Les Nouveaux Bijoux Tie & Dior

Victoire de Castellane a appliqué la technique tie and dye aux précieux atours de la nouvelle collection Haute Joaillerie Dior. Une collection en courbes et couleurs éclatantes qui subliment un peu plus la vision de Monsieur.

Les Nouveaux Bijoux Tie & Dior Par Victoire de Castellane

Tout est parti de l’idée d’introduire, dans la nouvelle collection Haute Joaillerie de Victoire de Castellane pour la maison Dior, la technique de teinture textile du tie and dye. Déjà utilisée pour la saison Automne/Hiver 2020 par Maria Grazia Chiuri, c’est sur des pièces joaillières aux courbes éloquentes de la grammaire de Monsieur que les ateliers ont travaillé.

Des pièces qui mettent en scène cette technique de teinture sur les codes iconiques de la maison. Après avoir revisité l’iconique Rose des Vents, les robes renversantes servent de point de départ à cette collection. Mais cette fois, les précieux bijoux se teintent d’une espièglerie très Dior ! Et quel autre talent de la maison que celui de Victoire de Castellane aurait ici pu permettre de créer les nouveaux bijoux Tie & Dior, plus bouleversants encore.

Car si Victoire de Castellane a travaillé cette technique dans un esprit de Haute Joaillerie, les atours Dior gagnent bien à envahir les silhouettes au jour le jour. Précieux, les nouveaux bijoux Tie & Dior le sont assurément. Mais ils sont d’abord le fruit de l’inventivité Dior — celle qui mue la virtuosité couture ou joaillière au rang du quotidien.

Ainsi les nouveaux bijoux Tie & Dior déploient, autour de plus de cent pièces, des couleurs caressant les sens, et égayant la magnificence joaillière de Dior de tons quasi pop.

Avec le réalisme qu’on lui connait, Victoire de Castellane taille ses colliers ras de cou ou pendant, ses bracelets, bagues doubles ou ses boucles d’oreilles asymétriques dans un dégradé de pierreries aussi envoûtant que charmant !

Et si l’on connait de Monsieur Dior l’amour pour les couleurs tendres, c’est bien la première fois que Victoire de Castellane en réalise une association joaillière.

La collection Tie & Dior est bien une révolution — autant de pierres et de perles d’exception, aux tailles et nuances variées, n’avaient jamais autant été travaillées ensemble !

Cette collection figure bien la versatilité et l’adresse du style Dior. Car il en faut de l’adresse pour parvenir à associer autant de teintes, de lignes, et de tailles, dans une harmonie tout simplement exquise à l’oeil !

Ronds, ovales, poires et navettes… Des dégradés passant du rose au blanc, du vert au gris… Les atours, taillés par l’esprit de Victoire de Castellane, prolongent ainsi l’intensité des rubis, des saphirs, des émeraudes ou des spinelles dans des compositions offrant leur pigmentation en tournoiement !

En détournant ainsi l’esprit attendu d’une collection Haute Joaillerie, Victoire de Castellane joue une nouvelle fois des codes classiques pour y injecter du fabuleux ! La collection Tie & Dior est bien un voyage dans l’univers de l’avenue Montaigne, la malice qui fait le sublime en plus !

Sous le Signe du Lion, Le Nouveau Chapitre Joaillier de Chanel

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Août 1920. Coco Chanel est dévastée. Son grand amour, Boy Capel, vient de disparaître dans un accident… Et c’est à Venise et son charme chimérique que la couturière doit sa rémission. Là, au coeur de la cité des Doges, Coco découvre la présence réconfortante d’un animal totem. Son signe astrologique, en même temps que le gardien de la Sérénissime — le Lion devient l’élément du langage symbolique de la rue Cambon ! Quelques années plus tard, en 1932, la toute première ligne de joaillerie composée par Chanel met en vedette des bijoux tous fait de diamants, mettant en scène le lion… 

 

