Bleu Chanel, le Parfum

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Le Bleu Chanel n’a jamais été une simple senteur. Alors que la parfumerie féminine joue depuis toujours des subtilités, la virilité olfactive du Bleu Chanel relève d’une révolution ! Initiée en 2010 par Jacques Polge, le parfum homme de Chanel décloisonne avant l’heure le concept de masculin et, dans une fusion intense des extraits, signe une fragrance jaillissant comme un souffle. Le Bleu Chanel est incontestablement une senteur iconique – une eau désinvolte et éminemment raffinée ! Aujourd’hui, c’est Olivier Polge qui ajoute une nouvelle variation autour de l’icône ; Bleu Chanel, le parfum ou l’exploration de sa pleine puissance.

« Toute la difficulté était de trouver le ton juste pour exprimer ce que peut être une concentration ‘parfum pour homme’. Il fallait éviter de refaire ce qui avait existé en lui ajoutant un mégaphone. On peut exprimer de l’intensité et du raffinement sans un coup de poing olfactif. C’est pourquoi j’ai eu envie de donner plus d’espace au bois de santal, de le laisser entrer en fusion avec le cèdre et la fraîcheur en tête. » Olivier Polge, en collaboration avec le Laboratoire de Création et de Développement des Parfums Chanel, est ainsi parvenu à capturer dans un flacon une élégance naturelle ; sourde et jamais ostentatoire.

La nouvelle déclinaison Parfum Bleu Chanel module ici les proportions de bois et d’agrumes des deux déclinaisons précédentes – identifiable, le noyau olfactif de la toute première fragrance distille le même frisson… Les zestes rafraîchissants et l’effet ravissant de la lavande et du géranium égaient un cèdre qui, au cœur de la formule, fait battre sa sensualité. Un santal onctueux, lacté, addictif, provenant de Nouvelle-Calédonie – un cèdre comme un bois rare cultivé dans une filière pour laquelle Chanel a pris part à la protection. Le parfum Bleu Chanel est ainsi celui de la confiance ; de la confiance en une force inée – un parfum pour ceux qui n’ont envie de ne ressembler à personne d’autre qu’à eux-mêmes… Et, l’égérie Gaspard Ulliel n’a pas son pareil pour incarner toute la puissance, la sensualité et la beauté ‘informelle’ d’un homme éminemment Chanel.

Coco Mademoiselle, Un Parfum Espiègle et Excessif

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C’est au tournant du XXIe siècle que la maison Chanel comprend toute l’importance de protéger, pour les pérenniser, les savoir-faire ancestraux du plein-pays français. Dans cette quête, la maison de Coco acquiert nombre d’ateliers et notamment à Grasse, les terres mêmes de la parfumerie. En 2001 donc, Chanel se place comme garant de la haute parfumerie, et confie à Jacques Polge de réviser l’équation du parfum Coco. Ainsi porté par le baroque et l’Orient qui composent le fond de la fragrance, le nez de la maison initie un jus inédit. Imaginé comme une envolée fraîche et vive, Coco Mademoiselle révèle toute sa délicatesse à travers un bouquet floral inattendu… Cette petite touche boisée fait inlassablement penser à la « nature après la pluie ».

Et c’est bien là que se niche et se forge la personnalité du Coco Mademoiselle. Déposé au creux du cou, le parfum incarne l’audace, la fougue et l’extrême élégance de Gabrielle. Il est la signature orientale de Chanel. Coco Mademoiselle c’est la traduction olfactive de ce que le tailleur est pour la mode et la couture – un classique au goût du jour. Icône sensuelle de la parfumerie contemporaine, le Coco Mademoiselle distille évidemment tout de la rose et du jasmin de Grasse. Espiègle et provocant, tout à la fois léger et excessif, il demeure aujourd’hui encore le meilleur parfum pour attester et affirmer d’une féminité sans compromis. Et il n’y a qu’à remarquer ses égéries.

En 2001 lors de son lancement, nulle autre que Kate Moss incarne cette ode à la liberté de Gabrielle Chanel. Depuis 2007, l’image du parfum est liée à la délicatesse et l’allure très altière de Keira Knightley. Avec elle, Mademoiselle Coco se fait séductrice. Dans ses tribulations parisiennes, la femme Coco aime à séduire, charmer, danser, jouer, bref elle aime conquérir la vie. Iconique car subrepticement provocant, ce parfum devient très vite le préféré des femmes qui osent ; celles qui aiment à s’envelopper d’un parfum enivrant, et ô combien ensorcelant. Oui, la femme Coco Mademoiselle est ainsi libre, spontanée, sensuelle et belle à s’en damner. Mythique, tout simplement.

