Le Sofitel Quiberon, Oeuvrer Au Bien-Être Total

Un centre de thalasso initié par un sportif en convalescence dans les années 60 — le Sofitel Quiberon figure aujourd’hui une oeuvre hôtelière dédiée au bien-être total.

 Sofitel Quiberon, 5 Etoiles Pour Le Bien Vivre

L’histoire du Sofitel Quiberon est intrinsèquement liée à celle d’un champion frappé par le (mauvais) sort — le champion de cycliste Louison Bobet. Connu pour être le premier coureur à décrocher, trois fois consécutives entre 1953 et 1955, la première place du Tour de France, il est celui par lequel Quiberon va lier son destin à la thalassothérapie. Et celui par qui la thalassothérapie va gagner à être pratiquée !

Car voilà, un jour de 1961, Louison Bobet est frappé par le sort — un accident de voiture contraint celui que Roland Barthes qualifiait de « héros prométhéen » à stopper net sa carrière. Double fractures du fémur et de la cheville… Le constat est sans appel; Louison Bobet doit se concentrer sur sa convalescence.

Durant deux semaines, il suit les soins prodigués par le docteur René Bagot, à Roscoff. Et c’est là que le destin va encore frapper.

Car Louison Bobet fait des progrès monstres — il se remet vite, très vite. Et le champion en est persuadé: c’est à l’eau de mer et son utilisation thérapeutique qu’il le doit !

Il se jette alors avec cette même passion et même détermination dans la nouvelle aventure de sa vie: la thalassothérapie. Il fonde l’Institut de Thalassothérapie de Quiberon en mai 1964; contribuant, par sa popularité, à démocratiser la vogue de la thalasso.

Mais pour Louison Bobet, c’est bien plus qu’une simple mode — c’est une nouvelle façon de comprendre, entendre et satisfaire aux besoins du corps.

Il ouvre alors, coup sur coup, le Sofitel Thalassa en 1965, et, quelques années après, un hôtel qui lui est adjacent, le Sofitel Diététique.

S’appuyant sur l’aide du médecin Lorientais Raymond Denniel, Louison Bobet va orchestrer une solution inédite et complète destinée au bien-être — autant physique que celui qui chuchote le repos aux cinq sens…

55 ans après, ce qui avait commencé comme des séjours prescrits par des médecins tient lieu de bulle de plaisir à absolument découvrir.

Il faut dire que sa localisation à Quiberon a de quoi faire taire toutes sortes d’agitations — physique ou mentale ! Car Quiberon, on le sait, parce qu’elle est située à la pointe de la Côte Sauvage, berce l’âme de sa beauté naturelle… A quoi tient cette beauté? Elle se dévoile ici.

Ceux curieux de l’effet Quiberon peuvent le voir sublimer dans le film ‘Trois jours à Quiberon’ — l’oeuvre de Emily Atef qui retrace l’un des nombreux séjours de l’icône Romy Scheinder à Quiberon. Elle venait y chercher la relaxation que procure l’air marin, et un bien-être qui peut ici devenir total.

Le Sofitel Quiberon, Oeuvre d’Un Bien-Être Total

Car voilà bien ce qui différencie l’offre du Sofitel Quiberon — deux hôtels 5 étoiles pensés en parfaite communion avec la nature environnante, afin de servir la communion même du corps et de l’âme. D’un côté le Sofitel Thalassa, de l’autre le Sofitel Diététique !

Baignant ainsi dans la lumière quasi-irréelle qu’offre cette presqu’île de Quiberon, que l’on croirait perdue au bout du monde, les hôtels Sofitel et l’Institut de Thalassothérapie & Bien-être ont tout pour concourir au kief absolu !

