Le Retour De L’Icône Jackie De Gucci

En le baptisant ‘Jackie 1961’, Gucci signe le retour d’un sac iconique — un sac ainsi nomme d’après Jackie Kennedy.

Le Jackie De Gucci Devient Le Jackie 1961

Imaginé à l’aube des années 60, le sac Jackie de Gucci est devenu l’icône d’un style de vie. Un style de vie caractéristique des jet-setters des années 1960 et 1970 — sans genre, et sans chichi.

Ce sac, Gucci l’imagine d’abord pour être pratique. Un sac fait pour s’encastrer avec grâce sous l’épaule — unisexe et coupé dans un cuir malléable, l’histoire du sac Jackie se raconte ici.

Et le sac présente déjà tout de la grammaire Gucci. La bande vert-rouge-vert, le double G de Guccio Gucci , et la toile Diamantissima.

Il ne manquait qu’une icône de mode à la hauteur de Jackie O. pour l’introniser au goût de tous. C’est chose faite, lorsqu’en 1964, elle acquiert six de ces sacs Hobo.

Très vite, il est de toutes ses sorties. Des rues de New York en passant par ses idylles à Capri, le sac Gucci complète l’allure Jackie O., déjà fortement marquée par ce chic quasi désinvolte.

Mais elle n’est pas la seule à l’adopter; les hommes aussi y trouvent un certain charme…

Ainsi, le retour de l’icône Jackie de Gucci n’était qu’une question de temps… Alessandro Michele en a fait l’accessoire clé de sa collection Automne/Hiver 2020… Sous la forme du Jackie 1961 !

Moyen, petit ou mini, le nouveau Jackie 1961 conserve sa forme incurvée et son fermoir doré iconique. Taillé dans un cuir, noir ou rouge… Il est proposé en version mini dans une large gamme de teintes pastel comme le lilas, jaune paille, bleu clair et rose pâle, mais aussi en python naturel.

Le Jackie 1961 distille tout de l’élégance 60’s de Gucci dans sa version coupée en toile suprême GG avec bande Web.

Il faut dire qu’il est directement inspiré d’un sac Jackie vintage tiré des archives personnelles d’Alessandro Michele. Et il certain que la vision et le style décomplexé de l’actuel directeur artistique de la maison peuvent, un peu plus encore, affirmer le caractère polyvalent du Jackie 1961 !

Off The Grid De Gucci, La Mode Circulaire

La maison Gucci s’engage vers une mode circulaire avec sa collection Gucci Circular Lines — une initiative inspirée et engagée, mise en scène par Harmony Korine avec Jane Fonda, Lil Nas X, King Princess, Miyavi et David de Rothschild !

Off The Grid, La Première Collection Gucci Circular Lines

Alessandro Michele capte comme peu de designers les besoins de son époque. Et cette fois, c’est vers la production circulaire et une mode inspirée mais responsable qu’il a tourné toute sa créativité pour la maison Gucci.

Off The Grid, La Collection

Alessandro Michele s’est ainsi penché sur la première collection Gucci réalisée en production circulaire — et le résultat place la maison en écho avec son temps. Destinée à ceux et celles qui portent ce qu’ils pensent juste, la collection Off Grid Gucci est exclusivement réalisée dans des matières recyclées, biologiques, naturelles et durables… Et notamment l’ECONYL®.

Ce nylon, régénéré à partir de déchet plastique destructeur, se transforme et devient matière pour des bagages, des accessoires, des chaussures et du prêt-à-porter. Ces plastiques nocifs pour la vie marine et susceptibles de terminer dans les décharges se transmuent ainsi pour devenir des icônes sans genre du style Gucci.

Hautement stylisées et toujours aussi raffinées, les pièces de la collection Off Grid démontrent une fois encore le potentiel de l’up-cycling.

 « La collection est le résultat d’un travail d’équipe; tout le monde y a apporté quelque chose. Et dans la campagne aussi, il y a cette idée de dialogue entre les gens pour construire quelque chose de nouveau. J’ai imaginé que nous pourrions construire une cabane dans les arbres dans un centre-ville, tous ensemble, comme des enfants qui jouent dans le parc. Parce que nous avons tous besoin de construire cette maison ou de découvrir que notre planète existe, même là où elle semble ne pas être là, ou elle est loin » détaille Alessandro Michele.

