Audrey Hepburn, Icône De Style

Icône du glamour Hollywoodien du XXème siècle, Audrey Hepburn a dépassé le statut d’actrice pour devenir une référence du style. Et de la mode.

Audrey Hepburn est une icône du style — son influence considérable sur le monde de la mode est encore palpable aujourd’hui. Elégante et minimaliste, elle a fait entrer plus d’une pièces dans le répertoire des icônes. Plus d’un couturiers, aussi !

Car, contrairement à tant d’autres actrices de l’époque, le style Hepburn n’a pas été pensé et constitué par un studio. Il est entièrement l’oeuvre de couturiers d’exception, habillant ainsi une femme non moins exceptionnelle.

Audrey Hepburn Et Les Icônes de La Mode

Lorsqu’elle disparaît en 1993, Audrey Hepburn laisse derrière elle l’image d’une actrice engagée, et celle d’une femme hautement sophistiquée. Mais à la différence de ces contemporaines, Audrey Hepburn est une femme active.

Une femme qui a su appuyer son élégance sur des vêtements sans prétention, voire impraticables. Qu’elle soit en robe de cocktail, en jean, col roulé ou ballerines… Audrey Hepburn est impeccable. Intemporelle, aussi !

C’est à cela que l’on reconnaît l’icône qu’elle est. Mary Quant la qualifiait de « femme la plus élégante qui ait jamais vécu. » Hubert de Givenchy, lui, a dit qu’elle était « un cadeau d’en haut. »

La Robe Paco Rabanne Et L’Ensemble Courrèges

Audrey Hepburn avait une telle grâce, que n’importe quelle exagération de couturiers était, sur elle, une affaire d’élégance.

Ainsi elle mit en vedette deux couturiers du Youthquake, jugés importables. Jugés, surtout, comme l’antithèse de l’élégance par Coco Chanel.

Mademoiselle voyait en effet dans le travail de Courrèges et celui de Paco Rabanne, tantôt un travail de métallurgiste, tantôt celui d’un « homme qui s’acharne à détruire la femme, à dissimuler ses formes, à la transformer en petite fille » dit-elle.

Mais voilà, dans Two for the Road, en 1967, lorsqu’Audrey Hepburn apparaît dans la mythique robe Paco Rabanne en rhodoïd, elle prouve tout le contraire. D’un chic fou, cette robe pourtant désignée par Paco Rabanne comme « importable » démontre tout son potentiel. Et allure Miss Hepburn !

Un an auparavant, au moment où elle pose devant l’objectif de Douglas Kirkland, Audrey Hepburn, vedette du film Comment voler un million de dollars, 1966, montre tout le panache de la silhouette Courrèges.

D’un blanc futuriste, l’ensemble entre dans l’histoire de la mode. Et, avec Audrey Hepburn, la mode Courrèges décuple ses ambitions d’élégance !

Car l’habituée des pages de magazines de mode les plus prestigieux, a le don d’incarner avec aisance et naturel la plus folle des exagérations de couturiers.

Pantalon Capri Et Mocassin

Photographiée par Richard Avedon ou encore Cecil Beaton, le style Hepburn se distingue par son approche simple et minimaliste. D’ailleurs, nombre d’historiens de la mode s’accordent à valoriser son influence sur le style de la Parisienne.

Il faut dire qu’Audrey Hepburn ne jure que par le plat. Des ballerines aux mocassins signatures… C’est toujours dans un film que s’écrit l’histoire entre Audrey Hepburn et un vêtement.

Ainsi ses mocassins furent d’abord ceux de l’iconique chausseur Italien Salvatore Ferragamo, pour le film Funny Face en 1957. Ensuite, Audrey Hepburn ne jura plus que par le Gommino de Tod’s.

L’autre pièce iconique du style Hepburn, c’est le pantalon capri. Sur les plateaux de cinéma ou dans la vie, elle adorait en effet la simplicité et l’élégance de ce pantalon — indubitablement lié à la vie à Capri.

Audrey Hepburn était également passionnée par les vêtements masculins. Par exemple, dans le film Roman Holiday, elle porte une chemise blanche, d’homme…

Elle avait en effet une vision unique et indépendante de la féminité… En contraste avec ses contemporaines comme Marilyn Monroe et Jane Russell. Lorsqu’elle enfile des vêtements masculins, c’est ainsi pour mieux les détourner. La chemise blanche devient une de ses pièces fétiches, dans Roman Holiday, en 1953. Mais elle la noue de façon à souligner sa taille fine.

