l’iconique trench Burberry se doit être absolument exceptionnelle.» Ainsi donc l’eau s’inspire des senteurs émanant de ces grands jardins londoniens après que la pluie soit tombée. Une de ces pluies dont la parfaite imperméabilité du trench protège. Florale, et aussi facile à porter qu’un Burberry dans les rues de Londres, la senteur se veut tout aussi british !

Iconique, le parfum l’est aussi par sa campagne publicitaire. Comme le trench, il n’a pas d’âge, et ne répond à aucun carcan : comme Cara et Kate. Encore et toujours, la maison Burberry choisit des icônes pour représenter une icône en devenir. On les y découvre ainsi se protégeant d’une pluie de My Burberry, qui glisse sur la gabardine sans jamais y pénétrer. Il ne serait pas étonnant de voir cette saison les cols d’un Burberry soient imprégnés d’un parfum de trench.