Off The Grid En Campagne Avec Jane Fonda

Et pour incarner ces valeurs, Gucci s’est appuyé sur la prestance de Jane Fonda, Lil Nas X, King Princess, Miyavi et David de Rothschild !

Devant la caméra du photographe et réalisateur Harmony Korine, ces activistes, artistes, acteurs ou actrices campent un groupe de citadins ayant fait d’une cabane rustique, construite dans un arbre au milieu d’une gigantesque métropole moderne de béton et de verre, leur havre de paix.

Refuge contre le conformisme destructeur, la cabane, petite structure en bois, entre dans un contraste saisissant avec les gratte-ciels lisses et verticaux qui l’éclipsent… Images fantasques où sa végétation et ses planches mal-assemblées font écho à l’artisanat de la maison Gucci. Elevé face au béton.

L’expérience du sublime tient ainsi du respect des savoir-faire — savoir-faire qu’Alessandro Michele pour Gucci entend bien mener vers de nouvelles possibilités.

Une campagne en harmonie avec la collection Off Grid — une ode donc à l’ingéniosité et la capacité de la mode Gucci à générer bonheur et curiosité. Sans faire de mal à la planète.

Le Mors Gucci

D’une attache au mocassin le plus iconique de l’histoire de la mode, il fallait l’oeil de l’Italien Gucci.

C’est une nouvelle fois dans les attributs équestres que le fils d’Aldo Gucci va piocher la grammaire d’une des pièces les plus éternelles de la maison. Un univers où le style de l’aristocratie Britannique a une nouvelle fois mis le pied à l’étrier, pour la maison Florentine.

L’Histoire Du Mors Gucci

1953, Guccio Gucci disparaît et laisse à son fils, Aldo, le soin de la création de sa maison. Ainsi, Aldo Gucci, féru d’équitation, va faire entrer le mors dans la grammaire déjà riche des codes de la maison Florentine.

Le Mors, Un Code Gucci

Il avait déjà le bambou, le logo GG, la bande web… Voici le mors qui apparait, sur un soulier très plébiscité.

Cet attribut équestre, aidant à guider un cheval, se pose désormais sur le mocassin Gucci. Reproduit par deux anneaux reliés d’une tige horizontale, il devient la signature des connaisseurs, et des élégants en Gucci.

Dès lors, de Fred Astaire, John Wayne, Clark Gable en passant par la haute noblesse Italienne, tout ceux qui comptent pour être des hommes de goût possèdent leur mocassin Gucci.

Des Femmes A L’Icône Pop

Mieux, devant les femmes qui franchissent le pas de la boutique pour l’acheter, Gucci décide de faire mieux. En 1968, la maison en imagine la version féminine.

Adorée pour des silhouettes à la Lauren Bacall, cette pièce sera un véritable succès et ces ‘talons plats‘ feront le confort de ces Belles d’une nouvelle époque. A l’heure où la femme revendique ses droits et emprunte au vestiaire masculin (époque Smoking d’Yves Saint Laurent, aussi), Gucci matérialise une assimilation parfaite de l’apparence physique masculine. L’androgyne baby-doll Jane Birkin en tête !

Et c’est en 1985 qu’il entre dans la collection permanente du Metropolitan Museum of Art de New York.

C’est que le mocassin mors de Gucci se prête à toutes les fantaisies… Véritable icône du vestiaire, son allure transcende les générations et les goûts.

Il n’y a qu’à voir l’emploi inspiré qu’en fait désormais Alessandro Michele. Coupé et doublé de fourrure, brodé, en satin, en jacquard, en velours, taggé ou vernis… Rien ne résiste au charme et à la sophistication d’un soulier devenu un classique aussi classique qu’orignal !