Ce que vise le plus ancien resort thalasso de France, comme le dit le directeur du Sofitel Quiberon Bart van Cauwelaert: « Plus que tout : l’importance de prendre soin de soi ! A l’heure actuelle, il est essentiel de s’offrir des moments de repos où l’on prend du recul par rapport au quotidien. Que ce soit avec nos 6000 m² de centre de bien-être ou au travers de nos cures d’amincissement, l’objectif est toujours de permettre à chacun de se ressourcer. »

Pour se faire, le Sofitel Thalassa dispose d’équipements qui font irrémédiablement valser l’esprit — un jacuzzi planté à l’extérieur, sur les dunes de sables fins, face à la splendeur de l’océan Atlantique… Une piscine d’eau de mer chauffée de 25m, un parcours marin, sauna, hammams…

Mieux, parce que le Sofitel Thalassa fut précurseur en la matière sous l’impulsion de Louison Bobet, il ne se laisse dépasser par son époque. On retrouve ainsi tout ce qui fait de la thalasso une science vivante et vivifiante — yoga, sophrologie, machine AlterG, mais aussi la puissance des jets à très forte pression dans un bain d’eau de mer, dits Kib’Dren…

Autant d’installations berçant le corps sans oublier l’imaginaire, puisqu’elles se dressent face à la magnificence de l’océan.

Le Chef William Lamotte

Côté diététique, on renoue avec l’essentiel, magnifié au Sofitel Quiberon Diététique. Des cures d’amincissement orchestrées par des nutritionnistes et des coachs sportifs — un menu concocté par le Chef William Lamotte, autour de plats riches en saveurs iodées !

LANGOUSTINES SUR GALET

Poissons, fruits de mer, algues, herbes aromatiques du Jardin du Sofitel Quiberon, pour lui, sa créativité est inspirée par le produit.

Sa gastronomie sans excès puise dans les délices qu’offrent la situation privilégiée de Quiberon. Sa carte, elle, déploie l’évidence: bien manger, bien vivre signifie toute autre chose à l’heure où l’excès est une question d’ingrédients parasites.

HOMARD BRETON, CONCOMBRE & AGRUMES

Justement, en parlant de perturbations éculées… Les icônes du cinéma y trouvent depuis longtemps le lieu idéal à leur déconnexion. On raconte ainsi comment Simone Signoret et Yves Montand, Catherine Deneuve et Marcello Mastroianni, Gregory Peck, Lino Ventura ont fait le voyage pour atteindre ce lieu hors du temps qu’est le Sofitel de Quiberon.

Et l’on raconte aussi comment, un jour, Gérard Depardieu s’est pris à taquiner le personnel — demandant, non sans ironie, s’il était possible de déposer son avion sur une piste de 3 km à Quiberon. Lors même que l’aérodrome de Quiberon ne fait que 800 m.

Amusé et amusant de voir comment un lieu peut ainsi insuffler au corps et à l’âme tant de sincérité !

Les Collaborations De La Maison Louboutin

Christian Louboutin ne recule jamais devant l’idée de collaborer — surprenantes et réussies, ces collaborations ont fait entrer les icônes Louboutin dans l’esprit du monde entier. Du Crazy Horse à Star Wars, Louboutin résonne tel une icône tantôt pop tantôt sophistiquée !

Les Collaborations Louboutin

Christian Louboutin a compris très tôt l’importance de la ligne juste. Et il apprend cela auprès de son mentor. Celui que l’on a surnommé le Fragonard de la chaussure; celui qui chaussa la Reine Elizabeth pour son couronnement en 1953 — Roger Vivier donc, a marqué le savoir-faire de la maison Louboutin d’une empreinte d’excellence.

Comme lui, d’aileurs, Louboutin ne va tarder à collaborer avec les grandes maisons Parisiennes. Dès 1995, il chausse les silhouettes de Jean Paul Gaultier, Lanvin ou encore Yves Saint Laurent. On se souvient que déjà, Roger Vivier avait accompagné la maison Saint Laurent à de nombreuses reprises — imaginant notamment les Belles de Vivier, soulier devenu mythique aux pieds de Catherine Deneuve dans le film de Luis Buñuel, ‘Belle de Jour’.

Héritières de ce savoir-faire hors norme, mais bien ancrées dans sa propre imagination, les créations de Christian Louboutin signent notamment le dernier défilé Haute Couture Yves Saint Laurent. C’était en Janvier 2002, les adieux du couturier s’étaient tenus au centre Georges-Pompidou.

