Le Coffret Exclusif « Beige Et Les Maisons d’Art » Signé Chanel, Lemarié Et Baccarat

Second chapitre des collaborations initiées entre la maison Chanel et les Métiers d’Art qui lui sont affilés — un coffre exclusif teinté du génie Lemarié qui sert d’écrin au parfum « Beige Et Les Maisons d’Art.

La collection Les Exclusifs de Chanel a déjà cela d’exceptionnelle qu’elle capture dans une série de parfums les éléments clé de la grammaire et de l’histoire de maison fondée par Coco Chanel. De l’inspiration Russe en passant par le Jersey, le Coromandel et le 31 Rue Cambon… Chacun de ces parfums raconte la fulgurance qu’un lieu, une matière, une date ou un objet a suscité chez Coco Chanel.

Alors quoi de mieux pour honorer plus encore ces fragments de l’inspiration de l’une des femmes les plus modernes de son temps que d’y allier les savoir-faire légendaires des Métiers d’Art Chanel?

Car les savoir-faire qui composent aujourd’hui ce que l’on nomme les Métiers d’Art Chanel doivent leur survie même à l’intelligence artistique de son successeur, Karl Lagerfeld. C’est lui qui, dès 1985, prend fait et cause pour ces talents inouïs alors en perdition. La maison Chanel les acquiert un à un pour mieux sauvegarder et souligner le sublime de leur artisanat au contact de la grammaire Chanel.

Ainsi, le lancement des parfums Les Exclusifs de Chanel en 2006 s’est accompagné d’une première pièce d’exception — un coffret du parfum Coromandel fut sublimé par les maisons Goossens et Lesage, en 2019.

Cette fois, le second chapitre des collaborations initiées entre la maison Chanel et les Métiers d’Art forge un écrin d’exception au parfum Beige. Le parfum, imaginé par le nez Olivier Polge, Parfumeur Créateur de la maison, traduit en poésie olfactive toute la délicatesse que le Beige de la plage de Deauville a inspiré à Coco Chanel.

Ce beige désormais intrinsèquement lié aux icônes de la maison — à commencer par les souliers bi-colore imaginés en 1957 par la maison Massaro. Ce beige qui habille ou ponctue la couture manifeste de Coco Chanel — ce beige dit Beige Chanel est plus pour Coco… « Je me réfugie dans le beige parce que c’est naturel » aimait à dire Gabrielle Chanel.

Cette fois, le Coffret exclusif « Beige Et Les Maisons d’Art » fut tapissé par la maison Lemarié. Autour de cet artisanat si raffiné, l’écrin adopte la douce texture des plumes, travaillées en camaïeu de brun, pour mieux évoquer la douceur moelleuse et réconfortante de la couleur beige.

Quant au parfum capturé dans une bouteille taillée par le génie du cristal Baccarat, Olivier Polge en parle comme d’une « fragrance sensuelle. Un bouquet de notes éclatantes d’aubépine, de freesia et de frangipanier, souligné de notes miellées et enrichi d’absolus de jasmin exotique et de rose de mai dans leur expression la plus noble et la plus concentrée. Un souffle voluptueux de pétales blancs et d’or blond. »

La bouteille adopte un geste plus sensuel encore grâce à la technique traditionnelle du baudruchage initiée en 1764 — un geste précieux qui consiste à appliquer la fragrance à partir de ce cabochon… Geste aujourd’hui réservé aux extraits des Parfums Chanel !

Evidemment, ce coffret « Beige Et Les Maisons d’Art » ne pouvait que relever d’une pièce de collection — tiré à vingt-cinq pièces numérotées, il s’acquiert dès à présent dans quelques boutiques Chanel. Et sur le site de la maison aux deux C.

La Vente Artcurial De La Collection Jeanne Moreau

Du 16 au 22 Octobre 2020, la maison Artcurial organise une vente évènement — celle de la collection Jeanne Moreau. Une collection immense, avec des images de l’icône prises par les photographes les plus illustres de notre temps, ainsi que des pièces de haute coutures spécialement taillées pour l’actrice. La vente digitale assure de disperser une myriade d’objets d’exception !

La beauté et le talent électrisants de Jeanne Moreau n’ont pas seulement brillé dans les films les plus cultes du cinéma moderne. Du mythique Jules et Jim de François Truffaut, aux chefs-d’oeuvre que sont La Baie des Anges de Jacques Demy, Journal d’une femme de chambre de Luis Buñuel, en passant par La mariée était en noir, là encore de François Truffaut… Jeanne Moreau a figé dans la mémoire l’éclat d’une personnalité, et un jeu d’actrice éminemment élégant.

Cette fulgurante incarnation de la femme moderne, Jeanne Moreau l’a souvent appuyé grâce à une msie en pli très éclatante.

Ces pièces parfois taillées par les couturiers de génie pour Jeanne Moreau, sont aujourd’hui au coeur du catalogue de vente de la maison Artcurial.

Jeanne Moreau, La Mode et Les Couturiers

S’il est un couturier dont l’histoire est intrinsèquement liée à celle de Jeanne Moreau, c’est évidemment Pierre Cardin. Une relation passionnée dont l’amour, a fait naître certaines pièces flamboyantes aujourd’hui proposées à la vente par Artcurial.

Des pièces dont le public a tout de suite reconnu la modernité dans La Baie des Anges de Jacques Demy. Ou encore dans Le Journal d’une femme de chambre de Luis Buñuel.

Pierre Cardin, Haute Couture 1995 ©Art Curial

Ainsi donc, 17 des pièces Pierre Cardin portées par Jeanne Moreau dans la vie ou sur le tapis rouge seront mises aux enchères dès le 16 Octobre sur leurs site.

Jeanne Moreau à conquis le coeur d’une autre grande couturière –  Coco Chanel ! qui a trouvé en elle plus qu’une ambassadrice, une véritable complice grâce à leur points commun dont leurs liberté de ton et l’approche  chic de l’allure. Chanel a habillé Jeanne Moreau à plus d’une occasion. 

Chanel Haute Couture, Circa 1960 ©Art Curial

Les premiers costumes confectionnés par Coco Chanel pour le film Les Amants de Louis Malle (1958) ont été le débutune relation fusionelle entre l’actrice et la maison.