Autant de pièces confortables et décontractées, pas vraiment taillées pour l’allure. Mais son style iconique et son sens incroyable de l’allure lui ont justement permis d’être distinguée, dans tout.

Ajouter à cela une vénération pour les cols ras de cou, le noir et les lunettes imposantes — le style Hepburn est un intemporel !

Le Sac Speedy de Louis Vuitton et Audrey Hepburn

L’une des pièces de la mode qui lui doit tout, c’est le Speedy, de Louis Vuitton.

Crée en 1930 pour être un sac à main de voyage dans une version réduite du Keepall, il se taille dans sa version iconique grâce à Audrey Hepburn.

En effet, Dans les années 60, c’est elle qui concourt à le rendre diablement désirable, tout en popularisant son existence. Pour elle, le malletier français concède, à sa demande, de concevoir un modèle encore plus petit du Speedy. Le Speedy 25 entre alors dans la course.

Grâce à Audrey Hepburn, le sac se mue en un luxueux fourre-tout dont l’esthétique ne peut qu’épouser les attentes des nouvelles Vénus urbaines, modernes, et chic.

Offrant un espace de rangement optimal de par sa grande poche intérieure, sa large fermeture à glissière permet, elle, un accès facilité au contenu protégé par à un cadenas gravé ; un port en main ou au coude qui, à lui seul, allure la démarche et la silhouette !

Audrey Hepburn et Givenchy, La Mode A L’Ecran

C’est évidemment avec Givenchy qu’Audrey Hepburn est entrée dans l’histoire de la mode. Une histoire qui lie indubitablement le cinéma et le vêtement, dans une quête d’élégance intemporelle !

Pour Paris Match, en Octobre 1991, elle revient sur sa rencontre fortuite avec le couturier Parisien. « Je devais tournerSabrina, un film qui raconte l’histoire d’une jeune fille qui vient à Paris et qui retourne en Amérique transformée. Pour tourner ce film en Californie, j’ai eu naturellement l’idée de faire faire les robes à Paris.

A l’époque, ce n’était pas du tout habituel, car tout se faisait à Hollywood. Mais la directrice des costumes a tout de suite été enthousiasmée. En arrivant à Paris, je suis allée chez le grand maître, Balenciaga. Comme c’était l’époque des collections, la maison n’avait pas le temps de s’occuper des costumes du film.

On s’est donc tourné vers le plus talentueux des jeunes, Hubert de Givenchy. Je l’ai rencontré dans sa maison de la rue Alfred-de-Vigny. Malgré tout le travail qu’il avait, il a accepté. Il fallait un petit tailleur de voyage et une très belle robe de soie. J’ai trouvé dans la collection la robe noir et blanc du film, qui m’allait divinement. Il n’y a pas eu à la faire faire.

Et leur longue relation tout en réciprocité… Ainsi interrogée par le journaliste: « Grâce à vos films, Hubert de Givenchy s’est imposé à Hollywood et en Amérique.

« Ce n’est pas tout à fait exact. Il est toujours difficile de définir qui a commencé : l’oeuf ou la poule. Hubert a fait toutes les robes de mes premiers films. C’est lui qui m’a donné un look, un genre, une silhouette. C’est lui qui, visuellement, a fait de moi ce que je suis devenue. »

Un genre et une silhouette qu’elle aurait voulu garder pour elle. On connait en effet l’anecdote qui donna naissance au parfum l’Interdit de Givenchy.

La muse qu’était Audrey Hepburn pour Givenchy lui inspira un parfum. Et alors qu’Hubert de Givenchy aurait voulu le commercialiser, elle répondit: « Mais je vous l’interdis! »

La suite, on la connait…

Du Film Sabrina A Funny Face, Givenchy Et Audrey Hepburn

La relation stylistique entre Audrey Hepburn et Givenchy s’est définie autour du film Sabrina, de Billy Wilder. Nous sommes en 1954, et Sabrina conte l’histoire de la transformation d’une jeune fille, après son passage à Paris.

Haute Couture et élégance, incarnées à l’écran et dans les robes follement glamour signées Givenchy? Pas exactement. Car après qu’Audrey Hepburn ait choisie les pièces au coeur de la maison Givenchy, Edith Head, non moins mythique costumière, en modifia légèrement l’allure.