Le mocassins mors de cheval en quelques dates
1953 : Gucci lance les légendaires mocassins mors de cheval. Le cuir et le mors de cheval sont références claires à la tradition équestre que ont inspiré Gucci depuis ses origines.
1959 : Alain Delon pose pour une photographie intime avec Romy Schneider en portant les mocassins mors de cheval.
1960 : John Wayne est photographié dans une boutique Gucci en train d’essayer de mocassins mors.
1967 : C’est au tour de Brigitte Bardot de porter les mocassins mors.
1969 : La légendaire Jane Birkin pose avec une paire de mocassins mors qui sont déjà un must aussi pour les femmes.
1970 : Peter Sellers porte les mocassins mors.
1974 : Roger Moore dans le rôle de James Bond porte le mocassins dans le film “L’Homme au pistolet d’or”
1976 – 1977 : Pendant le tournage de “Taxi Driver” Jodie Foster devient une fan des mocassins mors.
1979 : Pour la deuxième fois, Dustin Hoffman en Kramer vs. Kramer, porte les mocassins mors dans les films. La même année Francis Ford Coppola est photographié en portant la chaussure emblématique.
1984 : Le Metropolitan Museum of Art de New York acquiert et exhibe en permanence une paire de mocassins mors Gucci comment symbole emblématique de l’art et du design du XX siècle.
1989 :Matt Dillon porte encore dans le films les mocassins mors avec Drugstore Cowboy.
1999 : Malgré la révolution générale introduite chez Gucci, Tom Ford donne aux nouveaux mocassins mors juste une touche plus moderne: nouvelles peauxmatériaux ou un design révolutionnaire.
1990s – 2000s : Le moccasin mors de Gucci est protagoniste dans les films: de The talented Mr. Ripley à Fight Club, Wall Street, Wolf of Wall street et Frost/Nixon.
2010s : Nouveau millénium, nouvelles célébrités. Mais le moccasin mors de Gucci est encore là. Les célébrités les adorent. Pour n’en nommer que quelques-uns, James Franco, qui est aussi égérie de Gucci, et Bruno Mars.
2011 : Pour le 90e anniversaire de Gucci Frida Giannini lance la collection “Firenze 1921” qui inclut une édition limitée des mocassins mors.
2013 : Pour célébrer le 60e anniversaire de ces chaussures emblématiques Frida Giannini donne nouvelle vie aux mocassins mors en lançant la  « collection 1953”, avec une variété de peaux exotiques et de couleurs brillants.
2013 : Pour la campagne publicitaire Forever Now Charlotte Casiraghi porte une paire de mocassins mors.
2015 – 2016 : La révolution souhaitée arrive avec Alessandro Michele. Les mocassins mors rencontrent les trends du streetwear et les chaussures commencent à montrer tigrespeaux de serpent, travailles de broderie, fourrures, ou une forme de pantoufles.

La Campagne Pre-Fall Gucci 2020

Gucci embarque pour l’Arcadie, ou plutôt pour l’utopie du monde de l’enfance. Royaume éthéré où les êtres Gucci cohabitent en parfaite harmonie avec la Nature. Les codes Gucci et le style flamboyant d’Alessandro Michele en prime.

Une Campagne Dans L’Enfance

Alessandro Michele nous a habitué à explorer le royaume des rêves, et celui de l’utopie. Pour la campagne Pre-Fall Gucci 2020, il embarque les êtres Gucci vers celui de l’enfance. Royaume de l’innocence et de la spontanéité, il est à l’image du style Gucci depuis quelques années — une ode à l’individualité.

Avec Christopher Simmonds pour directeur artistique de la campagne, couplé à l’oeil théâtral d’Alasdair McLellan, la campagne Gucci imaginée par Alessandro Michele embarque vers un univers mythique. Un univers où la magie opère sous une lumière clair et scintillante. Un univers où les êtres Gucci se prélassent dans le mythe de l’harmonie naturelle.

Des animaux de contes de fées, des hommes et des femmes s’amusant sur des balançoires — le résultat? Une scène quasi-surréaliste où les vêtements Gucci plantent le décor de la saison que l’on espère venir…

Toile Diamantissima Et Mocassin Iconique

La Campagne Pre-Fall Gucci 2020 joue ainsi des codes iconiques de la maison Florentine. On retrouve la mythique toile diamantissima sur un pantalon d’un jaune innocent, à la coupe très seventies.

