La Collection Dior Haute Couture 2020

Si la pandémie a empêché la tenue des défilés Haute Couture, elle a néanmoins inspiré à la maison Dior un mini-film comme une ode à la couture rêvée et révérée de la maison de Monsieur !

La Collection Dior Haute Couture 2020, Conte De Fée Hellénique

Les femmes Dior de la collection Haute Couture 2020 sont des nymphes, des sirènes et autres créatures mystiques de la Nature qui, assurément, aiment se parer de sublime. Et ce sublime, c’est dans la couture déjà rêvée et révérée de la maison de Monsieur qu’on le trouve !

Privée de défilé, Maria Grazia Chuiri est parvenue à mettre au monde une collection comme un hymne à l’histoire de la mode, et aux savoir faire essentiellement magistraux de la maison Dior.

Car c’est bien ce que raconte le mini-film orchestré par Maria Grazia Chuiri et Matteo Garrone. Une vision féérique intitulée Le Mythe Dior.

L’emblématique cinéaste Italien, qui a signé récemment Pinocchio, s’est en effet appuyé sur un pan historique de diffusion de la mode — les poupées de mode, appelées mannequin par le passé, et le Théâtre de la Mode.

Si les premières apparaissent dès l’époque de Louis XIV, c’est encore l’écrivain des Lumières Louis-Sébastien Mercier qui raconte le mieux leur rôle dans La Poupée de la rue Saint-Honoré. Et c’est d’autant plus pertinent que la maison Dior a inauguré en Juillet 2020 son nouveau flagship, rue Saint Honoré.

Louis-Sébastien Mercier écrivait donc à propos de La Poupée de la rue Saint-Honoré: « [Il] passe de Paris à Londres tous les mois, et va de là répandre ses grâces dans toute l’Europe, il va au Nord et au Midi ; il pénètre à Constantinople et à Pétersbourg ; et le pli qu’a donné une main française se répète chez toutes les nations, humbles observatrices du goût de la rue Saint-Honoré. »

Ces poupées ainsi habillées traversaient le monde et, dans les années 40, c’est Le Théâtre de la Mode qui repris le flambeau. À l’initiative de la Chambre syndicale de la couture parisienne, Le Théâtre de la Mode figeait ainsi, dans une exposition itinérante dans le monde entier, les savoir faire et les styles de la Haute Couture Parisienne.

Dans ce mini-film réalisé par Matteo Garrone, à visionner ici,on assiste ainsi aux pérégrinations de deux porteurs transportant une malle à l’image de l’iconique maison du 30 Avenue Montaigne. Promenant donc les nouvelles merveilles Dior par delà des terres quelques peu mystiques.

De vraies pièces coutures portées par des muses fantasmées — les lignes iconiques de Dior siéent décidément les Belles de tous horizons.

Trente-sept silhouettes fascinantes et exigeantes… Des manteaux corolles volonté plissé main et effrangé. Une robe bustier corolle brodée ombre de micro de paillette. Un tailleur jupe de tweed gris anthracite à col châle…

« Pour imaginer ces trente-sept fascinantes silhouettes, Maria Grazia Chiuri a souhaité célébrer l’œuvre et le parcours de cinq figures Surréalistes, indomptables, magnifiquement inspirantes : Lee Miller, Dora Maar, Dorothea Tanning, Leonora Carrington et Jacqueline Lamba. Visionnaires, ces audacieuses personnalités ont su transcender leur rôle de « muses » en affirmant leur vocation d’artistes aux talents éblouissants » précise encore la maison Dior.

Autant de pièces Haute Couture 2020 qui chantent une ode aux savoir faire exceptionnels de la maison — commanditaire de beauté et sublime, par tous les temps !

La Nouvelle Variation Dior Autour De L’Icône Rose Des Vents

Victoire de Castellane appose l’un des grigris de Christian Dior sur la ligne joaillière Rose des vents. Une collection onirique, tout en symbolisme.

