Audrey Hepburn, Icône De Style

Icône du glamour Hollywoodien du XXème siècle, Audrey Hepburn a dépassé le statut d’actrice pour devenir une référence du style. Et de la mode.

Audrey Hepburn est une icône du style — son influence considérable sur le monde de la mode est encore palpable aujourd’hui. Elégante et minimaliste, elle a fait entrer plus d’une pièces dans le répertoire des icônes. Plus d’un couturiers, aussi !

Car, contrairement à tant d’autres actrices de l’époque, le style Hepburn n’a pas été pensé et constitué par un studio. Il est entièrement l’oeuvre de couturiers d’exception, habillant ainsi une femme non moins exceptionnelle.

Audrey Hepburn Et Les Icônes de La Mode

Lorsqu’elle disparaît en 1993, Audrey Hepburn laisse derrière elle l’image d’une actrice engagée, et celle d’une femme hautement sophistiquée. Mais à la différence de ces contemporaines, Audrey Hepburn est une femme active.

Une femme qui a su appuyer son élégance sur des vêtements sans prétention, voire impraticables. Qu’elle soit en robe de cocktail, en jean, col roulé ou ballerines… Audrey Hepburn est impeccable. Intemporelle, aussi !

C’est à cela que l’on reconnaît l’icône qu’elle est. Mary Quant la qualifiait de « femme la plus élégante qui ait jamais vécu. » Hubert de Givenchy, lui, a dit qu’elle était « un cadeau d’en haut. »

La Robe Paco Rabanne Et L’Ensemble Courrèges

Audrey Hepburn avait une telle grâce, que n’importe quelle exagération de couturiers était, sur elle, une affaire d’élégance.

Ainsi elle mit en vedette deux couturiers du Youthquake, jugés importables. Jugés, surtout, comme l’antithèse de l’élégance par Coco Chanel.

Mademoiselle voyait en effet dans le travail de Courrèges et celui de Paco Rabanne, tantôt un travail de métallurgiste, tantôt celui d’un « homme qui s’acharne à détruire la femme, à dissimuler ses formes, à la transformer en petite fille » dit-elle.

Mais voilà, dans Two for the Road, en 1967, lorsqu’Audrey Hepburn apparaît dans la mythique robe Paco Rabanne en rhodoïd, elle prouve tout le contraire. D’un chic fou, cette robe pourtant désignée par Paco Rabanne comme « importable » démontre tout son potentiel. Et allure Miss Hepburn !

Un an auparavant, au moment où elle pose devant l’objectif de Douglas Kirkland, Audrey Hepburn, vedette du film Comment voler un million de dollars, 1966, montre tout le panache de la silhouette Courrèges.

D’un blanc futuriste, l’ensemble entre dans l’histoire de la mode. Et, avec Audrey Hepburn, la mode Courrèges décuple ses ambitions d’élégance !

Car l’habituée des pages de magazines de mode les plus prestigieux, a le don d’incarner avec aisance et naturel la plus folle des exagérations de couturiers.

Pantalon Capri Et Mocassin

Photographiée par Richard Avedon ou encore Cecil Beaton, le style Hepburn se distingue par son approche simple et minimaliste. D’ailleurs, nombre d’historiens de la mode s’accordent à valoriser son influence sur le style de la Parisienne.

Il faut dire qu’Audrey Hepburn ne jure que par le plat. Des ballerines aux mocassins signatures… C’est toujours dans un film que s’écrit l’histoire entre Audrey Hepburn et un vêtement.

Ainsi ses mocassins furent d’abord ceux de l’iconique chausseur Italien Salvatore Ferragamo, pour le film Funny Face en 1957. Ensuite, Audrey Hepburn ne jura plus que par le Gommino de Tod’s.

L’autre pièce iconique du style Hepburn, c’est le pantalon capri. Sur les plateaux de cinéma ou dans la vie, elle adorait en effet la simplicité et l’élégance de ce pantalon — indubitablement lié à la vie à Capri.

Audrey Hepburn était également passionnée par les vêtements masculins. Par exemple, dans le film Roman Holiday, elle porte une chemise blanche, d’homme…

Elle avait en effet une vision unique et indépendante de la féminité… En contraste avec ses contemporaines comme Marilyn Monroe et Jane Russell. Lorsqu’elle enfile des vêtements masculins, c’est ainsi pour mieux les détourner. La chemise blanche devient une de ses pièces fétiches, dans Roman Holiday, en 1953. Mais elle la noue de façon à souligner sa taille fine.

Autant de pièces confortables et décontractées, pas vraiment taillées pour l’allure. Mais son style iconique et son sens incroyable de l’allure lui ont justement permis d’être distinguée, dans tout.

Ajouter à cela une vénération pour les cols ras de cou, le noir et les lunettes imposantes — le style Hepburn est un intemporel !

Le Sac Speedy de Louis Vuitton et Audrey Hepburn

L’une des pièces de la mode qui lui doit tout, c’est le Speedy, de Louis Vuitton.

Crée en 1930 pour être un sac à main de voyage dans une version réduite du Keepall, il se taille dans sa version iconique grâce à Audrey Hepburn.

En effet, Dans les années 60, c’est elle qui concourt à le rendre diablement désirable, tout en popularisant son existence. Pour elle, le malletier français concède, à sa demande, de concevoir un modèle encore plus petit du Speedy. Le Speedy 25 entre alors dans la course.