Sur des mocassins iconiques, c’est la bande web qui pique de chic cette chaussure à l’allure décidément intemporelle. Intemporelle, tout comme les chevreuils, faons, hiboux, oiseaux bleus, mouffettes, écureuils, grenouilles, hérissons, canards et lapins qui semblent tout droit sortis d’un conte pour venir égayer la campagne Gucci.

Une campagne tout en joie et spiritualité où l’Homme et la nature ne font qu’un. A l’instar du mors Gucci qui, allègrement, se change en chaîne pour, finalement, ne faire qu’un avec son époque. La grammaire Gucci initiée par Guccio Gucci dans les années 20 se prête bien à l’esprit rieur mais profond de son actuel directeur artistique.

La bande web inspirée des codes de l’aristocratie Britannique qui fascinait Guccio Gucci… Le mors emprunté à l’univers équestre ou encore la toile diamantissima qu’aime tout particulièrement détourner Alessandro Michele… Voici autant de pièces iconiques qui servent aujourd’hui la narration d’une nouvelle génération.

Des vêtements et une attitude captée avec délicatesse et surprise à travers de l’objectif d’Alasdair McLellan — pour une série de vignettes de portraits aussi captivants que vibrants.

« Comme un moment idéal auquel aspirer quoiqu’il arrive » précise le communiqué presse. En effet, cette collection Pre-Fall 2020 a tout d’un idéal, elle aussi ! Le film d’une douceur taquine est à découvrir ici.

Grace Kelly, Icône De Mode

L’actrice Hollywoodienne devenue Princesse de Monaco a donné à la mode nombre de ses pièces iconiques… Grace Kelly ayant incarnée le style et le glamour, sans fausse note.

Grace Kelly, La Couture A L’Ecran

Actrice favorite d’Alfred Hitchcock, Grace Kelly a porté haut la couture à l’écran. Mais si l’on peut lire toute la fougue et le glamour du New Look de Dior, c’est à la costumière Edith Head que l’on doit le look signature de Grace Kelly.

Alfred Hitchcock, Dior Et Edith Head

On le sait, Alfred Hitchcock appuyait sa narration cinématographique autant sur ses suspens devenus légendaires, que sur des costumes éloquents… Et avec le tournant esthétique amené par Christian Dior et son New Look en 1947, Alfred Hitchcock ne pouvait rester insensible à cette figuration moderne de la féminité.

Ainsi, Edith Head, la grande costumière d’Hollywood, s’est attachée à composer le vestiaire adéquat pour la personnalité campée par Grace Kelly dans ‘Fenêtre sur cour’… Autour de la ligne New Look. Et c’est bien ce film qui a tour à tour bouleversé la carrière de Grace Kelly, et défini son style signature.

L’icône de mode qu’est Grace Kelly cultive ainsi son propre style, à l’écran comme à la ville — à la Dior. Raffiné, glamour et hautement sophistiqué, le style Grace Kelly se déploie sans tapage sur la future Princesse de Monaco.

Jupe corolle et taille cintrée, Grace Kelly distille un glamour impeccable. L’incarnation parfaite de la femme Dior !

Grace Kelly Et La Maison Dior

Ainsi lorsque Grace Kelly fait la rencontre, à Cannes, en 1955, du Prince Rainier de Monaco, son aura et sa sophistication déjà faites ne peuvent qu’embrasser son futur statut de Princesse.

Et c’est vers la maison Dior que Grace Kelly se tourne, en 1956, afin de réaliser la robe qu’elle porte à l’occasion du bal donné pour ses fiançailles, à l’hôtel Waldorf-Astoria de New York… Les silhouettes de Christian Dior, taillées pour donner à la femme une allure de femme-fleurs, ont un écho saisissant sur Grace Kelly. Elles complètent avec panache son sens du glamour et son style signature.

Cette robe donc, le couturier de l’Avenue Montaigne la pense en parfaite osmose avec l’actrice. D’ailleurs, pour son premier portrait officiel, la Princesse de Monaco a choisi de porter la robe Colinette, collection Dior Haute Couture Automne/hiver 1956.

Un an plus tard, Monsieur Dior disparaissait, laissant sa maison à Yves Saint Laurent. Mais c’est avec l’arrivée de Marc Bohan à la tête des collections Dior, que Grace Kelly va définitivement se lier avec la maison.