Dior, L’Etoile Et La Rose Des Vents

On connait le caractère superstitieux de Monsieur Dior, son amour des roses et son goût infaillible pour le sublime. Et l’on connait l’histoire qui amena Christian Dior à faire de l’étoile l’un des grigris de sa maison.

Le soir du 18 avril 1946, la veille d’un rendez-vous important devant mener à la fondation de sa maison, « en remontant la rue du Faubourg-Saint-Honoré, Christian Dior heurte du pied un objet au sol et manque de tomber, comme si l’objet lui-même cherchait à attirer son attention. »

Cet objet, c’est une étoile. Et l’étoile entrait ainsi dans la grammaire esthétique et visuelle de la maison Dior.

Ainsi, en 2020, c’est Victoire de Castellane, l’esprit facétieux et éminemment glamour à la tête des créations joaillières Dior, qui se charge d’en donner une nouvelle variation.

Et cette fois, le porte-bonheur de Christian Dior vient illuminer une ligne de bijoux déjà iconique. La ligne joaillière Rose des vents, imaginée par Victoire de Castellane en 2017…

Gardiens éternels des inspirations du couturier, les bijoux Rose des Vents sont taillés à la manière de la mosaïque présente dans la villa Les Rhumbs à Granville. Lieu clé de la création de Dior, puisqu’il est celui de son enfance.

La nouvelle variation Dior autour de l’icône Rose des vents se comprend donc comme une célébration de l’artisanat d’exception des ateliers Dior.

Les nouveaux modèles imaginés par Victoire de Castellane sont constellés de diamants, de pierres ornementales et de torsades d’or grain-de-riz, qui viennent ourler les médaillons… Un savoir faire virtuose qui distille le symbolisme des grigris de Monsieur, tout en constituant des talismans modernes faits pour s’accumuler, au gré des joies de la vie !

Et si la curiosité vient à piquer votre envie de connaître tout des lieux qui ont inspiré la création de Christian Dior, cette visite ‘Paris Fashion and Luxury Icons Tour’ saura y répondre allègrement.

La Veste Bar De L’Automne/Hiver 2020

Maria Grazia Chuiri ancre un peu plus l’héritage Dior dans sa démarche féministe – en tête cette saison, le tailleur bar épouse le pantalon et la maille. Une première. 

L’Icône Dior En Version Maille

Cette saison, Maria Grazia Chuiri embrasse un peu plus la cause féministe en ancrant son propos en droite ligne de celui né dans l’Italie des années 70. Affirmation de soi et dépassement des impératifs stylistiques, les femmes étaient à l’époque à l’avant garde des mouvements sociaux.

Et cette fois encore, Maria Grazia Chuiri imprègne les icônes Dior d’un souffle de rébellion. Tout autour du podium où ont défilé 84 looks, le collectIf artistique Claire Fontaine avait installé des néons reprenant notamment les mantras de Carla Lonzi. Critique d’art et éditrice, elle avait fait de la formule « je dis je » le cœur de son manifeste de 1971.

Ainsi nommée à son tour, ‘Je dis je’, la collection Dior propose un vestiaire tout en action, réinterprétant le légendaire tailleur bar autour d’une matière jusque là peu utilisée sur l’icône. Une maille souple et travaillée. L’intérêt?

Le tailleur bar pantalon épouse les mouvements de la femme, active et combattante. Plus Marc Bohan que John Galliano, la vision de Maria Grazia Chuiri fait la part belle aux matières et silhouettes qui viennent accompagner la femme plutôt qu’elles ne la parent.

Autre code clé travaillé, les carreaux. A l’instar du pied-de-poule et du cannage, Monsieur Dior trouvait dans les carreaux le ressort idéal à l’élégance qu’il voulait exprimer. Il notait en effet dans son Petit Dictionnaire de la Mode: « J’aime beaucoup les carreaux qui donnent un ton jeune, apportent une note de fantaisie à la fois élégante et décontractée. »


Maria Grazia Chuiri les distille ainsi autour de silhouettes non moins précises — combats boots et collants cannage enjupe finement travaillée en transparente ou en pantalon doublé… La femme Dior de l’Automne/Hier 2020 s’apprête à lancer le dernier assaut à la conquête de ses droits. Toujours vêtue du chic de l’Avenue Montaigne.