Mais devant la bronca des joailliers de la place Vendôme, Chanel est forcée à la démonter. Entièrement. C’est en ce sens que la collection de Haute Joaillerie Sous Le Signe du Lion célèbre depuis 2013 l’oeuvre magistrale de Mademoiselle. La collection s’ouvre cette fois sur un nouveau chapitre et, autour de 8 pièces aussi inspirées qu’audacieuses, place le lion au coeur de bijoux magistraux ! Des médailles bleu lapis et blanc astral — référence au lion de la place Saint Marc. Des bagues lion en or jaune 18 carats, diamants et lapis-lazuli décalquent dans une splendeur rare le lion sculptural de Venise. Celui-là même qui trône dans un style baroque vénitien ! Des pièces à l’allure astrale, infiniment chargées de mystère…

Le Coeur Chopard, Celui d’un Joaillier au Grand Coeur

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Il y a de ça 158 ans, le talent d’horloger-joaillier de Louis-Ulysse Chopard attire à lui des clients aussi prestigieux que le Tir Fédéral, la société Suisse des chemins de fer et le Tsar Nicolas II. Il faut dire que l’artiste mêle comme nul autre esthétique mirifique et techniques savantes procédant de pièces aussi belles que complexes… Ses superbes garde-temps lui valent très vite une réputation de faiseur de merveilles — des pièces fiables et de haute qualité qui se perpétuent aujourd’hui encore. Mais la maison Chopard est depuis passée maître dans la Haute Joaillerie. Emblème intemporel du savoir-sublimer les pierres, le coeur en est la signature iconique ! 

 

L’attachement de Caroline Scheufele au cœur dénote d’un détail particulier. « Si j’associais Chopard à un objet, ce serait un grand coeur, car il y a une famille derrière. » La famille est le fil conducteur de la maison — fondée par Louis-Ulysse Chopard, elle est rachetée en 1963 par Karl Scheufele. L’homme l’ancre vers la modernité et, avec le soutien inconditionnel de sa femme, parvient à léguer à ses deux enfants Caroline et Karl-Friedrich, une maison joaillière éminemment prospère. Une famille unie autour d’un cœur pour emblème, Chopard exprime à travers ce symbole universel toute la pertinence de l’amour cosmique. Et c’est niché dans ses plus belles créations que le messager des déclarations d’amour en distille tout le mysticisme. 

 

Venant ainsi ponctuer la Palme d’Or, le coeur Chopard signe d’une précieuse allégresse l’un des trophées les plus convoités au monde. Mieux, en 2015, la maison étoffe la symbolique de sa signature autour d’une collection Happy Hearts venant conjuguer la grandeur des diamants à l’iconographie du coeur — l’expression absolue des sentiments ! Chopard produit ici une collection dont le goût et la générosité se destinent à orner des femmes au grand cœur. Bijoux talisman, les coeurs Chopard varient à l’infini pour associer les couleurs les plus nobles à la somptuosité des diamants…  Le bonheur éternel capturé dans une figure immuable ! 

Les Diamants Chopard

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Chopard n’a pas son pareil pour exalter la majestueuse beauté de la Nature — piqués en solitaire, pendant au cou ou d’oreille, les diamants constituent pour le joaillier Suisse une source intarissable d’enchantement. Et les précieuses créations signées de la maison se révèlent bien souvent complices de joie et de bonheur. Des dîners aux chandelles au tapis rouge, Chopard honore ainsi l’excellence du hasard autour d’un travail raffiné de joaillerie —  des pièces uniques qui rendent un éblouissant hommage à la plus précieuse des pierres. Chacun des bijoux qui porte la signature Chopard possède, conte et distille une histoire particulière…. Celle d’une expertise, véritable coeur battant de la maison ; une conception du diamant centrée autour du concept de 5C. 

 

Les diamants, Chopard les conçoit comme un éblouissant hommage à l’histoire, à la lumière et aux couleurs de la Nature. La maison cherche à sélectionner chaque pierre individuellement de façon à dénicher celle à la pureté exceptionnelle. Mais c’est la combinaison avec les autres C qui confère toute leur beauté aux diamants Chopard. Carat, Clarté, Coupe et Couleurs ! Formés il y a des millions d’années, les diamants peuvent être compris comme l’oeuvre maîtresse de la Nature — soumis à des conditions de température et de pression extrêmes, c’est lors de ce processus de cristallisation que des inclusions se forment dans la pierre. La pureté du diamant, elle, se lit au nombre, à la taille et à la nature de ces imperfections. Les pierres les plus rares sont certes incolores et transparentes, mais elles gagnent leur magnificence lors de la coupe réalisée par les maîtres artisans de la maison Chopard. Et c’est dans ce jeu avec la lumière, par sa façon de capturer et de réfléchir qu’un diamant révèle tout son éclat.

