La Montre Iconique Omega, La Moonwatch Speedmaster

Une montre très recherchée pour sa beauté et son histoire. C’est cette montre qui marcha sur la Lune, au poignet de Buzz Aldrin. 

Avant de devenir la Moonwatch, la montre iconique Omega est appelle Speedmaster. C’est après avoir marché sur la Lune, au poignet de Buzz Aldrin, qu’elle prit le nom de Moonwatch. Mais alors, quelle est l’histoire d’une des montres les plus exceptionnelles? 

Omega Et La NASA

L’esprit pionnier d’Omega rencontre rapidement les exigences de la NASA. Utilisée lors des six missions lunaires, l’icône Speedmaster devient légendaire !

 Les Performances Des Montres Omega

C’est simple, les montres Omega furent les seules capables de répondre aux exigences techniques des aventuriers de l’espace. Il faut dire que dès sa fondation au XIXème siècle, la maison Omega est habitée du même esprit pionnier. Et de cette recherche de précision. 

Dans les années 50, les performances des montres Omega furent d’abord imaginées pour répondre à la demande des pilotes de courses. La vitesse et les courses, quelles soient marines ou terrestres, sont alors une fascination pour le monde entier. Pour Omega, aussi ! 

En 1957, la maison édite ainsi un trio de montre dédiés à la course. L’Omega Seamaster 300, l’Omega Railmaster et de l’Omega Speedmaster. Cette-dernière se destine principalement aux pilotes automobile. Mais avec son allure et son cadran, la Speedmaster va rapidement attirer l’attention. 

C’est la première montre-bracelet chronographe à être travaillée autour d’une échelle tachymétrique. Et cette échelle tachymétrique vient se placer sur la lunette, et non sur le cadran — une façon pour le pilote de la lire d’un coup d’oeil ! 

Au même moment, la NASA s’attache à réaliser la promesse faite par J. F. Kennedy — celle d’aller sur la Lune. Nous somme en 1961, et la NASA va tout mettre en oeuvre pour y aller. 

En prévision des vols extraterrestre Gemini et Apollo, elle approche les grands noms de l’horlogerie. Rolex, Longines, et Omega… Le cahier des charges est très précis. Les tests sont d’une ampleur sans précédent. 10 montres sont retenues. 

La NASA cherche en fait à équiper les astronautes d’une montre-bracelet précise et fiable dans le but de mesurer avec exactitude leur temps de sortie hors de la capsule… Rapidement quatre sont éliminées et, pendant un an, les six restantes subissent les épreuves du chaud (70 °C puis 93 °C), du froid (- 18 °C pendant 4 heures), du vide (la montre subit une pression de 10-6 atmosphères avant d’être chauffée à 70 °C puis refroidie à – 18 °C) . Humidité, corrosion, chocs, accélération, décompression, vibration, bruit acoustique… 

 Les performances de l’Omega Speedmaster résistent à ces conditions lunaires. Elle est ainsi homologuée pour toutes les missions spatiales, dès 1965… Animée par l’emblématique calibre 321. 

La Speedmaster et la Conquête Spatiale

La Speedmaster s’envole une première fois pour la galaxie en octobre 1962, au poignet de Walter Schirra. Choisie par l’astronaute pour la mission Sigma 7 du programme Mercury… A partir de ce moment-là, Omega fait de l’espace son terrain d’exploration.

Précision, lisibilité et robustesse. Le 20 juillet 1969, à 2h56 GMT, c’est lors de la mission Apollo 11 qu’au poignet de Buzz Aldrin, le garde-temps devient la première montre à côtoyer la Lune. Elle prend alors le surnom de Moonwatch. 

Le Gant de Buzz Aldrin qui marcha sur la Lune

Puis vint la mission Apollo 13… « Houston, we have a problem. » Lors du trajet menant à la Lune, le réservoir d’oxygène explose, endommageant gravement le module, et provoquant une importante panne à bord. Une panne qui a bien failli coûter la vie à l’équipe. 

Là, la montre Speedmaster a joué un rôle crucial. Lorsqu’il fallut retourner sur Terre, les astronautes eurent l’idée de remplacer les équipements cassés par leur Speedmaster. Ainsi, ils furent en mesure de chronométrer le temps exact d’allumage des fusées de la capsule – une poignée de secondes – afin de pouvoir rentrer dans l’atmosphère sans gaspiller l’énergie qui était, à ce moment précis, à son niveau le plus critique. 

Les instruments électriques n’étant plus opérationnels, la Speedmaster a bel et bien sauvé la vie des astronautes. Cet incident évitant l’accident valu à Omega un Snoopy Award, récompense remise par les astronautes aux collaborateurs et fournisseurs en remerciement d’un travail ayant permis d’améliorer la sécurité. 