Artcurial propose notamment à la vente un ensemble en velours noir et satin ivoire dessiné par Karl Lagerfeld pour Jeanne Moreau mais aussi des vetements réalisés par le plus inspiré des grands couturiers – Yves Saint Laurent.

Yves Saint Laurent Haute Couture circa 1990/1995 ©Art Curial

Parmis les pièces YSL Couture, et YSL Rive Gauche toute l’attention se portera sur l’ensemble manteau et robe en lamé doré; le manteau en mousseline panthère, la robe trapèze en dentelle et sequins noirs et… les fourrures à ne plus savoir où regarder !

Portées pour les Oscars, les Césars ou encore pour La Mostra de Venise — ces pièces ont accompagné Jeanne Moreau dans ses rôles et dans la vie. Hermès, Goyard, Alaïa, Kenzo, Cartier… Cette vente aux enchère en ligne illustre parfaitement le style et le goût de Jeanne Moreau, de son dressing, à des portraits, car la vente propose, aussi, des photos figeant l’actrice sous l’objectif des photographes les plus illustres de notre temps !

Jeanne Moreau Sous L’Oeil Des Photographes Iconiques

Cecil Beaton, Helmut Newton ou encore Peter Lindbergh. Nombre de photographes ont pris pour sujet l’élégance de l’actrice.

Dans un style souvent épuré pour mieux laisser surgir la grâce et le chic de son allure follement inspirante, ces clichés sont assez rares pour souligner l’événement qu’est leur présence  dans le catalogue de cette vente Artcurial.

Helmut Newton Jeanne Moreau, circa 1980 ©Art Curial

Parmi les portraits on trouvera, deux épreuves argentiques d’époque de Jeanne Moreau par Helmut Newton vers 1980, mais aussi trois épreuves argentiques signées Brigitte Lacombe, en 1996.

Henri Cartier-Bresson Jeanne Moreau 1978 ©Art Curial

Mais également, une photographie bien espiègle par Slim Arrons, prise en 1970 ou encore une Jeanne Moreau radieuse et souriante capturée par l’oeil décisif d’Henri Cartier-Bresson…Portrait accompagné du mot « pour Jeanne Moreau, avec mon amical souvenir. »

Tant de souvenirs de la vie de cette icône seront dispersés lors de cette vente qui s’annonce formidable !

Cette vente, 100 % digitale au profit de la Fondation Jeanne Moreau, se déroulera ainsi en même temps que l’exposition chez Artcurial Paris.
Commencant le 16 Octobre à midi, elle prendra fin le 22 Octobre 2020.

Petite Robe Noire Et Tweed Chanel Se Font Cinématographiques Pour le PE 2021

Virginie Viard a placé sa nouvelle collection Chanel sous le sceau du cinéma — une célébration des liens très étroits qui lient, depuis toujours, la maison à l’univers cinématographique.

« Je pensais aux actrices au moment du photo call, sur le tapis rouge, ce moment où elles sont interpellées par les photographes : leurs visages un peu ailleurs, leur attitude un peu en décalage avec les tenues qu’elles portent. Et puis les fans qui les attendent derrière les barrières, ce côté très vivant du cinéma hors du cinéma, c’est ce que j’aime. Cette collection est un clin d’œil aux égéries de la Maison. Certaines sont loin, cela fait longtemps que nous n’avons pas pu les voir. Gabrielle Chanel et Karl Lagerfeld ont tellement habillé d’actrices dans les films comme dans la vie. J’ai pensé à elles qui nous font tant rêver. Mais sans refaire à l’identique. Sans tomber dans la citation vintage. Je voulais que ce soit très joyeux, coloré, très vivant aussi. »

Et Virginie Viard est parvenue à fusionner les classiques du cinéma Chanel au goût du moment. Le résultat? Les icônes du vestiaire Chanel jouent de leur histoire pour se faire plus désirables encore.

Parmi elles, le mythique tailleurs en tweed conserve ses teintes clé — noir ou écru – pour mieux s’associer à la dynamique de lignes, elles, très actuelles. Cropped ou fendu, le tailleur en tweed Chanel n’en devient que plus moderne encore !

Ainsi plongé au coeur du cinéma Hollywoodien, la petite robe noire, qui avait déjà habillé plus d’une actrices, se réinvente une nouvelle fois parsemée de plumes. Longiligne et élégante — elle n’est pas sans rappeler le raffinement et l’allure étrange mais si chic de Delphine Seyrig dans L’Année Dernière à Marienbad, le film d’Alain Resnais.

Enfin, ce sont bien les totems Chanel qui rétrécissent pour mieux correspondre à la facétie de l’époque. A cela, l’icône absolue qu’est le 2.55 gagne des dimensions lilliputiennes, pour mieux s’accrocher ça et là. Souvent sur un rang de perles Chanel.

Il se porte l’envie en collier ou à la ceinture — une façon très Chanel de porter la préciosité. Avec chic et détachement; une liberté d’associer déjà mise en avant dans la dernière collection Joaillerie de la maison.

Chanel Au Palais Galliera:  Rétrospective D’une Mode Radicale

L’évènement est double — la réouverture tant attendue du Palais Galliera s’est faite le 1er Octobre 2020 avec, à l’affiche, une rétrospective colossale consacrée à l’oeuvre radicale de Gabrielle Chanel.

Il s’agit bien de la toute première rétrospective à Paris consacrée à Chanel — et le défi fut relevé avec brio. Car replonger dans le corpus de celle qui, dès 1912, a radicalement changé la définition même de l’élégance et de la féminité, c’est finalement traverser un siècle de révolutions esthétiques.

Chanel Par Man Ray

« C’est notre point de vue sur la créatrice et pas sur la maison, nous ne parlons pas d’ailleurs de ses successeurs » précise Miren Arzalluz la nouvelle directrice du Palais Galliera.

Car Coco Chanel, née en 1883 et disparue en 1971, a laissé derrière elle des gestes modes, des allures, des couleurs et des tissus qui font aujourd’hui partie d’un patrimoine universel. Mais lorsqu’elle ouvre sa première maison à Deauville, puis à Biarritz et Paris, la chose est loin d’être une mince affaire. Dépouillée les toilettes de leur fanfreluche, déplumer les femmes de leur froufrous, et surtout: libérer ces dernières pour leur permettre de circuler dans la vie, active et sans entrave.