Mais de collaborations il est proprement question dès 2006. Christian Louboutin retrouve David Lynch pour une série de créations explorant le fétichisme. Pour l’exposition « Fetish » à la Galerie du Passage, à Paris, Lynch articule des photos tandis que Louboutin signent des souliers uniques et complètement fous — là encore, c’est l’imagination et le dessin qui précèdent l’objet. Et la possibilité de l’enfiler !

En 2012, c’est avec le Crazy Horse qu’il signe sa collaboration la pus iconique. Devenant ainsi le premier premier Guest Créateur du mythique cabaret Parisien. Depuis longtemps inspiré par le music-hall, cette collaboration a un goût de consécration !

« Christian Louboutin et le Crazy Horse sont des symboles de la vie parisienne dont les univers voyagent au-delà des frontières. Symboles du monde de la création, de l’étonnement et de la modernité, ils partagent les mêmes sources d’inspiration – la Femme bien sûr, mais aussi le monde qui les entoure – et détiennent un savoir-faire d’exception pour proposer des créations inédites et surprenantes. C’est donc tout naturellement que nous avons sollicité Christian Louboutin » précisait Andrée Deissenberg, la directrice du Crazy Horse.

L’idée? Repenser la revue du Crazy, de fait rebaptisée ‘Feu’, autour d’une vision onirique et très Louboutin de la Femme. Pour la femme !

Louboutin Dans La Culture Populaire

Si l’on ne compte plus le nombre d’apparitions des iconiques Pigalle dans les films, clips et séries, Christian Louboutin a cependant été appelé pour une collaboration plus surprenante encore.

En 2012 toujours, c’est Disney qui le contacte pour créer une vision moderne du mythique soulier de verre de Cendrillon. Pour accompagner la sortie du film Cendrillon, la maison Louboutin a ainsi imaginé une pantoufle de verre, piquée d’un papillon. Symbole de transformation…

Plus tard encore, Disney le rappelle — cette fois, pour Stars Wars, réalisé par les studios Walt Disney et Lucasfilms.

« J’ai été très surpris quand les équipes de Disney m’ont contacté à propos du prochain épisode de la Saga, c’était totalement inattendu. Mais j’aime les surprises et celle-ci m’a particulièrement intrigué. A première vue, nos univers sont assez distincts, mais quand ils m’ont montré les images de Crait, la planète rouge, j’ai compris pourquoi ils avaient pensé à moi. Immédiatement me sont apparues les premières images et idées. »

Le résultat? Quatre chaussures à la hauteur des personnalités des quatre héroïnes… La capitaine Phasma, aux commandes des Stormtroopers du Premier Ordre; Rey, la pilleuse d’épaves Jakku; la vice-amirale Amilyn Holdo; et Rose Tico, une mécanicienne de la résistance.

Quelques souliers d’exception donc, à découvrir au Palais de la Porte Dorée jusqu’au 26 juillet 2020.

La 45e Edition Du Festival Du Cinéma Américain De Deauville


Les mythiques planches de Deauville s’apprêtent à accueillir une édition placée sous la présidence de Catherine Deneuve!

Du 6 au 15 septembre 2019, l’icône de la Coté Fleurie servira une nouvelle fois de ville hôte au plus cool des festivals de cinéma. Et c’est peu dire. L’ambiance qui règne au Festival du Cinéma Américain de Deauville n’est à nulle autre pareille — entre humour, détachement et approche peu compétitive de l’exercice, les acteurs et actrices, aussi glorieux soient-ils, trouvent ici l’occasion de lâcher prise. Comme voulue par le Duc de Morny, Deauville est toujours cette station balnéaire où il fait bon être vu, tout détendu.

C’est par exemple Danny Kaye qui, en 1980, inaugure le festival en arrivant à quatre pattes sur la scène du cinéma du Casino. Buzz Aldrin en tenue d’astronaute sur la plage de Deauville. Ou encore la projection du mythique Flashdance d’Adrien Lyne qui, une fois terminée, voit le public refuser de quitter la salle de projection! Oui, au Festival du Cinéma Américain de Deauville, les stars côtoient leurs fans dans une ambiance très déridée!