Hubert de Givenchy expliqua à la journaliste Dana Thomas que la robe vue à l’écran diffère de sa conception originale, mais il a été directement impliqué dans cette décision: « Nous avons changé le haut de la robe de soirée lorsqu’elle danse avec William Holden sur le court de tennis, passant d’un jersey noir à un bustier en organza blanc, car c’était pour un bal d’été. »

Trois ans plus tard, en 1957, dans le film Love In The Afternoon 1957 tourné au Ritz… La comédie romantique avec Gary Cooper et Hepburn met en vedette les monuments iconiques de Paris… Autant que la couture de Givenchy.

Dès lors, Givenchy et Audrey Hepburn vont concourir à la réputation et à l’extase internationale pour les pièces de la couture Parisienne.

Charade | Film-Rezensionen.de

Funny Face, en 1957. Paris When It Sizzles, en 1964. Charade, en 1963. Au fil des films, le style Hepburn s’affirme et conquiert le monde !

Mais c’est avec Breakfast At Tiffany’s que les esthètes du monde entier vont vivre le moment le plus iconique de la mode au cinéma.

Breakfast At Tiffany’s, La Petite Robe Noire

L’ouverture du film Breakfast At Tiffany’s est une légende du genre. Une légende où une robe couture, monochrome de Givenchy, et l’actrice la pus élégante de l’univers vont déterminer à jamais ce qu’est le style à l’écran.

Ainsi, la petite robe noire est entrée dans l’histoire, en même temps que le raffinement délassé d’Audrey Hepburn. Imitée et révérée, cette silhouette est bien plus qu’une affaire de mode. Elle est l’incarnation d’un idéal, esthétique et stylsitique. Un idéal tout en simplicité et minimalisme qui fait écho à la personnalité même d’Audrey Hepburn.

Car, comme elle le dit plus tard: « Ce sont les seuls vêtements dans lesquels je suis moi-même. Il est bien plus qu’un couturier, c’est un créateur de personnalité. »

En 2006, cette même petite robe noire Givenchy a été vendue 467200 £ — le prix le plus haut jamais payé pour une robe d’un film. Signe de l’héritage durable de Audrey Hepburn en icône absolue du style.

Marchez ainsi sur les pas d’Audrey Hepburn, et découvrez l’histoire du luxe à Paris avec cette visite guidée — réservez votre ‘Paris Fashion and Luxury Icons Tour’.

Charles Lewis Tiffany, le Setting et l’Icône Romantique

Alors que LVMH vient d’acquérir la mythique maison Tiffany’s pour 14,7 milliard d’euros, retour sur l’icône absolu du joaillier le plus populaire au monde !

L’histoire du joaillier Tiffany’s & Co s’écrit au milieu du XIXe siècle ; lorsque Charles Lewis Tiffany emprunte 1000 $ à son père pour ouvrir une petite papeterie et un magasin de fantaisie dans le centre de Manhattan. Très vite, la boutique devient le passage obligé des élégantes à la recherche d’atours un brin plus discrets. Il faut dire que la mode est alors à l’opulence victorienne et, sur les bijoux, cela se traduit par des pierres immenses montées sur des bagues encore un peu plus dimensionnées. 

L’attrait de la boutique Tiffany se niche dans l’approche différente de Charles Lewis – l’homme aime utiliser du métal pur à 92%, en même temps qu’il sillonne le monde et les expositions à la recherche des pierres les plus précieuses. Le joaillier qu’il est coupe ainsi les diamants et autres rubis selon leur brillance plutôt que le poids des carats. C’est ainsi qu’en 1867, il reçut une reconnaissance internationale en remportant le grand prix de l’artisanat d’argent à l’Exposition Universelle de Paris. Mais l’histoire du Setting, icône absolue du répertoire Tiffany’s & Co, apparaît une vingtaine d’années plus tard.

En 1886 donc, la mode des bijoux est encore et toujours celle de l’époque victorienne – lourdes décorations et gravures viennent presque étouffer l’éclat des pierres. Charles Lewis Tiffany aimerait justement changer l’équation. Ce qu’il recherche, c’est un moyen discret de laisser ses trésors briller sans faille – Charles Lewis Tiffany veut que la pierre et la seule pierre émerveille le monde ! Il imagine alors le Setting ; un anneau qui élève la pierre ; six broches qui viennent la soulever pour en maximiser le feu et l’éclat. Avec le minimum de métal possible, le fondateur de Tiffany’s & Co parvient à mettre en valeur la pierre. Mieux, le diamant ici s’élève comme s’il flottait au-dessus du métal… Le Setting est né, et sa légende ne tarde à s’ancrer dans l’imaginaire collectif.