Nombre de femmes se sont ainsi appuyées sur l’univers Chanel pour affirmer leur liberté. Les actrices. Puis les femmes publiques. Toujours aussi renversantes d’élégance dans les silhouettes imaginées par Coco, en porte-à-faux de la définition à laquelle le luxe pouvait encore répondre à l’époque.

La directrice du Palais Galliera, Miren Arzalluz, a ainsi su rassembler près de 350 pièces iconiques du style Chanel, dans près de 1 500 m2 !

Des années 20 à l’allure garçon et l’invention du chic, en passant pas la sophistication des années 30 et le déclin de Chanel durant la guerre avant son retour triomphal qui légua aux femmes le tailleur mythique, et le sac 2.55… Rien n’a été oublié.

Mieux, en approchant des musées internationaux et les propriétaires de pièces de collection — la nouvelle directrice du Palais Galliera, Miren Arzalluz, a su mettre en oeuvre une rétrospective claire et limpide. Divisée en 10 chapitres, la rétrospective ‘Gabrielle Chanel, Manifeste de Mode’ imprime sur le visiteur la véritable influence qu’a eu Coco sur ses contemporains… Et le futur de la mode !

Le jersey d’abord utilisé exclusivement pour les sous-vêtements. Le tweed, matière masculine ô possible. Les lignes épurées. La ligne de corps longiligne. Les couleurs clé de Chanel, dont l’introduction du noir autour d’une petite robe… L’idée même du couturier tout puissant; meilleur ambassadeur de sa maison. On doit beaucoup à l’univers de Coco Chanel.

Audacieuse et visionnaire, Gabrielle Chanel a ouvert la voie à nombre de mouvements, esthétiques ou commerciaux — que l’on parle de la radicalité du minimalisme des années 90 ou de l’entrée des couturiers dans le monde du parfum ou celui de la joaillerie. Coco Chanel fut souvent la première dans tous !

‘Gabrielle Chanel, Manifeste de Mode’ est une exposition à voir du 1er octobre 2020 au 14 mars 2021, au Palais Galliera, Paris.

Icônes 1932, Code Coco et Boy•Friend : Les Dernières Créations Chanel

Chanel Horlogerie et Joaillerie introduit les dernières versions des bijoux et montres iconiques de la maison — des pièces qui racontent beaucoup de l’histoire de Coco.

Si les pièces signées de la maison Chanel brillent aujourd’hui encore d’une telle aura, c’est que Coco a su devancer son temps. Une audace créative qui la mena vers des territoires devenus communs pour les maisons de couture.

A son époque, Coco Chanel est pourtant bien la première à confronter ses icônes et autres codes clé de sa maison à l’univers de la haute joaillerie. En 2020, ses codes se réinventent au gré de nouvelles pièces horlogères et joaillières.

Icônes 1932 Chanel

Peu connaisse cette histoire, et pourtant la révolution initiée par Coco fut aussi une affaire joaillière. Chanel a en effet tenu tête aux joailliers la Place Vendôme lorsqu’elle imagina sa seule et unique collection joaillière, en 1932. C’est là qu’elle a introduit ses codes et icônes dans l’univers joaillier — la comète, le soleil, la plume, le ruban… Mais voilà, les joailliers de la Place Vendôme, ulcérés, la forcent à démonter ces créations, pierre par pierre.

En 2020, le nom Chanel est bien celui qui trône par delà les frontières du monde entier. Synonyme d’une mode radicalement chic, il signe la prestance et l’audace créative d’une femme qui a imposé au monde sa vision du féminin. Et justement, en 2020, voila que Chanel Joaillerie réinvente une fois de plus ce vocabulaire éminemment intemporel.

Et puisque la maison a en héritage la créativité, ces nouveautés transformables et articulées expriment toute la liberté avec laquelle Mademoiselle Chanel pensa l’allure de la femme moderne. Une allure qui se complète ici d’atours à la simplicité solaire — des atours ‘Icônes 1932’ où le lion, signe astrologique de Mademoiselle Chanel, se glisse pour la première fois.

Le résultat?

On remarque dans cette collection: un collier transformable ‘Comète’ en or blanc 18 carats et diamants. Le pendentif comète se détache à l’envie, pour se porter comme une broche.

Un collier transformable Soleil de Chanel, cette fois taillé en or jaune 18 carats, or blanc 18 carats et diamants. Le pendentif soleil peut lui aussi être détaché.

C’est encore la bague Soleil de Chanel — transformable en or jaune 18 carats, or blanc 18 carats et diamants… Clin d’oeil à la vision éclairée de Chanel, les deux parties de cette bague peuvent se porter sur un seul doigt pour former un soleil… Ou comme deux bagues séparées sur deux doigts différents !

La Boy•Friend de Chanel

Incarnation horlogère du masculin-féminin Chanel, la montre Boy•Friend est, depuis 2015, une pièce clé de la maison. D’abord parce qu’elle célèbre l’histoire d’amour la plus importante de Coco Chanel… Celle entre Coco et Boy Capel. Boy Capel qui lui permit d’ouvrir sa toute première boutique à Deauville. Sans cet amour qui servit de tremplin à la créativité débordante de Coco, la femme moderne de Chanel aurait pu avoir un tout autre destin. Car, déterminée à lui rembourser au plus vite, il ne fallut pas un an à Chanel pour assumer son émancipation !

La collection Boy•Friend s’agrandit ainsi de deux modèles de garde-temps. Un plus petit, 27,9 mm, venant twister l’allure de la montre autour d’une boîte et lunette en acier. La couronne en acier avec cabochon en spinelle noir… Le cadran opalin guilloché. Un bracelet interchangeable en veau noir motif matelassé et boucle ardillon en acier… autant d’éléments qui offre à ce modèle une lecture captivante du temps !

Le second modèle, lui, est de taille moyenne. Mais d’un luxe assurément puissant. Son boîtier de 34,6 mm de diamètre se complète d’une lunette sertie de 64 diamants taille brillant !

La Montre Code Coco

Enfin, dernière collection Chanel horlogerie à être agrémentée de nouveauté — la ligne Code Coco. Initiée en 2017, elle transforme le fermoir emblématique du sac iconique de la maison en bijou horloger.