Et cette année, c’est l’actrice la plus exaltante de la galaxie, Catherine Deneuve, qui présidera le Festival. Non-compétition oblige, le palmarès, déjà connu, récompensera pêle-mêle: ‘Les Misérables’, de Ladj Ly, du Prix d’Ornano-Valenti. ‘Wasp Network’ d’Olivier Assayas, dont le directeur du festival Bruno Barde dit: « Il y a chez Olivier Assayas le plaisir du cinéma, du filmage et de sa ponctuation que l’on sent à chaque plan, chaque séquence et chaque scène. Une hélice d’avion, un vol, une perspective, un baiser, un travelling. Olivier applique parfaitement l’adage de Truffaut : un bon film est un film qui a un point de vue sur le monde et un point de vue sur le cinéma. »

Diffusé en avant-première de sa sortie Française aussi, le très attendu film de Woody Allen, ‘Un Jour de Pluie à New York’. Avec Elle Fanning, récompensée par le prix Nouvel Hollywood à Deauville l’an dernier. Oui, car si le Festival compose la plus belle vitrine du cinéma Américain, il n’en oublie pas moins de faire le lien entre les icônes passées d’Hollywood et leur pendant contemporain. Et puisqu’il s’agit bien souvent de rappeler le passé au présent, la maison Chanel compte cette année parmi les partenaires luxe du Festival — un hommage appuyé à tout ce que Coco doit à Deauville. Son beige, sa marinière, le jersey iconique mais surtout, ce style qui n’appartient qu’à cette ville… Glamour et chic, jamais ampoulée!

Le Cadenas Van Cleef & Arpels

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Si l’histoire de Van Cleef & Arpels s’écrit au début du siècle dernier, cette maison de Haute Joaillerie Parisienne jamais n’a cessé d’émerveiller le monde aux grés de compositions éminemment magnifiques, essentiellement somptueuses. L’un des premiers joailliers à s’être installé Place Vendôme en juin 1906 a ainsi très tôt su faire de son savoir-faire le support d‘une imagination hautement pertinente. Les années 1920-1940 marquent un tournant pour la maison — lorsque Renée Puissant, fille des fondateurs, en reprend la direction artistique, c’est à René Sim Lacaze, dessinateur, qu’elle lie l’esthétique Van Cleef & Arpels. 

L’une des pièces phares de ce répertoire — la montre-Cadenas, parfaite rencontre entre pragmatisme et magnificence. A l’époque où les femmes sont encore assujetties à des normes bien étranges, la maison Van Cleef & Arpels va parvenir à contourner avec une dextérité folle un usage interdit. Les femmes sont alors mal vues lorsqu’elles portent une montre, ou pire, lorsqu’en public, elles s’enquièrent de l’heure. Van Cleef & Arpels va alors mettre au monde une complication poétique — une pièce époustouflante; une montre-Cadenas audacieuse et astucieuse. Une pièce qui va faire s’évanouir les frontières entre joaillerie et horlogerie!

Conçue comme un bracelet, la montre Cadenas dissimule un cadran visible par la seule élégante qui la porte. En 1935, un grand classique est né! Symbole de l’union, le cadenas épouse ici les pierres les plus précieuses autour d’une composition raffinée — chef d’oeuvre absolu, le modèle original fut coulé en or pur. Les lignes rectilignes du boîtier équilibrent ici le baroque de sa double chaîne serpent servant de bracelet. L’attache, elle, décalque les arrondis d’un cadenas. Ainsi imaginée, cette montre Van Cleef & Arpels intègre un cadran qui, incliné, permet à la Belle de lire l’heure à la dérobé! Une merveille notamment vue au poignet de Catherine Deneuve dans le film ‘Le Dernier Metro’. Une icône toute en symboles…

Le Cadenas de Van Cleef & Arpels

2017 : La maison propose un modèle de la montre cadenas serti de rubis. 