Marc Bohan va ainsi accompagner Grace Kelly dans son vestiaire de princesse — un vestiaire royal, adapté aux exigences et aux changements de son temps. Robes d’apparat en mousseline, en plume ou brodées de fleurs, robes blouses, et le fameux twin-set.

En 1967, l’amitié entre Marc Bohan et Grace Kelly l’amène à inaugurer la première boutique Baby Dior, sur l’Avenue Montaigne — devenant ainsi la marraine de cette nouvelle ligne Dior.

La Princesse Grace Kelly va ainsi figer l’élégance éternelle du 30 Avenue Montaigne avec une allure follement parfaite. Lignes souples et teintes pastel — Grace Kelly avait en effet tout pour devenir une icône de mode.

Grace Kelly, Le Glamour A La Ville

Scrutée par la presse, adorée et copiée par les femmes du monde entier, Grace Kelly va ainsi introniser nombre de pièces devenues légendaires ! A commencer par le sac Kelly.

Hermès Et Grace Kelly

Elle fut la première icône à donner son nom à un sac. En 1977, Hermès renomme en effet son sac Haut à Courroies… Désormais connu et recherché pour être le sac Kelly. Pourquoi?

Car c’est au bras de Grace Kelly, un jour de 1956, que le destin de ce sac va rencontrer l’histoire de la mode et du luxe.

Sur la photo couverture du magazine LIFE, captée lors d’une descente d’avion, la Princesse plaque en effet sur son ventre à peine arrondi ce sac à dépêches, pour dissimuler sa grossesse…

La légende est faite. Le sac devient un objet du désir !

Quelques années plus tard, en 1977, le sellier rebaptise donc ce sac de voyage du nom de la précieuse Princesse — il devient alors le sac le plus recherché de l’histoire.

Et tout l’effet Grace Kelly se comprend aussi dans le destin du Carré Hermès.

C’est parce que le style signature de Grace Kelly brille de glamour et d’élégance intemporelle que celui-ci a permis de faire entrer un nouveau vocabulaire esthétique dans les silhouettes féminines. Et ce, dans la vie de tous les jours.

Ainsi, le mythique Carré Hermès a pris l’allure d’un accessoire versatile, ayant la capacité de rendre n’importe quoi élégant — et notamment le bras dans le plâtre.

Avec Grace Kelly, l’écharpe imprimée en soie Hermès devient aussi un élément chic, pour se couvrir la tête !

Une icône pour une icône, Grace Kelly a aussi directement contribué à l’univers d’une autre grande maison…

Gucci Et Grace Kelly

C’est pour honorer Grace Kelly, que Rodolfo Gucci commande au dessinateur Vittorio Accornero un foulard pas comme les autres… Le foulard Flora, depuis devenu un code essentiel de Gucci.

En 1960, Grace Kelly visite en effet le magasin Gucci à Milan. Là, Rodolfo Gucci lui demande ce qu’elle voudrait acquérir. L’élégante Grace Kelly opte alors pour quelque chose de gai et de coloré, pour finalement se décider sur un foulard. Mais voilà, la collection semble ne pas être à la hauteur de l’évènement, aux yeux de Rodolfo Gucci.

Rodolfo Gucci confie alors à Vittorio Accornero le soin de travailler, sur un foulard, l’art de la fleur, entre tradition et modernité. Il en sort le motif Flora — une palette incroyable de fleurs charmeuses et multicolores qui, ici, fait fleurir un motif somptueux.

Vittorio Accornero donna vie à la demande personnelle de Grace Kelly. Un motif floral peint à la main sur une écharpe de soie ; une éclatante pluie de bouquets de fleurs de toutes les saisons, minutieusement décrites, en un kaléidoscope de couleurs éblouissantes consacrant les quatre saisons. La nature dans toute sa beauté.

Flora est depuis un motif incontournable de la grammaire Gucci. Une grammaire qui, d’aillleurs, avait depuis longtemps ravie Grace Kelly. Puisqu’en ville, la princesse était souvent vue, des mocassins Gucci aux pieds.