Le Setting devient l’atour idéal pour être offert comme alliance, tant le bijou révèle et capture tout l’éclat du diamant pur. L’innovation de Charles Lewis Tiffany tient ainsi en ce qu’il parvient à concevoir une bague de fiançailles devenue le symbole absolu de l’amour et de l’engagement – une bague simple qui ne cache rien, ne laissant apparaître et briller que la nature sublime de la pierre. Et en 2016, la pièce n’a rien perdu de sa grandeur. L’occasion de son 130e anniversaire est pour Tiffany celle d’honorer toute sa pertinence. Tout au long de son histoire, le Tiffany Setting a en effet su maintenir et embellir son design original : un diamant taille brillant piqué et relevé par six griffes en platine. Rien de plus, rien de moins pour une bague érigée en figure de l’amour immuable.

Le Tiffany Setting en quelques dates clés :

Incontournable bague de fiançailles, le Tiffany Setting est devenu le témoin d’un amour éternel.

2017 : Jennifer Lawrence portait une version revisitée du classique Tiffany setting lors de l’événement Mostra à Venise.

2017 : Ophélie Guillermand pose pour la campagne “Will you ?” de Tiffany & Co avec le Tiffany Setting.

2017 : Le Tiffany Setting est au cœur d’une nouvelle campagne publicitaire, « Believe in Love« .

2016 : La campagne « I will » met en avant le savoir-faire des artisans en plein travail de montage sur le Tiffany Setting, sous la caméra du directeur artistique Keith Ehrlich.

2016 : La maison fête ses 130 ans en créant une édition limitée du Tiffany Setting disponible en 130 exemplaires et différentes déclinaisons.

2016 : Pour son mariage, Bridget Jones choisit le Tiffany Setting.

2015 : Sur le tapis rouge des Golden Globes, Amy Adams porte le Tiffany Setting.      

Printemps 2015 : Cora Emmanuel pose pour la campagne « Will you ? » de la maison avec un Tiffany Setting.

2015 : Afin de célébrer leur amour, Ashton Kutcher offre le Tiffany Setting à Mila Kunis comme bague de fiançailles.

2014 : La campagne vidéo “This is a Tiffany ring” met en avant le Tiffany Setting.

2013 : Tiffany & Co lance une collection de bijoux pour Gatsby le Magnifique qui inclut une bague de fiançailles “vintage”, considérée comme le Tiffany Setting que Carey Mulligan porte dans le film.

2013 : La bague de fiançailles de Kim Kardashian est un Tiffany Setting, qu’elle porte notamment sur le tapis rouge du “Tao Nightclub” pour son 34ème anniversaire.

2011 : Lee Pace joue le rôle du parfait fiancé et offre un magnifique Tiffany Setting à Laetitia Casta dans la nouvelle campagne de la maison.

Février 2011 : Pour le tapis rouge des Academy Awards à Hollywood, Anne Hathaway était parée d’un Tiffany setting.

2009 : Le Tiffany Setting fait son apparition dans le film Bride Wars.

2007 : Le diamant Tiffany Novo fait son apparition en hommage au diamant Tiffany Setting.

2000 : Charlotte de Sex and the City se fait offrir un Tiffany Setting par Trey dans la troisième saison.

1999 : La maison Tiffany lance une nouvelle taille de diamant sous le nom de Tucida.

1926 : Les États-Unis adoptent la norme de pureté de Tiffany (95 pourcent) en guise de norme nationale officielle applicable au platine.

1887 : Charles Lewis Tiffany achète les joyaux de la couronne de France pour réaliser ses Tiffany Setting.

1886 : Charles Lewis Tiffany créa le magnifique Tiffany Setting.

