Tulips par Jeff Koons

50a66681dfe9c.jpg

Comme Alexandre Dumas nous fit voyager en Hollande à la recherche de la Tulipe noire, aujourd’hui c’est à New-York que nous partons, sur la Rockefeller Plaza, où est exposé l’un des cinq exemplaires de Tulips, une des œuvres majeures de Jeff Koons, mise en vente ce soir chez Christie’s aux côtés d’œuvres d’Andy Warhol ou de Jean-Michel Basquiat.

Œuvre monumentale de deux mètres de haut, elle est aussi l’une des plus complexes jamais réalisées par l’artiste. En effet, elle mélange sept couleurs, mais qui par un jeu de miroirs, se reflètent entre elles, créant une palette digne du nuancier Pantone. Appartenant à la sérieCélébration, commencée par Jeff Koons en 1994, qui rend hommage aux plaisirs de l’enfance ; c’est un jouet d’enfant, mais réservé aux adultes, que Christie’s offre aux enchères ce soir.

Le Soulier Bicolore par Chanel

bicolore-chanel-shoes-emblematic-icon.png

Pour Gabrielle « une femme bien chaussée n’est jamais laide ». En 1957, elle pare la silhouette Chanel du soulier bicolore. Mademoiselle fait appel à l’artisan bottier Massaro pour créer cet accessoire. Il lui propose de le composer ainsi : une partie de couleur beige « qui se fond et allonge la jambe » ; une chaussure « dont le bout noir est légèrement carré et raccourci le pied ». Avec 6 cm de talon, le petit soulier à bout pointu devient pratique et élégant ; confortable grâce au bon maintien de la cheville.

Écru ou blanc, il convient alors à toutes les femmes : travailleuse, chic ou viveuse. Rapidement, il devient un objet phare. Porté par les plus grandes dames, de Catherine Deneuve en passant par la classieuse Romy Schneider, il a su prendre place auprès des célébrités. Voilà maintenant 50 ans que ce dernier perdure et, aujourd’hui, se voit réinventer par Karl Lagerfeld. A la manière de Chanel, qui s’amusait avec les couleurs, Lagerfeld joue de son style : le bicolore se structure d’une cambrure arquée. Et, cette déclinaison s’entend claquer sur les podiums des défilés prêt-à-porter printemps/été 2013.

Gucci : Les Mocassins à Mors Collection 1953

51014f528bc07.jpg

Deux anneaux et une barre : une chaussure et une histoire. Gucci inaugure en ce début d’année une collection très spéciale, la « Collection 1953 », qui célèbre le soixantième anniversaire de ses célèbres mocassins avec mors, les Horsebit Loafers. Ces pantoufles flexibles, confortables, à l’esthétique équestre et résolument raffinée sont de véritables allégories de la maison : reconnues comme « emblématiques » dès 1985 par le Metropolitan Museum de New-York, elles sont intégrées depuis lors à sa collection permanente. Les mocassins signent alors une promesse d’éternité, devenant le symbole de l’élégance citadine et du casual chic.

Frida Giannini, la directrice artistique de la maison, explique clairement ce succès : « D’une beauté classique et d’une fonctionnalité absolue, ils sont intemporels. (…) Ils s’associent parfaitement avec une paire de jeans et un T-shirt, ou avec une jolie petite robe noire, pour un look plus glamour. » Un style immortel et universel qui parcourt les époques et les lieux, de Sartre à Jodie Foster en passant par Alain Delon, ou Fellini et sa Dolce Vita. 

Aussi, pour la « Collection 1953 », la forme des mocassins n’est évidemment que très peu retouchée. La nouveauté réside dans le foisonnement exceptionnel de teintes vives, du fuschia au bleu pervenche, tout en gardant les mythiques et indémodables beige et noir. Les matières quant à elles oscillent harmonieusement entre tradition et exotisme : on retrouve la toile imprimée du célèbre motif Flora dédié à Grace de Monaco, mais aussi du cuir verni, du veau-velours, du croco ou du python. Le mors se décline selon les souhaits, en nickel ou en laiton. Enfin, si le proverbe nous dit « Mors doré ne rend pas le cheval meilleur », on peut affirmer sans hésiter que le mors Gucci donne style et allure à toute marche, pour un look « Forever now » et mythique.