 

L’un des diamants les plus fous jamais travaillé par la maison est Le Queen of Kalahari… En 2016, ce diamant rare de 342 carats a ainsi donné naissance à The Garden of Kalahari — un ensemble de vingt-trois diamants, dont cinq de plus de 20 carats. La virtuosité des ateliers Chopard, sublimant avec maestria chaque rai de lumière, a ici permis la composition de six atours aussi sublimes qu’hypnotiques ; un audacieux ballet de symboles poétiques et oniriques faisant de ces pièces de Haute Joaillerie un raffinement absolu ! L’histoire d’une pièce parfaite qui ne peut que secouer le coeur d’émotions. 

Le Blé Chaumet

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Dès sa fondation en 1780, la maison Chaumet s’est illustrée à travers la composition de pièces de Haute Joaillerie éminemment inspirées. Des atours imaginés comme des joyaux, puisant, dans les merveilles de la Nature, vigueur, ligne et couleur… Un raffinement extrême;  une mythologie de l’enchantement qu’incarne l’une des signatures iconiques de Chaumet, le blé.  Déjà présent sur le poinçon du fondateur, Marie-Etienne Nitot, le blé est si intrinsèquement lié à l’histoire de Chaumet qu’il devient, au tournant du XIXe siècle, le motif favori de l’impératrice Joséphine. Il faut dire que Joséphine et la maison Chaumet partagent un amour immodéré pour la Nature et ses prodiges. 

On raconte ainsi que le blé, symbole de la vie, serait un cadeau fait aux hommes par des dieux bienveillants; somptueuse moisson blonde de Cérès, le grain se fait nourricier! Symbole d’opulence et de bonheur aussi, le blé cultive avant tout l’amour le plus sincère — l’amour maternel. Devenu ainsi l’un des éléments phares de la grammaire Chaumet, le blé est adopté par l’Impératrice Joséphine, puis par l’Impératrice Marie-Louise. 1811, Nitot réalisa ainsi la coiffe Impériale; le diadème d’épis de blé de style néoclassique qui, autour d’épis taillés dans les pierres, l’or et l’émeraude, signe ici toute la sophistication de cette souveraineté. Tout en mouvement, ce bouquet de neuf épis de blé balayés par le vent exprime avec force la modernité de l’Empire! 

Et sous l’impulsion de la maison Chaumet, c’est bientôt toute la joaillerie de la Place Vendôme qui revisite ce motif antique. Habillant le cou, la chevelure ou le corsage, le blé Chaumet distille tout de la majesté et de la grâce d’une Nature qui rencontre le travail des diamants… Et l’art subtil des nuances et de la composition maîtrisé par Chaumet n’a pas son pareil pour sublimer une telle symbolique! Toute en vivacité, le blé Chaumet décalque grâce et virtuosité sur des lignes sans cesse réinventées. En Juin 2018, pour la première fois, la maison expose à Tokyo « Le monde de Chaumet » — une exposition dans laquelle l’épi de blé tient une place d’honneur, à l’instar du chef d’oeuvre qu’est la tiare Epis de blé de Joséphine. Un symbole si précieux que cette même année, Chaumet mettait sur le marche la bague L’épi de blé , disponible en 40 unités seulement. Ou quand l’extase esthétique se fait éminemment iconique! 

L’épi de blé de Chaumet, quelques dates clés

2018 : Pour la première fois, la maison Chaumet expose à Tokyo pour l’exposition « Le monde de Chaumet » dans laquelle l’épi de blé est prédominant, comme avec la tiare Epis de blé.

2018 : Les créateurs réalisent la bague « L’épi de blé » disponible en 40 unités.