Le Flou Givenchy en Vedette Haute Couture de l’Hiver 2018- 2019

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La maison Givenchy renoue avec l’essence couture et les techniques phares initiées par Hubert de Givenchy – une couture décontractée et enveloppante ; éminemment chic ! Baptisé ‘Caraman’, du nom de l’hôtel particulier qui abrite depuis toujours les ateliers au 3 Avenue George V, ce nouvel opus Haute Couture signé Clare Waight Keller est un hommage. « L’inspiration était Hubert de Givenchy, l’homme qui saisissait la beauté et la modernité. Je voulais célébrer cela [ …] Il m’a dit d’être forte. Il croyait à l’élégance, il croyait au chic. J’ai senti qu’il me fallait respecter sa vision de la femme dans cette collection. »

La semaine passée à Paris, les jardins des Archives Nationales résonnèrent ainsi aux notes de ‘Moon River’, interprétée par Audrey Hepburn. Le style Givenchy est si intrinsèquement lié à l’actrice que Clare Waight Keller a pioché dans cette sorte de raffinement désinvolte le mouvement de ses silhouettes. Il en résulte un dialogue inédit et contemporain entre flou et tailoring – une femme mi-romantique mi-guerrière subtilement incarnée par Kiki Willems. « Je me suis immergée dans les archives et j’ai réalisé qu’Hubert avait cette épaule fantastique, qui donne une touche masculine géniale à la silhouette. Ça fait partie du langage que je suis en train de développer » précise Clare Waight Keller.

La silhouette est audacieuse. Ainsi mêlées, teintes rouge et nacré, lignes structurées et vaporeuses viennent introduire la nouvelle femme Givenchy Haute Couture de l’hiver 2018 -2019– une femme sensuelle mais puissante ! Tout le défi fut, dit-elle, de créer « un sentiment d’harmonie – de crée quelque chose de flottant. Mais en utilisant des matières modernes qui n’étaient pas à la disposition d’Hubert. » Des soies riches, du velours Français, du cuir doux, des techniques d’assemblage Japonaises… Le look ici illustre à merveille le propos initié longtemps déjà par Hubert de Givenchy ; la véritable Haute Couture, celle qui parvient à lier les extrêmes dans une robe du soir fantaisiste et pourtant allurante. Une pièce pensée dans l’unique but de sublimer la femme ; dans un mouvement d’extrême fluidité !

Doria Arkoun

 Les Steve McQueen de Persol

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Beaucoup de célébrités ont rendu culte un modèle ou une marque rien qu’en  la portant. On pense bien sûr aux  lunettes rondes de John Lenon, aux montures oversize de Audrey Hepburn ou plus récemment aux Tom Ford Snowdon de James Bond. Parmi une de ces montures devenues iconiques, on peut citer sans hésiter les lunettes PO0714 dites « Steve McQueen » de chez Persol.

La marque italienne, connue pour ses produits solaires de grande qualité et au charme rétro possède un savoir-faire historique. En effet l’entreprise, créée en 1917, reste une référence dans le domaine de l’optique avec de nombreux brevets déposés et des modèles cultes, parfaitement identifiables.

Celui qui nous intéresse est le modèle PO0714, une monture aviateur inspirée des 649, les lunettes légendaires de Persol. Les 649 possèdent déjà toutes les caractéristiques de la marque : le système Meflecto visible par les deux traits métalliques présents sur chacune des branches, permet à la monture de s’adapter à votre visage. La flèche suprême, charnière inspirée du glaive des héros de l’antiquité, est à la fois fonctionnelle et esthétique.

Les PO0714 reprennent tous ces éléments, mais avec une fonctionnalité supplémentaire non négligeable : elles sont pliables, ou comment associer l’utile à l’agréable. Le modèle, lancé dans les années 60,  a ensuite été popularisé par Steve McQueen qui le porte dans le film L’affaire Thomas Crown, sorti en 1968 où l’acteur donne la réplique à Faye Dunaway. Le succès est tel que la star donnera son nom aux lunettes devenues cultes. Disponibles en différentes coloris, les Steve McQueen originales restent celles à la monture havane claire et aux verres bleus, portée par l’acteur dans le film. La monture existe maintenant en une version plus fine, la PO9714S, disponible en Solaire mais aussi Optique, et toujours pliable.

Retrouvez toute la collection Persol sur le site Easylunettes.

Le Double T De Tod’s S’Affiche Multiple Aux Bras Des Célébrités

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La manufacture Tod’s a toujours entretenu une relation très étroite avec les célébrités de son temps –  Audrey Hepburn, Cary Grant, Steve McQueen, Lady D, Catherine Deneuve, Hillary Clinton, Caroline de Monaco, Jack Nicholson ou encore Sharon Stone devinrent les égéries officieuses du mythique mocassin. Répondant au même concept de luxe, tant il conjugue à l’expérience le savoir-faire des meilleurs artisans, le Tod’s Double T se réinvente cette rentrée au bras des stars d’aujourd’hui.

