L’Araignée de Louise Bourgeois

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Connue pour son araignée monumentale en acier appelée Maman et exposée de Tokyo à New York en passant par la Tate Modern de Londres, c’est ici une œuvre murale que nous pouvons admirer, comme figée dans son mouvement, projetant son ombre sur les pans blancs du mur qui l’expose. La plasticienne puisa le motif de l’araignée dans la figure de sa mère, réparatrice de tapisseries, qui tissait ainsi sa toile, à laquelle elle ajouta la notion de protection. Mais l’histoire va plus loin : l’enfant qu’était Louise n’a pu supporté le tacite triangle de tromperie qui unissait son père, sa nourrice et sa mère – volontairement aveugle. Qu’importe, Louise Bourgeois voit l’art comme garant de sa santé mentale. Chez l’artiste qu’elle devient, on réifie ses peurs pour les exorciser ; l’angoisse se mue en plaisir.

La « spider-woman » disait ainsi que sa « meilleure amie était [sa] mère et qu’elle était aussi intelligente, patiente, propre et utile, raisonnable, indispensable, qu’une araignée. Elle pouvait se défendre elle-même. » Une mère qu’elle perdit à l’âge de 21 ans, qui lui inspira son départ vers l’Amérique, point de départ de sa carrière et à laquelle elle rendit hommage au travers de ces araignées, animaux puissants mais fragiles face à l’homme, comme sa mère l’était face à son père.

 

La Campagne TV de l’iPhone 5 par Apple

Il est fin – seulement 7,6 mm d’épaisseur, léger, et encapsule nombre d’innovations technologiques de notre ère post-Jobs. Plus allongé, conçu avec une précision d’horlogerie fine, l’iPhone 5 marie un boîtier en aluminium aux argentines arrêtes rallongées, encadrant un écran Retina de quatre pouces.

À force de travailler, modèle après modèle, l’excellence, l’iPhone est devenu quasi-perfection. Le bon génie californien de la « high tech » nous offre de raffinées finitions certes, seulement, c’est la myriade de nouvelles fonctionnalités et d’améliorations qui confirme l’agilité de la firme.

Tim Cook, nouveau patron d’Apple, vogue sur des îles vides de pas : iSight, l’objectif photo de l’appareil se couvre d’un verre saphir et fige l’instant avec grande justesse grâce à sa stabilisation améliorée et ses huit mégapixels. Les nouveaux Apple EarPods nous permettent de vibrer à chaque inflexion d’un Chris Martin dès les premières notes de Paradise, tant la retranscription des sons est nette.

L’appareil vit sous un processeur A6 ; ainsi une vitesse d’exécution extrêmement rapide et cela même sans fil ; l’autonomie s’étend. De quoi manier avec facilité la complexité de nos activités : le dernier défilé exactement comme si on y était, une robe adorée capable d’être étudiée sous tous les angles avant d’être capturée. C’est une irréelle réalité que donne ce dernier bijou.

Rien d’étonnant à ce qu’Apple prévoit d’en vendre cinquante millions au dernier trimestre 2012.

BeoPlay H3 et H6 par Bang & Olufsen

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Une technologie de pointe et un design exigeant, un art visuel et acoustique : tels sont les maîtres mots de Bang & Olufsen, entreprise danoise au savoir-faire unique en matière de création, qui combine excellence technique et éveil des émotions. Aujourd’hui, cette société d’audiovisuel haut de gamme présente deux nouvelles inventions, le BeoPlay H3 et H6. Extase et sensations musicales sont garanties.

 Créée en 1925 par deux jeunes ingénieurs danois, Peter Bang et Svend Olufsen, l’entreprise se fait connaître en France dans les années 1960. Se positionnant comme l’une des premières industries à développer la stéréo et la haute fidélité, elle devient rapidement synonyme de perfection sonore, phonique et graphique. L’idée principale du duo est originale : créer un produit de haute qualité qui reste simple à utiliser. Les boutons, touches et indicateurs sont disposés de façon logique, conviviale et même intuitive, créant un contact presque évident entre l’homme et l’appareil.