2018 : La maison organise les expositions« l’art du dessin » et « l’art du trait » dans lesquelles des dessins de pièces sont exposées et parmi elles des bijoux en référence à l’épis de blé.

2017 : Chaumet lance la collection « Gaité Parisienne » qui propose certains bijoux blés.

2016 : La chaîne youtube de la maison publie plusieurs vidéos publicitaires pour sa nouvelle campagne « La Nature de Chaumet ». L’une d’elle fait écho à l’épis de blé.

2016 : La maison lance sa collection « La Nature de Chaumet ».

2016 : La maison réalise la collection « Offrandes d’été » avec un diadème, des boucles d’oreilles, un collier en or blanc, serti d’un diamant poire, en forme d’épis de blé.

2016 : La maison sort la collection « Moisson sous le vent » avec notamment une bague bé en or jaune et diamants.

2016 : Les créateurs réalisent la bague « Champs de lumière » en forme d’épi de blé, en or blanc et diamants, sertie d’un saphir Padparadscha taille coussin.

2015 : La maison réalise une broche « Épi de Blé » en série limitée, en or jaune serti de diamants, qui s’accompagne de bagues, de bracelets, de boucles d’oreilles

2015 : La maison fait de sa boutique située au 12 place Vendôme à Paris un musée où est exposée la parrure  en forme d’épi de blé de l’impératrice Joséphine.

1970 : Les joailliers créent un grand clip et une paire de boucles d’oreilles blé en rubis et diamant.

1910 : Les premiers dessins d’un nouveau diadème blé sont réalisés.

1909 : Les créateurs réalisent une paire de broches blés en roseaux, portables également en diadème.

1905 : Un nouveau diadème blé est réalisé.

1900 : Les créateurs réalisent les premiers dessins d’un diadème blé et graminées.

1900 : La maison présente son nouveau bijou aigrette aux épis de blés noués.

1890 : Les créateurs réalisent les dessins d’un collier blé et de coquelicots.

1811 : Chaumet utilise pour la première fois le symbole de l’épi de blé avec la création du diadème pour l’impératrice Marie Louise.

L’Alhambra de Van Cleef & Arpels, la Bonne Fortune Eternelle

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Alors que la société Française est en pleine ébullition, les ateliers Van Cleef & Arpels de la Place Vendôme sont sur le point de mettre au monde une pièce éminemment dans l’ère du temps. 1968 donc, la collection Alhambra est imaginée à partir d’un symbole de chance intemporel — un trèfle à quatre feuilles aux lignes minimales, au raffinement du quotidien. Car tout le propos est bien là; la révolution des années 70 est avant tout une révolution plaçant en son coeur une esthétique un brin moins clinquante et bien plus élégante. « Créé par Van Cleef & Arpels cette année-là, dans une tradition d’excellence et de savoir-faire, le sautoir Alhambra a capturé l’air du temps et offert de nouvelles manières de porter un bijou au quotidien. En cinquante ans, il est devenu une référence qui a profondément influencé l’histoire de la joaillerie » souligne Nicolas Bos, actuel président de Van Cleef & Arpels. 

Ainsi pensée en rupture avec les pièces traditionnelles – surchargées de pierres précieuses – l’Alhambra est coulé dans un or, simple et léger, éminemment raffinée! « Impossible de dire quelle est l’origine exacte du motif quadrilobé. Ni abstrait ni figuratif, il fait évidemment référence au motif très présent dans les jardins de l’Alhambra à Grenade, mais il évoque aussi un trèfle à quatre feuilles que pourrait avoir proposé Jacques Arpels, très superstitieux » indique Catherine Cariou, directrice du Patrimoine. Première pièce de cette collection à piquer l’intérêt, le sautoir en or jaune orné de nacre blanche devient le symbole de cette nouvelle élégance.

