La Collection Hermès Printemps/Eté 2021, Pour Homme

Pandémie mondiale oblige, c’est dans un format inédit que Véronique Nichanian a introduit sa vision de l’homme Hermès pour le Printemps/Eté 2021.

La Collection Hermès Printemps/Eté 2021, Pour Homme

C’est au coeur des ateliers de Pantin que la maison Hermès a livré une performance filmique en collaboration avec Cyril Teste. Intitulée « Hors-Champs » la performance mettait en scène les nouvelles pièces intemporelles de la maison épitome du luxe à la Française — le dynamisme et la spontanéité en plus !

A la tête de la création Homme de la maison Hermès depuis 1988, Véronique Nichanian semble avoir puisé dans ce contexte très particulier une vision de l’élégance visant là encore l’éternité. Des matières nobles, des jeux de rayures et de superpositions viennent ainsi élever les icônes Hermès au rang de vêtements plus que parfaits.

Des pièces où les cuirs brillent encore plus de leur finesse sur des sandales, présentant une semelle teintée du mythique orange Hermès. Des chemises qui se taillent dans le volume des vestes, et des vestes comme des chemises — pierre, bleu pâle ou gravier ou tempête, pour reprendre la terminologie Hermès… Des chemises encore où le coton mouliné laisse deviner l’iconique chaîne d’ancre, cette fois en imprimé subtil et éthéré.

Une fois mise en scène par Cyril Teste, les pièces de la collection Homme Printemps/Eté 2021 Hermès gagnent en spontanéité !

« J’ai fait un show à Pantin dans l’atelier une fois auparavant, il y a longtemps, et c’était mon idée de revenir ici où sont les artisans, dans ce bel espace avec une belle lumière… » détaille Véronique Nichanian.

Un chassé-croisé entre habilleurs, mannequins, caméramans où chacun joue son rôle dans une performance filmique qui, finalement, tient plus d’un témoignage authentique sur l’âme de la maison Hermès. Une maison où l’on veille à la qualité, au raffinement dans une atmosphère à la fois teintée de réalité et d’onirisme.

Cyril Teste le dit : Hors Champs fut « une rencontre entre deux sensibilités. » Un film qui ne vise pas à « fabriquer un événement » mais à « mettre en forme notre rencontre née autour d’un travail et d’une nécessité. »

Une performance qui met en lumière toute la pertinence des silhouettes Hermès — à voir ici.

Le Défilé Anniversaire De La Maison Balmain

A l’occasion de son 75ème anniversaire, la maison Balmain a orchestré un défilé évènement, mêlant pièces d’archives et nouvelle vision portée par Olivier Rousteing.

Le Défilé Anniversaire De La Maison Balmain

C’est une péniche qui a servi de podium à la collection Haute Couture de la maison Balmain. Une collection très spéciale puisqu’elle signait le 75ème anniversaire du style Balmain, et les 10 ans d’Olivier Rousteing à sa création !

Sur la péniche qui sillonnait la Seine, un podium tout en miroir reflétait à l’infini des silhouettes franchement iconiques. Celles créées par Pierre Balmain, d’abord — des pièces virtuoses sorties des archives ! Ces robes fantastiques et opulentes qui, au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, ont fait tourner la tête des élégantes du monde entier tant l’optimisme du look Jolie Madame mettait fin aux années noires.

En parlant de noir justement, c’est notamment à Pierre Balmain que l’on doit la réintroduction de cette couleur du côté de l’élégance et de la sensualité. Il avait en effet fait du fourreau en velours noir l’idéal des élégantes Parisiennes ! A commencer par Juliette Greco qui l’adopte dans une version plus dépouillée encore.

Mais les pièces des archives de la collection Haute Couture 2020 de Balmain présentent tout l’étendu de la virtuosité du savoir faire de la maison. La silhouette de Katharine Hepburn dans The Millionairess — fut en effet pensée par le fondateur tout spécialement pour le rôle. Et elle côtoyait ainsi les créations de ses successeurs.

Oscar de La Renta, Erik Mortensen et les créations devenues iconiques du style Balmain par Olivier Rousteing. On retrouvait ainsi toutes les figures de la Parisienne — chic en bustiers aux tailles cintrées et jupes grandiloquentes.

Femme fatale dans les silhouettes d’Olivier Rousteing, reconnaissables par ses mini-robes en raphia tressé. Une silhouette qui dépoussière là encore la Jolie Madame — entre épaules marquées et un travail d’ornementation sublime et iconique du style Balmain. Une collection qui fige Balmain entre grâce et opulence bien senties.

A voir ici.

Le Gommino Et La Collection Tod’s Automne/Hiver 2020

Première collection de Walter Chiapponi pour Tod’s. Il place au coeur de son défilé des notions phares dans l’ADN de la maison — une femme chic et riche de l’art de vivre à l’Italienne… Chaussée d’un Gommino réinventé.