Le 2.55. Ce sac incarna à lui seul à la fougue de Coco. Retirée de la mode et de la couture, elle signe un retour triomphal en 1955 avec une collection qui cloue ses critiques au pilori. Alors âgée de 72 ans, Chanel revient sur le devant de la scène pour y introduire deux de ses pièces devenues l’apanage de femmes légendaires — le tailleur, et le 2.55. Habillant les femmes de Jackie Kennedy aux monstres sacrés du cinéma.

La montre Code Coco reprend bien le fermoir du 2.55 et, comme lui, se ferme d’un clic. Ouverte ou fermée, elle cache ou dévoile l’heure qui s’y affiche discrètement. On le voit, à l’instar de ce que peut bien contenir un 2.55, le temps est aussi un secret que l’on veut parfois protéger. Oublier le temps d’un seul clic, voilà bien l’extravagance Chanel.

En 2020 donc, la collection Code Coco s’enrichie de trois nouvelles déclinaisons. Des pièces limitées chacune à 255 exemplaires.

L’une présente son bracelet en acier XXL — enserrant le poignet telle une manchette. Elle se pare aussi d’un cuir noir gaufré d’un motif matelassé. La seconde, baptisée ‘So Black’, se couvre intégralement de noir pour un look plus Chanel encore !

Enfin, le troisième modèle se présente en XXL. Une ‘Coco Code Oversize’ qui étend sa modernité sur 50,4mm de diamètre.

Une montre qui, avec son boîtier et bracelet en acier et titane, son cadran laqué noir serti d’un diamant taille princesse, admet bien que le style Chanel est tout sauf une histoire relevant du goût d’une époque. Il est celui de l’élégance. Absolue et éternelle.

Le Royal Barrière Deauville, Icône d’Antan

Hérité de la Belle Epoque, Le Royal Barrière trône aujourd’hui en majesté à Deauville — la ville qu’il a contribué à faire rayonner. 

Le Royal Barrière, La Majesté d’Antan

On le sait, l’histoire de Deauville est intrinsèquement liée à celle de Trouville. Mais à la Belle Epoque, la première va prendre l’ascendant sur la seconde. Et c’est au duo Eugène Cornuché et François André que Deauville doit de rayonner désormais sur sa complice Trouville. Car voilà bien l’histoire d’une ville née par et pour les plaisirs. 

Dans les années 1910, la destruction de l’ancien Casino de Deauville va conduire à l’édification d’un nouveau Casino plus faste et plus beau encore. Et pour accueillir les joueurs qui, on l’assure, ne vont tarder à déferler sur la Côte Fleurie, Eugène Cornuché vise juste. Il va tour à tour conduire à l’édification de deux hôtels aux allures de palaces des mers. 

Il le sait: il faut alors doter la Côte Fleurie de toutes les distractions et du confort auxquels les plus fortunés aspirent naturellement. 

Il faut dire qu’Eugène Cornuché s’y connait en affaire. On lui doit déjà à l’époque d’avoir fait de Chez Maxim’s l’épicentre de la vie mondaine de la Belle Epoque. Alors, il n’est pas étonnant de voir que son intervention à Deauville va concourir à sceller le destin de destination huppée de cette ville côtière. 

En 1912 donc, il va d’abord inaugurer Le Normandy. L’effet Cornuché est de taille — le Tout-Paris se presse déjà à Deauville. Voyant ainsi son premier palace des mers obligé de refuser du monde, Cornuché et son associé d’alors, un certain François André (l’homme à l’origine du groupe Lucien Barrière), vont donc décider d’en édifier un second. 

C’est ainsi que Le Royal va sortir du sable. Son ami Edmond Blanc, qui avait déjà financé le casino et le Normandy, remet ainsi la main au portefeuille. Il acquiert une villa du front de mer — la détruit donc pour y construire Le Royal. 

En juillet 1913 est ainsi inauguré le second temple de l’hospitalité de luxe de Deauville. Dès lors, Le Royal et Le Normandy se placent en modèle à suivre. 

Le Royal Barrière Aujourd’hui, Un 5 Étoiles Epitomé D’un Faste Mesuré

En 2020, Le Royal se présente rénové. Mais attention, le cahier des charges en stipulait l’unique exigence: « respecter et conserver l’âme historique des bâtiments, avec leurs codes, leurs caractères, en insufflant un décor d’aujourd’hui, authentique. »

Le Royal Barrière, Une Atmosphère Calme et Prestigieuse 

Son allure n’a pas changé. Trônant en majesté face à la Manche, Le Royal Barrière incarne la magnificence des grands hôtels Français. Et le charme opère dès l’extérieur. Ses grandes fenêtres ouvrent sur le grandiose de l’endroit — on pénètre ainsi dans un hall théâtral. Un hall où se comprend très vite l’emblème de la Côte Fleurie. Tout simplement grandiose mais chaleureux. 

A dire vrai, tout y est grandiose. Lustres de cristal, étoffes soyeuses, plissés délicats — on entre bien dans la majesté d’antan. Mais il n’est pas question ici de révérer une atmosphère désuète. Bien au contraire ! 

La tradition ici tient bien du glamour et, la rénovation de 2020 n’a fait qu’accentuer un héritage déjà ô combien intemporel. Le luxe y est cosy. Dans les 217 Chambres et 30 suites très spacieuses, baldaquins et lits king size assurent le confort contemporain. 

Envoutante, l’atmosphère prestigieuse s’accorde ainsi autour de nouvelles compositions chromatiques. Gris et bleu royal, grenat et sable — voici les nouvelles couleurs du Royal Barrière. Cette même teinte sable typique de Deauville qui inspira, jadis, une certaine Coco Chanel.

La Gastronomie Au Royal Barrière: Entre Simplicité Et Volupté  

Confiée au célèbre Chef Éric Provost, la cuisine du restaurant le Côté Royal adoube la simplicité. Mais il n’est question ici de facilité. Le Chef Éric Provost pense ainsi une cuisine entre brasserie et haute gastronomie, dans une vision épurée car raffinée. 

L’esprit ‘brasserinomique’ inventé par le Chef lui-même consiste ainsi à sublimer les produits locaux. Dans l’assiette? Le foie gras au naturel, la gelée de Calvados et sa crème balsamique à la pomme verte…  Les déclinaisons de la crémerie d’Isigny accompagnent huîtres et volailles avec délice. Les sens se renversent devant le plateau de fromages normands affinés. 