Et son allure ravissante ne tarde pas à convaincre Françoise Hardy, Grace Kelly ou encore Romy Schneider… Mais celle qui hissa définitivement l’Alhambra au rang d’icône incontournable de la joaillerie internationale, est Elizabeth Taylor. Sa version du sautoir Alhambra est la plus chère jamais échangée lors d’une vente aux enchères. La pièce en cristal de roche, déclinaison la plus rare, s’est envolée pour 470 000 dollars chez Christie’s en 2012. Aujourd’hui, l’icône Alhambra  célèbre ses 50 ans! L’occasion, pour le joaillier Van Cleef & Arpels d’introduire de nouvelles versions — des pièces proposées en diamant et or rose, diamants et or blanc, nacre grise ou onyx… 

 

L’Alhambra de Van Cleef & Arpels, quelques dates clés

2018 : La maison enrichit son offre horlogère avec la Sweet Alhambra disponible en cinquante pièces.

2018 : Pour fêter ses cinquante ans, la maison créé quatre modèles de l’Alhambra disponible en édition limitée.

2018 : A l’occasion des cinquante ans de l’Alhambra, le photographe Damian Foxe fait une déclaration d’amour à ce motif.

2016 : La maison réalise un making-off de la réalisation des bijoux de la collection Alhambra.

2013 : Pour le quarante-cinquième anniversaire de l’Alhambra, une version en malachite a vu le jour.

2012 : La maison propose désormais aux clients de graver au dos de l’Alhambra un texte.

2012 : A l’occasion des fêtes de fin d’année, la maison propose un modèle Alhambra disponible en édition limitée, paré de nacre blanche et d’un diamant rond scintillant en son cœur.

2012 Cinq nouveaux modèles en bois d’amourette et en or rose, disponibles en édition limitée, viennent compléter la collection Alhambra Vintage.

2012 : Van Cleef & Arpels décline le motif quadrilobé Alhambra en bois d’amourette.

2012 : Pour sa campagne d’hiver, la maison met en valeur son motif Alhambra avec le collier Twinkling Magic Alhambra.

2012 : Lors de la vente des bijoux de Elizabeth Taylor chez Christie’s, le sautoir Alhambra a été adjugé 47 500 euros.

2011 Pour la saison,la maison revisite l’Alhambra vintage avec parure en or rose et percée d’un pistil ton sur ton ou serti d’un diamant, ainsi que le Magic Alhambra, en or blanc et entièrement pavée de diamants. 

2011 : La princesse Charlène de Monaco porte un collier Alhambra

2008 : Pour ses quarante ans, la maison propose une combinaison des matières, comme les boucles d’oreilles en or rose et en nacre grise.

2007 : La collection Sweet Alhambra voit le jour avec des cœurs et papillon aux couleurs vives.

2006 : Pour le centenaire de la maison, trois collections sont lancées : Magic Alhambra, Lucky Alhambra et Byzantine Alhambra.

2001 : La collection Pure Alhambra, rebaptisée plus tard Vintage Alhambra, est lancée.

1998 : Les créateurs réalisent les premières montres Alhambra.

1983 : La maison propose désormais des modèles avec de la nacre grise.

1981 : La maison propose désormais des modèles avec de la nacre blanche.

1975 Grace Kelly se fait faire une collection privée.

1974 Romy Schneider adopte le sautoir Alhambra.

1974 Françoise Hardy adopte le sautoir Alhambra à 2 tours.

1973 : Le Prince Rainier offre à Grace de Monaco un sautoir Alhambra.

1971 : La maison propose désormais des modèles avec des pierres dures.

1968 : Le motif Alhambra est créé. Le premier modèle est un sautoir en or jaune

Coromandel, Nouvelle Haute Joaillerie Chanel

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« La Première fois que je vis un paravent de Coromandel, je m’écriais: comme c’est beau! Je n’avais jamais dit cela d’aucun objet. » La première fois, ce fut en 1910, au bras de son amour éternel, Boy Capel. Ces paravents, venus du confit de l’extrême Orient, habillaient alors l’hôtel particulier avenue de New-York… Dès lors, jamais la Dame aux Camélias ne se sépara de ses tréteaux de l’intime — du Ritz à sa villa de Lausanne, les paravents de Coromandel sont, pour Chanel, des paysages rêvés. Des mirages où son oeil d’esthète peut imaginer, exprimer, ressentir toute la poésie, toute la volupté d’une Chine fabuleuse, de ce lointain empire de Cathay et ces côtes des Indes orientales!  

