La Virgule de Nike, l’Histoire Simple d’Une Icône

Que veut signifie la virgule Nike? Histoire d’un logo devenu le plus connu au monde.

L’Histoire Du Logo Nike

L’histoire du logo le plus célèbre au monde s’écrit en 1971. Phil Knight, le créateur de Blue Ribbon Sport, futur distributeur de la marque Nike, cherche à définir une identité visuelle pour sa compagnie. Quelques temps plus tôt, l’homme avait fait la rencontre d’une étudiante en graphisme dans une université de la ville de Portland aux Etats Unis. Elle s’appelle Carolyn Davidson, et elle ne s’imagine pas être sur le point de mettre au monde l’un des logos les plus emblématiques de l’histoire.

En attendant, Phill Knight l’approche avec un projet pour une nouvelle ligne de chaussures de sport – l’entrepreneur cherche un graphiste assez créatif pour mettre au point un logo simple, et lisible. Phil Knight, alors maître assistant en comptabilité au sein de l’université, l’aurait interpellé : «Excusez-moi, c’est bien vous qui n’avez pas les moyens de vous inscrire au cours de peinture à l’huile?» Carolyn Davidson accepte de travailler pour lui pour la modique somme de 2$/heure.

Un peu moins de 20 heures de travail furent nécessaires à Davidson pour imaginer un logo comme une virgule dessinée à l’envers et mise ensuite à l’horizontale. Soit 35$.

Le Coup Du Siècle

L’effet est là : efficace, dynamique, mémorable. Pourtant, Phil Knight veut en voir plus. Carolyn Davidson lui soumet alors une dizaine de déclinaisons de logos. Aucune ne retient vraiment l’attention. Mais voilà, l’échéance de commercialisation approche… Phil Knight n’a plus le temps, et c’est la virgule inversée qu’il choisit – le Swoosh est né.

Philip Knight n’est pas convaincu : « Je ne l’aime pas, mais je finirai par l’aimer. » Davidson, elle, fut en charge de l’aspect graphique de Nike, jusqu’à ce que l’entreprise devienne trop importante et fasse appel à une agence de communication.

Le succès est total — surprenant pour bel et bien complet. En 1983, Nike remit à Carolyn une bague en or représentant le logo qu’elle avait créée à l’époque — un geste symbolique fort qui s’accompagne aussi d’un paquet d’actions de Nike. Le montant ne fut jamais dévoilé.

Le logo, lui, a entre temps beaucoup évolué. C’est en 1995 qu’il adopte l’aspect définitif qu’on lui connait aujourd’hui : une virgule tout en épure, débarrassée du nom ‘Nike’. Le signe que la virgule suffit à signifier l’ADN d’une des marques les plus encensées et les plus recherchées de la planète.

La Nike Air Force 1 par Riccardo Tisci

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Nike sait créer le besoin et la frustration pour des paires de baskets en édition limitée. Lorsque la marque annonce la sortie d’une paire ou d’une réédition, ne comptez pas la trouver plus de deux jours après sa sortie en magasin, elle n’y sera déjà plus ! En 2014 et depuis toujours, Nike crée le buzz dans le monde de la sneaker. Après la sortie de la Air Yeezy par Kanye West, c’est Riccardo Tisci, le talentueux Directeur Artistique de la maison Givenchy, qui prête ses initiales et sa créativité à la marque la plus prisée du milieu de la basket. Il nous offre sa vision personnelle de cette basket, « démocratique » et « unisexe ».

Le 21 mars, Nike a présenté sa collection capsule « Nike + RT ». Elle se compose de quatre paires de Air force 1. La gamme s’étend de la plus basse à une montante arrivant presque au genoux, ce qui est pour le coup, inédit pour la marque Nike. La première édition « fut » disponible en blanche. Déjà sold-out. Pour les plus malchanceux qui n’ont pu se rendre chez Colette le jour de leur sortie, une collection noire vient de sortir le 1er avril.

L’Escarpin Monte-Carlo de Walter Steiger

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On a vu ses chaussures dans des défilés de Chloé, Chanel, Sonia Rykiel, Bill Blass ou Oscar de la Renta. Est-ce Louboutin? Manolo? Non…mais bel et bien un des grands maîtres de la chaussure, Walter Steiger. Un chausseur moins médiatique que certains de ses confrères, mais au style audacieux et couture, à l’imagination sans bornes. Un bottier qui n’hésite pas à revendiquer « mon but, c’est l’excellence ».

Le créateur d’origine suisse s’est d’abord fait remarquer grâce aux chaussures qu’il crée pour Mary Quant, la créatrice de la mini-jupe, dans le cadre du Swinging London. Mais c’est en 1983 que ce génie de la chaussure invente ce qui deviendra son modèle emblématique : l’escarpin Monte-Carlo. Helmut Newton se chargera de l’immortaliser et de le rendre icône, à travers un fameux cliché.

Le talon virgule est à Walter Steiger ce que la semelle rouge est à Louboutin. Une signature identifiable au premier coup d’oeil, assez pour qu’on remarque un soulier Steiger, aux pieds de Victoria Beckam, Beyoncé, Lindsay Lohan, Julianne Moore, Michelle Williams ou de la très influente Anna Dello Russo. En 2012, le créateur réédite ses escarpins Monte-Carlo. L’occasion pour vous de chausser les talons de ce soulier mythique défiant les lois de la gravité.