Et la simplicité des mets entre en écho avec le sublime du lieu. Un héritage Belle Epoque qui, dans les boiseries fines, les lustres étincelants et les lourds tissus délicatement plissés, donne à cette expérience gastronomique des airs de paradis d’esthète. Ainsi lové dans les fauteuils princiers, on comprend la majesté de cet hôtel surnommé le ‘Prince de Deauville’. 

Un lieu iconique qui incarne tout le luxe à la Française — entre discrétion, mesure et envolées culinaires… 

Il n’est alors pas surprenant de savoir que les icônes Américaines, en goguette à Deauville pour le Festival du Cinéma Américain, aiment souvent s’y faire oublier, pour mieux vivre encore la familiarité Normande !

L’Hôtel Barrière Le Normandy, L’Art De Vivre Deauville

L’Hôtel Barrière Le Normandy capture à lui seul l’histoire et l’âme de Deauville — un havre de paix et de sophistication qui veille sur l’art de vivre Deauvillais. 

L’Hôtel Barrière Le Normandy, Le Sublime En Héritage  

L’Histoire De l’Hôtel Barrière Le Normandy 

Les premiers galons de la côte normande sont déjà posés quand les élégantes parisiennes en font un podium lors de leurs échappées. Elles amènent alors à Deauville les objectifs des photographes de gazettes. La ville émerveille et, lorsque l’on pense à l’hôtel Normandy, on réalise l’exploit de François André. Le fondateur du groupe Lucien Barrière et aussi celui qui impulsa la création de l’hôtel Normandy, en 1912.  

La richesse architecturale traditionnelle de la région normande – style manoir anglo-normand – conjuguée à la grandeur de la Belle-Époque, à travers un assortiment de colombages vert pastel et de damiers de pierres… L’idéal romantique, onirique et fantasmé de Deauville lui doit beaucoup ! 

Confié à l’architecte Théo Petit, c’est encore lui qui capture le mieux l’esprit de ce lieu tout simplement fascinant. « Le Normandy ? C’est une ambiance de cottage anglo-normand avec des pignons normands et des draps en lin, des pommiers et des vaches normandes en son jardin. »

Inauguré le 1er Juillet 1912, le Normandy ne tarde à lever moult éloges — les chroniqueurs de l’époque titrent le « plus bel hôtel du monde ». La légende est faite ! 

En 1913, celle-ci devient un mythe lorsque la jeune Gabrielle Chanel décide d’en faire l’écrin de sa première boutique Deauvillaise. Sous la houlette de Boy Capel, entre le casino et l’Hôtel Normandy ; un store à rayure annonce – Gabrielle Chanel – sans doute une chapelière modiste. Alors même que la première guerre mondiale éclate, les créations innovantes, souples et élégantes – déclinées en polos, courtes jupes plissées et pyjamas de plage – attirent à elle une clientèle, chaque été, toujours plus nombreuse. 

La boutique ne désemplit pas, quand le sable mouillé des plages amène à l’esprit de la modiste la couleur dite « Beige Chanel ». Ce beige qui rappelle les planches – la voie sur mer construite en azobé dans les années vingt – où il est bon être vu. Ces planches qui rappellent le cinéma… Dès lors l’histoire du Normandy va être liée à celle de Chanel, et surtout au cinéma

En 1960, le bar de l’hôtel accueille Jean Gabin dans la peau du Baron de l’écluse. En 1957, dans ‘Assassins et Voleurs’ de Sacha Guitry, le Normandy exhale déjà son charme de manoir de style anglo-normand. Un havre de paix qui sert par deux fois de décor au film de Claude Lelouch, ‘Un Homme et Une Femme’, puis la suite ‘Les Plus Belles Années d’une Vie’, en 2019.

Plus tard, c’est Jack Nicholson que l’on croise au Normandy. Pourquoi? Car malgré sa grande rénovation achevée en 2016, l’Hôtel Barrière Le Normandy n’a fait que moderniser son allure de palace digne des contes !

L’Hôtel Barrière Le Normandy Aujourd’hui  

Que trouve-t-on alors au coeur d’une telle icône de l’hôtellerie? L’âme de Deauville, à savoir un mélange de glamour à l’ancienne et de stars hollywoodiennes.

C’est d’abord un charme rénové, magnifié et rajeuni par les talents que sont Nathalie Ryan pour l’atmosphère de l’hébergement, et Alexandre Danan pour le restaurant.

Baptisé La Belle Epoque, le restaurant porte bien son nom. Une vaste salle distille une lumière solaire, qui entre par les immenses baies offrant une vue sur la quiétude de la cour normande du Normandy. Au plafond, de majestueux lustres en cristal et des moulures font un écho à la modernité des meubles taillés en bois clair. 

Ici, on déguste une cuisine de terroir — sous la houlette du Chef Christophe Bezannier, celle-ci se pense dans une approche imaginative qui met à l’honneur des produits simples, pour mieux les élever vers les cimes des saveurs merveilleuses ! Le tout dans un esprit de partage et de générosité. 

Car si le restaurant Belle Epoque mérite sa réputation de ‘meilleure table de Deauville’, c’est qu’on y déguste des mets affolants de poésie, dans une ambiance de faste d’antan. Mais au Barrière Normandy, tout n’est que mesure et élégance. 

Récemment réinventé par le designer Alexandre Danan, le restaurant La Belle Époque incarne parfaitement cette vision d’un luxe plus discret, et finalement magnifié.

Et l’autre grand Chef des délices, desquels les sens rêvent de s’enivrer, n’est autre que Marc Jean. Le Chef mixologue aux commandes du bar de l’hôtel Normandy à Deauville a ainsi su mêler aux classiques du Calvados une approche innovante de la mixologie.

Ici les cocktails pavent la voie du sublime et, il n’est pas étonnant de retrouver Marc Jean à la tête du classement des Barmans les plus influents. Son approche a conquis à l’international ! Il faut y goûter, à ses divins cocktails, pour en comprendre l’intense perfection.  