Le design qui en émane est alors marqué par une épure et un minimalisme, pour une allure résolument contemporaine. Selon Bang et Olufsen, cette esthétique affirmée n’est pas une fin en soi, mais plutôt un moyen d’expression de valeurs, entre perfection et innovations techniques. Ainsi l’union de la forme à sa fonction est-elle idéale, créant une unité et une cohérence harmonieuses de la machine. Michael Jensen, économiste réputé, nous explique : «Le design est un langage. Si vous n’avez rien à dire, le design ne vous aidera pas». Un discours pointu et exigeant, mis en valeur par de nombreuses collaborations prestigieuses. On peut notamment citer le célèbre designer David Lewis qui, de par son style intuitif et inventif, a donné ses lettres de noblesse à la marque, devenue une entreprise assurée dans le haut de gamme et le luxe.

Le son, quant à lui, est multicanal : tel une brume phonique envoûtante, il envahit et environne toute pièce. Les appareils audio restituent le son original de manière aussi authentique que possible, permettant ainsi «l’exploration des véritables intentions de l’artiste». Proposant des produits toujours plus innovants, Bang & Olufsen s’adapte et s’accorde aux exigences contemporaines. Cette année, la marque présente deux nouveaux bijoux techniques dessinés par Jacob Wagner : le BeoPlay H3, un écouteur intra-auriculaire inédit, et  le BeoPlay H6, un casque insolite et élégant. L’écouteur H3 possède des drivers 10.8mm, un port mini bass et une gamme de 20Hz à 16kHz. Il est disponible en noir, argent ou rouge, pour un style des plus éthérés. Le casque H6, lui, est équipé de drivers 40mm et sa gamme est de 20Hz à 20kHz. Il peut supporter le montage en série, c’est-à-dire l’écoute de la musique depuis la même source avec des écouteurs différents. Fait d’aluminium usiné et anodisé, il est léger et résistant. La bande de cuir, disponible en finition naturelle ou noire,  le raffine et le distingue. Bang & Olufsen chante définitivement un hymne à la pureté sonore et à l’éveil des sens, pour une écoute moderne et tout en mouvement.

Article co-écrit avec Fanny Bouton (www.1000110.com)

Le Léo De Robin Day

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Robin Day, designer britannique très réputé, s’est imposé dans le monde de la création par sa célèbre Polyprop : première chaise réalisée en polypropylène moulé par injection, elle est fonctionnelle et empilable. Quelques années plus tard, il imagine un fauteuil anguleux, aux lignes pointues et viriles. Fait de cuir et non de plastique pour une version haut de gamme, le Léo voit alors le jour, en 1965. Aussi bien destiné aux professionnels qu’aux particuliers, il offre un confort et une assise exceptionnels. Son slogan le confirme : «Léo fonctionne très bien au bureau et se sent chez lui chez vous».

Une petite perle du mobilier moderne qui n’échappe pas à l’oeil affûté de Ken Adam, décorateur officiel de la série des James Bond. C’est ainsi que l’on retrouve à l’écran, en 1967, Sean Connery s’y reposer entre deux courses-poursuites dans On ne vit que deux fois. De par sa naturelle distinction et son élégance charmante, l’acteur écossais assied la réputation du fauteuil Léo, qui incarne désormais la classe et l’intemporalité au masculin. 

Cette année, Loft décide de rééditer cette version à piétement fixe, ainsi que de nombreux autres classiques de Robin Day. Entreprise en collaboration avec le designer britannique depuis 2000, Loft présente alors le fameux Léo, aux pieds en acier chromé et déclinable en cuir beige ou noir. S’il s’inspire de son prédécesseur, il s’inscrit néanmoins dans une modernité contemporaine, ce que nous explique Andrew Donoghue, directeur de Loft : «il est moins volumineux, plus fonctionnel et d’un confort inégalé une fois équipé de son ottomane». Une expérience délicieuse et relaxante, digne des plus grands maîtres en espionnage.

Leica X2 par Paul Smith

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Déjà connu pour ses éditions ultra limitées en collaboration avec la maison Hermès, le fabriquant d’appareil photos Leica s’associe aujourd’hui au créateur britannique Paul Smith pour nous livrer une édition limitée à 1500 exemplaires de son modèle compact X2.