Les Lignes Dior, Une Couture Iconique

Si Kim Jones et Maria Grazia Chuiri parviennent aujourd’hui à créer une mode aussi désirable, c’est que le fondateur de la maison Dior avait déjà vu juste. La femme-fleur, les lignes Oblique, H, A et la ligne Tulipe servent désormais à une couture aussi sublime que cool.

La Femme-Fleur, Granville Et Le New Look De Christian Dior

Dessinateur, costumier de théâtre, de ballet ou pour Hollywood… Christian Dior avant même d’être le plus grand couturier du siècle avait déjà en tête ce la silhouette idéale de la femme du XXe siècle. C’est que, au lendemain de la Second Guerre Mondiale, Dior pressent comme personne l’intérêt vital de redonner à la femme sa beauté d’antan.

Là où les horreurs de deux guerres mondiales avaient aliéné le romantisme et trahit l’élégance féminine, Christian Dior entend bien tout remettre à zéro. Ainsi, ce 12 Février 1947, Dior présente au coeur du 30 Avenue Montaigne sa toute première collection. 170 silhouettes prônant le luxe et le raffinement, dont certaines en imprimé léopard.

Ce défilé donc se divise en fait en deux thèmes. La première partie, ‘Huit, met en avant une taille de guêpe, des hanchez galbées et une silhouette franchement exquise. La seconde, intitulée ‘Corolle’ est celle qui entrera dans les annales. C’est elle qui dévoile au monde le manifeste Dior: taille serrée, bustier, et déferlement inédit de métrages de tissu. Le tailleur-bar est de ces silhouettes introduites en 1947.

« Je dessinai des femmes-fleurs, épaules douces, bustes épanouis, tailles fines comme lianes et jupes larges comme corolles » affirme plus tard Christia Dior. En attendant, les magazines de mode, eux, ont déjà trouvé un nom — « Such a New Look » s’exclame Carmel Snow, rédactrice en chef du Vogue Américain.

Dans le numéro du 1 avril 1947, on y lit: « S’il pouvait y avoir une femme composite, mythique habillée par un couturier mythique et composite, elle porterait probablement sa jupe à environ 14 pouces du sol; Il pourrait avoir, pour son modèle de travail, une fleur: des pétales de rembourrage et de raidissement vus sous la coupe de la jupe. En d’autres termes, elle porterait la silhouette New Look introduite par Dior dans sa première collection, l’exemple le plus emblématique dont le costume Bar. »

Des lignes piochées de ces heures passées dans la roseraie de sa mère à Granville, Dior retient ainsi l’élégance et la poésie des fleurs. Avec un oeil travaillé par l’architecture, Christian Dior fait aussi entrer la ligne corolle dans la mode — ces fleurs qui ne cesseront d’inspirer sa création.

Ici, Dior se pose en pourfendeur de la figure de proue des années 20: l’intrépide Garçonne, taille aux hanches, élégante androgyne, incarnée entre autres par Louise Brooks. Ce qui hérissa profondément Mademoiselle Chanel, qui sortie de sa retraite pour un dernier coup d’éclat.

En 1956, c’est Grace Kelly que l’on voit avec le tailleur Bar. Ce faisant, elle n’invente rien — le look de Christian Dior est déjà partout. D’ailleurs, des décennies plus tard, chaque talent se trouvant à la direction artistique de la maison le travaille tel un chef d’oeuvre absolu.

John Galiano, avec la plus iconique de ses versions en 2008, pour la collection Haute Couture. Raf Simons, aussi, qui a fait du tailleur Bar et de sa ligne Corolle un fil rouge… Ou récemment Maria Grazia Chuiri. Trois visions différentes, une seule icône à l’élégance intemporelle — c’est ça, le luxe Dior.