L’Hôtel Barrière Normandy, L’Atmosphère Réinventée 

L’autre grande transformation opérée ces dernières années fut celle créée par Nathalie Ryan. La talentueuse décoratrice d’intérieur a ainsi redoré le prestige des icônes du lieu. A commencer par la toile de Jouy. Celle là même qui figurait déjà dans le film de Claude Lellouch… 

Ironie du sort, ce chantier a conduit à une découverte étonnante. Comme l’équipe le relate, on a retrouvé une mystérieuse fresque murale dissimulée sous la toile de Jouy du couloir du 3e étage, sur les murs entre lesquels Claude Lelouch dirigea Anouk Aimée et Jean-Louis Trintignant. «  Portrait d’homme dessiné à la sanguine, la peinture daterait de la construction de l’hôtel mais n’est pas signée. Quel artiste l’a réalisée ? A ce jour, le mystère reste entier. Mais le portrait fait aujourd’hui partie intégrante de la nouvelle décoration. »

Cette toile de Jouy donc a été modernisée pour se décliner dans des teintes harmonieuses. Des teintes qui, selon les chambres, distillent l’attrait pimenté d’un vert, du beige, de l’orange, du bleu et du rouge… Dans un chic devenu l’épitomé de ce qu’est le luxe en 2020. 

Et parce que l’hôtel Normandy n’est pas un 5 étoiles pour rien, Nathalie Ryan a aussi conçu un mobiler tout spécialement pour ce lieu enchanteur. Des tissages légers, unis ou structurés, ornent ainsi ce mobilier tantôt somptueux tantôt étonnant. Un mobilier qui allie dans un sens esthétique bien rare, des pierres blanches, des mosaïques argentées et des meubles vasques en acajou.

271 chambres et suites donc, certaines chambres ouvertes sur la magie infinie de la mer, d’autres sur la coquette ville de Deauville ou encore sur le charme de la cour intérieure du Normandy.

Le reste de la réputation impeccable de la maison Barrière Normandy tient à trois mots: le Spa Diane Barrière. 

Le Spa Diane Barrière…

Car il ne faut pas se méprendre — on se rend aussi au Barrière Normandy pour y tester le Spa hors norme qu’est le Spa Diane Barrière. En collaboration avec Aerial Wellbeing for the Future, celui-ci parvient à mêler expérience de régénération intense et plaisirs de soins sur-mesure ! 

Comme un point final donné à un luxe tenant pour un standard du groupe Barrière, le Spa Diane Barrière propose une approche complète et en écho avec les soucis contemporains… Apaisement du stress et rééquilibrage de l’harmonie intérieure sont ainsi les maîtres mots de l’approche beauté développée par Aerial Wellbeing for the Future. 

Et pour ne rien gâcher, le protocole beauté se pense comme un bien-être total. Le Tigre Yoga Club Deauville, un club de bien-être, centre de yoga et méditation, studio de Pilates, institut de soin… Massage chinois ancien énergisant sur mesure, massage des tissus profonds… 

C’est aussi dans un lieu au charme fou que l’on se détend — une retraite du monde qui fait vibrer jusqu’aux sens les moins évidents. Une retraite qui s’achève ou commence autour de l’une des piscines les plus étonnantes au monde — des colombages et un accord de teintes qui portent le chic en étendard de la beauté ! 

On le voit, L’hôtel Barrière Le Normandy distille bien tout l’art de vivre Deauville. 

La 46e Édition Du Festival Du Cinéma Américain De Deauville

Jusqu’au 13 septembre prochain, Deauville servira une nouvelle fois d’écrin à l’un des festivals les plus courus au monde — le Festival du Cinéma Américain de Deauville, et sa 46ème édition ! 

L’Histoire D’Un Festival De Cinéphiles 

L’ambiance qui règne au Festival du Cinéma Américain de Deauville n’est à nulle autre pareille — entre humour, détachement et approche peu compétitive de l’exercice, les acteurs et actrices, aussi glorieux soient-ils, trouvent ici l’occasion de lâcher prise. Comme voulu par le Duc de Morny, Deauville est toujours cette station balnéaire où il fait bon vivre et être vu.

Et tout a commencé par une histoire de cinéphile. Car lorsque le journaliste André Halimi et le publicitaire Lionel Chouchan ont l’idée de créer un festival mettant à l’honneur le cinéma Américain, c’est d’abord avec l’ambition de partager leur passion qu’il approche d’éventuels associés. 

Dans leur visée, André Halimi et Lionel Chouchan ont trois villes. Mais c’est auprès du maire de Deauville, Michel d’Ornano, qu’ils trouvent l’oreille la plus attentive. Et, l’adhésion du maître des lieux, Lucien Barrière, ne tarde à leur ouvrir de nouvelles perspectives. Le quatuor est en effet sur la même longueur d’ondes — celle de partager avec un public, qu’ils espèrent nombreux, la passion pour l’art, l’élégance et le Nouvel Hollywood. 

C’est aussi une façon d’attirer à Deauville les cinéphiles — ceux là mêmes qui ne tarderont à découvrir une ville cinématographie et ô combien hypnotisante. N’est-ce pas sur cette plage que Claude Lelouch eut l’idée de l’iconique ‘Un Homme et Une Femme’? 

Là qu’un jour de Septembre 1965, après que le jeune cinéaste ait subit l’échec d’un film, Claude Lelouch roula vers Deauville… Là que, à la nuit tombée, il s’écroule de fatigue dans sa voiture. Réveillé par la lumière diurne, il vit une femme sur la plage, marchant avec un enfant et un chien. 

Il commence alors à imaginer mille et unes raisons ayant poussées cette femmes sur cette plage, avec son enfant et son chien, à cette heure si matinale. De là s’est écrit ‘Un Homme et Une Femme’  — le film qui définitivement lia l’atmosphère et le décor de Deauville au 7ème art. 

En Septembre 1975 donc, le premier Festival du Cinéma Américain fut inauguré mais, aucun Américain n’est présent. Deux ans plus tard, Chouchan visera juste : en introduisant le concept des “hommages“, c’est l’ensemble des acteurs du cinéma Américain qu’il parvient à toucher. La même année, il reçoit avec faste Gregory Peck et Harrison Ford. Dès lors, une procession d’étoiles défile à Deauville : De Niro, Clint Eastwood, Sharon Stone, Kirk Doublag, mais aussi Liz Taylor, Al Pacino, George Clooney ou encore Julia Roberts… Leur nom figé pour l’éternité à bord des mythiques planches de Deauville ! 