Le Gommino de l’Automne/Hiver 2020

« Pour moi, Tod’s c’est le chic, l’art de vivre à l’italienne, une femme qui profite de la vie. Avec cette première collection, je voudrais en donner une version audacieuse, un peu rebelle, visant plus de décontraction. » Les propos du directeur artistique de la maison Tod’s font mouche. Il est vrai que la femme Tod’s a aujourd’hui quelque chose d’un peu différent.

Son allure d’abord. En directe ligne avec l’esprit qui a poussé Diego Della Valle à fonder sa maison en 1978, celle-ci jouit d’une approche décontractée — des pantalons larges et mouvants habillent la femme Tod’s de l’hiver prochain. Un tailoring doux mais précis qui distille cette fameuse sophistication Italienne.

« Je voulais ramener un sens du bon goût italien, cette joie de vivre, un certain style de vie détendu mais sophistiqué. Et la sensualité, c’est comme un gros point d’exclamation dans la collection. »

Et que chausser de mieux que l’iconique Gommino. Chaussure clé du vestiaire Tod’s, epitome de l’allure chic mais cool, il se perche cette saison sur un talon imposant. Une touche chunky dans une silhouette flirtant doucement avec les années 70 — teintée des couleurs chères à la maison Tod’s… Des couleurs chaudes, du marron, du blanc et des teintes tabac. La ligne Tod’s de l’Automne/Hiver 2020 se conclut sur un Gommino idéal pour les femmes d’aujourd’hui !

A leurs bras, le non moins iconique sac Timeless T apparaît dans un matelassé recouvert de couleurs acidulées. Dans un esprit visant à magnifier les tenues du quotidien, Walter Chiapponi offre donc un vestiaire féminin mais désinvolte, sophistiqué mais décomplexé. Le bon goût Italien couplé à des matières appréciées de Tod’s —  le tweed, le coton et le cuir, évidemment.

Les Galeries Lafayette S’Affichent En Prada

Pendant la Fashion Week, Prada s’installe aux mythiques Galeries Lafayette, avec un nouveau projet très sauvage — Prada ‘Hyper Leaves’, ou quand la maison Italienne lie végétation et pièces iconiques !

Prada A Paris

Le rendez-vous est posé. Du 14 janvier au 10 février, la maison Prada prend place aux coeurs des Galeries Lafayette Haussmann. Le grand magasin Parisien se transforme ainsi pour l’occasion en véritable jungle, mais hautement stylisée. L’idée? Deux boutiques éphémères signées de l’audace de Miuccia Prada. Car c’est bel et bien la mie en scène de ce nouveau projet qui fait de ces nouveaux corners des lieux aussi atypiques qu’emplis d’icônes.

Là où les triangles synonymes de Prada brilleront sous forme de néons verts ou jaunes, ici se dressera une mise en scène sauvage — alocasia, monstera, figuiers et fougères viennent court-circuiter l’installation… L’ambiance très inspirée plante ainsi le décor idéal pour les pièces clés du Printemps/Eté 2020. Pour femmes, et pour hommes.

Où Aller Pendant La Fashion Week 2020? Prada ‘Hyper Leaves’

Car les plantes n’ont pas dit leur dernière mot. Véritable ode à la jonction entre la technologie et la nature, l’installation Prada verra ainsi les plantes grimper jusque dans les présentoirs et les sols… Eux aussi travaillés aux motifs de feuilles. Car la boutique éphémère pour femmes puise son ambiance dans celle d’un pavillon forestier — filets métalliques et baobab composé à partir de ces mêmes filets en prime !

Côté vêtements Prada, la maison a pioché des pièces en écho à l’ambiance très nature. Mais une nature évidemment griffée de détournement à la Prada. Pour les femmes, des pièces en daim et les déjà iconiques cabans en nylon se présentent à côté d’ensembles coupés dans le cuir nappa; vintage cette fois. Côté accessoire, des paniers en palmier, maïs et raphia viennent compléter des silhouettes déjà très désirables.

Chez les hommes, la collection Printemps/Eté 2020, présentée en juin dernier, mettait déjà en scène des chemises imprimés ou colorblock… sur fond de néons accrocheurs. Ici, les pièces à avoir pour l’été 2020 se complètent de gabardines de coton, de chemises en popeline imprimée, des pièces en cuir nappa vintage, là aussi en nylon coloré.

Le détail qui change tout? 15 vitrines des Galeries Lafayette seront, elles aussi, submergées par la nature Prada. Affaire à suivre donc, dès le 14 Janvier 2020.

La Robe Grosse Maille Couleur Carbone d’Ann Demeulemeester pour l’Automne/Hiver 2018

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Ann Demeulemeester a très vite su imposer dans la mode sa désinvolture poétique – dès les années 90, ses codes sont établis et ses pièces fétiches déjà iconiques. Aussi intemporelle que le style qu’elle compose, Ann Demeulemeester c’est le blouson de motard, les pièces superposées, le noir et blanc, la grosse maille et la jupe longue. Il est ainsi ravissant de découvrir que pour l’Automne/Hiver 2018/19, Sébastien Meunier explore la grammaire Demeulemeester avec une adresse folle… Anticonformiste et un rien avant-gardiste, la robe grosse maille couleur carbone reprend avec brio la gimmick clé de la maison – une pièce-icône pensée pour souligner la personnalité de celle qui la porte.

