La Robe Miss Dior Et La Veste Bar En Croisière 2021

C’est au coeur de la région des Pouilles que la maison Dior a introduit sa collection Croisière 2021 — une collection où la robe Miss Dior revient dans une vision plus florale encore !

La Collection Dior Croisière 2021

Grazia Maria Chiuri a embarqué la maison Dior au coeur d’une région chère à son enfance. A Lecce, dans les Pouilles, cette région du sud de l’Italie riche d’un artisanat exceptionnel: «Cette présentation porte sur les souvenirs vivants de mon enfance: les broderies et les textiles sur lesquels j’ai vu ma grand-mère et mon oncle travailler quand j’étais enfant » confiait ainsi l’actuelle directrice artistique de la maison du 30 Avenue Montaigne.

Et justement. Cette collection Dior Croisière 2021 lie plus d’une icônes de la maison de Monsieur à ses souvenirs tout Italiens. Un dialogue virtuose au nom de la beauté qui a impliqué, aux mythiques ateliers Dior, des artisans locaux, mais aussi des danseurs et des musiciens de ce sud de l’Italie…

Ce sud qui d’ailleurs porte en lui les mêmes croyances magiques que celles partagées par Monsieur Dior. Lui qui avait fait du muguet ou encore de l’étoile des signes ou des grigris protecteurs de son succès…

La Robe Miss Dior Et La Veste Bar

Ainsi la collection qui a défilé hier à huit clos mettait en vedette deux pièces iconiques du vestiaire Dior. La robe Miss Dior tout d’abord.

Comme présentée en 1949 sur une certaine Brigitte Bardot, la robe Miss Dior figure toute la vision de Christian Dior. La femme-fleur ainsi sublimée dans une robe où le taffetas se superpose dans une délicatesse toute Parisienne — une délicatesse qui se distille aussi dans le parfum éponyme.

Ainsi, dans sa version Croisière 2021, la robe Miss Dior devient l’oeuvre d’une rencontre. Celle entre les ateliers de l’Avenue Montaigne et l’artiste Pietro Ruffo… Il imagine ainsi un champ constellé d’épis de blé, évoquant un paysage d’été.

Pour cette collection Dior, l’iconique robe Miss Dior se complète ainsi d’un travail de broderie typique de la région des Pouilles — parsemée de roses faites à la main, l’icône gagne un peu plus en luxe et en gaieté !

L’autre icône Dior revisitée au prisme du savoir-faire de la région, c’est évidemment la veste Bar. Manifeste absolu de la grammaire Dior, la veste Bar se taille cette fois dans les tissus ancestraux de la Fondation Le Costantine.

Une allure fluide et chic qui illustre la vision de Maria Grazia Chiuri pour la maison Dior — celle du luxe comme un dialogue entre des savoir-faire hérités du monde entier !

Une Nouvelle Version pour la Veste Bar Dior

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A quelques pas des Invalides, l’artiste Pietro Ruffo avait imaginé un décor décalquant la savane africaine. Dans la cour Vauban de l’Hôtel des Invalides, un jardin luxuriant fut ainsi recréé à partir d’une carte gravée en 1957 par Albert Decaris, retrouvée dans les archives de la maison du 30 de l’Avenue Montaigne… Cette carte servie de point de départ à Maria Grazia Chiuri pour composer sa mappemonde rêvée. Au milieu des rhinocéros, lions et autres girafes en bois, les modèles défilaient ainsi pour présenter la seconde collection Haute Couture imaginée par Maria Grazia Chiuri pour la maison Dior. Intitulée « Mind the Map », c’est autant de diverses variantes du mythique gris Dior mais aussi et surtout celle de l’iconique veste Bar qui retinrent toute l’attention. « Christian Dior a traversé le monde dès 1947. Cette fois-ci, nous avons fait venir les cinq continents à Paris » a déclaré Sidney Toledano, PDG de Christian Dior.