 On sait Paul Smith passionné de photographie, de ses premiers clichés à l’âge de 11 ans aux campagnes publicitaires de sa maison exclusivement shootées par le créateur. Il se livre en disant que  « [Son] appareil photo est un carnet intime visuel et très spontané » et nous dessine ici un modèle pop barré des rayures colorées qui ont fait la renommée de sa marque.

 Tout en ne sacrifiant en rien la prouesse technologique du nouveau modèle de la marque, Paul Smith lui donne un twist extravagant, contrastant avec la sobriété allemande de rigueur chez Leica.

L’iPhone 5 d’Apple

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Il est fin – seulement 7,6 mm d’épaisseur, léger, et encapsule nombre d’innovations technologiques de notre ère post-Jobs. Plus allongé, conçu avec une précision d’horlogerie fine, l’iPhone 5 marie un boîtier en aluminium aux argentines arrêtes rallongées, encadrant un écran Retina de quatre pouces.

À force de travailler, modèle après modèle, l’excellence, l’iPhone est devenu quasi-perfection. Le bon génie californien de la « high tech » nous offre de raffinées finitions certes, seulement, c’est la myriade de nouvelles fonctionnalités et d’améliorations qui confirme l’agilité de la firme.

Tim Cook, nouveau patron d’Apple, vogue sur des îles vides de pas : iSight, l’objectif photo de l’appareil se couvre d’un verre saphir et fige l’instant avec grande justesse grâce à sa stabilisation améliorée et ses huit mégapixels. Les nouveaux Apple EarPods nous permettent de vibrer à chaque inflexion d’un Chris Martin dès les premières notes de Paradise, tant la retranscription des sons est nette.

L’appareil vit sous un processeur A6 ; ainsi une vitesse d’exécution extrêmement rapide et cela même sans fil ; l’autonomie s’étend. De quoi manier avec facilité la complexité de nos activités : le dernier défilé exactement comme si on y était, une robe adorée capable d’être étudiée sous tous les angles avant d’être capturée. C’est une irréelle réalité que donne ce dernier bijou.

Rien d’étonnant à ce que cinq millions d’humains aient déjà craqué pour son apport extra-lucide.

Cindy Sherman se Met en Scène au Musée Gucci

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Cindy Sherman avait 10 ans lorsqu’elle a commencé la photo. Anecdote touchante : en effet, sous chaque photo, elle prenait soin d’écrire « c’est moi », pour insister sur son identité et renforcer l’évidence. Aujourd’hui, si elle est devenue célèbre, c’est justement parce qu’elle ne se montre pas, ne se dévoile pas. Elle cache ce « moi » et se déguise à travers des mises en scène dans lesquelles elle apparaît comme une actrice, jouant différents rôles de femmes et anéantissant même la définition de l’identité. Cindy Sherman fascine, étonne et impressionne par son art conceptuel, unique et original. L’artiste se sert d’elle-même comme modèle pour ses photographies, elle est la source d’inspiration de son œuvre et procède par une multitude de mises en scènes. C’est grâce à ses multiples séries d’autoportraits caricaturés, qui questionnent l’identité féminine, qu’elle est devenue l’artiste qu’elle est aujourd’hui.

Sherman incarne à chaque fois un personnage différent. L’artiste ne parle pas d’elle-même mais de la femme, de la société et de ses codes, de ses valeurs, de ses stéréotypes et de ses clichés. Sherman avait même déclaré : « On se trompe si on pense que je réalise des autoportraits. J’agis exactement comme un acteur, une actrice. Sa série « Film Stills » en 1977 lui vaut une reconnaissance internationale. Elle se met en scène et interprète différents stéréotypes de figures féminines : femme fatale, femme au foyer, femme sans défense… Après s’être maquillée et déguisée, elle se met dans la peau de ses personnages, comme si elle était une actrice. Et c’est bien ce qu’elle est : elle tente de représenter le monde comme elle le voit à travers son œuvre, en fabriquant des personnages.