2015 : Un nouveau modèle de la montre cadenasentièrement rose fait chavirer les cœurs pour la Saint Valentin.

2015 : La maison propose trois versionsde la montre cadenas serties de diamants.

2015 : La maison propose pour la nouvelle collection neuf nouveaux modèles.

2015 : Les clients peuvent faire graver un messagesur le dos de leur montre cadenas.

2015 : Pour le SIHH Le cadranet le fermoirde la Montre Cadenas est agrandi par souci de lisibilité. 

2011 : Le modèle de la Montre Cadenas offert à la Duchesse de Windsor par son mari, est adjugé pour 362 000 francsaux enchères à Genève.

1980 : La maison réalise neuf nouveaux modèles de montre cadenas.

1980 : Dans le film « Le dernier métro », Catherine Deneuve porte une montre cadenas.

1937 : Le nom de « Montre Cadenas » est donné au bijou.

1936 : La montre cadenas est d’abord nommée Agrafe.

1935 : Les premiers dessins de la Montre Cadenas 

La Robe Trapèze De Courrèges

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Apparaît alors la petite robe blanche trapèze qui dynamite le vestiaire bourgeois en prennant le contre-pied des silhouettes traditionnelles et apprêtées de la précédente décennie. Sa particularité ? Une coupe trapèze structurée qui libère les hanches et dévoile les jambes au-dessus du genou. La forme géométrique et plate de la robe insuffle l’allure futuriste d’une femme des temps modernes. Le blanc immaculé accentue cette impression de tenue venue tout droit du cosmos. Elle signe le renouveau de la mode des années 60, prémisse des années 70, qui deviendra plus libérée et audacieuse. De par sa formation d’ingénieur, les créations d’André Courrèges sont extrêmement construites et architecturées. L’utilisation de matériaux nouveaux en est la preuve. Regardant vers l’avenir tout en restant en phase avec son époque, il provoqua la révolution chahutant le monde du design, de l’art et de l’industrie. La robe trapèze pose les bases du style Courrèges, devenant du même coup une référence absolue de la mode française.

Elle accompagne le mouvement de libération des femmes, habille des corps en mouvement qui s’attaquent au marché du travail. Par ailleurs, les adolescentes y trouvent une forme d’expression de libération et d’affirmation de leur féminité. Au sommet de sa gloire, Twiggy portera la robe minimaliste dans un style « Classic with a twist », ou « mod dress » d’où le terme même de la tendance « mod », désignant un modernisme peu conventionnel. Toutes les icônes chics l’adoptent, Catherine Deneuve, Brigitte Bardot, Romy Schneider ou encore Françoise Hardy. Créateur de génie, André Courrèges a marqué lui aussi durablement la mode. Yves Saint-Laurent salue le talent novateur pour affirmer que la mode ne sera plus jamais la même suite à « l’explosion Courrèges ».

La Robe Trapèze de Courrèges

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Apparaît alors la petite robe blanche trapèze qui dynamite le vestiaire bourgeois en prennant le contre-pied des silhouettes traditionnelles et apprêtées de la précédente décennie. Sa particularité ? Une coupe trapèze structurée qui libère les hanches et dévoile les jambes au-dessus du genou. La forme géométrique et plate de la robe insuffle l’allure futuriste d’une femme des temps modernes. Le blanc immaculé accentue cette impression de tenue venue tout droit du cosmos. Elle signe le renouveau de la mode des années 60, prémisse des années 70, qui deviendra plus libérée et audacieuse. De par sa formation d’ingénieur, les créations d’André Courrèges sont extrêmement construites et architecturées. L’utilisation de matériaux nouveaux en est la preuve. Regardant vers l’avenir tout en restant en phase avec son époque, il provoque la révolution chahutant le monde du design, de l’art et de l’industrie. La robe trapèze pose les bases du style Courrèges, devenant du même coup une référence absolue de la mode française.