Et les histoires ne se sont pas arrêtées là. Parce que Deauville se prête volontiers à toutes sortes d’espiègleries, le Festival du Cinéma Américain fut le théâtre de scènes très drolatiques ! 

C’est par exemple Danny Kaye qui, en 1980, inaugure le festival en arrivant à quatre pattes sur la scène du cinéma du Casino. Buzz Aldrin en tenue d’astronaute sur la plage de Deauville. Ou encore la projection du mythique Flashdance d’Adrien Lyne qui, une fois terminée, voit le public refuser de quitter la salle de projection!

Une 46e Édition Sous Le Signe Du Lion 

Depuis presque quarante ans, ce festival est le lieu éphémère de découverte et de reconnaissance des réalisateurs Américains — dans une ambiance conviviale et sans frontière avec le public. 

Seul festival au monde à proposer des projections 24h/24 pendant dix jours, il incarne aussi les liens privilégiés tissés entre la mode et le cinéma au fil des décennies, dans une fascination réciproque cristallisée en un sens unique: le glamour. 

Ainsi, en plus de réaliser l’ensemble des trophées, la maison Cartier immortalise son partenariat avec le festival par le Prix de la Révélation Cartier.

La maison Chanel, elle, partage aussi une histoire précieuse et précise avec le cinéma. Déjà du temps de Coco, la maison aux deux C fut appelée à Hollywood. L’histoire de Coco Chanel et des actrices se raconte mieux ici. Celle de Coco et Deauville, ici.

Ce qui demeure de cette relation se comprend dans les silhouettes infiniment somptueuses, ou les bijoux éclatants qui défilent sur le tapis rouge… Sur les épaules des plus grandes actrices. 

Pour la seconde année consécutive, Chanel compte désormais comme partenaire clé du Festival du Cinéma Américain de Deauville. D’ailleurs, la présidente du jury de cette édition n’est autre que Vanessa Paradis — l’ambassadrice de la maison de la rue Cambon ! 

Si aucun acteur Américain n’a malheureusement pu faire le déplacement — pandémie mondiale oblige — les films à récompenser signent une narration au diapason de l’époque. 

Comme Coco en son temps, le 7ème art ici mis en avant parle à son époque. « Les œuvres choisies sont des eaux-fortes qui abreuvent nos nécessaires imaginaires. Les films retenus retracent pour partie les problématiques actuelles et sont bien le reflet d’une quête effrénée : recherche d’identité, urgence écologique, mythes et chimères, sexualité et incertitude d’avenir. La création place le désir d’aimer au-delà de toute réalité, sans oublier de nous rappeler que les guerres tuent toute vie » précise Bruno Barde, le directeur du festival. 

En plus d’une sélection de films des Festivals de Cannes et d’Annecy… Le Festival du Cinéma Américain a de quoi ouvrir la voie à de grandes icônes cinématographiques ! La sélection complète est à découvrir ici.

Chanel, Deauville Et Le Festival Du Cinéma Américain

Pour la seconde fois, Chanel est partenaire du Festival Du Cinéma Américain de Deauville. L’occasion de revenir sur les liens forts qui unissent Chanel à Deauville, et au 7ème art. 

Chanel, Deauville Et Le Cinéma: Triangle d’Art

Après Biarritz, l’autre berceau de la révolution Chanel est bien la ville de Deauville. Celle-ci inspira à la dame aux camélias les codes clé d’une mode toujours aussi révérée. 

Coco Chanel Et Deauville 

L’une des premières villes à avoir inspiré à Coco le style Chanel – l’une des premières villes à y succomber aussi — ne fut autre que Deauville. Dans les années 1910, Gabrielle y entre par la grande porte, au bras de Boy Capel; dès lors, le destin de sa maison y sera à jamais lié. 

Car voilà bien ce que l’âme d’esthète de Coco y trouva: l’inspiration pour sa mode intemporelle. À Deauville, lors même que la maison se nomme encore Gabrielle Chanel, Coco pioche ça et là les codes d’un sceau qui deviendra celui d’un empire éternel.

Du haut de sa suite de l’hôtel Normandy, Coco observe et pressent les bouleversements à venir – bouleversements des corps, des loisirs et des styles de vie ! Au bras de Boy Capel, arpentant cette ville de bord de mer où déjà se réunissent têtes couronnées et élégantes du monde entier, Gabrielle est particulièrement attentive aux nuances de la nature – ces silhouettes corsetées et surannées l’agacent.

En 1912, elle fonde, avec l’aide de Boy Capel, une boutique de chapeaux à son nom, située rue Gontaut-Biron, au coeur de l’hôtel Normandy. Dans sa quête d’une nouvelle élégance, Coco va trouver à Deauville les éléments indispensables à sa grammaire stylistique. La marinière, le pantalon à pont, le sac matelassé… C’est aussi et surtout sur la promenade du bord de mer qu’elle remarque la force et la volupté du sable caressé par l’écume – un beige profond et nuancé. 

Il n’en faut pas plus pour que Chanel décide d’en faire sa couleur de prédilection. Associée au noir qu’elle tient à dérober des tenues du couvent, Coco vient de déterminer sa couleur de l’élégance; une association bi-colore. 

« Je me réfugie dans le beige parce que c’est naturel. » Tout lui plaît dans cette teinte – ces nuances qui évoquent la peau nouvellement dorée par le soleil; ces teintes d’une simplicité folle; la sourde sensualité qui s’en dégage… 

Tout correspond à l’essence de ce qui deviendra le style Chanel. Car bientôt et à jamais, Coco teinte de ce beige nombre de ses pièces iconiques. Surnommé beige Deauville, il colore d’abord ses pièces en jersey. En 1957, l’arrivée des souliers bicolores signe un tournant irréfutable: le beige allonge la jambe, le bout noir donne l’illusion d’un pied plus petit. Ces souliers, eux, deviennent instantanément des icônes de mode. 

Chanel, Icône De Cinéma 

Et justement, le cinéma ne tarde à s’appuyer sur la grammaire Chanel pour figurer la modernité de ses récits. Et celle de ses héroïnes. « C’est par le cinéma que peut être imposée la mode aujourd’hui » tranche Coco Chanel dans La Revue du Cinéma en 1931.