Oblique Et Tulipe Chez Dior, Des Lignes En Mouvement

Automne/Hiver 1950-1951. La collection Oblique de la maison Dior introduit une complication couture qui ne tarde à faire légion. C’est que le couturier repense une nouvelle fois la silhouette autour du mouvement. Il faut dire que Dior, alors galeriste, fut l’un des premiers à organiser les expositions solo de Salvador Dali en 1931, puis celle de Calder et Giacometto en 1932.

Peu étonnant alors de le voir introduire en couture cette idée de ligne inversée. La ligne Oblique, qui vient souligner un peu plus la délicatesse de la femme. D’ailleurs, cette photo de Richard Avedon capturant la divine Dovima dans l’ensemble ‘Ambuscade’ de la collection Oblique résume tout ! Le panache et l’élégance d’une telle audace. D’une subtilité et une simplicité folles.

Ainsi, lorsque Kim Jones en reprend le principe pour Dior Homme, lors de son défilé Printemps/Eté 2019, on ne peut que constater à quelle point celle-ci vient magnifier l’iconique costume Dior. Un modèle désormais phare…

La ligne Tulipe, elle, suit un principe un brin différent. Née en 1953 comme la combinaison  de la ligne de profil des saisons précédentes, elle fut l’une des favorites de Christian Dior. Le buste là encore épanoui, les jupes légèrement gonflées, il puise dans sa fascination du XVIIIe siècle l’accord de sa silhouette. Mais bientôt, Christian Dior se tourne vers des lignes plus naturelles…

La Recherche du Naturel, Les Lignes H et A

L’époque a changé. Dior veut désormais satisfaire le vestiaire des élégantes modernes — la femme est de plus en plus active, et les lignes doivent suivre.

« En stylisant l’ampleur de certains modèles de la collection Printemps/Eté 1955 et en laissant libres les jeux de la taille, j’ai isolé la lettre A qui succédait elle-même à la lettre H de la précédente. Mais chaque collection st constituée d’une grande variété de thèses et aucune lettre de l’alphabet – A, H, Y n’est capable à elle seule de les incarner toutes » détaillait le couturier.

Mois accentuée donc, la ligne H libère « une ligne entièrement  différente basée sur la longueur et  l’amenuisement du buste: c’est sur le  parallèles qui forment la lettre H, tout en hauteur, que se construisent robes,  tailleurs et manteaux » de la définition même de Dior.

La ligne A, quant à elle, propose le buste allongé et prolongé par des basques, cadré à l’horizontale d’une ceinture. Servant ainsi une allure libre et raffinée, la ligne A était souvent taillée autour de l’ajout d’un noeud qui, par empiècement, venait en souligner l’horizontalité.

Deux lignes si emblématiques du luxe et de l’allure de la maison Dior que Maria Grazia Chuiri en a fait l’étalon de sa mode. Nombre de ces toilettes exquises et légères profitent de cette couture née il y a presque 65 ans. De quoi certifier de l’éternelle beauté des femmes Dior.

Le 30 Montaigne, Nouvelle Icône Dior

C’est l’histoire d’une adresse devenue du jour au lendemain l’épicentre mondial de la Haute Couture — aujourd’hui, le 30 Montaigne devient un sac.

Quel Sac Dior Choisir? Celui Qui Raconte Tout

Le 16 décembre 1946, quelques mois avant la révolution du New Look, le superstitieux qu’est Christian Dior choisit le 30 de l’avenue Montaigne pour installer ses ateliers. Il confie alors la décoration du lieu à Victor Grandpierre — les mots d’ordre: sobriété et élégance. L’idée: permettre aux seuls dessins et silhouettes de Christian Dior d’enthousiasmer l’oeil et les dames.  « Un bureau de rêve et un refuge pour des choses merveilleuses. » C’est ainsi que le fondateur de l’une des maisons ayant fait la renommée de la Haute Couture Parisienne après la Seconde Guerre Mondiale, aimait à définir ses ateliers du 30 Avenue Montaigne.