Dans une version Tatoo tout d’abord, une édition très limitée lancée pour la réouverture de la boutique de Londres. Mais voici que le sac se décline aussi en version pochette avec pompon et surpiqures en cuir, pochette en cuir graphique ou encore dans un modèle cartable. Sa particularité : la boucle signature double T en métal argent confère ici une allure toute en chic et en glamour.

Rouge, cognac, violet, teinte blanche, noire ou bronze… La pièce a rapidement su conquérir les belles du jour. Au bras de la mannequin Alessandra Ambrosio dans sa version tan, crème pour Jessica Alba, le Double T se fait aussi pop à l’épaule d’Olivia Munn – il existe après tout tant de possibilités pour le Double T ! 

Le Parfum L’Interdit de Givenchy

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L’Interdit est un parfum d’amitié, un parfum capturant dans une essence sans pareille la rencontre imprévue mais sublime entre un couturier et sa muse, entre un homme et une femme : Hubert de Givenchy a 27 ans lorsqu’il fait la connaissance d’Audrey Hepburn. L’actrice, tout juste découverte, se pose en figure de proue d’une nouvelle féminité. Il faut dire qu’Audrey est en rupture avec la vogue des années 50 : filiforme, quasi-androgyne, gracieuse et gracile, elle est à mille lieues des femmes voluptueuses et autres pin-up blondes que le tout Hollywood s’arrache, à l’instar de Marilyn Monroe et Jayne Mansfield. Audrey Hepburn est différente : elle est chic, sophistiquée et romantique. Et c’est ainsi que la composition olfactive d’Hubert de Givenchy ne put être autrement faite.

 «Sans être sulfureux, l’Interdit évoque une séduction passionnelle » Françoise Donche, olfactologue chez Givenchy. Comme Audrey, la fragrance est outrageusement féminine. Imaginée pour une femme de charme, d’esprit et de style, elle est aussi le parfum d’une femme exclusive. Lorsque Hubert de Givenchy décide de commercialiser ce parfum, la star qui le porte déjà depuis trois ans lui répond : « Mais, je vous l’interdis. » Une sentence presque sans appel qui baptise du même coup ce parfum : ce bouquet de fleurs moderne annonce un style.

Là encore, le couturier, l’air de rien, est en réalité en train de transgresser l’image trop lisse, trop sage des senteurs romantiques. Pour ce cadeau à Audrey Hepburn, il fait appel au laboratoire Roure Bertrand Dupont, aujourd’hui Givaudan, qui imagine, avec les aldéhydes, un départ très lumineux. « Une ambiguïté troublante, le côté espiègle des notes de tête se révèle finalement très sensuel, l’œillet n’est pas si sage et le clou de girofle, une épice brûlante, apporte une touche clairement enivrante. » explique Françoise Donche. Le tout est capturé par le designer Pablo Reinoso, dans un flacon aux lignes rectangulaires paré d’un cartouche champagne rosé !

 

Levi’s Présente le Nouveau Jean 501CT

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Depuis des lustres, les adeptes du 501 s’épuisent et se ravissent à retoucher leur jean ; affinant ou affutant leur style sur les découpes du jean. Et cette saison, voici que la maison Levi’s vient au service de ces inconditionnels du style en éditant le nouveau 501 CT. A partir du modèle original, la manufacture retravaille le fuselage et, comme pour ancrer définitivement l’icône en son époque, en créée la coupe idéale : un peu plus large à la taille, ajusté du genou à la cheville.

Néanmoins, Levi’s ne tourne pas le dos à ses racines ; mieux, la griffe rend hommage à San Francisco, et à la Californie, terre natale du mythique 501. Ainsi, le 501 CT est proposé cette saison dans une gamme de coloris authentiques. D’inspiration vintage, avec lavage à la pierre et lavage aux enzymes, teinture et abrasion, c’est sous le nom de Precita qu’il se présente en magasin. Cali Cool, lui, se teint d’un coloris médium authentique, avec sablage à la main et lavage aux enzymes… Enfin, le modèle Rolling Fog, avec lavage à la pierre et blanchiment, s’inspire de la légendaire brume de la ville californienne et ses jeux de lumière… Version slim, regular ou ample au niveau des cuisses, le 501 CT tient le même pari que son ancêtre, celui d’être personnalisable à l’infini.