Il n’est ainsi pas difficile de voir et comprendre l’impact considérable de Grace Kelly sur le glamour, et l’élégance d’aujourd’hui ! Une façon de vivre et de saisir la mode dans tout ce qu’elle a d’exquis. Et de distingué.

La Campagne Solaire De Gucci Pour Le Printemps/Eté 2020

Pour introduire sa nouvelle collection de luettes de soleil, Alessandro Michele a choisi les vedettes Ni Ni et Kai — une campagne solaire shootée dans la boutique Amoeba Music Hollywood à Los Angeles.

Les Nouvelles Lunettes De Soleil Gucci

On le sait, Alessandro Michele aime à satisfaire son goût pour les époques passées — cette saison, ce sont les films Américains pour adolescents des années 80 qui font sa narration. Au milieu d’un magasin de disques et de location de cassettes VHS, la boutique Amoeba Music Hollywood à Los Angeles, l’actrice Chinoise Ni Ni et le chanteur, acteur et danseur Sud-coréen Kai jouent aux jeunes Gucci, avec, sur le nez, les stars de la prochaine saison.

Les paires de lunettes Gucci détonnent ainsi sur les deux acteurs — accessoires essentiels venant ponctuer une allure libre et assumée.

Véritable symbole de la mode du directeur artistique Alessandro Michele, les nouvelles lunettes du Printemps/Eté 2020 évoquent l’essentiel d’une énergie — celle d’un style flamboyant car expressif, reflet de l’effervescence de la scène musicale rétro.

On retrouve sur l’une des solaires, l’usage du bambou, une matière clé pour Gucci. Une influence très Gucci années 70 aussi, qui se retrouve dans l’icône Jackie.

Quand L’Art Concourt à L’Histoire Du Luxe Et De La Mode

Les incursions de l’art dans le story-telling des icônes du luxe et de la mode ont tout de la prophétie d’Andy Warhol… D’Alessandro Michele à David Lynch en passant par Cindy Sherman pour Comme Des Garçons — passage en revue des histoires les plus abouties!

En 1977, dans The Philosophy of Andy Warhol (From A to B  and  Back Again), Warhol prophétisait: « Tous les musées deviendront des grands magasins et tous les grands magasins deviendront des musées. » Si la fusion n’a pas encore tout à fait eu lieu, il n’en reste pas moins que les directeurs artistiques des grandes maisons en appellent de plus en plus à l’art pour conter efficacement l’histoire de leur icône. Et celui qui tient aujourd’hui le haut du panier n’est autre qu’Alessandro Michele, pour la maison Gucci. En poste depuis 2015, l’Italien n’a eu de cesse de pousser la fusion de l’art et de la mode. Il a guccifié l’art tout en faisant de Gucci une maison bien plus arty. Son oeuvre la plus récente? Les Gucci Art Wall. Des fresques à tendance street art réparties dans les plus grandes capitales du monde. L’idée? Faire sortir les campagnes publicitaires des magazines, de la même façon que le street art est parvenu à extraire l’art des seules galleries!

En 2018 toujours, il injecte un nouveau sens à l’imaginaire de la maison Romaine — l’idée? Extraire des plus grands tableaux de l’histoire la composition des campagnes Gucci. En vedette, toujours, les codes et pièces iconiques de la maison. Jérôme Bosch, John Everett Millais ou encore Jan Van Eyck servent désormais la vison loufoque mais géniale de Michele pour Gucci. La web vert-rouge-vert, le sac bambou. Il ne manque rien! Avant lui déjà, en 2013, Dior reprenait le Déjeuner Sur L’Herbe de Manet pour mettre en vedette l’icône Lady Dior dans une veine un brin plus mystique. Ce même Déjeuner Sur L’Herbe qui, en 1998, inspirait le plus artiste des couturiers: Yves Saint Laurent. Une campagne capturée par Mario Sorrenti où Kate Moss, vêtue du mythique smoking, renverse l’équilibre de Manet. Elle est habillée, ses prétendants, eux, complètement dévêtus! Une façon inspirée et subtile d’attester de l’esprit féministe et libérateur de l’icône Yves Saint Laurent!