Maria Grazia Chuiri Et l’Héritage Dior

Et l’on connait la fascination de Maria Grazia Chuiri pour les codes et l’histoire de la maison Dior. Ainsi en Février dernier, en même temps qu’elle introduisait au monde la collection Automne/hiver 2020, l’actuelle directrice artistique a saisi l’occasion pour en célébrer l’antre même. L’hôtel particulier du 30 Avenue Montaigne avait en effet inspiré à Monsieur plus d’une signatures — des chaises à dossier médaillon aux cannages en passant par le gris Trianon et la toile de Jouy. Voici que le sac 30 Montaigne honore l’âme de la maison Dior. Floqué des initiales CD, le sac repend l’allure sobre mais graphique de la couture Dior. Un sac idéal tantôt habillé de la mythique toile Dior Oblique, ou de bleu et de bordeaux — tout fait du luxe discret si cher à la maison léguée par Monsieur!

Le Tailleur Bar Dior se Teinte d’Or pour la Haute Couture Hiver 2018- 2019

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Rien ne sert de conter une nouvelle fois l’histoire du New Look et la révolution que Christian Dior initia en 1947. La maison qui porte son nom, ses ateliers et son savoir-faire sont là pour en témoigner. Et la semaine passée à Paris, au cœur des jardins du Musée Rodin, l’actuelle directrice artistique de la maison Dior a cherché à distiller l’essence, la nature même de la Haute Couture. Activité particulière et éminemment traditionnelle, la Haute Couture résonne tout particulièrement avec la grammaire Dior – il faut dire que Dior le couturier est parvenu à imposer une nouvelle vision de l’exercice sans en chercher la flamboyance.

Les ateliers, gardiens de la pensée Dior, ont ainsi assisté Maria Grazia Chiuri lorsque celle-ci a voulu revenir aux fondamentaux de l’Avenue Montaigne. Des fondamentaux qui passent inévitablement par l’interprétation de l’icône absolu de la maison – le tailleur-bar, pièce vedette de cette collection Haute Couture 2018-2019. Et la pièce cultive l’audace de ses débuts. Taillé dans sa forme originelle, le tailleur-bar s’accompagne ici d’un pantalon mais, façon or Dior. Oui, c’est bel et bien coulé dans cette teinte, dont Cocteau disait qu’elle faisait partie intégrante de l’univers Dior, que Maria Grazia Chuiri initie la combinaison la plus désirable de sa collection couture.

Cela, puisque le tailleur-bar a la force des intemporels – une pièce qui, fidèle aux gestes codifiés, se permet l’audace d’une telle teinte ! Ainsi twistée, l’icône Dior flirte avec le statut de pièce sacré ; une pièce comme hommage au passé de la maison, qui ouvre les nouvelles générations à la merveille qu’est l’exercice de la couture. Une élégance qui se murmure dans les détails plutôt qu’elle n’hurle sa singularité.

Le Sac Cannage du Printemps/Eté 2019

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La première collection de Kim Jones pour la maison Dior semble avoir remplie toutes les attentes — du tailoring ultra-précis en passant par les références aux codes clés de la maison, le Britannique a dévoilé au coeur de la cour de la Garde Républicaine à Paris une collection éminemment fraîche, éminemment Dior! Autour d’une sculpture réalisée par l’artiste Kaws faite de 70.000 fleurs (majestueux clin d’oeil à la passion de Monsieur), la collection Homme Printemps/Eté 2019 mettait à l’honneur la vision d’une masculinité franchement plus sensuelle. 

Au bras de ces hommes romantiques, virils car élégants, une pièce inédite captait toute l’attention. Des sacs format weekend réalisés à partir du mythique cannage de la maison. C’est qu’à l’époque même de Monsieur Dior, les invités étaient accueillis dans les salons du 30, avenue Montaigne, installés sur d’élégantes chaises de style Napoléon III. L’assise était réalisée en cannage, couleur claire… Depuis devenu l’une des griffes emblématiques de la couture Dior, le cannage est aujourd’hui le tressage clé d’une pièce ultra-désirable. 

