Les Appareils Photos Iconiques

Si derrière nombre de photos cultes il y a un talent, les appareils photos, aussi, sont des objets iconiques. Leica, Canon, Nikon ou encore Hasselblad figurent au panthéon.

Les Nikon de Peter Lindbergh, Martin Parr ou Steve McCurry

C’est l’une des photos les plus iconiques de notre temps — Steve McCurry a shooté « Afghan Girl » 1982 avec son Nikon FM2. S’il est certain que son habileté a beaucoup joué à faire la photo parfaite, il est amusant de constater l’impact des appareils Nikon dans nombre de travaux photographiques, devenus cultes !

Il faut dire que la maison Nikon existe depuis 103 ans maintenant. Plus d’un siècle que le fabricant Japonais innove et accompagne l’oeil de photographes audacieux… A l’instar de Peter Lindbergh (1944-2019).

Le photographe de mode utilisait un Nikon 810. Ses portraits forts en réalisme sont devenus canoniques. Et pour cause: Peter Lindbergh a toujours refusé de retoucher ses images. Avec son Nikon 810, souvent en objectif 70-200 mm, il pouvait se permettre de retoucher les grains de ses photos pour en faire sortir de nouveaux canons de beauté.

Naomi Campbell pour Vogue Italia, en 1988. Kate Moss pour Harper’s Bazaar US, en 1994. Jeanne Moreau pour Vogue Italia en 2004. La mythique photo qui fit entrer le mannequinat dans l’ère des supermodels, en 1989, avec la Une du Vogue… C’est lui et son Nikon 810. Toujours en noir et blanc.

Peter Lindbergh s’est inspiré de l’approche documentaire de la photographie. Et c’est bien au photographe Martin Parr que l’on doit les plus adéquates. Photographe Britannique, il documente avec piquant et un fort oeil stylistique les travers risibles de notre époque.

Pour ses format 35mm, Martin Parr utilise un Nikon 60mm avec macro lens combiné à un SB29. Un corpus d’oeuvres très intéressant !

Hasselblad, Richard Avedon, la Lune et Abbey Road

Le fabricant Suédois peut en effet se targuer d’être le première appareil photo à être aller sur la Lune. Dès 1969, les appareils photo Hasselblad sont en effet utilisés par les astronautes de la NASA. Réputés pour leur qualité et leur légèreté, c’est à un Hasselblad 500 EL que l’on doit cette photo de l’astronaute William Anders… Baptisée « Earthrise ».

La couverture de l’album Abbey Road entrée dans la mémoire collective?  Un travail de Iain Macmillan, en 1969, fait avec un Hasselblad. Et ce n’est pas le seul travail mémorable rendu possible grâce à un Hasselblad.

Le mythique photographe de mode Richard Avedon (1923-2004) avait fait siens les Hasselblad 500cm et Hasselblad 150mm f/4 lens. Parmi ses photos iconiques qui ont marqué l’histoire de la mode, ‘Dovima et les éléphants’ (1955), vêtue en Dior pour Harper’s Bazaar. Les campagnes cultes et culottées pour Gianni Versace.

Ou encore les nombreux éditoriaux fait pour le Vogue Américain, avec la grandiose Veruschka. Un nombre incroyables de photos que l’on ne peut résumer ici…

Le Canon d’Helmut Newton

Un tel sujet sur les appareils photo iconiques ne pourrait être complet sans revenir sur l’œuvre colossale et révolutionnaire d’Helmut Newton (1920-2004). Ses nues ont marqué les esprits. Et c’est avec un simple appareil photo reflex Canon 35 mm avec tous les paramètres automatiques, et un simple flash accroché au sommet de son appareil qu’il les a pour la plupart réalisés.

A une époque où les photographes de mode visaient le grain fin, photographiant avec des appareils photo de moyen et grand format pour atteindre la perfection, Helmut Newton, lui, visait l’authentique.

« En photographie de rue – j’aime « le régler et l’oublier » en plaçant mon appareil photo en mode «P» (programme), où l’appareil photo choisit automatiquement l’ouverture et la vitesse d’obturation. J’ai réglé mon ISO élevé (1600–3200) pour m’assurer de ne pas avoir de flou dans mes photos. J’ai placé la mise au point automatique de mon appareil photo au centre. Et puis je shoot » résumait-il. Une prouesse de l’oubli rendu ainsi possible par un appareil performant donc, le reflex Canon 35 mm.

Le plus légendaire? Le Leica

Utilisé par Robert Capa durant ses reportages de guerre. Cette image ‘Mort d’un soldat républicain’ fut si parfaite, qu’elle a longtemps été décriée pour avoir été préparée. Montée de toute pièce. Robert Capa l’a évidemment shooté sur le vif.