En 2007, lorsque David Lynch et Christian Louboutin collaborent à une campagne, c’est aussi pour mieux souligner l’aspect reliquaire et fétichiste de la semelle rouge! Une chaussure iconique, certes, mais surtout une chaussure qui déclenche toutes sortes de désirs! Possession ou fantasme, la vison de Lynch et Louboutin se développait ensuite autour d’une exposition. De quoi renforcer l’image sacro-sainte d’une icône bien de notre temps.

Dans une veine un brin plus révolutionnaire, Comme Des Garçons s’associait en 1994 à Cindy Sherman. Combinant, là encore, l’ADN anti-déjà vu de Rei Kawakubo à l’imagerie anti-mass media de Cindy Sherman. Une rencontre au sommet pour une campagne non moins iconique! Autre campagne venue défier les normes de la mode — celle de Kenzo qui, en 2013, invitait Maurizio Cattelan à combiner sa vision espiègle à l’esprit funky et empreint de surréalisme de la maison Kenzo…

Enfin, c’est en 2016 qu’Hermès aboutit à l’une des incursions artistiques les plus explicites. Dans son magasin de Tokyo, la maison conviait l’artiste Tokujin Yoshioka à réaliser une installation des plus poétiques. De chaque côté de l’iconique carré Hermès, la vidéo d’une femme qui, en soufflant, fait s’envoler le carré avec une légèreté ahurissante. Une façon de renforcer l‘image aérienne, légère et multiple du mythique bout de soie! Et puisque le sujet est d’actualité, le Musée des Arts Décoratifs de Paris inaugurera, le 4 Mai 2020, une exposition baptisée: L’Art Dans La Pub. De quoi faire réfléchir!

Le Jackie O. De Gucci, Le Sac De L’Eternelle Elegance

Il s’appelait Constance, jusqu’à l’intervention divinement mode de Jackie O.

1958. La maison Gucci édite un sac fait pour s’encastrer avec grâce sous l’épaule. Unisexe et coupé dans un cuir malléable — il s’appelle le Constance — il est clairement trempé de la grammaire Gucci: bande vert-rouge-vert, le double G de Guccio Gucci, et la toile Diamantissima. A la fois glamour et pratique, nomade et élégant, la pièce plait mais ne parvient à provoquer ce fameux désir souverain. Enfin, jusqu’à ce jour de 1964 où une certaine Jackie O. pousse la porte d’une boutique Gucci. La première dame la plus mode de la galaxie tombe sous son charme — elle fait l’acquisition non pas de deux ou trois modèles. Jackie O. ressort de la boutique avec six sacs Constance!

Très vite, il est de toutes ses sorties. Des rues de New York en passant par ses idylles à Capri, le sac Gucci complète son allure déjà fortement marquée par ce chic quasi désinvolte. L’air de rien, Jackie O. vient en fait de faire entrer un sac dans la légende. Cette même année, Gucci lui rend hommage et renomme le sac Jackie. Dès lors, nombre de personnalités emboîtent le pas de la first lady. Hommes ou femmes, Britt Ekland ou Peter Sellers, Samuel Beckett ou Barbra Streisand. Tous sont photographiés le sac Jackie à l’épaule!

Et l’arrivée d’un Tom Ford à la tête de la création Gucci en 1998 ne change rien à l’aura de l’icône — le texan le revampe, les ventes explosent! Des matières et couleurs explosives embrasent fougueusement les clés de la grammaire Gucci. En 2009, c’est au tour de Frida Giannini de le réinventer. Elle l’agrandit, y ajoute des pompoms et, jouant avec la matière fétiche de Guccio, aka le bambou, scelle sa fermeture d’un locket bambou. Terriblement chic!

Le tourbillon Alessandro Michele ne fait qu’ajouter à l’attrait du Jackie. Jouant avec un charme fou de la grammaire Gucci, le génie Michele y ajoute des têtes de tigres, des papillons, joue de la paille et d’ornements miroirs… Jusqu’à confondre le Jackie avec les traits propres au sac Dionysus. Oui, c’est dans ces fulgurances d’extrême créativité que l’on reconnait les vraies icônes de la mode — celles capables d’épouser leur époque avec chic et détachement. Très Jackie finalement.