Découpé au laser, le cannage ici passé par le filtre Kim Jones gagne en pertinence. En puisant ainsi dans l’inépuisable grammaire Dior, le nouveau directeur artistique de la maison fait une proposition forte et raffinée, assurément dans l’ère du temps. Un sac en toute transparence qui fait écho à ce puissant savoir-faire haute couture! Kim Jones en est convaincu:  « Pour moi, Dior est le meilleur du meilleur. » Une assertion assurément partagée par le prestigieux par-terre d’invités, de Takashi Murakami et Karl Lagerfeld, Naomi Campbell et Kate Moss, Bella Hadid et A$AP Rocky. 

Le Nouveau Soin Capture Dreamskin signé Dior

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Déjà en 2014, les laboratoires Dior prenaient les devants de la cosmétique en imaginant un soin hybride et puissant – le Dreamskin, un soin rendant la peau parfaite, naturellement, sans effort. Deux ans plus tard, la ligne s’agrandit autour d’un nouveau geste perfection : une application intuitive et un soin gorgé de technologie – la retouche perfection signée Dior gagne l’attention des femmes à la pointe de leur époque. Cette année, les laboratoires du 31 de l’Avenue Montaigne sont parvenus à mettre au point un soin qui va encore plus loin…

Une teinte universelle, une formule soin boostée grâce aux micas biomimétiques et aux poudres à effets d’optiques – la première teinte 000 est née. En toute transparence et avec la subtilité que l’on connait d’une telle maison, le Dior Capture Dreamskin permet d’unifier le teint, tout en sublimant et protégeant la peau. Cela, sans déposer une once de couleurs ! La formule soin fusionne en fait instantanément avec toutes les carnations… Une hydratation puissante qui offre aux femmes une peau repulpée et revitalisée. Des femmes qui, à l’instar de la nouvelle égérie Cara Delevingne, cherchent la perfection dans la nature ! Ici filmée par Cass Bird.

 

Le Sac Dior Book Tote

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Si le dernier it de la maison Dior est né de l’envie de Maria Grazia Chuiri d’un sac pour transporter ses livres, la pièce dessinée dans les studios de l’Avenue Montaigne célèbre pourtant bien plus qu’une inspiration. Aperçu lors du défilé de prêt-à-porter Printemps/Eté 2018 centré autour de l’artiste Niki de Saint Phalle, le sac Dior Book Tote a cela de captivant qu’il honore l’artisanat Mexicain autour d’un nuancier hypnotique. Un design éclatant qui tient d’un procédé unique — une technique de couture capable de combiner trois broderies différentes. 

C’est dans l’arrière-pays Florentin, dans la région de l’Ombrie, que le nouveau Dior Book Tote est confectionné. Une réalisation particulière puisque la pièce nécessite un million deux cent mille points de couture — près de 32 heures de travail réalisées par un atelier familial… Et le dernier it de la maison Dior a l’audace de marier 15 teintes plus pop les unes des autres!

Vert, orange, rouge, fuchsia, violet et bleu — ainsi enchevêtrées, les nuances cristallisent l’esprit Niki de Saint Phalle sur une pièce célébrant un artisanat ancestral. Un sac d’été donc, qui, avec toute la noblesse propre à la maison de Monsieur, fait dialoguer les cultures et les savoir-faire. 

 

Le Plaza Athénée : Un Palace Nommé Désir

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En 1911, les palaces fleurissent sur la côte Est de la France. Jules Cadillat décide de poser, avenue Montaigne, les fondations de l’Hôtel Plaza ; non loin, se décide l’installation du Théâtre des Champs-Elysées. Pensé comme l’endroit où passer, après un spectacle, la soirée, l’un ne va sans l’autre. 1913, l’un ouvrira le 31, l’autre le lendemain. Oui mais voilà, les histoires légendaires ne sont jamais plates. La marque Plaza est déjà utilisée et, un concurrent menace d’attaquer la société de l’hôtel. Ce fut Emile Armbruster, directeur général de l’époque, qui donna alors le cachet qui, peut-être, manquait : Athénée, le Plaza Athénée, voilà un sceau. Le 20 avril, il est inauguré. Naturellement, maîtres de la musique, compositeurs ou interprètes s’y rendent. Sans doute, la vue panoramique, qui s’étend de l’Avenue Montaigne à Montmartre, a contribué à en faire le lieu à la mode, l’endroit où il faut être pour un verre ou pour un séjour.