Un Leica IIIA a été utilisé pour cette illustre photo de la libération, « V-J Day In Times Square » de Alfred Eisenstaedt, en 1945.

Il a servit à Henry Cartier Bresson pour capturer Paris la nuit dans le noir et blanc qu’on lui connait tous aujourd’hui. En 1960, le portrait de Che Guevara par Alberto Diaz Gutiérrez… Avec un Leica encore que Marc Riboud prend la photo qui va s’ériger en symbole universel du pacifisme… Une fleur contre les fusils, image magistrale d’une jeune fille de 17 ans, faisant face à des soldats devant le Pentagone. Une fleur à la main.

Le peintre de la Tour Eiffel, par Marc Riboud prise en 1953. Mohammed Ali immortalisé par Thomas Hoepker en 1966. La photo de Nick Ut prise en 1972 illustrant la barbarie de la guerre du Vietnam…

Brigitte Bardot sur le tournage de ‘Et Dieu Créa La Femme’, de Vadim, dans les années 60, par Edward Quinn. Le Leica est encore là.

Nombre des photographes ayant contribué à la réputation du magazine Life, avaient entre leur main un appareil photo Leica. Une icône légendaire qui, à l’instar des Canon, Nikon et Hasselblad, ont fait entrer des visions inédites, révolutionnaires, parfois choquantes mais toujours pertinentes, dans l’histoire de l’humanité.

Le Leica, Icône Légendaire Des Photographes Extraordinaires

Il a servi à immortaliser les photos les plus iconiques de notre temps — retour sur un appareil qui ne fait pas que capturer le passage du temps.

Lorsqu’Oskar Barnack invente le Ur-Leica en 1914, il ne se doute certainement pas de l’impact crucial qu’aura, bientôt, sa création. En utilisant pour la première fois le film cinéma perforé 35 mm, Oskar Barnarck donne à son appareil photo la capacité de transformer la photographie en un art véritable. Mieux, pour la première fois de l’histoire, le transport du film et la technologie de l’obturateur sont rassemblés dans un seul appareil — évitant ainsi la double exposition, mais permettant surtout d’emporter son appareil partout.

Présenté au public en 1925, le Leica est rapidement adopté par l’oeil des plus grands avant-gardistes. Dès 1935, Henri Cartier-Bresson capture Paris la nuit dans le noir et blanc qu’on lui connait tous aujourd’hui. Dès la Seconde Guerre, Robert Capa va initier le photo-journalisme au plus près des zones de conflits, son Leica à la main. Le 26 août 1944, c’est avec son Leica qu’il immortalise la ferveur de la Libération de Paris.

En 1960, un autre portrait iconique est sorti d’un Leica — le portrait du Che Guevara par Alberto Diaz Gutiérrez… Quelques sept années plus tard, aux Etats-Unis cette fois, Marc Riboud capture la photo qui va devenir le symbole universel du pacifisme… Une fleur contre les fusils, image magistrale d’une jeune fille de 17 ans, faisant face à des soldats devant le Pentagone. Une fleur à la main.

C’est tout cela et bien plus qui fonde la légende Leica — ça, et puis sa jauge de désidérabilité. Bien souvent explosée… Comme lorsqu’un Leica M3D s’envola aux enchères pour 1 680 000 €. Il faut sans doute préciser que l’appareil, appartenant au photographe Américain David Douglas Duncan, fut à l’origine de nombreux clichés mythiques. Notamment les photos ayant fait la réputation incomparable du magazine Life. Voilà peut être la clé de l’icône Leica. Un appareil photo ayant servi aux grandes heures de l’histoire, comme à en documenter les plus sombres.

Le Leica M9

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Un look délicieusement rétro, des qualités techniques incomparables : le petit M9 de Leica n’a décidément rien à envier aux gros reflex : discret, passe-partout, il permet au photographe de se faire oublier du monde extérieur pour mieux préserver la qualité de son cliché. 

Cliché, avez-vous dit ? Un qualificatif que Leica ne refuse pas. C’est avec un appareil de la ligne M que Robert Doisneau a immortalisé à Paris le célébrissime « Baiser de l’hôtel de ville ». Si, tout au long de son histoire, il y a une caractéristique qui est constante chez la ligne M de Leica, c’est bien cet amour de l’instant. On ne pose pas pour un Leica. À la manière du Sartorialist New-Yorkais ou de Xiao Guan à Shangai qui arpentent les rues, à la recherche du look parfait, votre Leica M9 sera votre meilleur atout pour saisir les macadam princesses. L’arme qu’il vous faut pour capturer un moment de mode et rendre durable l’éphémère. En espérant de croiser le chemin d’Anna Dello Russo dans une de ses tenues excentriques !