Elle accompagne le mouvement de libération des femmes, habille des corps en mouvement qui s’attaquent au marché du travail. Par ailleurs, les adolescentes y trouvent une forme d’expression de libération et d’affirmation de leur féminité. Au sommet de sa gloire, Twiggy portera la robe minimaliste dans un style « Classic with a twist », ou « mod dress » d’où le terme même de la tendance « mod », désignant un modernisme peu conventionnel. Toutes les icônes chics l’adoptent, Catherine Deneuve, Brigitte Bardot, Romy Schneider ou encore Françoise Hardy. Créateur de génie, André Courrèges marquera lui aussi durablement la mode. Yves Saint-Laurent salue le talent novateur pour affirmer que la mode ne sera plus jamais la même suite à « l’explosion Courrèges ».

Le Chanel N°5 et sa Nouvelle Égérie

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Les plus belles ont prêté leurs traits aux campagnes du premier parfum de la maison de la rue Cambon. Catherine Deneuve, Estella Warren, Carole Bouquet, Nicole Kidman, Audrey Tautou… Aujourd’hui, c’est à celle que l’on a très vite surnommé « The Body » qu’incombe la tâche de promouvoir un parfum unique. Une eau presque centenaire qui continue d’apparaître dans le quintet de tête des parfums iconiques. Il faut dire que sa recette est restée la même : un jus aux notes de citron, bergamote, aldéhyde, néroli, ylang-ylang, jasmin, rose, iris ou encore vanille, musc et santal. Gisele Bündchen, archétype du top model mais aussi archétype de la fille saine et sportive, confiera donc son visage à l’objectif Baz Luhrmann. Le réalisateur de Moulin Rouge et de Gatsby le Magnifique orchestrera ainsi le film publicitaire du N°5. C’est à lui également que l’on doit l’envoutant film du N°5 avec Nicole Kidman en 2004.

Pour incarner et représenter sa plus précieuse création olfactive, la maison Chanel a ainsi fait appel à une femme de caractère ; une femme à la beauté naturelle et moderne, symbole de féminité et de grâce dans le monde entier. Au N°5, Gisèle Bundchen prête donc sa séduction et sa féminité ; une sensualité nouvelle à ce parfum datant de 1921. D’après WWD, le tournage a commencé le mercredi 21 mai dans les Hamptons pour se poursuivre à New York même. Pour diffusion fin 2014.