Le Jean Slim, une Tendance Incontestable

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Le jean slim en est l’exemple parfait. S’il est depuis les années 2000 une tendance incontestable, il fut auparavant le poinçon de contestations dans de nombreux mouvements de contre-culture, telle que la culture punk.  Sa forme, inspirée des pantalons cigarette d’Audrey Hepburn et de Twiggy, révèle également l’évolution vers un nouveau canon féminin filiforme, svelte et longiligne. Une silhouette skinny et un style que Kate Moss, surnommée la Brindille, affiche dans le milieu des années 1990, assurant le succès du jean slim dans le monde de la mode.

Quand Just Cavalli s’amuse des imprimés et ose les couleurs provocantes et hallucinantes pour envelopper les jambes, Diesel décline une palette sombre cloutées donnant une silhouette rock aux aspirations de rébellions. Taillé dans un cuir, le slim Diesel Black Gold fait office de seconde peau et clame sa soif d’aventures. Dans la même veine, Saint Laurent reprend ce matériau qu’il accompagne d’une veste structurée pour une allure aux réminiscences fifties, dans un mix entre jeunesse aux « blousons noirs » et influences issues des Teddy Boys. Effet qu’il féminise en réinvestissant la silhouette parisienne chère à la maison pour une harmonie chic libre et audacieuse.

Le Speedy de Louis Vuitton

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Avant de troquer son diminutif pour un anglicisme, le Speedy est « L’Express » ; crée en 1930 pour être un sac à main de voyage dans une version réduite du Keepall. Dès 1933, le Speedy Monogram LV est un succès ; mais il faut attendre près de 30 ans pour voir l’une des femmes les plus gracieuses et les plus élégantes en faire son fidèle compagnon. Dans les années 60, c’est Audrey Hepburn qui concourt à le rendre diablement désirable, tout en popularisant son existence : pour elle, le malletier français concède à sa demande de concevoir un modèle encore plus petit ; le Speedy 25 entre alors dans la course. Grâce à Audrey Hepburn, le sac se mue en un luxueux fourre-tout dont l’esthétique ne peut qu’épouser les attentes des nouvelles vénus urbaines, modernes, et chic. Offrant un espace de rangement optimal de par sa grande poche intérieure, sa large fermeture à glissière permet, elle, un accès facilité au contenu protégé par un cadenas gravé ; un port en main ou au coude qui, à lui seul, allure une femme. 

A l’aube du nouveau millénaire, le Speedy croise la route du nouveau directeur artistique de la maison, un certain Marc Jacobs. La ligne est rafraîchie ; l’aspect se fait plus moderne avec de nouvelles finitions, comme les tirettes de la fermeture à glissière et les rivets en laiton. Néanmoins, le sac ne perd en rien ce qui a fait de lui un accessoire casual et désirable. A ce propos, lorsque Marc Jacobs décide d’inviter des artistes à customiser le sac iconique, il semble qu’il ouvre la voie à ce que les femmes recherchent aujourd’hui encore : la personnalisation. Le premier à altérer le logo, c’est Stephen Sprouse qui, en 2001, ose imprimer sur la luxueuse toile monogramme des graffitis rose fluo ; deux ans plus tard, le maître pop japonais Takashi Murakami y appose un Monogram Multicolore, devenu depuis une signature du malletier… 2012, la griffe innove en présentant son icône munie d’une bandoulière : les femmes s’en réjouissent ; voilà ce qu’il manquait pour l’ancrer définitivement dans notre modernité ; la même année sort une version Monogram Empreinte, toute en élégance.  Aujourd’hui, il est possible de choisir la taille (25, 30, ou 35 cm), la toile ( Monogram LV, damier, épi, multicolore, vernis…) et même de faire graver des initiales sur le Speedy.

 

Le Speedy : Quelques Dates Clés

2017 : Louis Vuitton collabore avec Jeff Koons, ce qui donne naissance à un Speedy 30 “Da Vinci”.

2015 : Le Speedy est réinterprété en version mini quand la maison Louis Vuitton sort sa première collection NANO.

Automne/Hiver 2014 :  Nicolas Ghesquière décline le classique sac Speedy dans plusieurs sortes de cuirs conforment au thème de la collection le Safari.

Automne 2013 : Marc Jacobs réinvente le Speedy, il l’enveloppe de plumes d’oie, de vison ou de cuirs exotiques.

2013 : Une nouvelle version du Speedy voit le jour : le Speedy 20 Chain en toile Monogram qui est équipé d’une bandoulière.