L’Eau De Parfum Comme L’Ivresse D’Un Amour : Boy Chanel

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Arthur Capel fut surnommé Boy par Coco Chanel – trois lettres qui suffirent à sceller un destin tout entier. Lui, le plus grand amour de Gabrielle, premier à véritablement croire au talent de Mademoiselle ; lui qui va définitivement lui fournir les moyens de parvenir à ses fins… Elle aimait à lui emprunter ses vestes de tweed sur-mesure. « Puisque tu y tiens tant, me disait Capel, je vais te faire refaire en “élégant” et chez un tailleur anglais, ce que tu portes tous les jours » racontait Coco. Grâce aux fonds qu’il investit dans l’ouverture de sa toute première boutique — qu’elle lui remboursera intégralement dès les premiers retours venus, signe de son indéfectible indépendance — Chanel n’aura de cesse de désenclaver pour révolutionner la silhouette des femmes de l’époque. Dans les bras de l’homme qu’elle aime naîtrons ainsi tous les codes fondamentaux de la rue Cambon.

Il faut dire que Boy est l’intellectuel d’envergure qui s’intéresse à la politique aussi bien qu’à la spiritualité – il fut celui qui initia Coco  à l’ésotérisme, et Chanel au monde des symboles et à la culture orientale. La suite, on la connait. Mais, ce que l’on connait moins c’est toute la puissance, toute l’ivresse de leur amour qui est aujourd’hui capturé dans le flacon architectural de la nouvelle senteur de la griffe – baptisée Boy Chanel, tout simplement.

Hommage olfactif à une passion éloquente et au jeu perpétuel du masculin féminin, la fragrance vient aujourd’hui tout naturellement agrandir les rangs des Exclusifs de Chanel. Car c’est bien bel et bien cette passion fugace, cette parenthèse enchantée qui a intéressé le parfumeur de la maison, Olivier Polge – aidé de portraits historiques, le nez a choisi de s’intéresser à l’influence de Boy sur Gabrielle. Inspiré donc de la force virile de l’homme, émerveillé par la frêle silhouette de Coco, Olivier Polge forge ici une mythologie masculine qui le pousse à s’intéresser à la fougère. Puis, à l’instar de Gabrielle Chanel qui s’approprie le vestiaire masculin sans renoncer à sa féminité, le parfumeur joue au mélange des genres en imaginant l’empreinte d’un homme sur la peau d’une femme. Un éclat aromatique et racé qui annonce le cœur de géranium rosat – le tout scellé dans un monolithe de verre épuré, au bouchon monogrammé double C. Une senteur douce et puissante, à s’approprier depuis le 14 Octobre. 

 

Chanel N°5, L’Eau – Edition Limitée

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Il n’existe parfum plus mythique que le N°5 de la maison Chanel. L’originalité de Coco y est en effet capturée à tout jamais. Aujourd’hui, la maison de parfum offre au nez Olivier Polge la chance de pouvoir en réinventer la formule iconique. Pour se faire, le poids de l’héritage et le mythe créé autour de la senteur aurait pu être un frein ; mais bien au contraire, le nez y puisa toute sa quête d’originalité. En travaillant donc sur la fraîcheur du N°5, Olivier Polge a mis un point d’honneur à désépaissir, à aérer le parfum, à l’origine très opulent : « Cette idée de fraîcheur est essentielle, et c’est pour ça qu’on l’a appelé l’Eau. J’aime cette idée de l’eau car elle exprime évidemment cette fraîcheur, ce sent bon mais aussi une certaine fluidité. »

C’est ainsi que si L’Eau conserve tout les codes du N°5, c’est en réalité pour mieux les disposer – sous l’effet Polge, les notes florales s’étirent, notamment l’Ylang Ylang qui dévoile ainsi d’autres facettes. Vanillé, Olivier Polge va plus loin en retravaillant le fond de façon plus sèche et vibrante avec note de cèdre… Le résultat ? Un véritable travail d’alchimie, complexe et élaboré, qui s’incarne dans une senteur simple et légère. Une évidence. A l’instar du choix de l’égérie, puisque c’est Lili-Rose Deep  qui fut choisie pour être le visage de la campagne publicitaire du N°5 L’Eau. Réalisée par Johan Renck, cette campagne est prévue pour la rentrée 2016.

En attendant, 15 exemplaires ultra-limités de la fragrance sont mis à disposition dans un format Eau de toilette de 900 ml. Une pièce d’exception réalisée sur mesure : un prestigieux format, tout en cristal, taillé comme un diamant, et scellé par baudruchage selon un savoir-faire unique…  Une rareté pour un parfum de légende, qui symbolise parfaitement la haute parfumerie héritée de Chanel elle-même.