            Dans ce style romantique et un brin rock’n’roll, la robe prend évidemment des proportions intéressantes – ce qui intéresse Sébastien Meunier pour l’Automne/Hiver 2018/19, c’est l’exploration des tensions et des contraires. Et cette silhouette illustre tout le propos. Longs gants en cuir dévoilant les épaules, longueur exagérée pour une robe essentiellement noire… La robe grosse maille couleur carbone signe le retour de la féminité Demeulemeester ; une couture floue et une femme plus engagée qu’objet.

             Sébastien Meunier détaille ainsi la trame de sa collection en faisait un parallèle intéressant avec Mary Shelley, auteur de Frankenstein. Il y a là quelque chose de similaire dans le mystère – « mais c’est plus fort, un peu plus dense et militant. » Entre poésie et brutalité, associations de matières et sensualité oscillant entre peau nue et occultée ; la robe grosse maille couleur carbone de l’Automne/Hiver 2018/19 resserre un peu plus le propos de la saison. Ce que les fans de Demeulemeester attendent et adorent : une pièce piquante et aguerrie.

Le Péplum Top Hermès Printemps/Eté 2017

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Nadège Vanhée-Cybluski s’est formée parmi les plus grandes maisons actuelles – Martin Margiela, bras droit chez Céline ou encore The Row, la patte du designer a su aujourd’hui séduire la maison Hermès de par da vision moderne et épurée de la mode – penchant pour le classicisme des créations qui, si elles sont simples sur les bords, contiennent toute la complication des œuvres dignes de la maison. Ainsi, la Maison du Faubourg est-elle attachée à l’approche soignée et l’élégance… ou plutôt au raffinement intemporel des vêtements associés à la griffe française. « Hermès, dit-elle, c’est une référence que l’on regarde avec admiration, désir, émerveillement. Une maison intègre qui ne fait aucun compromis sur la qualité et qui aime l’objet, pas le paraître. »

Ce fut ainsi dans cet esprit que Nadège Vanhée-Cybluski présentait à Paris des pièces efficaces car minimalistes, belles et ô combien fonctionnelles. Mais attention Hermès ne manque jamais d’once de poésie et, la directrice artistique n’a omis de le rappeler. Ainsi sur ce péplum top, le corsage apparaît si évident que la souplesse et la douceur du cuir ne viennent, finalement, qu’accentuer l’évidence du travail de la maison. Epurée tout autant que travaillée, la pièce est radicale – un peu rétro, un peu exotique, mais subrepticement futuriste. L’on reconnaît ici tous les codes de la maison Hermès – amplitude, rondeur, style et tranquillité.

 

Le Tailleur Bar Dior Printemps-Ete 2014

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« Cette collection se définit par la volonté de détourner Dior, de le bousculer » indique-t-il. Son dessein : écrire « un nouveau récit ». Au cœur du musée Rodin, les invités papillonnent sous la cascade d’un jardin suspendu, composé de centaines de fleurs aux couleurs fluorescentes et surréalistes. Si les fleurs continuent d’inspirer le créateur, son intervention, elle, se fait tout autre : exit les tons pastel et les proportions corolles, Raf Simons est bien décidé à déterminer sa propre expérimentation de la mode de Christian Dior. L’idée : transfigurer cet ADN au contact d’un jeu sur l’artificiel et le réel, sur le passé et le futur. De cette façon, il décline une réinterprétation du New Look qui, au prisme de cette dialectique, dialogue entre deux modernités bien distantes dans leur expression. Ce qu’il désire : « qu’on ne sache pas exactement d’où viennent ces femmes, ni où elles sont, mais qu’elles existent dans un espace en mutation, où tout semble possible ».
Le tailleur-bar, Christian Dior l’avait imaginé en 1947 ; il le présente à son premier défilé haute-couture. Cette année, les gimmicks classiques de la griffe sont réinvesties, lors même que l’ADN des codes de la maison est détourné ou disséqué dans le seul but d’obtenir des silhouettes inédites. Notamment repéré : un tailleur bar à la proportion inversée qui arbore toujours le plissé. Si la jupe n’est plus associée à la veste-bar, le plissé lui, subtilement s’y glisse au dos. De la veste-bar aussi les basques sont éliminées alors que la taille est relevée sur les côtés ; au dos des vestes, des imprimés fleuris découpés en bandelettes et composés de façon architecturale. Un travail méticuleux des plis accordéon fait penser à ses tableaux où le motif général apparaît ou disparaît au fil des mouvements du corps. Une conception qui l’ancre dans une silhouette moderne, mystérieuse et contemporaine qui se veut le reflet d’idées nouvelles. Du « Trans Dior » qui, par-delà le respect du passé, rappelle que l’avenir ne se fait pas attendre.