Et c’est justement pour des aventurières en partance pour différentes sortes de conquête du monde que la directrice artistique de la maison a imaginé une pléthore de silhouettes finalement très proches de celles des premières exploratrices. Au milieu des laines pied-de-poule, des chevron de laine, ou encore des cachemire prince-de-galles, les pièces de la première partie du défilé introduisaient une flopée de matières au raffinement certain. « J’ai voulu utiliser des matières vraiment anglaises, celles que Monsieur Dior utilisait » explique la designer italienne. Mais c’est au moment de la seconde partie que se dévoile toute la sensualité de la femme Dior imaginée par Maria Grazia Chiuri

En haut, une veste tailleur Bar légèrement moins accentuée que l’original vient comme allurer une jupe à la transparence ô combien élégante. La complexion des deux apparaît illustrer comme nulle autre la rencontre entre l’héritage de Monsieur et la sensuelle féminité de la première directrice artistique de la maison. « On se souvient souvent des robes à fleurs de Monsieur Dior, des robes du soir, mais c’était un couturier qui faisait beaucoup de vêtements pour la journée, des vestes, des chemisiers » souligne-t-elle. « A cette époque-là, la haute couture était destinée au quotidien, pas uniquement aux occasions spéciales. » Et c’est justement ce qui se lit dans cette association entre veste Bar et jupon de tulle extra-long, fourni et brodé de plumes, plus à même de sublimer la femme Dior lors d’un cocktail. C’est une sorte de haute couture à explorer tous les jours à laquelle invite finalement Maria Grazia Chiuri.

Le pied-de-poule de Dior en quelques dates

1947 : Né initialement comme motif pour travailler la laine chez les bergers écossais, le pied-de-poule devient un tissu de mode pendant les années 1930, après avoir été utilisé par l’aristocratie Anglaise. A compter de 1947 il est devenu une vraie signature personnelle de Christian Dior et est progressivement entré dans ses collections.

1947 : Le pied-de-poule devient rapidement un élément clé de Dior. Christian Dior choisit ce motif pour orner le flacon du parfum Miss Dior. Mais Miss Dior sera seulement le premier. Diorissimo et d’autres parfums Dior montreront le même motif décoratif.

1959 : Pour la première fois dans l’histoire, Roger Vivier utilise le motif pied-de-poule pour une chaussure Dior.

1957 – 1960 : Le pied-de-poule est un must pour le nouveau directeur artistique Yves Saint Laurent, mais il commence à modifier formes, couleurs et structures du motif pied-de-poule.

1961 – 1988 : Le pied-de-poule est encore un élément clé des collections que Marc Bohan signera pendant deux décennies.

1989 – 1996 : Gianfranco Ferrè guide les femmes Dior dans une nouvelle ère mais le pied-de-poule est encore là, sur les vetêments féminins et les anguleux-masculins costumes pour femme.

1995 : Le sac «Lady Dior» est né. Et une version avec le motif pied-de-poule  ne pouvait être absente.

Les années 2000 : En tant que symbole de Dior, le pied-de-poule est expérimenté dans plusieurs secteurs: du Baby Dior aux chaussures, cosmétiques, lunetterie, montres.

1997 – 2011 : Perturbation c’est la vraie religion de John Galliano à la tête de Dior, mais le pied-de-poule est encore là. Toutefois, à un certain point il essaie de réinventer le pied-de-poule à travers le motif “CD” qui utilise les initiales de Christian Dior.

2012 – 2016 : Raf Simons choisit une solution à mi-chemin entre classicisme et innovation. Et le pied-de-poule est le principal protagoniste, plus que jamais depuis 1947. 

2017 : Maria Grazia Chiuri doit intercepter millennials, streetwear, style urbain et l’utilisation de nouveaux materiaux, dessins, formes et motifs innovants, mais le pied-de-poule ne cesse d’être protagoniste de la maison Dior.