Au fil des années, sa réputation traverse les frontières. L’hôtel, lui, change de propriétaire. Mis en vente après la Grande Dépression de 29, on voit ses portes closes de 1934 à 1936. Les chambres du 7ème étage deviennent alors des studios, communicants ou non, loués au mois. Cette année-là, le restaurant Le Relais Plaza, aujourd’hui primé de trois étoiles au Michelin, fut réalisé par l’architecte et décorateur Constant Lefranc. Mais trois ans plus tard, Paris est occupé, le Plaza Athénée réquisitionné. Au risque de leur vie, le personnel transfère, secrètement, linge, vin, tapisseries et argenterie en sécurité, dans une maison privée de la rue Quentin-Bauchart. 

Lorsque Christian Dior, en 1947, inaugure sa boutique avenue Montaigne, la clientèle change. La nouvelle ère débute et fait de cette voie celle de la Haute Couture. Le palace, qui d’ailleurs est l’un des premiers à recevoir cette distinction en 2011, devient celui de la mode et de l’art. L’endroit est comme l’idéal de tout hédoniste. En 2008, l’Institut Dior y trouve une place et, le SPA lègue au Plaza Athénée une aura béate de confort et d’attention. Grace Kelly, Gary Cooper, la famille Ford ou Kennedy, tous y séjournent et incontournable, l’hôtel prouve son exception. L’esprit d’innovation des dirigeants successifs en a fait un standard de qualité, d’excellence, de savoir-faire gastronomique, et, de raffinement tant la nouvelle décoration allie l’élégance de la tradition à la modernité. En 2010, il est le premier à être labellisé « entreprise du patrimoine vivant ». Et voici que ce monstre de perfection qui fêtait il y a quelques années son premier siècle s’incrit comme le Palace de demain… Preuve qu’il faudra compter sur lui, avec délice… surtout pendant la fashion week.

Le Plaza Athénée en quelques dates clés

 

11 Avril 2018 : Un concert privé est donné par cinq solistes de l’orchestre philharmonique de Vienne au salon Haute Couture avant la dégustation d’un dîner viennois au relais Plaza.

3 Mars 2018 : Jessica Préalpouto, chef pâtissière au Plaza Athénée est recnnue pour ses desserts originaux aux  fruits de saison, jouant sur l’amertume, le peu de sucre, l’acidité et les différentes textures.

30 Mai 2017 : Liliane Jossuae s’installe dans une suite de l’hôtel, qui l’a invité, pour ouvrir un pop-up store.

Avril 2016 : Alain Ducasse et François Delahaye, directeur général de l’établissement,  nomment Angelo Musa, (Meilleur Ouvrier de France en 2007 et Champion du monde de pâtisserie en 2003) chef pâtissier exécutif de l’Hôtel Plaza Athéné ; aux côtés du chef pâtissier, Alexandre Dufeu .

31 Mars 2016 : Christophe Michalak quitte le Plaza Athénée.

1er Février 2016 : Le chef Alain Ducasse obtient trois étoiles au Plaza Athénée.

25 Janvier 2016 : Un menu Dior est créé au Plaza Athénée, à l’occasion de la Fashion Week Haute Couture dans lequel l’hôtel rend hommage à Christian Dior le temps d’un menu cinq étoiles proposé le soir. Le chef Philippe Marc a proposé une carte  inspirée du livre de recettes favorites du créateur.

30 Avril 2015 : Edition du livre « Hôtel Plaza Athénée, qui traversent les différentes époques et met en lien avec la Haute Couture.