« Je suis comme un escargot, moi, confia-t-elle à Claude Delay. Je porte ma maison avec moi… Deux paravents de Chine, des livres partout. Je n’ai jamais pu vivre dans une maison ouverte. La première chose que je cherche, c’est des paravents. » Et jamais Coco ne se lassa d’en rechercher de nouveaux. Cloués, collés, détachés, réduits, retouchés… Ses besoins et ses envies bientôt feront de ces paravents de Coromandel l’un des support phare de sa maison. Souvent, elle y épingle photos et dessins de ses amis artistes. Véritable théâtre de l’imaginaire, la couturière aimait tant s’y perdre…« Quand je regarde ce paravent, tiens, le soir, poursuit-elle, je vois des portes s’ouvrir et des cavaliers qui partent à cheval. »

Et si aujourd’hui ces cavaliers sont figés dans l’éternité de l’appartement de Chanel, 31 rue Cambon, les ateliers adjacents prennent l’occasion d’une nouvelle collection Haute Joaillerie pour faire revivre ces mirages sur des bijoux tout simplement grandioses! La collection ‘Coromandel’ distille donc cette magie autour de cinquante-neuf pièces joaillières. Vingt-quatre d’entre elles sont des pièces uniques… Les motifs chers à Chanel sont ici repris autour de trois thématiques — floral, animal et minéral. La première inspire une manchette entièrement réversible qui, autour d’un diamant jaune pivotant, reprenant la structure géométrique des paravents. La seconde joue avec ces oiseaux mythiques qui, comme directement sortis des paravents, sont sur le point de prendre leur envol sur une bague au diamant éclatant de plus de dix carats! Enfin, le thème minéral sur le plastron de la parure « Horizon Lointain » en or jaune, ponctué de nuages de nacre et de diamants. Les gemmes de la collection ‘Coromandel’ s’amusent aussi d’un vision enchanteresse — les voilà qui rappellent toute la gamme chromatique des laques de Coromandel.  Le vert des grenats tsavorites, des émeraudes ou d’une tourmaline de plus de trente-sept carat… Le rouge du spinelle de la bague des beads de rubis… La profondeur hypnotique de la laque noire transposée en onyx… L’inépuisable inventivité de la grammaire Chanel poussée à la virtuosité! 

Les Talismans de Chanel

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Certains en elle ont vu une femme dangereusement libre. Gabrielle Chanel a sa vie durant cherché à imprégner ses créations de son aura, et d’une spiritualité toute particulière. En fait, Coco ne cherchait pas à ce que la femme porte son vêtement, mais à ce qu’elle soit portée, et même soulevée par sa toilette ou ses atours. Oui, Coco Chanel fut la première couturière à s’aventurer sur le terrain très précieux de la haute joaillerie. Rejetée et humiliée lorsqu’en 1932, Chanel est forcée de démanteler une par une ses parures de diamants… Mais le temps est passé, et la maison Chanel s’est imposée. Depuis, la griffe n’a de cesse d’émerveiller les foules, prenant pour habitude de présenter des pièces symboliques, qu’il s’agisse de porte-bonheur, de grigris, de totems ou d’objets fétiches, tous chers à Gabrielle. Et cette année, la haute joaillerie de la maison Cambon mue ces atours en de véritables talismans. Des objets précieux confectionnés dans les ateliers. Éblouissantes par la lumière qu’elles dégagent, presque hypnotiques, les cinq nouvelles parures Chanel se nomment Envoutante, Magnétique, Secrète, Fascinante, Attirante…