Le Web Vert-Rouge-Vert, Le Sceau Gucci

Reconnaissable en un clin d’oeil, la signature Gucci raconte l’histoire du fondateur, et l’inspiration au coeur de sa maison.

1921. Lorsque Guccio Gucci fonde sa maison à Florence, l’homme a déjà derrière lui une expérience, une inspiration et une vision claire de la mode. Ancien employé de l’hôtel Savoy de Londres, Guccio Gucci y a côtoyé l’aristocratie Britannique. Il en retient une allure et surtout, une série d’éléments hippiques qui vont nourrir sa création. Parmi eux, le web — ceinture enserrant le ventre du cheval de façon à maintenir la selle bien en place. C’est ce web qui, des années plus tard, vient former la bande vert-rouge-vert. Les teintes? Le rouge fait écho à la veste des chasseurs de renards Britanniques. Le vert aux riches propriétaires de la campagne.

Dans les années 50, la Riviera Italienne figure l’épitomé du glamour et de la sophistication — Gucci en devient la maison phare! Et lorsqu’en 1964, Gucci introduit une version de son sac Jackie estampillée du web vert-rouge-vert, la signature est faite. On la retrouve sur nombre de collaborations comme pour dénoter d’un luxe inouï. En 1979, Gucci x Cadillac. En 2010, sur l’iconique Aqua Riva. Elle estampille même la première montre Gucci, en 1989. De simple motif, le web Gucci est devenu un code très efficace.

Tom Ford la change alors en pièce à part entière — devenue ceinture à l’Automne 2000. Frida Giannini explore sa pertinence autour de matières inédites. Quant à la tornade créative qu’est Alessandro Michele, c’est dans une veine freak and chic qu’il déploie tout son potentiel. Là encore associé au reste de la grammaire Gucci, le web ponctue nombre de pièces dans une veine tantôt streetwear tantôt graphique, mais toujours très, très flamboyante! Et c’est bien la force de la bande vert-rouge-vert; sorte de fil d’Arianne de la maison Gucci, scellant de glamour tous ce qui en sort.

Le Mors Gucci Imprime la Jupe Vedette du Printemps/Eté 2019

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« Je ne voulais pas aller au Louvre. J’ai choisi un petit théâtre qui était le symbole d’une autre scène qui ne représente pas la grandeur de la France. J’ai choisi un endroit où des choses plus ordinaires se sont produites. Où vous pouviez rencontrer de nouveaux amants et passer des nuits interminables. » Alessandro Michele faisait ainsi défiler sa collection Printemps/Eté 2019 au coeur du mythique Palace — club de tous les possibles. Prince y donna son premier concert Parisien ; Roland Barthes y analysait l’époque ; Yves Saint Laurent y habillait Grace Jones… Cette fois, c’est l’univers Gucci qui prenait d’assaut le club depuis devenu un théâtre — et la collection était à la hauteur de la légende. 

 

Inspirée par l’oeuvre de deux figures phares du théâtre expérimental italien des 70’s, Leo de Berardinis et Perla Peragallo, la collection distillait ainsi l’obsession de Michele pour l’exagération, pour le détournement. Exit les conventions, le directeur artistique de la création Gucci faisait la part belle à une néo-bourgeoise aussi géniale que savante ! Et pour l’habiller, le designer pense une refonte des codes bourgeois. Dans un rouge explosif, la jupe vedette du Printemps/Eté 2019 habille la femme Gucci dans une longueur somme toute très convenue. Mais c’est du mythique mors qu’est recouverte la dite-pièce ! 

 

Le mors incarne la passion pour l’univers équestre d’un certain Guccio, mais aussi et surtout son ambition de recomposer le style à l’italienne. En référençant ici la signature phare du Gucci époque-fondateur, Michele se place dans la droite ligne de son ambition. Le designer aussi recompose la définition de l’élégance, l’essence même du style italien — un style libéré de l’académisme, où les imprimés s’octroient le droit d’adopter le graphisme d’un élément tel que le mors. Et une fois apposé sur une jupe onctueuse, il n’est rien qui peut faire douter de l’élégance d’un imprimé éminemment singulier !