2013 : le Speedy fait une apparition au cinéma dans le film The Bling Ring.

2012 : La maison Louis Vuitton décline le Speedy en version Monogram empreinte, celui-ci est décliné en cinq coloris. Il se pare également de nouvelles finitions.

2011 : Afin de répondre à un monde plus urbain, la maison Louis Vuitton ajoute une bandoulière réglable et amovible au Speedy.

2008 : le Speedy se voit encore une fois réinventé par Takashi Murakami avec la collection “Monogramouflage”.

2008 : Richard Prince crée les Speedy Aquarelle et Watercolor.

2007 : Alexa Chung porte un Speedy sur le tapis rouge des British Awards à Londres.

2003 : La collaboration entre la maison et Takashi Murakami donne naissance à un Speedy 25cm en toile Monogram cerise et cuir marron naturel.

2001 : Stephen Sprouse imprime sur la luxueuse toile monogramme dont celle du Speedy des graffitis rose fluo.

1990 : Sortie du Speedy en cuir Epi rouge Castillan.

1980 : La maison Vuitton crée le Speedy en cuir de vache naturel.

1965 : A la demande d’Audrey Hepburn, la maison Louis Vuitton crée un modèle plus petit du Speedy : le Speedy 25.

1959 : Le premier Speedy en toile Monogram se voit créé.

1933 : En plein engouement pour le sport, le voyage et la mobilité, naît le Speedy.

 

Le Pantalon Capri

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La définition exacte de l’existentialisme est la suivante : « L’homme est libre et responsables de ses actes », doctrine qui correspond bien à la créatrice Sonja de Lennart, née le 21 mai 1920 en Prusse (Allemagne de l’Est). Cette grande femme, trop peu connue aujourd’hui, décide de se lancer dans la mode dans un monde d’après guerre qui laisse place à l’espoir, à l’audace, et à la création. C’est en hommage à la fameuse île italienne de Capri que Sonja donne ce nom à une large collection de prêt-à-porter. Elle créée des robes, des manteaux même, mais c’est le pantalon qui sera son plus grand succès. Ce fameux pantalon crée en 1948 s’arrêtant au mi-mollet – et qui est donc un parfait compromis entre le pantalon, trop classique, et le bermuda si on est complexé par ses jambes – connaît ses heures de gloire dans les années 60. En véritable pionnière de son temps, Sonja inspire les plus grandes maisons de mode, et cela depuis plus de 60 ans.

Corsaire ou d’autres appellations furent apposées à ce pantalon, mais c’est dans ce nom “capri“ que résonne toute la nostalgie de l’idéal féminin des années “yéyé“. La femme se rêve et se voit active, sexy, et libre ! Les années 60, c’était en plus du capri, pour le plus grand plaisir des yeux, la minijupe de Mary Quant, la folie d’Andy Warhol, les films d’Hitchcock et les paroles de Serge Gainsbourg… Une période de pur génie créatif en somme, qui ne cesse d’influencer notre époque. La preuve ? Les différents défilés printemps-été 2013 de chez Louis Vuitton, Marc Jacobs, Michael Kors ou encore Rochas qui largement s’en inspirent ! Alors, puisque la possibilité s’offre à nous d’habiller nos jambes d’un beau capri, à quoi sert de résister à cette pièce incontournable qui, immédiatement, façonne une silhouette très féline à la manière d’Audrey Hepburn dans Sabrina, en 1954.

Il est facile de se l’approprier puisqu’il se conjugue à tous les styles, et c’est bien pour ça qu’il est simple à adopter. Il est une de ces trop rares pièces unisexes, seyant aussi bien aux femmes qu’aux hommes, été comme hiver, de jour comme de nuit. Taillé dans du cuir ou du coton, imprimé, coloré, classique, chic, sportwear, skinny ou encore oversize, messieurs, osez vous laisser surprendre par ce vêtement qui d’ailleurs porte la collection automne-hiver 2013-2014 de Guillaume Henry pour Carven. Et si vous hésitez toujours sur la bonne manière de l’adopter, sachez que la valeur sure reste l’association vue sur l’icône Jacqueline Kennedy, qui a largement contribué à sa popularité, et à le nimber d’une magie. Jackie en capri, c’est une équation qui sonne comme une évidence : une classe folle, un capri, un t-shirt, et des nu-pieds ; voilà la simplisme formule à adopter sans retenue.