Quelques mois plus tôt, Coco Chanel faisait en effet la rencontre de Samuel Goldwyn, le propriétaire des studios de la MGM… Par l’intermédiaire du grand-duc Dimitri Pavlovitch, à Monte-Carlo, Chanel est ainsi appelée à redonner de la fougue et du rêve à Hollywood. 

Au lendemain du plus grand krach boursier de l’histoire, Samuel Goldwyn compte sur la papesse de la mode moderne pour transformer ses actrices en icônes. Il compte sur Chanel, aussi, pour amener de « la classe » à Hollywood.

En 1931, c’est d’abord dans le film ‘Ce Soir Ou Jamais’ que Gloria Swanson démontre toute la puissance de la mode Chanel. Samuel Goldwyn confiait ainsi, en 1931, à des journalistes français: « Je pense qu’en engageant Mme. Chanel j’ai non seulement résolu le problème difficile de savoir comment empêcher les vêtements d’être datés, mais c’est également un service rendu aux femmes Américaines, qui peuvent voir dans nos films les dernières modes parisiennes, parfois même avant que Paris ne les voit. »

Plus tard, la Nouvelle Vague trouvera dans le style Chanel l’expression la plus radicale de la modernité. Pourtant, lorsque Truffaut ou Alain Resnais approchent Coco Chanel, elle a déjà 75 ans.

« Tout le cinéma a envie de s’habiller chez Chanel » écrit Elle en novembre 1958. Et c’est le cas ! La relation si singulière qu’entretient Chanel avec le cinéma et les actrices se détaille plus ici. Mais il est important de noter que l’épure Chanel figure l’élément indispensable à la narration simple mais féroce que visent nombre de cinéaste.

Chanel et Le Festival Du Cinéma Américain de Deauville 

Il n’est ainsi que peu surprenant de voir la maison Chanel s’associer au plus Français des festivals consacrés au cinéma Américain. Le Festival du Cinéma Américain de Deauville semble ainsi figurer tout le triangle d’art qu’est le triptyque Chanel-Deauville-Cinéma.

Avec Karl Lagerfeld, la relation s’est plus intensifiée encore. Il a collaboré avec de nombre de cinéastes clé — de Franco Zeffirelli à Pedro Almodóvar, il a habillé de nombreuses actrices, notamment Kristen Stewart, Penélope Cruz, Margot Robbie et Marion Cotillard, à l’écran comme sur les tapis rouges. 

Faisant appel à de grands réalisateurs comme Martin Scorsese, Ridley Scott, Baz Luhrmann, James Gray ou encore Steve McQueen, pour réaliser des campagnes publicitaires pour les parfums Chanel — campagnes considérées comme des icônes du genre ! 

Ainsi, la 46e édition du Festival du Cinéma Américain de Deauville est une nouvelle occasion pour la maison de Coco de signifier son éternel attachement à Deauville et au septième art. 

Avec Vanessa Paradis pour présidente du Grand Jury de cette édition, l’une des ambassadrices les plus solaires de la maison fait rayonner l’héritage Chanel. Un héritage qui se distille aussi sur les épaules des stars en présence — toutes auréolées du glamour aux C entrelacés ! 

Hippodrome De Deauville-La Touques, Lieu D’Élégance

Inauguré à l’aube de la Belle Epoque, l’hippodrome de Deauville-La Touques est ce lieu d’excellence et d’élégance, où se presse le gratin, et ce depuis son ouverture. 

L’Hippodrome De Deauville-La Touques, Epicentre De La Vie Mondaine

 Si on lui doit déjà la fondation même de la ville de Deauville, c’est encore au Duc de Morny que l’on doit l’initiative de son hippodrome. 

L’Hippodrome de Deauville, Sport Et Luxe En Goguette 

L’hippodrome de Deauville-La Touques fut inauguré en 1863, mais son implantation dans l’urbanisme de la ville tient lieu de la destinée même de la station. En fait, dès l’élaboration du plan d’urbanisme de Deauville par le Duc de Morny, il est convenu que l’hippodrome tiendra une place de choix. 
C’est qu’à l’époque du Second Empire, les hippodromes tiennent lieu d’épicentre de la vie mondaine et politique. Quelques deux siècles plus tard, l’attrait pour ces courses équestres ne s’est pas démenti. 

Ainsi, les deux journées d’inauguration qui se sont tenues en Août 1863 ont comme donné le ton de l’avenir de ce lieu où sport et luxe entrent en goguette. Les 14 et 15 Août donc, se présente autour du Duc de Morny une foule considérable, composée des personnalités les plus en vue de l’époque. Les cocottes sont là… Emilienne d’Alençon, Liane de Pougy… Les personnalités politiques aussi; pour voir se tenir les six premières course de l’histoire d’un hippodrome devenu une icône du genre ! 

En 1871, on crée alors le Grand Prix de Deauville. En 1890, on l’agrandit autour de ses 70 hectares avec un pavillon des balances — taillé dans un style néo-normand des plus charmant. Toujours visible aujourd’hui, il marque la filiation avec cet héritage ô combien élégant. 

 En 1913, l’hippodrome va plus loin et se dote d’une piste en ligne droite — c’est ici que se courent les meilleures épreuves deauvillaises. Et ce n’est pas tout. 

Il y a une petite dizaine d’années, l’hippodrome de Deauville–La Touques fut le premier au monde à se doter d’une piste en sable fibré — faisant ainsi de lui le premier hippodrome quatre saisons. Et que de beaux prix y sont désormais disputés ! 

Le prix Rothschild, Maurice de Gheest, Jacques Le Marois, Morny, Jean Romanet, et le désormais mythique Grand Prix de Deauville… Autant d’évènements mondains et culturels qui placent Deauville comme l’épicentre de la vie élégante et sportive.

 Une vie à l’image d’une ville qui n’a cessé d’étendre son rayonnement pour atteindre le statut d’icône équestre. Car, à bien y regarder, nombre d’histoires liant l’élite des cavaliers et la clientèle internationale, que l’on parle de luxe et de mode, se sont écrites dans cet hippodrome. 

A commencer par celle de Coco Chanel, et de Arthur dit Boy Capel. Ou encore l’éternelle alliée du cheval et du luxe… La maison Hermès.