Pierre Hardy et son Emblématique Soulier

869d62f48564adc624da4257e8e30ad8.jpg

Tour à tour danseur, illustrateur pour Vogue ou Vanity Fair, « J’avais la chance de dessiner vite et bien et j’aurais pu « croquer » n’importe quoi, un vêtement, un soulier, un sac… », ce fut chez Dior, en tant qu’assistant, qu’il découvrit le soulier. Puis viendra Hermès, Balenciaga, sans oublier sa marque éponyme. L’homme ne chôme pas, et y prend un malin plaisir : « Pour moi, c’est comme un bol d’air. Si j’étais seul à créer tout le temps, je n’aurais pas ces chemins de traverse que Nicolas (Ghesquière) m’oblige à prendre, avec comme piste, par exemple, les petites fleurs et le Formica. Lui, comme Hermès, m’aide à sortir de mon moi obsessionnel ».

En architecte du soulier en quête incessante du beau, il s’est imposé comme l’un des maîtres ès souliers. Son emblématique talon lune donne l’illusion à la femme d’une cambrure suspendue au sol, comme plantée sur un talon lame. Volumes sculpturaux, lignes taillées à vif, épure, géométrie remarquable, style graphique, le soulier Hardy s’identifie à la première seconde. Un soulier de génie.

Moon Boots : pour les Terriens, par les Terriens

MoonBootsFendi2013.jpg

L’Homme était à des années-lumière de penser qu’il pouvait un jour, « poser » le pied sur la lune. Pourtant, il l’a fait, ce fameux 20 juillet 1969. Ces cataclysmiques années 70 ont permis à Giancarlo Zanatta, un entrepreneur italien de s’en inspirer et de créer une paire de bottes aux allures cosmiques. Pour le nom, rien de scientifique, on parlera de Moon Boot (partout dans l’univers, qui sait ?). Ainsi, Moon Boot deviendra l’objet phare, universel et précurseur de tendances du 20ème siècle.

Quoi rêver de mieux que ces bottes de 7 lieues pour affronter intempéries terriennes ou attaques extra-terrestres ? Et ce ne sont pas les menaces Mayas annonçant la fin du monde qui ont eu raison du succès Moon Boot, puisque 22 millions de paires s’en sont vendues dans le monde entier bien avant le 22 décembre 2012. Moon Boot, c’est bien plus qu’un petit pas pour l’Homme et un grand pas pour l’Humanité car Moon Boot n’a pas fini de faire son temps et avance encore à pas de géant, rapprochant les générations. En 2000, alors qu’était prévu le bug #fin du monde (encore !), tout un jury d’artistes et d’experts internationaux associés au Musée du Louvre choisissent Moon Boot comme faisant partie de la famille des 100 objets iconiques du 20ème siècle. Dix ans plus tard, toujours rien, les Terriens ont encore les pieds sur Terre et fêtent les 40 ans de l’après-ski le plus cool du monde et tiendront à remercier tout particulièrement Apollo 11, la NASA, Giancarlo Zanatta sans qui rien n’aurait été possible.

Cependant, certains terriens pensent que seuls les ringards zébrés par les traces de bronzage des lunettes de ski et tartinés de baume à lèvre, encore bloqués dans les seventies osent encore porter des Moon Boots. James, lui, n’en portait pas non plus dans Moonraker. Conclusion : MB c’est HS. Ils diraient sans doute une phrase du style : « Allo ! On est sur la Terre là ! » Pourtant, à 1300 mètres d’altitude, un petit village, Villars-sur-Ollon, en Suisse, résiste encore et toujours aux envahisseurs, mais surtout aux mauvaises langues. C’est là qu’est niché le Moon Boot Lounge, un lieu incontournable et branché célébrant le design et la paire de bottes mythique. Les cosmonautes deviennent cosmopolites et passent de l’after-work à l’après-ski. On peut dire que Moon Boot s’est envolé vers les hautes sphères.

Moon Boot est sans aucun doute synonyme de design, de technologie, de mode et de succès interplanétaire. Moon Boot, je t’aime un peu, beaucoup, passionnément et à l’infini.