Sherman déclare à propos de son œuvre : « Bien que je n’aie jamais considéré mon œuvre comme féministe ou comme une déclaration politique, il est certain que tout ce qui s’y trouve a été dessiné à partir de mes observations en tant que femme dans cette culture. » Dans les séries mode « Fashion » (1983-1984 et 1993-1994) et « Sex Pictures » en 1992, elle représente les modèles des magazines et de la télévision. Puis, dans « History Portraits » (1989-1990), elle se déguise aussi bien en personnage de porcelaine de Limoges qu’en tableau de Raphaël. On retrouve le thème de l’horreur à travers ses œuvres surtout dans « Fairy Tale » (1985), « Disasters » (1986-1989) et « Horrors and Surrealist Pictures » (1994-1996).

Retrouvez l’incroyable exposition « Cindy Sherman : Early Works » au musée Gucci à Florence jusqu’au 9 juin 2013. Vous pourrez admirer et aduler cette artiste reconnue et époustouflante dans tous les rôles imaginables ! En effet, le musée Gucci présente en ce moment les premières œuvres de la célèbre photographe qui s’inscrivent dans l’art contemporain. Vous pourrez admirer Sherman dans divers costumes à travers son œuvre « Murder Mystery People » (1976) ou encore dans la peau de différents passagers de bus à Buffalo avec sa série « Bus Riders » (1976). Ces œuvres montrent la fascination impressionnante de Sherman pour l’identité et le genre. « L’histoire des troubles, des passions et de la créativité ici est fascinante » a déclaré Francesca Amfitheatrof, qui dirige le musée Gucci depuis 2011.

 

Cindy Sherman : Early Works
Jusqu’au 9 juin 2013
Musée Gucci – Florence, Italie

Vertu Ti, le Nouveau Smartphone de Luxe

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Une ligne somptueuse et délicate, une technologie à la pointe et sensationnelle. Le nouveau Smartphone nommé Ti de chez Vertu n’a pas fini de chatouiller et d’émerveiller nos sens. Pour les yeux, l’écran de 9,4cm est en cristal de saphir, offrant une extraordinaire résolution de l’image et une protection anti-rayure imparable. La traditionnelle et emblématique touche Vertu est toujours présente, faite en incrustation de rubis. L’appareil photo est de 8MP, avec une mise au point automatique et un double flash LED. La caméra frontale, de 1,3MP, est compatible avec Skype. 

Pour le toucher, sa structure en titane lui offre une légèreté visuelle et physique, tout en lui octroyant la qualité de Smartphone le plus solide. Comble du chic, il est habillé d’empiècements de cuir. Pour nos oreilles, ce petit objet est doté de haut-parleurs stéréophoniques, performant un son symphonique incomparable. Pour la technologie, sa mémoire interne est de 64Go. Son système d’exploitation est Android Ice Cream Sandwich, pour une expérience des plus intuitive, interactive et plaisante. Pour une expérience nouvelle aussi : le Vertu Ti est le premier téléphone Vertu depuis son rachat par la société d’investissement EQT, qui succède à Nokia. L’interface et les technologies proposées sont à la hauteur des matériaux. Pour le privilège, le célèbre service Concierge Vertu propose une assistance pour un lifestyle exclusif et adapté à chaque situation, syncrétisant une véritable communauté Vertu.

Petit bijou de design luxueux, il peut être fier d’incarner un artisanat d’exception anglais : chaque pièce et chaque assemblage sont faits à la main. Tout téléphone Vertu détient à l’intérieur de sa coque le paraphe de son artisan et créateur, pour une singularité des plus prestigieuses. Ignacio Germade, le responsable mondial du design chez Vertu, commente la genèse de ce produit unique : « Vertu Ti est un produit crucial pour Vertu, il résulte de la rencontre des éléments technologiques modernes et de l’intemporalité du design Vertu. Nos clients de longue date apprécieront son style, son poids et ses matériaux, tandis que ceux qui doivent encore découvrir nos produits seront séduits par ses lignes pures et élégantes, l’expérience incomparable ressentie et le fonctionnement moderne de l’appareil. » Le Vertu Ti, ou l’art de combiner praticité, pointe et luxe. Sénèque disait « Toute vertu est fondée sur la mesure ». Le Vertu Ti est l’exemple-même de cette démesure mesurée, maîtrisée et sublimée.