Le Smoking : une Pièce de Mode Constamment Réinventée

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1966. Le pantalon est prohibé, ou très mal vu sur les jambes des femmes ; en cause : son « obscénité ». Deux ans avant Mai 68, alors que les femmes affleurent dans la vie active, Yves Saint Laurent ponctue une carrière au service de la beauté et de l’élégance en leur léguant l’argument du pouvoir. Cette année-là, en effet, le couturier annonce la collection Pop Art ; celle-ci affole et finalement affecte les codes du monde de la mode. Parmi les pièces de ce défilé haute couture automne-hiver 1966-1967, une silhouette scandalise : la n°262 ; les Américains la baptisent « Le Smoking » – premier costume pour femmes jamais dessiné par un homme. YSL, lors de ces adieux à la haute couture en 2002, non sans émotion rappelait : « J’ai toujours voulu me mettre au service des femmes. J’ai voulu les accompagner dans ce grand mouvement de libération que connut le siècle dernier ». Et, c’est par cette pièce, consituée d’un pantalon droit, d’une chemise en organdi blanc à jabot, d’un nœud lavallière, d’une ceinture de satin pour s’achever sur une veste longue à la coupe ajustée, qu’il parvient à renverser son époque. Exit les sempiternelles robes longues insupportables à enfiler : le smoking est la nouvelle tenue de soirée. La première à l’arborer est Catherine Deneuve, en 1967. Les conservateurs s’offusquent ! voyant là la confusion des genres, et, in fine, la perversion de l’espèce ; jugeant sans savoir observer le génie d’Yves Saint Laurent car, la relecture est un modèle du genre. A défaut de rhabiller les femmes d’habits d’hommes, l’artiste déshabille les hommes pour accommoder les femmes.
Et puis, ces femmes parées de smoking ne sont d’ailleurs pas sans évoquer la vogue du « cross-dressing », qui, des colonies britanniques aux cabarets lesbiens de Paris, étaient d’usage durant l’entre-deux-guerres ; garçonnes et homosexuelles arborant complet et porte-cigarettes. Pour Pierre Bergé, la femme Saint Laurent n’est pas une androgyne : « elle emprunte les vêtements de l’homme pour exacerber sa féminité ». Un peu à la Chanel. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si l’on dit qu’elle a libéré les femmes quand Yves Saint Laurent leur a donné le pouvoir. Le pouvoir, c’est bien de cela dont il s’agit. En empruntant, en transcrivant ce vêtement masculin symbole du pouvoir pour le faire porter par les femmes, Yves a, pour lui, « conféré les attributs d’un sexe à l’autre ». Pierre Bergé sonde ainsi l’idée d’une femme en costume d’homme : « la marque même d’une femme d’aujourd’hui. Je pense que, s’il fallait représenter la femme des années 1970 un jour dans le temps, c’est une femme en pantalon qui s’imposerait car le pantalon est devenu une des pièces maîtresses de la garde-robe de la femme moderne. » De 1966 et jusqu’à ce qu’Yves Saint Laurent tire sa révérence, le smoking se fait éternel : à la manière d’un rituel, son passage sur le podium est convoité. Au fil de ses années de création, le couturier explore et use de toutes les possibilités du principe : ne bornant aucun métissage, appelant à toutes hybridations, le smoking se transfigure au contact de jupes, shorts, knikers, robes, ou kimonos. Demeurant une constante à la plume d’YSL, le smoking ne cesse ainsi de suggérer l’extrême sensualité du contraste féminin-masculin ; découvrant sa rigueur virile d’une fente le long de la cuisse, exhibant une épaule ou se nouant simplement sur un soutien-gorge de dentelle… Le smoking devient mythique lorsqu’il se fait l’écrin d’une ultra féminité : en 1989, c’est à même la peau qu’il s’enfile. Aujourd’hui, cette création incarne le summum de l’élégance, léguant grâce et assurance.
Mais si c’est pour la haute couture qu’il l’imagine en 1966, c’est dans la ligne prêt-à-porter Rive Gauche que l’icône fait un carton. Cette rupture entre la scène et la rue, entre le faste et le circonspect, Yves Saint Laurent a engagé sa création à la tordre. Empoignant cette distinction, il a fait de sa création un manifeste. Marguerite Duras perçoit « des femmes de Saint Laurent sorties des harems, des châteaux et même des banlieues ; elles courent les rues, les métros, les Prisunic, la Bourse ». À travers ce vêtement, il fait que la femme se sent continuellement à la mode, car, c’est un vêtement de style, non un vêtement de mode. « Les modes passent, le style demeure ».
 
 
 
 

Le Smoking Tuxedo de YSL en Quelques Dates

 

1966 Yves Saint Laurent lance Le smoking tuxedo dans le cadre de la collection POP Art avec l’actrice Catherine Deneuve comme modèle. Une typique veste – tenue de soirée pour homme est accompagnée d’un pantalon pattes d’éléphant.

1974 L’actrice anglaise, modèle et chanteuse Charlotte Rampling est protagoniste de la nouvelle campagne pour Le smoking.

1975  Helmut Newton rend immortel le Tuxedo à travers ses photographies de Vibeke Knudsen dans la Rue Aubriot qui apparaissent dans l’édition française de Vogue.

1971 Bianca Jagger porte le Smoking d’YSL pendant son mariage avec Mick Jagger.

1986 Catherine Deneuve est encore protagoniste d’une campagne pour Le smoking sur Vogue.

1991 La mannequin Yasmeen Ghauri porte Le smoking avec un chapeau très chic et une veste noire plus courte et informelle pour la collection Printemps/été couture.

1993 Kate Moss pose pour la campagne publicitaire Yves Saint Laurent Printemps signée par Helmut Newton.

1997 YSL présente une version vintage du Smoking et Le smoking Barathea tuxedo pour la collection Printemps/été couture.

1999 Phillipe Cometti modernise l’image du classique Smoking avec Stella Tennant comme mannequin pour la collection Automne/Hiver.