 

N°5 L’Eau, Le Nouvel Exquis Signé Chanel

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C’est un nom de code ; un numéro qui résonne dans l’esprit de chacun : le N°5 est aussi iconique que la maison qui l’a produit. Il a en effet fait basculer la parfumerie du siècle dernier, la faisant entrer dans une nouvelle ère. A travers le N°5 de Chanel, la parfumerie s’est soudain autorisée à associer le toc et le précieux, les fleurs et les aldéhydes. Mais après tout, il ne s’agit là que de l’équation du style de Mademoiselle.

Comme elle, le N°5 jouit d’une aura éternellement énigmatique. Le N°5 n’est pas un parfum, c’est un patrimoine olfactif – féminin mais pas vraiment, la senteur importe dans son sillage un chic sans égal, transmis de génération en génération. La fragrance fondatrice de l’écriture Chanel fut éditée il y a bien longtemps déjà – trois ans à peine après la création de la senteur, en 1924, le nez Ernest Beaux offre une déclinaison en Eau de Toilette. Aujourd’hui, c’est au tour du parfumeur Olivier Polge de se saisir de l’essence de son époque pour la transmuter dans le N°5 l’Eau. Le résultat ? Un parfum d’ici, de maintenant et de toujours.

Avec la subtilité d’un faiseur d’or, Olivier Polge a créé un équilibre nouveau et un idéal de fraîcheur – en privilégiant les aldéhydes au parfum d’écorce d’orange, le nez délaisse les senteurs plus métalliques. Comme on ouvre le boîtier d’une montre à haute complication, le nez a ainsi disséqué la formule originelle pour s’emparer de chacune des notes qui fonde l’icône N°5. Augmenter la vibration des zestes et dépoudrer le fond ; rendre les bois nerveux et verdir l’ylang ylang ; mettre le jasmin en impesanteur et diminuer la vanille, c’est ainsi qu’Olivier Polge a entièrement réinventé le N°5, en une Eau d’une saveur profonde.

Et pour incarner la nouvelle senteur, la maison Chanel a fait le choix de Lily-Rose Depp – nouvel esprit de son temps, figé très gracieusement par le talentueux photographe Karim Sadli. Tout cela est à découvrir dès la rentrée prochaine.

 

Chance Eau Vive De Chanel

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Audacieuse, Chance de Chanel l’est. Coco elle-même ne cessait de l’invoquer : la chance ne s’adresse qu’à ceux qui savent la reconnaître, et à ceux sachant la saisir. A l’instar du parfum, la chance ou Chance agit comme une bouffée d’optimisme, un tourbillon de bonheur piqué de mystère.

Oui, chez Chanel, la chance a son parfum éponyme. Capturée dans un flacon aux courbes douces et graphiques, très chic et gracieux, la fragrance est un porte-bonheur – une partition olfactive qui fleure bon l’été ! Première Eau Chance à être signée du parfumeur Olivier Polge… Une vitalité intense qui transporte les chanceux jusqu’aux confins des rêves éveillés.

Et aujourd’hui, cette vitalité s’imprègne sur la chevelure. Un geste sensuel qui diffuse, au gré des pas, les notes zestées des agrumes. Sans les dessécher, l’eau pour cheveux les habille ainsi d’une note de vitalité, et d’un peps de saison !

 

Florabotanica de Balenciaga

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 Florabotanica, dernier opuscule olfactif de la griffe Balenciaga ; ultime parfum de l\’ère Ghesquière.

C’est une œuvre botanique, non seulement un essai de senteur ; c’est une création d’olfaction quasi-expérimentale entrée dans la réalité physique par la biais de l’imaginaire d’un Nicolas Ghesquière habité d’un classicisme authentique où la science-fiction côtoie, dans un trouble aérien, la mode. Une atmosphère contemporaine et romanesque sert d’écrin à ce parfum, ceignant le souvenir d’une collection imaginée en 2008, toute de fleurs magnétiques. Et c’est cette effective émanation visuelle qu’ont tenté de capter les parfumeurs Jean Christophe Hérault et Olivier Polge autour d’une rose hybride baptisée « rose expérimentale ».

Ils nous livrent une interprétation libre de l’extrait floral mais qui, dans un premier mouvement, s’aborde comme un masculin : la note poussée de Vétiver, l’ambre, la feuille de caladium assume l’accord de rose mêlée à la menthe et à l’œillet. Une effluve mystérieuse comme toute histoire de séduction avec les femmes. Bref, une émanation qui charme, une campagne publicitaire qui interroge : un flacon aux faux airs de tube testeur assiégé d’une myriade de plantes grimpantes aux couleurs toutes plus vives et acidulées ; se tenant en jonc, la fille Balenciaga, solitaire et frondeuse, fascine sous les traits de Kristen Stewart, de face, sans sourire. En une phrase : Florabotanica, la chimie de la rose, l’alchimie juvénile.