La conquête spatiale, ce garde-temps y a ainsi participé avec les six alunissages de la mission Apollo. Dans le même temps, le Speedmaster atteignait le statut d’icône. 

Omega Et La Speedmaster Au Fil Du Temps

Pendant plus d’un demi-siècle, l’Omega Speedmaster a été au cœur de nombreux grands moments de l’histoire, des moments qui ont mis à l’épreuve l’endurance physique et le courage humain. 

C’est cela qui est tour à tour célébrer dans des éditions exceptionnelles de la Speedmaster. 

 Des Editions Exceptionnelles

En 2015, la nouvelle Speedmaster Moonwatch Professional Silver Snoopy Award célèbre l’anniversaire du sauvetage de la mission Apollo 13. C’est ainsi tout naturellement que le fond plein revêt un médaillon Snoopy en argent 925 – Snoopy, la mascotte de la Nasa, et peut être l’ange gardien de la mission Apollo 13.

Le chronographe fonctionne sur un calibre Omega 1861 – un chrono à remontage manuel offrant 48h de réserve de marche – le tout fixé au poignet le long d’un bracelet nylon. Mais la nouveauté résidait alors dans ce blanc immaculé.

Mieux, la Speedmaster Silver Snoopy Award amène à la réflexion lorsque l’oeil se pose sur l’inscription : « Que pourriez-vous faire en 14 secondes ? Car, lorsqu’il fallut retourner sur Terre, les astronautes de la mission Apollo 13 ont eu besoin de 14 secondes… Soit le temps d’allumage des fusées de la capsule afin de pouvoir entrer dans l’atmosphère terrestre.

2016. La Speedmaster Grey Side of the Moon est un vibrant hommage au rôle pionnier joué par Omega en matière d’exploration spatiale. En misant sur des matériaux innovants, un mouvement mécanique révolutionnaire et une apparence du modèle originel respectée, la maison ne cesse de rassembler de nouveaux amateurs autour de la Speedmaster.

Associant design et innovation révolutionnaire, Omega conjugue exploration spatiale, technologies et matériaux inédits pour toujours plus d’élégance. La nouvelle Speedmaster Grey Side of the Moon s’inspire de la poussière lunaire foulée par les astronautes à chaque mission et est constituée d’un authentique morceau de météorite. 

Son nom évoque un voyage spatial à travers des pluies de météorites jusqu’à la mystérieuse planète rouge Sedna et porte en lui des inspirations célestes. Cette nouvelle venue dans la collection Omega Speedmaster raconte l’histoire de la mission Apollo 8, illustrant la phrase prononcée par l’astronaute Jim Lovell « La lune est essentiellement grise ».

Ce modèle futuriste n’est pas seulement une invitation à l’aventure, il est également d’une élégance incomparable. 

La Montre D’Ultraman et… James Bond

Lorsque la plus iconique des montres Omega se met aux couleurs d’une icône de la culture populaire, cela ne pouvait donner naissance qu’à une pièce éminemment désirable.

La Speedmaster Speedy Tuesday distille ainsi un style science-fi empreint de références Japonaises des années 70. Oui, le héros Ultraman est au Japon ce que James Bond est à l’Angleterre. Mais ici, la figure incarne avec un détachement quasi-kitsch l’histoire spatiale de l’humanité! 

Imaginé par Tsuburaya Productions, Ultraman est en réalité l’un des plus fameux exemples du genre ‘kaiju’ ou ‘monstre géant’. Alors, lorsque cet univers un brin déjanté rencontre la technique, le savoir-faire et l’esthétique très iconique de la Moonwatch Omega de 1967, le résultat est intéressant.

Il y a d’abord l’orange fou qui teinte l’aiguille des secondes; assorti aux costumes de la patrouille scientifique anti-monstres de la série. Viennent ensuite des compteurs Speedmaster classiques, ici clairement taquins! La ‘Speedy Tuesday’ réserve en effet quelques surprises…

James Bond, lui, aime les Seamaster. Depuis 1995, le plus élégant des espions Britanniques porte toujours des OMEGA Seamaster dans chaque film.

C’est la costumière Lindy Hemming qui en a fait la favorite de l’agent 007 dans GoldenEye. 

« J’étais convaincue que le Commandant Bond, gentleman feutré issu des rangs de la marine britannique, était fait pour porter la Seamaster avec le cadran bleu. »

Mais ça, c’est l’histoire d’une autre icône de l’horlogerie. Celle de la Seamaster.