2001 Yves Saint Laurent remplace la traditionnelle veste avec de la fourrure et des chemises modernes pour la collection Automne/Hiver couture.

2001 YSL change tout avec des vestes plus grises avec des gants pour la collection Printemps/été.

2002 YSL dessine une nouvelle version du Smoking avec une robe dans son dernière défilé. Il dit au revoir au monde de la mode avec ses mannequins qui portent Le smoking pour la collection couture.

2008 Kate Moss pose pour une campagne YSL avec le tuxedo signée par Inez Van Lamsweerde et Vinoodh Matadin.

2009 L’actrice française Melanie Laurent brille au festival de Cannes en portant un Smoking blanc.

2012 Jessica Chastain pose pour la nouvelle campagne du parfum Manifesto en portant Le Smoking photographiée par Max Vadukul.

2013 Cara Delevigne porte Le smoking pour la campagne YSL Baby Doll Mascara.

2013 Anne Hathaway, Kate Moss, Scarlett Johansson et Amber Valletta sont séduites par le nouveau style de Hedi Slimane: chacune d’entre elles choisit son unique type de Smoking.

2013 : YSL habille la bande de Daft Punk en Smoking.

2014 Hedi Slimane présente Abbey Lee Kershaw avec une version plus moderne du Smoking.

2014 Jennifer Connelly en smoking Saint Laurent par Hedi Slimane au DuJour Magazine Performance party à New York.

2014 L’actrice Angelina Jolie est photographiée portant le smoking aux BAFTA. Un mois plus tard ce sera le tour de Emma Watson.

2015 Julianne Moore étonne avec son Smoking et un See-Through blouse aux Canadian Screen awards.

2016 – 2016 : YSL présente une nouvelle version de Le Smoking Tuxedo.

2016 Jane Birkin est le nouveau visage de la campagne pour le Smoking Yves Saint Laurent.

2017 : Anthony Vaccarello propose une nouvelle version du Tuxedo pour sa collection Automne/Hiver.

Les 160 Ans du Bon Marché Rive Gauche

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Quoi de mieux qu’une icône pour célébrer un emblème ? Le Bon Marché Rive Gauche, « cathédrale du commerce moderne (…), faite pour un peuple de clientes »[1], créé en 1852 par le couple avant-gardiste Marguerite et Aristide Boucicaut, souffle cette année ses 160 bougies.

Pour cette occasion hors du commun, Catherine Deneuve, invitée d’honneur de ce légendaire anniversaire, est mise en scène par l’illustratrice Marjane Satrapi – dans 10 dessins faisant revivre l’esprit Rive Gauche et dont les vitrines se pareront – ainsi que par le réalisateur Loïc Prigent, dans un documentaire exclusif diffusé dans une salle de cinéma éphémère installée au rez-de-chaussée de ce monument institutionnel.

Mais la célébration ne s’arrête point-là. Fendi et son fameux sac « Baguette », Jean Paul Gaultier et son emblématique marinière, Repetto et ses incontournables ballerines, Burberry et son célèbre Trench Coat, Jérôme Dreyfuss et son cultissime « Billy », pour ne citer qu’eux ; en tout, pas moins de 160 Maisons de prestige rendent hommage au temple du luxe et de la modernité en recréant exclusivement pour l’événement leurs objets iconiques. Éditions limitées, pièces exclusives et rééditions uniques, cette collection apoplectique, intitulée Les Exclusifs, est une véritable déclaration à l’esprit libre et novateur de ce lieu d’exception.

Au fil de diverses expositions, dans une mise en scène incroyable, ce grand magasin nous emmène dans son univers où magie, créativité, audace et raffinement règnent en maître. L’histoire et le patrimoine du Bon Marché sont mis à l’honneur, des motifs historiques issus de ses archives sont ravivés et donnent ainsi naissance à une collection dédiée et signée, pour la première fois, le Bon Marché.


[1] Emile Zola, Au Bonheur des dames.