L’escarpin Ossie de Manolo Blahnik

manolo_blahnik_r____dite_l___escarpin__ossie__en_exclusivit___pour_le_printemps__1182_north_382x.jpeg

Manolo Blahnik, « le magicien du talon haut », joue la carte du glamour en rééditant l’escarpin « Ossie ». Conçues en 1971, pour Ossie Clark, ces sandales gantent les tops de son défilé. D’inspiration champêtre, la nature ne s’est jamais trouvée aussi sexy que sur ces escarpins. Des brides en daim verte rehaussées de petits ronds rouges en forme de feuilles ornées de baies. Chic, haut perchée et fantaisiste : un jardin de bien-être.

Cette sandale a fait de Manolo Blahnik, le roi du talon aiguille, le grand vizir de la mule, un des chausseurs préférés des stars: Diane Von Furstenberg ne les compte plus, Paloma Picasso leurs est fidèle depuis l’âge de quatorze ans, Jessica Parker, la new-yorkaise de la série culte Sex and the City se disait accro, quant à Madonna, elle les trouve » aussi bonnes que le sexe…sauf qu’elles durent plus longtemps. »

Le créateur dévoile le petit secret des « Manolo », véritable œuvre d’art :  » Mes chaussures ont quelque chose que les autres n’ont pas : de la personnalité. »

Manolo Blahnik, adorateur d’Ossie Clark, raconte sa collaboration avec le célèbre designer anglais: « Il a créé une magie incroyable avec le corps et a accompli ce que la mode devrait faire : créer le désir ». Le roi des talons aiguilles rend hommage à cette rencontre, en rééditant les escarpins « Ossie » en 60 exemplaires. Disponibles dès maintenant au Printemps, elle vous rendront sexy in Paris !

Bette Midler

icon_icon_bette_midler.jpg

« Donnez à une fille la paire de chaussures qu’il lui faut et elle conquérira le monde » – Bette Midler

La Sneaker Isabel Marant

Icon_sneaker_basket_isabel_marant_Benny-225x300.jpg

Au commencement était la basket : épurée, efficace, à l’exclusivité des sportifs, inventée par William Foster en 1890. Pas à pas, la basket se crée et se recrée sous les idées brillantes de quelques marques.

A partir des années 80, celle-ci prend son envol, la culture pop se l’approprie, on la voit au pied des stars, skateurs, rappeurs et autres. Elle s’est enfin libérée de son carcan pour descendre dans la rue et devenir ainsi un véritable emblème de mode.

Et pourtant ! La vraie révolution sera celle de 2010, lorsque la styliste Isabel Marant se penchera sur cet objet et nous livrera un pur OFNI (Objet Fashion Non Identifié) shoesesque.

Celle qui a commencé à 14 ans dans la chambre de ses parents, qui se considère comme une autodidacte et qui finira, après plusieurs pérégrinations, par créer sa propre marque en 1994, ne dessine pas pour elle mais pour une femme qui la touche et lui donne envie. Tout en s’inspirant du hippy chic pour ses collections et de cette femme qui la fascine tant, Isabel Marant arrive à rester fidèle à son style tout en sachant le faire évoluer.

Ce qui peut expliquer comment, à chacune de ses collections, cette brillante designer arrive à nous sortir de son chapeau un modèle qui deviendra un it. Telle est la success story de ses sneakers : que ce soit Bird, Bobby, Betty, Beckett ou Bazil, à chacune de leur sortie, celles-ci se vendent comme des petits pains et se retrouvent sold out en un rien de temps ! Voilà pourquoi ceci est une révolution : Isabel Marant a réussi là où personne n’était parvenu : elle a su mettre de la féminité dans la basket. Talons compensés, tantôt sobres, tantôt colorées, à scratch ou à lacets, en jean ou en suede, ces sneakers vont avec tout ! Avec pléthore de modèles, difficile de commettre un fashion faux-pas. Copiées à outrance mais jamais égalées, les sneakers IM ont su conquérir toutes les femmes en évitant l’écueil de la lassitude.

Et nous sommes ravis de vous présenter Benny, le dernier-né de la famille. Bientôt en vente, mais attention ! Soyez dans les starting blocks car nous gageons que ce modèle ne restera pas disponible très longtemps…