Article co-écrit avec Fanny Bouton (www.1000110.com)

Le Verre Harcourt de Baccarat

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Une ligne empruntée au sublime, une transparence inspirée du divin : le verre Harcourt incarne le fleuron de l’artisanat du luxe, la perfection d’un calice iconique. Créée en 1841 sous le règne de Louis-Philippe, cette « forme gondole à triple bouton » n’avait pas de nom. Ce n’est qu’en 1925, lors de l’exposition internationale des arts décoratifs et industriels, que le verre Baccarat est enfin baptisé, en hommage à Pauline d’Harcourt. Appartenant à l’une des plus vieilles familles aristocratiques normandes, c’est cette femme qui, la première, lui avait donné ses lettres de noblesse, l’invitant au service de son mariage, en 1843.

 Cette petite merveille, à la silhouette pure et puissante, avait fasciné madame d’Harcourt dès le premier instant. Un pied hexagonal à la géométrie parfaite, une jambe à triple bouton finement ciselée, une coupe taillée à côtes plates : cette sculpture cristalline façonnait et façonne toujours la lumière, reflétant un art bouleversant. Un succès charmeur qui perdure à travers les siècles et les lieux. De Jean-Paul II au Shah d’Iran en passant par l’Elysée, le verre Harcourt est l’ambassadeur du goût français, l’icône de la cristallerie et de l’artisanat de prestige.

 En 1974, il arbore un goût plus baroque, s’habillant de rose, de bleu cobalt, d’émeraude ou encore d’améthyste. En 2002, Baccarat invite des designers contemporains tels que Tsé-Tsé, Vincent Dupont-Rougier ou Inga Sempé, à proposer de nouvelles interprétations de cet objet mythique. Puis la collaboration avec Philippe Starck en 2005 donne naissance au cygne noir de l’Harcourt, modelé dans un cristal noir des plus ténébreux. Autant de rencontres qui jalonnent l’épopée de ce ciboire nommé désir, entre extravagance classique et tradition audacieuse.

Exposition Yue Minjun à la Fondation Cartier

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Un rire cynique, inquiétant, presque cinglant, qui, dévoilant toutes les dents, semble se tordre d’une amertume qui ne saurait se voir. Ceci est le cri de l’artiste chinois Yue Minjun, actuellement exposé à la fondation Cartier. 

Un « sourire d’orange » denté, quasiment identique et présent sur toutes ses créations, Yue s’amuse de la nouvelle Chine, puissante et hypocrite, qui sort de sa solitude internationale à la fin des années 80. Un travail uniformisé, un peu comme ces mentalités communistes chinoises contre lesquelles seule sa peinture s’insurge. Un rire languissant, presque machiavélique : le rire comme une brève victoire ; rire pour se distancer d’une réalité.

Mais, Yue considère avant tout l’art pour lui même : des couleurs pop, éclatantes et sublimées par un jeu d’ombre et de lumière que relève sa parfaite maîtrise du pinceau ; une figure unique qui se multiplie à l’infini. Pour lui, son art ne peut se résumer à une simple critique sociale quand, en effet, c’est la transcendance même de ce malheur qu’il ridiculise, sans chercher à. Oui, cette idée est née alors qu’habillé seulement d’un slip, Yue joue avec l’objectif de son frère, rit, s’agite, grimace, tel un enfant devant l’opercule. D’ailleurs, ces peintures « de façon directe et simple » amusent.

Révélé au cercle artistique à la Biennale de Venise en 1999, puis au public après que sa toile Exécution fut, en 2007, vendue à 6 millions de dollars, voilà que le peintre aux couleurs pop voit son travail consacré par la fondation Cartier. Un rire dramatique, se déclinant en une cinquantaine de peintures et une centaine d’esquisses crayonnées, qui cessera de s’entendre en France le 17 Mars 2013.