Grâce à Audrey Hepburn, le sac se mue en un luxueux fourre-tout dont l’esthétique ne peut qu’épouser les attentes des nouvelles Vénus urbaines, modernes, et chic.

Offrant un espace de rangement optimal de par sa grande poche intérieure, sa large fermeture à glissière permet, elle, un accès facilité au contenu protégé par à un cadenas gravé ; un port en main ou au coude qui, à lui seul, allure la démarche et la silhouette !

Audrey Hepburn et Givenchy, La Mode A L’Ecran

C’est évidemment avec Givenchy qu’Audrey Hepburn est entrée dans l’histoire de la mode. Une histoire qui lie indubitablement le cinéma et le vêtement, dans une quête d’élégance intemporelle !

Pour Paris Match, en Octobre 1991, elle revient sur sa rencontre fortuite avec le couturier Parisien. « Je devais tournerSabrina, un film qui raconte l’histoire d’une jeune fille qui vient à Paris et qui retourne en Amérique transformée. Pour tourner ce film en Californie, j’ai eu naturellement l’idée de faire faire les robes à Paris.

A l’époque, ce n’était pas du tout habituel, car tout se faisait à Hollywood. Mais la directrice des costumes a tout de suite été enthousiasmée. En arrivant à Paris, je suis allée chez le grand maître, Balenciaga. Comme c’était l’époque des collections, la maison n’avait pas le temps de s’occuper des costumes du film.

On s’est donc tourné vers le plus talentueux des jeunes, Hubert de Givenchy. Je l’ai rencontré dans sa maison de la rue Alfred-de-Vigny. Malgré tout le travail qu’il avait, il a accepté. Il fallait un petit tailleur de voyage et une très belle robe de soie. J’ai trouvé dans la collection la robe noir et blanc du film, qui m’allait divinement. Il n’y a pas eu à la faire faire.

Et leur longue relation tout en réciprocité… Ainsi interrogée par le journaliste: « Grâce à vos films, Hubert de Givenchy s’est imposé à Hollywood et en Amérique.

« Ce n’est pas tout à fait exact. Il est toujours difficile de définir qui a commencé : l’oeuf ou la poule. Hubert a fait toutes les robes de mes premiers films. C’est lui qui m’a donné un look, un genre, une silhouette. C’est lui qui, visuellement, a fait de moi ce que je suis devenue. »

Un genre et une silhouette qu’elle aurait voulu garder pour elle. On connait en effet l’anecdote qui donna naissance au parfum l’Interdit de Givenchy.

La muse qu’était Audrey Hepburn pour Givenchy lui inspira un parfum. Et alors qu’Hubert de Givenchy aurait voulu le commercialiser, elle répondit: « Mais je vous l’interdis! »

La suite, on la connait…

Du Film Sabrina A Funny Face, Givenchy Et Audrey Hepburn

La relation stylistique entre Audrey Hepburn et Givenchy s’est définie autour du film Sabrina, de Billy Wilder. Nous sommes en 1954, et Sabrina conte l’histoire de la transformation d’une jeune fille, après son passage à Paris.

Haute Couture et élégance, incarnées à l’écran et dans les robes follement glamour signées Givenchy? Pas exactement. Car après qu’Audrey Hepburn ait choisie les pièces au coeur de la maison Givenchy, Edith Head, non moins mythique costumière, en modifia légèrement l’allure.

Hubert de Givenchy expliqua à la journaliste Dana Thomas que la robe vue à l’écran diffère de sa conception originale, mais il a été directement impliqué dans cette décision: « Nous avons changé le haut de la robe de soirée lorsqu’elle danse avec William Holden sur le court de tennis, passant d’un jersey noir à un bustier en organza blanc, car c’était pour un bal d’été. »

Trois ans plus tard, en 1957, dans le film Love In The Afternoon 1957 tourné au Ritz… La comédie romantique avec Gary Cooper et Hepburn met en vedette les monuments iconiques de Paris… Autant que la couture de Givenchy.

Dès lors, Givenchy et Audrey Hepburn vont concourir à la réputation et à l’extase internationale pour les pièces de la couture Parisienne.

Charade | Film-Rezensionen.de

Funny Face, en 1957. Paris When It Sizzles, en 1964. Charade, en 1963. Au fil des films, le style Hepburn s’affirme et conquiert le monde !

Mais c’est avec Breakfast At Tiffany’s que les esthètes du monde entier vont vivre le moment le plus iconique de la mode au cinéma.

Breakfast At Tiffany’s, La Petite Robe Noire

L’ouverture du film Breakfast At Tiffany’s est une légende du genre. Une légende où une robe couture, monochrome de Givenchy, et l’actrice la pus élégante de l’univers vont déterminer à jamais ce qu’est le style à l’écran.

Ainsi, la petite robe noire est entrée dans l’histoire, en même temps que le raffinement délassé d’Audrey Hepburn. Imitée et révérée, cette silhouette est bien plus qu’une affaire de mode. Elle est l’incarnation d’un idéal, esthétique et stylsitique. Un idéal tout en simplicité et minimalisme qui fait écho à la personnalité même d’Audrey Hepburn.

Car, comme elle le dit plus tard: « Ce sont les seuls vêtements dans lesquels je suis moi-même. Il est bien plus qu’un couturier, c’est un créateur de personnalité. »

En 2006, cette même petite robe noire Givenchy a été vendue 467200 £ — le prix le plus haut jamais payé pour une robe d’un film. Signe de l’héritage durable de Audrey Hepburn en icône absolue du style.

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