En 1932 donc, Chanel injectait des traits de sa personnalité dans sa collection de joaillerie : les étoiles filantes témoignent de sa superstition, de son penchant pour l’occulte et la numérologie. Aujourd’hui, les joyaux magnétiques sont des grigris à la magie irremplaçable. Éclatants de mille feux, les totems s’imaginent sous l’influence esthétique du motif quadrilobe. Toutes marquées d’un trèfle à quatre-feuilles, entourées de pierres précieuses, comme le saphir, ou de perles de culture japonaises, l’effet scintillant des pièces est renforcé par l’utilisation d’émail et de laque multicolore… Un ravissement tel qu’on aimerait qu’ils ne nous quittent plus. La broche Fascinante, en or blanc et ornée de camélias dessinés dans un bleu profond, ou la bague Mystérieuse en cabochons de cristal de roche et laque noire, sont autant de trésors ce cette collection haute joaillerie de la maison Chanel… 

La Collection Haute Joaillerie Archi Dior de Dior

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A l’occasion de sa quatrième participation à La Biennale des Antiquaires (Paris), Dior Joaillerie dévoile sa nouvelle collection de haute joaillerie : Archi Dior, dessinée par Victoire de Castellane. La créatrice qui fit ses débuts chez Chanel, aux côtés de Karl Lagerfeld, explore au travers des quarante-quatre pièces de la collection un vocabulaire nouveau chez Dior joaillerie, celui de l’Architecture. Elle confie avoir trouvé son inspiration au grè des pages des carnets de croquis de Christian Dior qui, avant de devenir couturier, se rêvait architecte. Cette sensibilité du maître se retrouve dans sa création où se succèdent robes et tailleurs conçus comme des édifices de tissu rigoureusement structurés. Qui n’a pas en tête la ligne nette et pure du New Look ?

Boucles d’oreilles, colliers, bracelets et bagues empruntent leurs noms aux lignes et robes iconiques de Dior, adaptant le mouvement délicat des étoffes au langage de la joaillerie. « Certaines pièces imitent le mouvement du bas d’une robe qui se soulève au rythme des pas d’une femme » relève Victoire de Castellane. « Ce sont des bijoux qui défilent comme des robes de bal ». Il y a cette délicate paire de boucles d’oreilles en diamant, écho scintillant à la robe Junon, présentée par Christian Dior lors du défilé automne-hiver 1949-1950, et dont la jupe se composait de pétales d’étoffe superposés. Citons également l’exemple des bijoux de la ligne Corolle – défilé inaugural de la carrière de Christian Dior en 1947 – qui apparaissent tout en volutes de diamant et d’émeraude, puis en superposition de jupes roses, ou la manchette et la bague Bar – hommage au célèbre tailleur à la ligne géométrisée -.

Délaissant le vocabulaire végétal qui lui était familier, la créatrice développe ainsi, au travers de la collection Archi Dior, des propositions plus abstraites aux lignes architecturées opérant à plus d’un titre la mutation de l’organique au minéral, et de la Haute Couture en Haute Joaillerie.

Chanel : La Collection Haute Joaillerie « Café Society »

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En effet, cette nouvelle collection est en quelque sorte un hommage à la créatrice légendaire de la maison Chanel, à travers l’éclectisme et l’audace qui caractérisent les différents thèmes de la collection. Ils portent tous des noms évocateurs, tels « Charleston », « Broadway » ou encore « Morning in Vendôme », qui sont autant de références culturelles liées à la « Café Society », courant littéraire et artistique apparu durant les années 20.

Les quatorze thèmes qui composent cette collection nous font voyager entre le passé et le présent, en compagnie de Jean Cocteau, Stravinsky et Picasso de la « Café Society ». Dans le sillage de ces personnages, les plus talentueux de leur époque, la « Café Society » imposait une manière de célébrer chaque jour la fragile splendeur de l’instant, splendeur magnifiquement retranscrite dans cette collection, qui a ce petit grain de folie artistique qui caractérisait si bien Coco Chanel mais également ses créations.

Chaque thème nous fait découvrir un univers et un style propres aux aventures sociales et artistiques des protagonistes de la « Café Society » à travers les créations qui lui sont associées. Ainsi, les créations du thème « Bubbles » transcrivent un mouvement, véritable ronde poétique, par la superposition de carrés d’Onyx sur des compositions circulaires.

Dans cette nouvelle collection de haute joaillerie, on retrouve un nouveau langage esthétique et une allure affranchie des codes et du poids de la tradition, à l’image de ce qu’a été en son temps la « Café Society ».