Septembre 2014 : Alain Baraton (jardinier en chef de Trianon et du Grand parc de Versailles) et Alain Ducasse ont créé un partenariat qui permet aux clients du restaurant de savourer des légumes récoltés le matin, puis cuisinés au Plaza Athénée quelques heures plus tard.

 10 Septembre  2014 : Le Plaza Athénée propose de nouvelles salles, chambres & suites, après de nombreux  travaux (14 chambres et suites supplémentaires, passant de 194 à 208).

25 Août 2014 : Le coût des travaux sont estimés à 83 millions d’euros. Le coût total, incluant les coûts du personnels et des nouveaux bâtiments acquis est d’environ 200 millions d’euros.

Du 1er Octobre 2013 à Septembre 2014 : L’établissement a fermé le 1er octobre 2013 et n’a rouvert qu’en septembre 2014 après dix mois de travaux nécessaires, afin d’évoluer et de faire face à la concurrence.

Samedi 20 Avril 2013 : Pour son centenaire, le directeur du Plaza Athénée enterre sous le marbre de la Galerie une malle étanche contenant une collection d’objets en lien avec l’histoire du palace

17 Janvier 2013 : Création d’un nouveau Cocktail nommé « Baccarat Harcourt », caractérisé par un rouge intense, le fameux «Rouge à l’Or Baccarat » couleur “emblématique” de l’hôtel.

5 Mai 2011 : L’établissement reçoit la plus haute distinction pour un hôtel, celui de Palace.

2010 : Le Plaza Athénée est le premier hôtel à être labellisé « entreprise du patrimoine vivant ».

2010 : Tournage d’une scène du film l’Arnacoeur avec Vanessa Paradis au Relais.

2008 : L’Institut Dior ouvre dans l’hôtel.

2007 : L’hôtel a servi de décor pour Rush Hour 3 avec Chris Tucker et Jackie Chan (2007).

2001 : L’hôtel a servi de décor pour Sex and the City premier volet, avec l’actrice Sarah Jessica Parker.

2001 : Christophe Michalak est nommé Chef pâtissier du Plaza Athénée.

2001 : La Collection Dorchester acquiert l’Hôtel Plaza Athénée.

De 1999 à 2000 : L’Hôtel est rénové sous le management de François Delahaye. 

Depuis 1999 : François Delahaye devient le nouveau directeur général de l’hôtel.

1984: La salle à manger est réhabilitée.

1970: le rez-de-chaussée est modifié : le salon Montaigne est créé à cette occasion par la réunion de l’ancien salon de lecture et du salon dit « Régence ».

1968 :  Le groupe Forte achète l’Hôtel Plaza Athénée.  

1952 : L’hôtel a servi de décor pour le film Monsieur Taxi de André Hunebelle.

1947 : Christian Dior présente sa collection inaugural à l’hôtel. Il baptise son tailleur symbole du new-look « Plaza » et un autre look, “Athénée”.

16 Décembre 1946 : Christian Dior ouvre sa boutique en face du Plaza Athénée.

1939 : Sous l’Occupation de Paris, le Plaza Athénée est réquisitionné. Le personnel transfère les équipements précieux de l’hôtel secrètement (linge, vin, tapisseries et argenterie) en sécurité, dans une maison privée de la rue Quentin-Bauchart.

1936 : Ouverture du Relais, le bistrot du palace le plus luxueux de Paris.

De 1934 à 1936 : L’hôtel ferme ses portes.

1929 : L’hôtel est reconnu de façon  internationale et est mis en vente suite à la Grande Dépression de 1929.

1920s : Jules Lefebvre  agrandit la taille de l’hôtel avec l’addition des suites, du restaurant, de La Cour Jardin et de deux salons. 

1913: L’Hôtel est inauguré et se trouve à proximité des Champs-Élysées et de la Tour Eiffel, il devient célèbre pour son code couleur « rouge »

 1902- 1909: L’Hôtel de luxe Plaza Athénée débute sa construction, il est réparti sur huit étages et son architecture est réalisée par Charles Lefèbvre et Louis Duhayon